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Le Marais de Stors prend des allures d’Ecosse !

Le Marais de Stors prend des allures d’Ecosse !

Elles arborent une jolie robe rousse, mesurent environ 1,30 m au garrot et sont assez peu bavardes… Qui ? Les vaches Highlands de M. Vallée ! Elles viennent d’arriver au Marais de Stors et ont bien prévu d’y prendre leurs quartiers d’été. En préservant la biodiversité tout en limitant la pollution sonore et chimique, ces nouvelles habitantes pour le moins originales permettent de mettre en œuvre une gestion durable et écologique du site.

Crédit photo : AEV / A.Lucas

Un concentré de nature

Situé à environ 30 km au nord de Paris, en bordure de la forêt de l’Isle-Adam et de l’Oise, le Marais de Stors est l’un des seuls bas-marais de la région. Sa superficie relativement réduite ne l’empêche pas d’être classé Réserve naturelle régionale, en raison de la variété exceptionnelle de sa faune et de sa flore. Il abrite près de 70 espèces d’oiseaux parmi lesquelles le Phragmite des joncs, la Rousserole effarvatte, le Bruant des roseaux ou encore le Râle d’eau, nichant toutes dans la roselière. La flore est également d’une incroyable diversité, avec environ 400 espèces végétales identifiées : sur les pelouses calcaires, on peut admirer le Lotier à gousses carrées qui forme de beaux tapis jaunes ou encore la Germandrée des montagnes, très sensible au piétinement. Plus bas, dans le vallon, on peut trouver la Samole de Valérand, rare plante à fleurs des milieux humides et ouverts, ainsi que, dans les boisements alluviaux, la Laîche de Maire et le Mouron délicat, cette dernière présentant un grand intérêt patrimonial.

Un mode de gestion durable et écologique

Pelouses calcicoles, bas-marais alcalin, roselières, ruisselets aux eaux pures, aulnaies marécageuses… C’est pour préserver la véritable mosaïque de milieux sensibles et remarquables offerte par le Marais de Stors que l’AEV s’est lancée dans une démarche de valorisation de cette zone humide par le pâturage. Sans entretien, ces espaces connaîtraient immanquablement un embroussaillement progressif, qui nuirait à leurs qualités paysagères et écologiques. Mais aux machines, l’AEV a préféré… des vaches ! Le pâturage, prévu par le plan de gestion de la Réserve, est particulièrement adapté à la fragilité des milieux. L’intervention de ruminants y est intéressante car ils favorisent le maintien d’habitats naturels devenus rares aujourd’hui. Les animaux ouvrent le milieu en broutant et en piétinant le sol, empêchant ainsi l’installation des ligneux. Un mode de gestion durable et écologique !

Une race rustique particulièrement adaptée

Venues des hautes terres d’Écosse, qui leur ont donné leur nom, les vaches Higlands sont plébiscitées par les gestionnaires d’espaces naturels pour leurs talents de débrousailleuse : elles sont habituées à se satisfaire de certaines espèces végétales peu appétantes (buissons, ronces, roseaux…) plutôt que de prairies bien grasses, qu’elles laissent volontiers à leurs consœurs moins rustiques. Cette race est bien adaptée aux milieux humides, caractéristiques du Marais de Stors, et résiste mieux aux maladies qui ont tendance à se déclarer chez les autres espèces (piétin, douve du foie…). Leur intérêt est également paysager et pédagogique. Ces jolies rouquines au tempérament paisible s’accommodent volontiers du passage de promeneurs respectueux. Mais bien plus qu’une attraction, ces étonnantes locataires redéfinissent l’identité du lieu en profondeur.

Bonne découverte !

Quelques consignes à respecter pour le bien-être des animaux :

  • ne pas pénétrer à l’intérieur des parcs
  • ne pas nourrir les animaux
  • tenir votre chien en laisse