Terres agricoles

Les terres agricoles régionales

L’AEV, au carrefour de multiples enjeux agricoles

L’agriculture périurbaine contribue à la qualité du cadre de vie des Franciliens et à l’accès à une alimentation de proximité. Le secteur agricole concentre à lui seul près de 12 000 emplois directs dans la région. Toutefois, le faible renouvellement des générations, l’artificialisation des sols, la pression foncière en milieu périurbain et le mitage des terres agricoles menacent l’agriculture francilienne, qui a perdu ces 15 dernières années 30 000 hectares de surface, correspondant à la disparition de 250 fermes.

Au cœur de l’écosystème agricole, l’AEV travaille en étroite collaboration avec les acteurs clés du secteur : SAFER d’Île-de-France, Chambres d’agriculture, Point Accueil Installation, Pôle Abiosol, collectivités territoriales, services de l’État, acteurs de la recherche… En développant des outils et des solutions permettant le maintien des terres agricoles dans un contexte périurbain, l’AEV se mobilise pour contribuer à préserver une agriculture durable et diversifiée et constitue aujourd’hui un interlocuteur privilégié pour les agriculteurs franciliens.

Et des productions variées :

48 %

en grandes cultures

27 %

en maraîchage

18 %

en élevage

6 %

en polyculture élevage

1 %

autres (viticulture…)

Des actions concrètes

À travers ses actions (installation d’agriculteurs, veille et acquisition, portage foncier, etc.), l’AEV encourage une agriculture francilienne durable et diversifiée, en accord avec les enjeux du territoire :

  • en encourageant des projets agricoles viables sur le long terme : vigilance sur la viabilité économique des projets, partenariat avec les structures d’accompagnement technique, cohérence avec les débouchés et contraintes du territoire, etc.

  • en retenant, dans la mesure du possible, des projets intégrant des circuits courts et de proximité : vente directe, distribution aux cantines scolaires des environs, etc. Aujourd’hui, la moitié des agriculteurs installés sur les terres de l’AEV pratiquent les circuits courts et/ou de proximité.

  • en développant des modes de gestion écologique : l’AEV adopte l’agriculture comme mode de gestion de milieux écologiquement remarquables. Par exemple, le pâturage extensif, développé grâce à des partenariats passés avec des éleveurs locaux, est mis en œuvre quand cela est possible sur les propriétés régionales.
    Cette méthode recouvre plusieurs avantages :
    • favoriser le développement de l’élevage, en voie d’extinction en Île-de-France mais dont le développement fait partie des objectifs du Pacte agricole régional 2018-2030 ;
    • se dispenser d’intrants chimiques ;
    • minimiser la perturbation dans la durée ;
    • reconquérir par l’agriculture des sites naturels comme par exemple d’anciennes carrières ;
    • permettre des économies substantielles dans la gestion.
  • en sélectionnant des projets agricoles compatibles avec les enjeux environnementaux et paysagers des sites (Réserves naturelles régionales, sites Natura 2000, etc.).
    L’AEV gère des terres présentant des enjeux environnementaux et paysagers importants : zones de captage, Réserves naturelles régionales, sites Natura 2000, sites classés, zones très urbaines, etc.
    Sur ces sites très particuliers, les critères de sélection de certains appels à projet prennent en compte le contexte environnemental du site.
    Par exemple : absence de recours à des produits phytosanitaires, entretien de haies, non retournement des prairies, etc. L’AEV peut par ailleurs donner la priorité aux agriculteurs biologiques pour s’installer sur les propriétés régionales, notamment lorsqu’elles sont situées au sein d’aires d’alimentation de captage d’eau.

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