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3 questions à Marie-Christine Poussin, chargée d’opérations foncières

3 questions à Marie-Christine Poussin, chargée d’opérations foncières

Une baroudeuse passionnée de sport… et de politiques publiques. Alliance originale ! Après deux longs voyages autour du globe en famille, Marie-Christine a posé ses valises à l’Agence des espaces verts. Depuis maintenant 2 ans, elle se réjouit de pouvoir concilier son intérêt pour le droit avec la protection de l’environnement, le tout au service de l’intérêt général. Une synergie efficace dont elle nous partage ici la recette.

Marie-Christine Poussin, chargée d’opérations foncières à l’AEV

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

J’ai grandi entre ville et campagne, entre Neuilly-Plaisance et la Seine-et-Marne où nous avions une maison secondaire dans laquelle nous passions week-ends et vacances, puis à Nice, avant de revenir en région parisienne pour mes études.

J’ai débuté une formation de droit un peu par hasard. Je souhaitais devenir professeur d’éducation physique et sportive. Pour des raisons de calendrier, je n’ai pas pu passer le concours pour intégrer le cursus en région parisienne. J’ai alors entamé une année « pour me faire plaisir ». Très intéressée par l’histoire, le droit et la politique, je me suis inscrite en 1ère année de droit à l’université Paris XIII (Villetaneuse) avant de poursuivre à la Sorbonne. J’ai beaucoup apprécié et j’ai entamé un parcours classique en droit public.

En parallèle de mes études, j’ai occupé plusieurs emplois tournant autour des problématiques foncières : juriste pour un promoteur, gestionnaire de patrimoine, chargée d’opérations foncières au sein de communes… avant de m’octroyer du temps en famille et de partir découvrir le monde.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Les sujets fonciers m’ont toujours intéressée. Le droit de propriété est un droit particulièrement fort, très protégé, avec une dimension humaine marquée et souvent attaché à une histoire familiale. J’ai souhaité mettre en cohérence mes convictions personnelles sur la nécessaire préservation de l’environnement avec mes engagements professionnels, en me détachant des projets urbains…

Je connaissais déjà l’AEV avant de la rejoindre, notamment à travers la Forêt régionale de Bondy et le projet de la Tégéval. J’adhérais pleinement aux missions de l’Agence, dont l’action foncière sert la préservation des espaces naturels compris dans les Périmètres régionaux d’intervention foncière (PRIF). Chance ! Un poste de chargée d’opérations foncières se libérait. J’ai sauté le pas en postulant et j’ai rejoint l’AEV il y a un peu plus de deux ans maintenant.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Le service d’actions foncières se situe en tout début de chaîne des actions de l’AEV : sans assise foncière, il est difficile de mener à bien des projets d’aménagement, de gestion ou de préservation.

Mes collègues et moi menons des opérations afin d’assurer, pour le compte de la Région Île-de-France, la maîtrise foncière dans les périmètres sur lesquels l’AEV intervient : acquisitions à l’amiable, par préemption… Toutes ces procédures juridiques sont liées au droit de propriété et font appel à différents pans du droit (codes civil, rural, de l’urbanisme…).

En relation étroite avec les délégués territoriaux de l’AEV qui ont une connaissance fine de leurs territoires, nous effectuons de la prospection foncière. Pour lutter contre le mitage, nous saisissons également des opportunités d’acquisition d’espaces naturels, agricoles ou forestiers dans le cadre de l’exercice du droit de préemption. Lors de nos opérations, nous veillons à maintenir des prix de référence cohérents selon la nature des terres, la surface et la localisation géographique.

Ce qu’il y a de passionnant, c’est que nous œuvrons aussi bien à des échelles microscopiques (nous pouvons acquérir des parcelles de moins de 100 m2) qu’à une échelle beaucoup plus large, pour des projets d’envergure régionale. Nous travaillons par ailleurs sur des temps longs : une acquisition « simple » s’étend sur une année, mais certains projets peuvent mettre plusieurs dizaines d’années pour émerger (par exemple, le Bois Saint-Martin). Parmi les actions foncières que je mène actuellement, trois concernent des projets importants de l’AEV : la Tégéval (liaison verte dans le Val-de-Marne), le bois de l’Hurepoix (Essonne) et la Plaine agricole de Montjean (Val-de-Marne).

Il y a dans mon travail une vraie diversité et un aspect humain très marqué : je travaille en transversalité avec l’ensemble des services de l’Agence et suis en contact régulier avec divers interlocuteurs externes : communes, Safer d’Île-de-France, départements, notaires, huissiers, commissaires enquêteurs, particuliers…

En somme, un métier polyvalent nécessitant rigueur et empathie et qui me permet de participer, à mon échelle, à la préservation des espaces naturels en Île-de-France.

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3 questions à Stéphanie Joseph-Longuet, gestionnaire

3 questions à Stéphanie Joseph-Longuet, gestionnaire

Francilienne de naissance, Stéphanie participe, depuis plus de 20 ans, à l’aménagement et la gestion des espaces naturels régionaux, en réponse aux nouvelles attentes de la société. Agent d’accueil puis assistante et enfin gestionnaire, elle connaît aujourd’hui l’Agence comme sa poche ! Portrait d’une femme investie, toujours partante pour de nouvelles missions au service de l’intérêt général.

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Je suis parvenue à mon métier actuel au gré des rencontres et des opportunités que j’ai réussi à créer durant mon parcours professionnel.

J’ai quitté le cursus scolaire classique en 3ème, pour rejoindre un enseignement plus adapté à mes attentes de l’époque. Les choix d’orientation n’étaient pas aussi diversifiés qu’aujourd’hui ! J’ai opté pour un B.E.P. Secrétariat et Communication, qui m’a donné l’envie de poursuivre mes études. J’ai obtenu mon bac Sciences et Techniques du Tertiaire, puis entamé des études supérieures avec un BTS « Assistante de gestion » en alternance, car je souhaitais rapidement m’immerger dans le monde du travail.

J’ai toujours été très attirée par le relationnel, mêlant écoute et accompagnement, même si, paradoxalement, j’étais assez introvertie de nature. Je souhaitais également m’investir pour des missions d’intérêt général. La fonction publique répondait à ces deux aspirations et j’ai eu l’opportunité de rejoindre l’AEV pendant la recherche de mon alternance, en tant qu’agent d’accueil, il y a maintenant près de 20 ans.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

À 20 ans, je n’avais jamais entendu parler de l’AEV. Je cherchais simplement à intégrer un organisme public et l’offre est tombée à point nommé ! Native de la région, j’avais déjà un intérêt marqué pour la protection de l’environnement en Île-de-France, qui n’a fait que se renforcer au fil des années.

Dès le départ, l’AEV m’a donné énormément d’autonomie et l’opportunité de proposer de nouvelles choses. Une fois ma courte mission d’accueil terminée, j’ai passé les concours de la fonction publique territoriale pour devenir assistante puis gestionnaire et encadrante, fonction que j’exerce aujourd’hui.

J’ai commencé par assister deux chargés de mission qui géraient de grands projets d’aménagement d’espaces naturels comme les jardins de Villarceaux, le potager de la Roche-Guyon ou encore la Coulée verte du sud parisien. Avec la multiplication des projets, une entité à part entière a été créée en 2004 pour internaliser l’ensemble des missions d’aménagement et de gestion. Intégrer cette mission en tant qu’assistante dès sa création a été une expérience très enrichissante, car tout était à faire ! J’ai très rapidement été rejointe par deux autres consœurs, afin d’accompagner au plus près l’aménagement, la gestion et le suivi des sites de l’AEV. Notre rôle est essentiel pour offrir aux Franciliens des espaces naturels régionaux accueillants et sécurisés.

Soutenue par ma hiérarchie, j’ai ensuite pu enrichir mon poste en devenant non seulement gestionnaire de marchés mais aussi responsable du pôle Assistantes au sein duquel j’avais évolué ces dernières années.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Du fait de ma « double casquette », mes missions sont extrêmement riches et variées. L’échange constant est vraiment la clé sur mon poste et, au-delà, pour la bonne gestion et l’entretien de nos espaces naturels régionaux.

La première partie de mes missions a trait à des tâches administratives. Je rédige et assure le suivi des marchés, en collaboration avec le service en charge de la commande publique, concernant par exemple l’entretien de nos espaces naturels, le mobilier d’accueil, la restauration écologique et le gardiennage équestre. Je traite également les conventions d’occupation du territoire, notamment celles octroyées gratuitement (ruches, potager, pâturage…). Un travail qui ne peut se faire sans l’aide précieuse des agents de terrain et des délégués territoriaux, qui ont la connaissance fine des enjeux du territoire et de l’historique des relations avec nos partenaires. Au total, ce sont une vingtaine de marchés couvrant les 15 000 hectares gérés par l’AEV et environ quarante conventions d’occupation du territoire à titre gracieux qui passent entre mes mains chaque année.

La seconde partie de mon poste consiste à accompagner quotidiennement trois assistantes qui traitent de sujets très divers comme les réponses aux différents courriers, les lettres de consultations, les procès-verbaux de réception des marchés, les demandes d’occupation du territoire dans le cadre de tournages de films, d’événements ou encore les sollicitations des usagers. En relation quotidienne avec les agents de terrain, elles constituent un lien essentiel entre le siège et les antennes locales. Nous nous réunissions très régulièrement pour partager les éventuels points bloquants et échanger.

J’ai enfin la chance d’être consultée et mobilisée par ma direction aussi bien pour les réflexions touchant à l’organisation de mon équipe et ses évolutions, que sur des sujets plus transversaux. C’est ainsi que j’assure la coordination interservices du bilan des collectivités, réalisé tous les ans et retraçant, territoire par territoire, les aménagements et les travaux réalisés durant l’année écoulée, ainsi que les partenariats noués et les actions de communication locales menées.
Un travail de longue haleine mais très valorisant, qui constitue une véritable vitrine de nos actions et de notre savoir-faire auprès des élus et des collectivités territoriales !

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3 questions à Vincent Dumez, agent technique forestier

3 questions à Vincent Dumez, agent technique forestier

Aujourd’hui agent technique forestier pour le territoire Sud à l’AEV, Vincent a plusieurs cordes à son arc : professionnel du secteur équin, maître d’œuvre dans les travaux public, chauffeur d’engins forestiers, sylviculteur… Depuis presque 15 ans maintenant, il se forge des expériences au gré de ses passions et de ses rencontres. Portait métier d’un homme attaché, avant tout, à ses terres et aux siens.

Vincent Dumez, agent technique forestier à l’AEV
Crédit : AEV

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Deux passions m’animent depuis mon plus jeune âge : les chevaux et la forêt. J’ai grandi dans le Berry, où mes parents nous ont transmis, avec mon frère, leur amour pour ces bêtes.

Une fois mon Bac en Sciences et technologies de l’agronomie et de l’environnement (STAE) en poche, direction Nevers en Bourgogne pour débuter un BTS en production animale. Ces études supérieures m’ont permis de me spécialiser dans l’élevage équin et de rejoindre les Haras nationaux, à la pointe de la sélection génétique et de la reproduction des équidés. Suite à une réorganisation de la structure, ce fut un déchirement de quitter cet établissement après 2 ans d’activité. Aucun équivalent n’existait et il n’était pas envisageable à l’époque de quitter ma région pour rejoindre les stations des Haras nationaux de Corrèze ou de Normandie.

J’ai alors entamé mon premier virage professionnel : des rencontres successives m’ont amené à intégrer un laboratoire de travaux publics à Bourges. Je m’éloignais de mes premiers amours, mais il s’agissait d’une opportunité intéressante, dans un secteur que je connaissais peu. J’ai revêtu la casquette de maître d’œuvre de chantier pour autoriser ou non la réalisation de travaux d’infrastructures principalement routières, et effectuer le suivi de chantiers lorsque les projets étaient validés.

Après trois années au sein de cette entreprise, j’ai renoué avec mon autre passion, celle de la gestion forestière. Pendant cinq ans, j’ai travaillé à l’ONF, toujours dans le Berry, en tant que chauffeur d’engins forestiers et sylviculteur.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

J’étais dans le Berry et je comptais bien y rester. C’est une rencontre qui m’a amené à l’AEV. En toute franchise, je ne connaissais pas cette structure très spécifique à l’Île-de-France et ne soupçonnais pas les enjeux environnementaux qui s’y jouaient, que ce soit en matière de forêt, de biodiversité ou encore d’agriculture.

Je suis très attaché à ma région, mais encore plus à ma famille. Mon frère jumeau ayant déménagé en Seine-et-Marne pour travailler à l’ONF, j’ai saisi l’opportunité de travailler à l’Agence des espaces verts. J’ai rejoint en 2017 la brigade équestre pour patrouiller principalement en Forêt régionale de Ferrières, en Seine-et-Marne, avant de devenir agent forestier pour le territoire Sud, et d’être titularisé en 2018.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Aujourd’hui, je travaille en Seine-et-Marne et en Essonne, plus particulièrement au sein de l’Espace naturel régional de Rougeau et Bréviande et de la Réserve naturelle régionale des Bruyères de Sainte-Assise. En tant qu’agent technique forestier, mon quotidien consiste à sécuriser ces deux sites naturels régionaux, signaler les éventuels dépôts et autres incivilités. J’effectue également le suivi des chantiers d’entretien et j’assure la bonne relation avec les entreprises sollicitées pour effectuer les travaux. Travailler main dans la main avec ces dernières est un pan de mon métier que j’apprécie particulièrement. En résumé, un quotidien au grand air, vital pour moi.

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3 questions à Sylvain Doyen, garde équestre et chef d’écurie

3 questions à Sylvain Doyen, garde équestre et chef d’écurie

Sylvain Doyen, garde équestre et chef d’écurie à l’AEV, s’est découvert un amour pour les chevaux sur le tard. Il aura fallu 18 ans et une rencontre inattendue pour qu’il puisse faire de sa passion son métier. Le tout au grand air et au contact de la nature.

Crédit Photo : AEV  

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

À l’adolescence, je me rendais régulièrement dans les centres équestres où mes cousins et quelques amis pratiquaient l’équitation. Ce sport m’attirait, mais mes parents ne pouvaient malheureusement pas en assumer le coût. J’ai donc laissé cette idée de côté, jusqu’à l’âge de 18 ans où je me suis pris de passion pour les chevaux. Mon cursus scolaire ne m’enchantait guère et j’aspirais à autre chose.

Ma rencontre avec un propriétaire d’équidés fût le déclic. Très occupé, il manquait de temps pour s’occuper de son cheval et a souhaité me le confier. Depuis, je n’ai plus quitté les chevaux. J’ai arrêté l’école du jour au lendemain et j’ai passé mon Brevet d’État d’Éducateur Sportif (1er degré). Ce diplôme m’a ouvert les portes de l’enseignement équin. Pendant 14 ans, j’ai pu accompagner de nombreux élèves dans leur passion au sein de deux écuries de Seine-et-Marne.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des Espaces Verts ?

Enseigner dans le milieu équin impliquait un travail 6 jours sur 7, des concours le week-end et des stages pendant les vacances scolaires. Je cherchais à trouver un meilleur équilibre entre ma vie professionnelle et personnelle et, en parallèle, l’envie d’allier ma passion avec la protection de la nature grandissait.

Je suis tombé sur une offre d’emploi de l’AEV pour un garde-équestre. J’ai été attiré par les actions de prévention et de sensibilisation du grand public, le travail en équipe et le rôle du garde-équestre dans la préservation de la biodiversité.

La brigade équestre de l’AEV doit faire respecter le règlement intérieur des espaces naturels régionaux et patrouille à l’année, 7j/7. Enfin, les gardes-équestres assurent eux-mêmes le dressage des chevaux : une mission très enrichissante !

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Ma journée débute par l’alimentation des chevaux et l’entretien des écuries situées en Forêt régionale de Bondy, en Seine-Saint-Denis, avant d’ouvrir la forêt au public. Démarre ensuite la patrouille à cheval effectuée en binôme.

Nous accueillons le public et veillons à la sécurité de chacun, en intervenant auprès d’usagers ne respectant pas le règlement forestier (chiens en liberté, déchets au sol, cueillette illégale, etc.). Avec plusieurs millions de visiteurs chaque année dans les forêts régionales, notre mission est essentielle ! Nous nous évertuons à faire passer des messages de sensibilisation et de préservation de la nature (biodiversité du site, utilité des coupes d’arbres, etc.). Les chevaux facilitent énormément l’entrée en contact et la communication avec les différents usagers.

La journée se termine par le soin des chevaux aux écuries puis par un travail de bureau. Ma fonction de chef d’écurie m’amène par ailleurs à gérer quotidiennement l’élaboration des plannings de sortie des chevaux. Pour maintenir une brigade en forme, l’attribution des sites change quotidiennement. Cela permet d’équilibrer les temps de transports et les charges de travail des gardes équestres et des chevaux.

La brigade équestre constitue un maillon important dans la gestion, l’entretien et la sécurisation des espaces forestiers sur lesquels nous patrouillons. Grâce à des rapports quotidiens, nous partageons avec les agents et les techniciens de l’AEV rattachés aux sites concernés, les constats réalisés ; dépôts sauvages de déchets, arbre en travers d’un chemin, départs de feu, camping sauvage, circulation de motos… Ces alertes leur permettent d’intervenir plus rapidement sur le terrain et d’accueillir le public de manière optimale.

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3 questions à Louise Desmazières, chargée de mission agriculture

3 questions à Louise Desmazières, chargée de mission agriculture

Rien ne destinait Louise Desmazières, parisienne de naissance, à se passionner pour l’agriculture. Et pourtant. Aujourd’hui chargée de mission agriculture à l’AEV, elle surfe entre sorties sur le terrain et gestion administrative des projets. Son leitmotiv : préserver l’agriculture en Île-de-France. Ses convictions : renouveler les générations d’agriculteurs et soutenir les circuits courts et de proximité.

Louise Desmazières, chargée de mission agriculture à l’AEV – Crédit : AEV / C. Ciangura

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Je suis née et j’ai grandi à Paris. Je ne connaissais l’agriculture qu’au travers des paysages hors du commun. Rizières, cultures en terrasses… tout cela me fascinait.

Au lycée, je n’avais pas encore trouvé ma voie mais l’envie d’être utile était prégnante. Ma rencontre avec un membre de ma famille fût le déclic. Ancien agronome, il m’a partagé son expérience, puis j’ai sauté le pas. Mon bac en poche, j’ai étudié pendant deux ans en faculté de biologie où j’ai énormément appris sur le monde du vivant. Ces années universitaires m’ont permis de préparer les concours d’entrée aux écoles d’ingénieurs et d’intégrer par la suite Montpellier SupAgro.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Les sujets étudiés durant mes études d’ingénieur étaient techniques ; je me sentais éloignée du terrain. Trop à mon goût ! Accompagner concrètement des projets agricoles me tenait à cœur. Mais les offres d’emploi présentaient une part administrative importante. J’ai donc pris le statut d’autoentrepreneur pendant quelques mois, le temps d’affiner mes recherches tout en débutant une activité professionnelle auprès d’un bureau d’études.

Je suis tombée sur l’offre d’emploi de l’AEV, qui proposait à la fois du suivi de projets sur le terrain et leur gestion administrative. Le tout en Île-de-France.

Je connaissais le potentiel agricole de la région notamment avec les cultures céréalières ; mais je ne soupçonnais pas celui de la ceinture maraichère, ni l’importance de concilier espaces naturels, agricoles et forestiers ! Exploitations en zone péri-urbaine, renouvellement des  générations d’agriculteurs, étalement urbain… de nouveaux enjeux auxquels je souhaitais me confronter.

L’approche de l’AEV, conciliant gestion des forêts régionales, préservation des terres agricoles, aménagement d’espaces paysagers et préservation de la biodiversité, m’a aussi énormément attiré. Développer une telle transversalité au sein d’une même organisation est assez rare !

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Une partie de mon travail se passe sur le terrain. Je définis avec les techniciens de l’AEV les actions à mener sur une propriété régionale  agricole destinée à être louée à un exploitant, telles que l’identification des cultures les plus appropriées aux spécificités du site ou encore la réalisation des travaux d’aménagements.

J’échange régulièrement avec les élus locaux sur les projets agricoles soumis, je recueille leurs avis et je les conseille pour assurer la pérennité du projet.  

Je participe également à la réalisation des appels à candidatures qui permettront d’identifier les projets économiquement viables, en phase avec les spécificités des sites et les attentes locales. Pendant cette phase d’instruction, nous collaborons étroitement avec nos partenaires qui sont la Safer d’Île-de-France, la Chambre régionale d’agriculture d’Île-de-France et les Jeunes Agriculteurs d’Île-de-France.

Dans le cadre de ces appels à projets, j’organise des visites de terrain avec les candidats pour leur présenter le site. Une fois le porteur de projet sélectionné, je travaille avec la mission gestion de l’AEV pour élaborer les baux ruraux.

S’en suit un accompagnement des agriculteurs dans leur installation, notamment pour les démarches administratives et les éventuels aménagements à faire à leur arrivée.

Ce travail est très stimulant, car ces missions s’intègrent dans une approche globale, alliant les enjeux des autres missions de l’AEV (Environnement, Forêts, Paysage…), mais aussi les problématiques du territoire francilien. Un véritable challenge !

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3 questions à Odile Jannin, Technicienne en Aménagement Paysager et Espaces naturels

3 questions à Odile Jannin, Technicienne en Aménagement Paysager et Espaces naturels

Odile Jannin arpente terres agricoles, forêts et Réserves naturelles régionales depuis bientôt 10 ans. Elle connaît le terrain comme sa poche. Cette passionnée de théâtre s’évertue au quotidien à protéger et à aménager ces espaces pour améliorer le cadre de vie des Franciliens. Rencontre avec une experte, au service du public et des espaces naturels.

Odile Janin, Technicienne en Aménagement Paysager et Espaces naturels
Crédit : AEV / C. Ciangura

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Au départ, rien ne me destinait à travailler dans la protection de l’environnement. J’étais passionnée de théâtre et je n’avais qu’une idée en tête : en faire mon métier. Avant de tenter cette aventure, j’ai effectué un DEUG puis une licence de biologie à Angers, ma ville d’origine. Trois années d’études qui ont confirmé mon appétence pour les sciences du vivant !

Après un passage par les cours Florent à Paris, j’ai souhaité reprendre mes études pour finaliser mon cursus universitaire. La notion de « développement durable » faisait alors son entrée. À l’époque mère de famille, transmettre un environnement sain aux générations futures est alors devenu mon cheval de bataille.  

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

J’ai débuté ma carrière à l’Agence des espaces verts. Je n’avais aucune expérience professionnelle, hormis quelques stages effectués pendant mes études. L’AEV m’a fait totalement confiance. Épaulée par les autres agents du terrain et du siège, j’ai appris les ficelles du métier sur le tas. J’ai été séduite par l’énergie émanant de l’AEV, l’investissement de mes collègues mis au service du public et de la protection des espaces naturels. L’Agence des espaces verts est pour moi une structure unique, fédératrice et dynamique.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Forêts et Réserves naturelles régionales, espaces périurbains et agricoles… j’interviens au total sur 1 335 hectares d’espaces naturels franciliens, concentrés dans le sud de la région, principalement en Essonne. Et pas un jour ne se ressemble !

En alternant sorties terrain et travail de bureau, j’identifie et j’élabore, en étroite collaboration avec les agents du siège de l’AEV, les plans d’aménagement des différents projets, qu’ils soient forestiers, agricoles ou dédiés à la préservation de la biodiversité.

Pour mener à bien ces projets, il est essentiel de travailler avec les élus des communes concernées, les agriculteurs, les associations et les riverains !

Une fois ces projets lancés, j’effectue le suivi des chantiers d’aménagement, une mission que j’affectionne particulièrement. Installation de mobilier d’accueil, terrassement, voierie… je veille au bon déroulement des travaux et à leur réalisation dans les règles de l’art.

Dans le cadre de notre mission d’aide à l’installation d’agriculteurs, j’accompagne par ailleurs les futurs porteurs de projets dans la visite des parcelles agricoles qui pourront les accueillir.  

Prochainement, je m’attèlerai à une toute autre mission : l’évaluation de la reprise de la lande dans la Réserve naturelle régionale des Bruyères de Saint-Assise, lieu de villégiature pour plusieurs espèces remarquables. En somme, un métier riche grâce à la diversité des sites protégés et aménagés, mais aussi la diversité des projets et des interlocuteurs !

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3 questions à Sébastien Trésonne, Technicien en charge de l’Aménagement Paysager et des Espaces Naturels

3 questions à Sébastien Trésonne, Technicien en charge de l’Aménagement Paysager et des Espaces Naturels

Depuis près de 20 ans, Sébastien commence chaque journée avec un sourire sur le visage et les yeux qui pétillent. Rencontre avec un expert pour qui les espaces naturels régionaux n’ont plus de secret.

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Je suis né dans la ville de Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, à trois pas de la Forêt régionale de Bondy. Et dès mon plus jeune âge, ce petit coin de nature a été mon terrain de jeu privilégié !

Après cette première rencontre avec les forêts franciliennes, j’ai décidé de concrétiser mon engagement en validant un BTS gestion forestière.

En 1998, l’AEV recherchait des personnes pour faire découvrir la Forêt régionale de Bondy aux habitants de Montfermeil. Fin connaisseur des lieux, j’ai décidé de tenter ma chance en envoyant une candidature. Le pari a été gagné, j’ai été embauché. Voici comment a commencé ma carrière à l’Agence !

Pendant plus de 20 ans, j’ai réussi peu à peu à grimper les échelons de cet établissement pour tendre vers des missions de plus en plus variées.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Ce n’est pas moi qui ai choisi l’Agence des Espaces Verts, c’est elle qui m’a choisi !
Et grâce à l’incroyable solidarité qui y règne, et un partage des valeurs uniques entre tous ses agents, elle m’a guidé, construit et formé durant plusieurs belles années.

Je suis très fier de faire partie d’une structure unique en France qui imagine, aménage et protège les espaces naturels de la Région Île-de-France.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Aujourd’hui, je suis technicien chargé de l’Aménagement Paysager et des Espaces Naturels pour la Réserve Naturelle régionale du Grand-Voyeuxla Forêt régionale des Vallières et l’espace naturel régional de Précy-sur-Marne, propriétés de l’AEV situées dans le Département de la Seine-et-Marne.

Je connais par cœur chaque coin et recoin de ces sites régionaux. J’ai arpenté leurs chemins par toutes les saisons. J’ai rencontré les promeneurs, les agriculteurs, les élus des communes riveraines et les associations locales, avec lesquelles je partage un amour pour ces lieux.

Grâce à cette connaissance du terrain sans cesse réactualisée, j’ai une vision très claire des besoins de ces sites en matière d’accueil du public, de gestion forestière et de protection de la biodiversité.Je sais donc les travaux à mettre en place pour les rendre encore plus agréables.

J’établis ensuite un état des lieux et un plan d’actions que je transmets au technicien chargé de l’entretien du site. Celui-ci aura la responsabilité du bon accomplissement des travaux décrits dans le plan, et du suivi du budget qui leur est alloué.

A ce premier pan de mes fonctions s’ajoute une mission de management : je suis responsable de près d’une dizaine d’agents chargés des tournées de surveillance sur toutes les propriétés régionales du Nord-Est et du Sud de l’Île-de-France.

Leur expertise du terrain est primordiale pour avoir une vision globale d’un territoire aussi grand et étendu que le nôtre. Et grâce à leurs retours, je peux mieux comprendre comment s’articule la gestion des différents espaces naturels de la Région Île-de-France.

Sébastien Trésonne supervise des travaux de fauche en Forêt régionale des Vallières.
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3 questions à Guillaume Sandret, gestionnaire de patrimoine

3 questions à Guillaume Sandret, gestionnaire de patrimoine

La tête sur les épaules et le sourire aux lèvres, Guillaume travaille de concert avec l’ensemble des services de l’Agence des espaces verts pour améliorer le cadre de vie des Franciliens. Rencontre avec un agent passionné par la médiation avec les publics.

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

C’est mon service militaire effectué au sein du service social de la mairie de Saint-Ouen l’Aumône qui a été l’élément déclencheur et qui a révélé mon goût du service public. Chaque jour, dans le traitement des dossiers, je m’efforçais d’agir avec équité et justice, en préservant les intérêts de chaque citoyen.

S’en est ensuit une dizaine d’années d’expérience dans différentes collectivités situées en Grande Couronne, où j’ai continué à travailler dans le secteur du logement social, en même temps que je passais un à un les concours de la fonction publique.

J’ai ensuite souhaité élargir mon domaine d’activités. Fort d’une expertise technique acquise lors du montage d’opérations de réhabilitation de bâtiments, je suis devenu adjoint au directeur des services techniques d’une commune du Val d’Oise. Avant d’intégrer le service aménagement et gestion de l’Agence des espaces verts !

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Lors de mes expériences en mairie, j’avais travaillé à la mise en place dun Contrat régional – outil créé par la Région Île-de-France pour accompagner les collectivités dans leurs projets d’investissement. De cette époque datent mes premiers contacts avec la Région, et la découverte de son fonctionnement, ses rouages internes et ses organismes associés, dont l’Agence des espaces verts. J’ai tout de suite été frappé par son efficacité !

En effet, dans les petites mairies, ce qui est difficile, c’est le manque de moyens humains et matériels qui empêche de réaliser correctement ses missions et qui nous oblige parfois à faire du « bricolage ». À l’AEV, c’est différent : le professionnalisme m’a immédiatement sauté aux yeux. On a la chance de réunir en interne une équipe d’experts qui interviennent aussi bien en amont qu’en aval des projets d’aménagement : l’AEV achète, aménage et entretient les sites. Et en tant que gestionnaire de patrimoine, j’ai pour objectif de préserver le fragile équilibre entre la nature et la ville et de veiller à ce que chaque Francilien ait le droit d’accéder à un espace vert de proximité.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Mon métier consiste à mettre à disposition des acteurs publics ou privés les espaces naturels régionaux que nous gérons pour le compte de la Région Île-de-France, par le biais de conventions gratuites ou payantes. Et bien sûr, à pallier toutes les difficultés pouvant survenir, dans le respect de la loi. Ce sont des missions qui rejoignent mon goût de l’équité et de la justice, et ma vocation à contribuer au bien-vivre de tous.

Et pas de routine ! Mon emploi du temps est extrêmement varié : hier, je m’occupais d’une convention afin de permettre la consolidation du mur d’une piscine voisine d’un espace naturel régional. Aujourd’hui, j’interviens en tant que conseiller pour la mission Agriculture sur les problématiques liées à l’expiration de baux ruraux et aux reprises d’exploitations agricoles. Et demain, je verrai dans quelle mesure il est possible qu’un marchand de glaces puisse installer son commerce ambulatoire sur l’un de nos espaces naturels régionaux.

Je travaille pour l’intérêt général avec le souci permanent d’améliorer le cadre de vie des Franciliens. Un vrai moteur pour moi !

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3 questions à Claire Nowak, Responsable de la gestion forestière, de la chasse et de la surveillance

3 questions à Claire Nowak, Responsable de la gestion forestière, de la chasse et de la surveillance

Malgré ses nombreux voyages qui l’ont menée de son Grand Est natal à l’Île-de-France, en passant par les États-Unis, Claire a gardé ses racines… en forêt ! Rencontre.

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

La forêt, je suis un peu née dedans… J’ai grandi dans une région rurale et très boisée, dans l’Est de la France, en bordure d’un bois de chênes traversé par les bunkers de la ligne Maginot. C’était un espace assez fascinant, et je pense que j’ai attrapé le virus là-bas.

J’ai longtemps tourné autour du sujet en étudiant la géographie, l’économie territoriale et l’aménagement du territoire à Sciences Po. Puis une rencontre avec les forestiers de l’ONF en Île-de-France a fini de me convaincre de faire de la forêt mon métier. J’ai alors été me former à l’université de Yale, aux États-Unis, pour rapporter en France un regard un peu différent.

Après un an passé dans le Nord-Pas-de-Calais, au Centre Régional de la Propriété Forestière, à conseiller les propriétaires de forêts privées sur la façon dont gérer leurs terrains, je suis revenue en Île-de-France.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

La forêt est gérée pour satisfaire 3 usages : la préservation de la biodiversité, le développement de la filière bois et l’accueil du public. Aux États-Unis, du fait de l’immensité des territoires, on peut presque réserver une forêt à chaque usage. En Île-de-France, la densité de population est telle qu’il est impossible d’adopter le même système de gestion. Tous les usages se superposent. Il faut obligatoirement équilibrer l’accueil, l’habitat et la production au sein de chacune de nos forêts régionales. C’est ce défi qui rend notre travail fascinant et qui m’a poussée à choisir l’Agence des espaces verts.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Il n’y a pas de journée type ! J’ai la chance d’avoir un poste « couteau suisse » : gros projets et petits chantiers alternent tout au long de l’année.

La gestion de chacune de nos forêts est pensée sur le long terme et formalisée par un document d’aménagement forestier, fruit d’un travail en commun avec l’ONF, les élus et les associations locales. 3 à 4 documents de ce type sont réalisés chaque année pour remettre en gestion nos massifs régionaux.

Mais la vie des forêts est aussi rythmée par une série de chantiers plus ponctuels que j’aide à mettre en place. Le dernier en date est une réouverture de landes par abattage et débardage à cheval en forêt régionale de Grosbois, dans le Val-de-Marne. Je m’assure que nos techniciens ont les informations et les budgets nécessaires pour entretenir les sites et j’encadre la surveillance des lieux par l’intermédiaire, notamment, de la brigade équestre.

En complément de tous ces outils de gestion des milieux naturels vient la chasse. Comme nous n’avons plus de grands prédateurs en Île-de-France, l’action de l’Homme est nécessaire pour réguler le gibier. L’AEV la met en place sur ses territoires dans le souci de pratiquer une chasse de régulation respectant les meilleures pratiques, avec ses locataires privés ou lors de chasses internes.

Pour résumer, je joue un rôle d’interface entre tous les acteurs de la gestion des espaces naturels régionaux pour leur permettre de travailler ensemble, en bonne intelligence.