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3 questions à Élise PROTHERY, paysagiste

3 questions à Élise PROTHERY, paysagiste

Élise exerce l’un de ces métiers “passion” dont on ne se lasse pas et qui ne connaît pas l’ennui. Nécessairement créative, amoureuse de la nature, elle prend à cœur de modeler l’environnement avec un souci d’équilibre et de parcimonie. Bien qu’elle ait pu faire déplacer 18 000 m3 de terre lorsque cela s’imposait, il lui arrive aussi de sélectionner un à un les 365 cerisiers d’une plantation. Après avoir lancé sa carrière en bureau d’études puis intégré divers établissements publics, c’est avec une vivacité inchangée depuis ses débuts qu’elle évoque son parcours professionnel. Au sein d’une équipe féminine constituée de cinq paysagistes, l’exercice de son métier prend un sens particulier au sein de l’Agence des espaces verts : pouvoir agir, à l’échelle régionale, en faveur de l’amélioration du cadre de vie des Franciliens et suivre sans discontinuer l’évolution des espaces verts et boisés.

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Petite déjà, j’étais intéressée par les formes de vie,  la nature et l’environnement. J’ai commencé mes études en biologie à l’université mais l’abord uniquement scientifique de la biologie ne me convenait pas. Comme beaucoup de jeunes étudiants, il m’a fallu trouver ma vocation à tâtons, avec de l’intuition mais aussi des coups de pouce du destin. J’ai donc ouvert les portes d’une école de paysage, qui m’a apporté toutes les dimensions auxquelles je pouvais aspirer dans ma vie professionnelle : la dimension créative – notamment le dessin-, mais aussi tout un spectre de domaines propres au métier : l’environnement, l’histoire, la géographie, la sociologie des territoires, la science des matériaux ou encore la construction.

Ce que j’aime dans mon métier, c’est d’avoir un rôle pivot entre des enjeux divers, parfois même contradictoires. Un espace naturel à aménager n’est pas une page blanche. Il se trouve dans un environnement préexistant, un tissu urbain, un contexte social. Nous avons à prendre en compte son écosystème, sa topographie, ses contraintes techniques mais aussi les personnes qui le fréquentent, dont il est le cadre de vie. Trouver le bon équilibre dans la réalisation d’un projet entre toutes ces facettes, c’est ce qui fait à la fois la complexité et le sel de ce métier.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Bien avant d’entrer à l’Agence des espaces verts, à l’occasion d’un stage dans le cadre de mes études, j’ai pu partir en Uruguay travailler pour le ministère de l’environnement à la création d’une aire protégée. Cette expérience a été mon premier lien avec un projet d’aménagement opérationnel et concret imbriquant à la fois la protection de la nature, la biodiversité et les besoins humains.

C’est plus tard, en faisant de la maîtrise d’œuvre dans un bureau d’études, que l’opportunité d’un poste à l’Agence des espaces verts s’est présentée. J’ai pressenti l’intérêt d’exercer mon métier dans une structure capable de maîtriser la gestion de ses sites dans la durée et à des échelles d’intervention importantes. Aucun bureau d’études privé n’a ce privilège et cette liberté de mouvement et de création dans l’espace et dans le temps. D’autre part, la confiance que nous accordent notre direction et les élus dans la conduite des projets est vraiment stimulante. Je suis donc arrivée à l’Agence en 2011 et depuis, hormis une parenthèse de deux ans pour occuper un autre poste, je ne l’ai plus quittée ! L’Agence des espaces verts est composée  de professionnels pleinement investis dans leurs missions et qui travaillent, me semble-t-il, avec la conviction d’agir pour le bien commun. Toutes ces conditions nous rassemblent, nous lient, et renforcent nos synergies au quotidien. 

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Les missions d’une paysagiste sont nombreuses et variées. Au quotidien, j’assure le suivi de divers projets d’aménagement, ayant chacun leurs phases de développement propres. Je dirais que trois quarts de mon temps de travail se déroulent au bureau pour un quart du temps sur le terrain. Un équilibre vertueux autant que nécessaire puisque notre relation au territoire et à ses occupants est à la base de tout. C’est même le préalable indispensable au premier trait de crayon sur une esquisse.

La première étape d’un projet d’aménagement consiste à établir un diagnostic. On analyse le site dans sa globalité, en s’appuyant sur le document d’orientation qui en fixe les grands enjeux en matière de maîtrise foncière, de gestion, d’aménagement, d’ouverture au public et de préservation de la biodiversité. Cette phase nous met déjà en lien avec des acteurs nombreux : nos collègues tout d’abord (techniciens, écologues, spécialistes agricoles, délégués territoriaux…) mais aussi les élus locaux et les usagers puisque la notion de concertation avec l’ensemble des parties prenantes est déterminante pour l’Agence des espaces verts. On aboutit alors à un schéma directeur : la colonne vertébrale du projet qui précède d’autres étapes plus fines, précises et détaillées. Le dessin à la main, tout autant que les outils graphiques numériques font partie du métier. Le défi est ensuite de traduire le dessin dans la réalité : la phase travaux, le suivi du chantier font partie intégrante de nos missions et la réalisation des aménagements est un accomplissement. Enfin, il y a la restitution du projet et son ouverture au public. Notre chance est alors de pouvoir continuer à suivre l’évolution des sites, y intervenir au besoin, constater la manière dont les usagers se sont appropriés nos idées. C’est un retour d’expérience en direct et un véritable privilège pour une paysagiste.

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3 questions à Olivier Duval, Technicien en gestion d’espaces naturels et aménagements paysagers

3 questions à Olivier Duval, Technicien en gestion d’espaces naturels et aménagements paysagers

Une passion pour la nature et un sens aigu du devoir. Voilà de quel bois est fait Olivier ! Ornithologue à ses heures perdues, il est un homme de terrain qui a multiplié les expériences durant ses 23 années d’activité professionnelle, avec un fil rouge : le contact avec la nature. Garde équestre, ouvrier puis agent forestier, Olivier est aujourd’hui technicien en gestion d’espaces naturels et aménagements paysagers à l’Agence des espaces verts. Une belle évolution qui lui permet d’œuvrer quotidiennement à la protection de la nature en Île-de-France et plus particulièrement dans le sud de la région, en Essonne, en Seine-et-Marne et dans le Val-de-Marne. Portait d’un agent engagé.

Olivier Duval, Technicien en gestion d’espaces naturels et aménagements paysagers – Crédit photo : AEV / E. Rotrou

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Je suis né en Essonne (91) dans la ville de Brunoy. Je viens d’une famille normande et j’ai passé toute ma jeunesse dehors. Les bois et les champs ont été mon terrain de jeu privilégié. C’est, je pense, ce qui m’a donné très tôt l’envie de travailler avec la nature et de vivre au grand air. Le déclic ? Ma rencontre avec un garde équestre en forêt de Rambouillet, dans les Yvelines (78).  Grâce à lui, j’ai décidé de franchir le pas et je me suis orienté, dès la fin du collège, vers des études en sylviculture et en gestion forestière.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Je dirais, avec une pointe d’ironie, que c’est l’Agence qui m’a choisi ! J’ai en effet débuté ma carrière en tant que stagiaire à l’ONF, au parc forestier de la Poudrerie de Sevran (93). Quand l’AEV a repris la gestion de ce site en 1998, elle a embauché l’ensemble des agents de terrain. C’est ainsi que je suis rentré à l’Agence des espaces verts.

Les missions de protection de la nature et d’aménagement du territoire pour l’amélioration du bien-être des Franciliens sont totalement en phase avec mes convictions et mes attentes, ce qui explique d’ailleurs mon ancienneté au sein de l’Agence des espaces verts !

J’ai eu la chance d’évoluer au fil des années pour tendre vers des missions de plus en plus variées et acquérir de nouvelles compétences. Récemment, je me suis lancé dans un suivi ornithologique qui permet d’alimenter les conservateurs de l’Agence en nouvelles données, propres aux espaces naturels que nous gérons. Une compétence que j’ai acquise grâce aux formations internes. Ne pas être cantonné à une spécialité, c’est ce qui m’a plu !

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

En tant que technicien, je suis responsable de plusieurs espaces naturels, et notamment de leur aménagement et de leur entretien. Je travaille en lien étroit avec les agents forestiers, qui sont mes yeux et mes oreilles sur le terrain. C’est un métier très riche grâce à la diversité des sites, mais aussi des projets et des interlocuteurs. 

Plus concrètement, je suis en charge de commander le mobilier d’accueil (bancs, platelage, poubelles, panneaux…) et de veiller au bon déroulement des travaux du bâti et de la voirie. Je chiffre les coûts des commandes, j’échange avec les entreprises prestataires et surtout j’effectue le suivi des travaux menés par ces dernières. Ces actions sont indispensables pour l’accueil du public (identification des usages et des pratiques), la préservation de la biodiversité ou encore le maintien des certifications FSC® de nos forêts, gage d’une gestion forestière durable et de qualité.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les techniciens forestiers et autres hommes de terrain ne sont pas isolés dans leurs bois. Au contraire, depuis une dizaine d’années, l’Agence des espaces verts cherche à développer le travail en transversalité, donnant à voir à chaque agent, qu’il soit au siège à Pantin ou aux quatre coins des forêts régionales d’Île-de-France,  les avancées globales de l’Agence.

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3 questions à Cécile Avril, responsable de la mission « Système d’information géographique »

3 questions à Cécile Avril, responsable de la mission « Système d’information géographique »

Si la géographie, le contact humain, les voyages et le sport devaient être combinés en un être, Cécile en serait l’archétype. C’est une décennie d’expérience dans le service public qui lui a confirmé son appétence pour les enjeux environnementaux. Depuis 3 ans maintenant, elle chapeaute la mission Système d’information géographique, « SIG » dans le jargon des professionnels. Démocratiser des données techniques, c’est la tasse de thé de Cécile !

Cécile Avril, responsable de la mission « Système d’information géographique » à l’AEV
Crédit : C. Ciangura / AEV

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

J’ai suivi des études de géographie, spécialité environnement. Pendant mon master en géomatique – ou géographique numérique – j’ai suivi un module Systèmes d’information géographique. C’était vraiment très accrocheur visuellement et le dynamisme de la matière m’a motivée à poursuivre dans cette voie. Ce qui m’a attirée, c’est l’aspect très concret de cette géographie appliquée, en opposition à l’image que l’on peut se faire du sujet. Le traitement des données brutes géographiques vise à démocratiser, sous la forme de cartes les plus lisibles possibles, des informations topographiques à l’origine très abstraites. Le SIG voit de son œil aguerri ce qu’un autre ne saurait discerner dans les masses de données pour le présenter et le mettre en valeur. La communauté est par ailleurs très développée, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce qui favorise énormément le partage d’informations et l’entraide.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Avant de rejoindre l’AEV, je sortais de 10 années d’expérience au service d’un département. Le SIG y était utilisé dans tous les domaines où l’on aborde la question des territoires, notamment les secteurs de l’aménagement, de l’urbanisme et de l’environnement.

J’avais désormais envie de changement et de concilier mon travail avec mes convictions personnelles sur la nécessité de préserver l’environnement. Le bouche-à-oreille m’a amenée jusqu’à l’AEV, qui était à la recherche d’un chef de projet SIG. Lorsque l’AEV m’a ouvert ses portes, c’était un peu l’occasion rêvée ! L’établissement public intervient sur toute l’Île-de-France, un changement d’échelle intéressant pour moi, qui nécessite un système d’information géographique performant et une vraie polyvalence pour répondre à la diversité des besoins.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Je suis en charge, avec l’appui de mon équipe, de l’architecture du SIG et de l’administration technique et fonctionnelle de l’ensemble des outils. Les cartes que nous produisons sont des outils essentiels à l’analyse du territoire. Elles résument sa réalité et clarifient l’essentiel à assimiler pour le destinataire de la carte. Certaines sont destinées à un usage interne uniquement, d’autres sont accessible au grand public depuis le site internet de l’agence.

J’ai aussi à cœur de développer de nouveaux outils, dont l’ergonomie et l’intuitivité facilitent l’accès et l’utilisation de l’information géographique pour tous. J’ai ainsi entamé un projet de refonte du SIG sur les outils bureautique et web. Le portail cartographique mis à disposition en interne permet la consultation de données cadastrales, de données produites par l’agence et de données de référence. Pour compléter le panel d’outils et assister les agents dans leur travail quotidien, des applications web ont aussi été créées, comme récemment pour la saisie d’arbres présentant des défaillances lors des tournées de sécurité en forêts.

Au-delà de cet aspect technique, il y a également un aspect humain très important. En tant que personne ressource, le chef de projet SIG est amené à échanger avec des corps de métiers très variés au sein de l’AEV : techniciens forestiers, chargés d’opérations foncières, délégués territoriaux, chargés de communication… Il doit faire preuve de curiosité intellectuelle et d’une grande capacité d’adaptation pour comprendre leurs projets et traduire leurs besoins en données, cartes ou encore outils. Cela en fait un travail relationnel où l’assistance à la compréhension des outils et des données SIG joue un rôle prédominant. L’animation du réseau des utilisateurs est très importante. Je propose régulièrement des ateliers de démonstration, des guides d’utilisation et des newsletters.

Enfin, la gestion du cycle de vie des données géographiques est essentielle. Leur stockage dans une base de données centralisée, leur mise à jour, leur structuration, l’information qui y est liée et leur mise à disposition constituent le travail quotidien de mon équipe. Mais nous essayons de gommer cet aspect technique prégnant, pour ne laisser transparaître que l’information vulgarisée et facile d’accès pour tous.

Plus que de dessiner des cartes, mon métier consiste à présenter une version stylisée de la réalité pour mettre en évidence les enjeux essentiels d’un territoire. Une nécessité quand il s’agit de veiller aux équilibres entre la ville et la nature !

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3 questions à Marie-Christine Poussin, chargée d’opérations foncières

3 questions à Marie-Christine Poussin, chargée d’opérations foncières

Une baroudeuse passionnée de sport… et de politiques publiques. Alliance originale ! Après deux longs voyages autour du globe en famille, Marie-Christine a posé ses valises à l’Agence des espaces verts. Depuis maintenant 2 ans, elle se réjouit de pouvoir concilier son intérêt pour le droit avec la protection de l’environnement, le tout au service de l’intérêt général. Une synergie efficace dont elle nous partage ici la recette.

Marie-Christine Poussin, chargée d’opérations foncières à l’AEV

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

J’ai grandi entre ville et campagne, entre Neuilly-Plaisance et la Seine-et-Marne où nous avions une maison secondaire dans laquelle nous passions week-ends et vacances, puis à Nice, avant de revenir en région parisienne pour mes études.

J’ai débuté une formation de droit un peu par hasard. Je souhaitais devenir professeur d’éducation physique et sportive. Pour des raisons de calendrier, je n’ai pas pu passer le concours pour intégrer le cursus en région parisienne. J’ai alors entamé une année « pour me faire plaisir ». Très intéressée par l’histoire, le droit et la politique, je me suis inscrite en 1ère année de droit à l’université Paris XIII (Villetaneuse) avant de poursuivre à la Sorbonne. J’ai beaucoup apprécié et j’ai entamé un parcours classique en droit public.

En parallèle de mes études, j’ai occupé plusieurs emplois tournant autour des problématiques foncières : juriste pour un promoteur, gestionnaire de patrimoine, chargée d’opérations foncières au sein de communes… avant de m’octroyer du temps en famille et de partir découvrir le monde.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Les sujets fonciers m’ont toujours intéressée. Le droit de propriété est un droit particulièrement fort, très protégé, avec une dimension humaine marquée et souvent attaché à une histoire familiale. J’ai souhaité mettre en cohérence mes convictions personnelles sur la nécessaire préservation de l’environnement avec mes engagements professionnels, en me détachant des projets urbains…

Je connaissais déjà l’AEV avant de la rejoindre, notamment à travers la Forêt régionale de Bondy et le projet de la Tégéval. J’adhérais pleinement aux missions de l’Agence, dont l’action foncière sert la préservation des espaces naturels compris dans les Périmètres régionaux d’intervention foncière (PRIF). Chance ! Un poste de chargée d’opérations foncières se libérait. J’ai sauté le pas en postulant et j’ai rejoint l’AEV il y a un peu plus de deux ans maintenant.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Le service d’actions foncières se situe en tout début de chaîne des actions de l’AEV : sans assise foncière, il est difficile de mener à bien des projets d’aménagement, de gestion ou de préservation.

Mes collègues et moi menons des opérations afin d’assurer, pour le compte de la Région Île-de-France, la maîtrise foncière dans les périmètres sur lesquels l’AEV intervient : acquisitions à l’amiable, par préemption… Toutes ces procédures juridiques sont liées au droit de propriété et font appel à différents pans du droit (codes civil, rural, de l’urbanisme…).

En relation étroite avec les délégués territoriaux de l’AEV qui ont une connaissance fine de leurs territoires, nous effectuons de la prospection foncière. Pour lutter contre le mitage, nous saisissons également des opportunités d’acquisition d’espaces naturels, agricoles ou forestiers dans le cadre de l’exercice du droit de préemption. Lors de nos opérations, nous veillons à maintenir des prix de référence cohérents selon la nature des terres, la surface et la localisation géographique.

Ce qu’il y a de passionnant, c’est que nous œuvrons aussi bien à des échelles microscopiques (nous pouvons acquérir des parcelles de moins de 100 m2) qu’à une échelle beaucoup plus large, pour des projets d’envergure régionale. Nous travaillons par ailleurs sur des temps longs : une acquisition « simple » s’étend sur une année, mais certains projets peuvent mettre plusieurs dizaines d’années pour émerger (par exemple, le Bois Saint-Martin). Parmi les actions foncières que je mène actuellement, trois concernent des projets importants de l’AEV : la Tégéval (liaison verte dans le Val-de-Marne), le bois de l’Hurepoix (Essonne) et la Plaine agricole de Montjean (Val-de-Marne).

Il y a dans mon travail une vraie diversité et un aspect humain très marqué : je travaille en transversalité avec l’ensemble des services de l’Agence et suis en contact régulier avec divers interlocuteurs externes : communes, Safer d’Île-de-France, départements, notaires, huissiers, commissaires enquêteurs, particuliers…

En somme, un métier polyvalent nécessitant rigueur et empathie et qui me permet de participer, à mon échelle, à la préservation des espaces naturels en Île-de-France.

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3 questions à Stéphanie Joseph-Longuet, gestionnaire

3 questions à Stéphanie Joseph-Longuet, gestionnaire

Francilienne de naissance, Stéphanie participe, depuis plus de 20 ans, à l’aménagement et la gestion des espaces naturels régionaux, en réponse aux nouvelles attentes de la société. Agent d’accueil puis assistante et enfin gestionnaire, elle connaît aujourd’hui l’Agence comme sa poche ! Portrait d’une femme investie, toujours partante pour de nouvelles missions au service de l’intérêt général.

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Je suis parvenue à mon métier actuel au gré des rencontres et des opportunités que j’ai réussi à créer durant mon parcours professionnel.

J’ai quitté le cursus scolaire classique en 3ème, pour rejoindre un enseignement plus adapté à mes attentes de l’époque. Les choix d’orientation n’étaient pas aussi diversifiés qu’aujourd’hui ! J’ai opté pour un B.E.P. Secrétariat et Communication, qui m’a donné l’envie de poursuivre mes études. J’ai obtenu mon bac Sciences et Techniques du Tertiaire, puis entamé des études supérieures avec un BTS « Assistante de gestion » en alternance, car je souhaitais rapidement m’immerger dans le monde du travail.

J’ai toujours été très attirée par le relationnel, mêlant écoute et accompagnement, même si, paradoxalement, j’étais assez introvertie de nature. Je souhaitais également m’investir pour des missions d’intérêt général. La fonction publique répondait à ces deux aspirations et j’ai eu l’opportunité de rejoindre l’AEV pendant la recherche de mon alternance, en tant qu’agent d’accueil, il y a maintenant près de 20 ans.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

À 20 ans, je n’avais jamais entendu parler de l’AEV. Je cherchais simplement à intégrer un organisme public et l’offre est tombée à point nommé ! Native de la région, j’avais déjà un intérêt marqué pour la protection de l’environnement en Île-de-France, qui n’a fait que se renforcer au fil des années.

Dès le départ, l’AEV m’a donné énormément d’autonomie et l’opportunité de proposer de nouvelles choses. Une fois ma courte mission d’accueil terminée, j’ai passé les concours de la fonction publique territoriale pour devenir assistante puis gestionnaire et encadrante, fonction que j’exerce aujourd’hui.

J’ai commencé par assister deux chargés de mission qui géraient de grands projets d’aménagement d’espaces naturels comme les jardins de Villarceaux, le potager de la Roche-Guyon ou encore la Coulée verte du sud parisien. Avec la multiplication des projets, une entité à part entière a été créée en 2004 pour internaliser l’ensemble des missions d’aménagement et de gestion. Intégrer cette mission en tant qu’assistante dès sa création a été une expérience très enrichissante, car tout était à faire ! J’ai très rapidement été rejointe par deux autres consœurs, afin d’accompagner au plus près l’aménagement, la gestion et le suivi des sites de l’AEV. Notre rôle est essentiel pour offrir aux Franciliens des espaces naturels régionaux accueillants et sécurisés.

Soutenue par ma hiérarchie, j’ai ensuite pu enrichir mon poste en devenant non seulement gestionnaire de marchés mais aussi responsable du pôle Assistantes au sein duquel j’avais évolué ces dernières années.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Du fait de ma « double casquette », mes missions sont extrêmement riches et variées. L’échange constant est vraiment la clé sur mon poste et, au-delà, pour la bonne gestion et l’entretien de nos espaces naturels régionaux.

La première partie de mes missions a trait à des tâches administratives. Je rédige et assure le suivi des marchés, en collaboration avec le service en charge de la commande publique, concernant par exemple l’entretien de nos espaces naturels, le mobilier d’accueil, la restauration écologique et le gardiennage équestre. Je traite également les conventions d’occupation du territoire, notamment celles octroyées gratuitement (ruches, potager, pâturage…). Un travail qui ne peut se faire sans l’aide précieuse des agents de terrain et des délégués territoriaux, qui ont la connaissance fine des enjeux du territoire et de l’historique des relations avec nos partenaires. Au total, ce sont une vingtaine de marchés couvrant les 15 000 hectares gérés par l’AEV et environ quarante conventions d’occupation du territoire à titre gracieux qui passent entre mes mains chaque année.

La seconde partie de mon poste consiste à accompagner quotidiennement trois assistantes qui traitent de sujets très divers comme les réponses aux différents courriers, les lettres de consultations, les procès-verbaux de réception des marchés, les demandes d’occupation du territoire dans le cadre de tournages de films, d’événements ou encore les sollicitations des usagers. En relation quotidienne avec les agents de terrain, elles constituent un lien essentiel entre le siège et les antennes locales. Nous nous réunissions très régulièrement pour partager les éventuels points bloquants et échanger.

J’ai enfin la chance d’être consultée et mobilisée par ma direction aussi bien pour les réflexions touchant à l’organisation de mon équipe et ses évolutions, que sur des sujets plus transversaux. C’est ainsi que j’assure la coordination interservices du bilan des collectivités, réalisé tous les ans et retraçant, territoire par territoire, les aménagements et les travaux réalisés durant l’année écoulée, ainsi que les partenariats noués et les actions de communication locales menées.
Un travail de longue haleine mais très valorisant, qui constitue une véritable vitrine de nos actions et de notre savoir-faire auprès des élus et des collectivités territoriales !

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3 questions à Vincent Dumez, agent technique forestier

3 questions à Vincent Dumez, agent technique forestier

Aujourd’hui agent technique forestier pour le territoire Sud à l’AEV, Vincent a plusieurs cordes à son arc : professionnel du secteur équin, maître d’œuvre dans les travaux public, chauffeur d’engins forestiers, sylviculteur… Depuis presque 15 ans maintenant, il se forge des expériences au gré de ses passions et de ses rencontres. Portait métier d’un homme attaché, avant tout, à ses terres et aux siens.

Vincent Dumez, agent technique forestier à l’AEV
Crédit : AEV

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Deux passions m’animent depuis mon plus jeune âge : les chevaux et la forêt. J’ai grandi dans le Berry, où mes parents nous ont transmis, avec mon frère, leur amour pour ces bêtes.

Une fois mon Bac en Sciences et technologies de l’agronomie et de l’environnement (STAE) en poche, direction Nevers en Bourgogne pour débuter un BTS en production animale. Ces études supérieures m’ont permis de me spécialiser dans l’élevage équin et de rejoindre les Haras nationaux, à la pointe de la sélection génétique et de la reproduction des équidés. Suite à une réorganisation de la structure, ce fut un déchirement de quitter cet établissement après 2 ans d’activité. Aucun équivalent n’existait et il n’était pas envisageable à l’époque de quitter ma région pour rejoindre les stations des Haras nationaux de Corrèze ou de Normandie.

J’ai alors entamé mon premier virage professionnel : des rencontres successives m’ont amené à intégrer un laboratoire de travaux publics à Bourges. Je m’éloignais de mes premiers amours, mais il s’agissait d’une opportunité intéressante, dans un secteur que je connaissais peu. J’ai revêtu la casquette de maître d’œuvre de chantier pour autoriser ou non la réalisation de travaux d’infrastructures principalement routières, et effectuer le suivi de chantiers lorsque les projets étaient validés.

Après trois années au sein de cette entreprise, j’ai renoué avec mon autre passion, celle de la gestion forestière. Pendant cinq ans, j’ai travaillé à l’ONF, toujours dans le Berry, en tant que chauffeur d’engins forestiers et sylviculteur.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

J’étais dans le Berry et je comptais bien y rester. C’est une rencontre qui m’a amené à l’AEV. En toute franchise, je ne connaissais pas cette structure très spécifique à l’Île-de-France et ne soupçonnais pas les enjeux environnementaux qui s’y jouaient, que ce soit en matière de forêt, de biodiversité ou encore d’agriculture.

Je suis très attaché à ma région, mais encore plus à ma famille. Mon frère jumeau ayant déménagé en Seine-et-Marne pour travailler à l’ONF, j’ai saisi l’opportunité de travailler à l’Agence des espaces verts. J’ai rejoint en 2017 la brigade équestre pour patrouiller principalement en Forêt régionale de Ferrières, en Seine-et-Marne, avant de devenir agent forestier pour le territoire Sud, et d’être titularisé en 2018.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Aujourd’hui, je travaille en Seine-et-Marne et en Essonne, plus particulièrement au sein de l’Espace naturel régional de Rougeau et Bréviande et de la Réserve naturelle régionale des Bruyères de Sainte-Assise. En tant qu’agent technique forestier, mon quotidien consiste à sécuriser ces deux sites naturels régionaux, signaler les éventuels dépôts et autres incivilités. J’effectue également le suivi des chantiers d’entretien et j’assure la bonne relation avec les entreprises sollicitées pour effectuer les travaux. Travailler main dans la main avec ces dernières est un pan de mon métier que j’apprécie particulièrement. En résumé, un quotidien au grand air, vital pour moi.

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3 questions à Sylvain Doyen, garde équestre et chef d’écurie

3 questions à Sylvain Doyen, garde équestre et chef d’écurie

Sylvain Doyen, garde équestre et chef d’écurie à l’AEV, s’est découvert un amour pour les chevaux sur le tard. Il aura fallu 18 ans et une rencontre inattendue pour qu’il puisse faire de sa passion son métier. Le tout au grand air et au contact de la nature.

Crédit Photo : AEV  

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

À l’adolescence, je me rendais régulièrement dans les centres équestres où mes cousins et quelques amis pratiquaient l’équitation. Ce sport m’attirait, mais mes parents ne pouvaient malheureusement pas en assumer le coût. J’ai donc laissé cette idée de côté, jusqu’à l’âge de 18 ans où je me suis pris de passion pour les chevaux. Mon cursus scolaire ne m’enchantait guère et j’aspirais à autre chose.

Ma rencontre avec un propriétaire d’équidés fût le déclic. Très occupé, il manquait de temps pour s’occuper de son cheval et a souhaité me le confier. Depuis, je n’ai plus quitté les chevaux. J’ai arrêté l’école du jour au lendemain et j’ai passé mon Brevet d’État d’Éducateur Sportif (1er degré). Ce diplôme m’a ouvert les portes de l’enseignement équin. Pendant 14 ans, j’ai pu accompagner de nombreux élèves dans leur passion au sein de deux écuries de Seine-et-Marne.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des Espaces Verts ?

Enseigner dans le milieu équin impliquait un travail 6 jours sur 7, des concours le week-end et des stages pendant les vacances scolaires. Je cherchais à trouver un meilleur équilibre entre ma vie professionnelle et personnelle et, en parallèle, l’envie d’allier ma passion avec la protection de la nature grandissait.

Je suis tombé sur une offre d’emploi de l’AEV pour un garde-équestre. J’ai été attiré par les actions de prévention et de sensibilisation du grand public, le travail en équipe et le rôle du garde-équestre dans la préservation de la biodiversité.

La brigade équestre de l’AEV doit faire respecter le règlement intérieur des espaces naturels régionaux et patrouille à l’année, 7j/7. Enfin, les gardes-équestres assurent eux-mêmes le dressage des chevaux : une mission très enrichissante !

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Ma journée débute par l’alimentation des chevaux et l’entretien des écuries situées en Forêt régionale de Bondy, en Seine-Saint-Denis, avant d’ouvrir la forêt au public. Démarre ensuite la patrouille à cheval effectuée en binôme.

Nous accueillons le public et veillons à la sécurité de chacun, en intervenant auprès d’usagers ne respectant pas le règlement forestier (chiens en liberté, déchets au sol, cueillette illégale, etc.). Avec plusieurs millions de visiteurs chaque année dans les forêts régionales, notre mission est essentielle ! Nous nous évertuons à faire passer des messages de sensibilisation et de préservation de la nature (biodiversité du site, utilité des coupes d’arbres, etc.). Les chevaux facilitent énormément l’entrée en contact et la communication avec les différents usagers.

La journée se termine par le soin des chevaux aux écuries puis par un travail de bureau. Ma fonction de chef d’écurie m’amène par ailleurs à gérer quotidiennement l’élaboration des plannings de sortie des chevaux. Pour maintenir une brigade en forme, l’attribution des sites change quotidiennement. Cela permet d’équilibrer les temps de transports et les charges de travail des gardes équestres et des chevaux.

La brigade équestre constitue un maillon important dans la gestion, l’entretien et la sécurisation des espaces forestiers sur lesquels nous patrouillons. Grâce à des rapports quotidiens, nous partageons avec les agents et les techniciens de l’AEV rattachés aux sites concernés, les constats réalisés ; dépôts sauvages de déchets, arbre en travers d’un chemin, départs de feu, camping sauvage, circulation de motos… Ces alertes leur permettent d’intervenir plus rapidement sur le terrain et d’accueillir le public de manière optimale.

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3 questions à Louise Desmazières, chargée de mission agriculture

3 questions à Louise Desmazières, chargée de mission agriculture

Rien ne destinait Louise Desmazières, parisienne de naissance, à se passionner pour l’agriculture. Et pourtant. Aujourd’hui chargée de mission agriculture à l’AEV, elle surfe entre sorties sur le terrain et gestion administrative des projets. Son leitmotiv : préserver l’agriculture en Île-de-France. Ses convictions : renouveler les générations d’agriculteurs et soutenir les circuits courts et de proximité.

Louise Desmazières, chargée de mission agriculture à l’AEV – Crédit : AEV / C. Ciangura

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Je suis née et j’ai grandi à Paris. Je ne connaissais l’agriculture qu’au travers des paysages hors du commun. Rizières, cultures en terrasses… tout cela me fascinait.

Au lycée, je n’avais pas encore trouvé ma voie mais l’envie d’être utile était prégnante. Ma rencontre avec un membre de ma famille fût le déclic. Ancien agronome, il m’a partagé son expérience, puis j’ai sauté le pas. Mon bac en poche, j’ai étudié pendant deux ans en faculté de biologie où j’ai énormément appris sur le monde du vivant. Ces années universitaires m’ont permis de préparer les concours d’entrée aux écoles d’ingénieurs et d’intégrer par la suite Montpellier SupAgro.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Les sujets étudiés durant mes études d’ingénieur étaient techniques ; je me sentais éloignée du terrain. Trop à mon goût ! Accompagner concrètement des projets agricoles me tenait à cœur. Mais les offres d’emploi présentaient une part administrative importante. J’ai donc pris le statut d’autoentrepreneur pendant quelques mois, le temps d’affiner mes recherches tout en débutant une activité professionnelle auprès d’un bureau d’études.

Je suis tombée sur l’offre d’emploi de l’AEV, qui proposait à la fois du suivi de projets sur le terrain et leur gestion administrative. Le tout en Île-de-France.

Je connaissais le potentiel agricole de la région notamment avec les cultures céréalières ; mais je ne soupçonnais pas celui de la ceinture maraichère, ni l’importance de concilier espaces naturels, agricoles et forestiers ! Exploitations en zone péri-urbaine, renouvellement des  générations d’agriculteurs, étalement urbain… de nouveaux enjeux auxquels je souhaitais me confronter.

L’approche de l’AEV, conciliant gestion des forêts régionales, préservation des terres agricoles, aménagement d’espaces paysagers et préservation de la biodiversité, m’a aussi énormément attiré. Développer une telle transversalité au sein d’une même organisation est assez rare !

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Une partie de mon travail se passe sur le terrain. Je définis avec les techniciens de l’AEV les actions à mener sur une propriété régionale  agricole destinée à être louée à un exploitant, telles que l’identification des cultures les plus appropriées aux spécificités du site ou encore la réalisation des travaux d’aménagements.

J’échange régulièrement avec les élus locaux sur les projets agricoles soumis, je recueille leurs avis et je les conseille pour assurer la pérennité du projet.  

Je participe également à la réalisation des appels à candidatures qui permettront d’identifier les projets économiquement viables, en phase avec les spécificités des sites et les attentes locales. Pendant cette phase d’instruction, nous collaborons étroitement avec nos partenaires qui sont la Safer d’Île-de-France, la Chambre régionale d’agriculture d’Île-de-France et les Jeunes Agriculteurs d’Île-de-France.

Dans le cadre de ces appels à projets, j’organise des visites de terrain avec les candidats pour leur présenter le site. Une fois le porteur de projet sélectionné, je travaille avec la mission gestion de l’AEV pour élaborer les baux ruraux.

S’en suit un accompagnement des agriculteurs dans leur installation, notamment pour les démarches administratives et les éventuels aménagements à faire à leur arrivée.

Ce travail est très stimulant, car ces missions s’intègrent dans une approche globale, alliant les enjeux des autres missions de l’AEV (Environnement, Forêts, Paysage…), mais aussi les problématiques du territoire francilien. Un véritable challenge !

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3 questions à Odile Jannin, Technicienne en Aménagement Paysager et Espaces naturels

3 questions à Odile Jannin, Technicienne en Aménagement Paysager et Espaces naturels

Odile Jannin arpente terres agricoles, forêts et Réserves naturelles régionales depuis bientôt 10 ans. Elle connaît le terrain comme sa poche. Cette passionnée de théâtre s’évertue au quotidien à protéger et à aménager ces espaces pour améliorer le cadre de vie des Franciliens. Rencontre avec une experte, au service du public et des espaces naturels.

Odile Janin, Technicienne en Aménagement Paysager et Espaces naturels
Crédit : AEV / C. Ciangura

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Au départ, rien ne me destinait à travailler dans la protection de l’environnement. J’étais passionnée de théâtre et je n’avais qu’une idée en tête : en faire mon métier. Avant de tenter cette aventure, j’ai effectué un DEUG puis une licence de biologie à Angers, ma ville d’origine. Trois années d’études qui ont confirmé mon appétence pour les sciences du vivant !

Après un passage par les cours Florent à Paris, j’ai souhaité reprendre mes études pour finaliser mon cursus universitaire. La notion de « développement durable » faisait alors son entrée. À l’époque mère de famille, transmettre un environnement sain aux générations futures est alors devenu mon cheval de bataille.  

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

J’ai débuté ma carrière à l’Agence des espaces verts. Je n’avais aucune expérience professionnelle, hormis quelques stages effectués pendant mes études. L’AEV m’a fait totalement confiance. Épaulée par les autres agents du terrain et du siège, j’ai appris les ficelles du métier sur le tas. J’ai été séduite par l’énergie émanant de l’AEV, l’investissement de mes collègues mis au service du public et de la protection des espaces naturels. L’Agence des espaces verts est pour moi une structure unique, fédératrice et dynamique.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Forêts et Réserves naturelles régionales, espaces périurbains et agricoles… j’interviens au total sur 1 335 hectares d’espaces naturels franciliens, concentrés dans le sud de la région, principalement en Essonne. Et pas un jour ne se ressemble !

En alternant sorties terrain et travail de bureau, j’identifie et j’élabore, en étroite collaboration avec les agents du siège de l’AEV, les plans d’aménagement des différents projets, qu’ils soient forestiers, agricoles ou dédiés à la préservation de la biodiversité.

Pour mener à bien ces projets, il est essentiel de travailler avec les élus des communes concernées, les agriculteurs, les associations et les riverains !

Une fois ces projets lancés, j’effectue le suivi des chantiers d’aménagement, une mission que j’affectionne particulièrement. Installation de mobilier d’accueil, terrassement, voierie… je veille au bon déroulement des travaux et à leur réalisation dans les règles de l’art.

Dans le cadre de notre mission d’aide à l’installation d’agriculteurs, j’accompagne par ailleurs les futurs porteurs de projets dans la visite des parcelles agricoles qui pourront les accueillir.  

Prochainement, je m’attèlerai à une toute autre mission : l’évaluation de la reprise de la lande dans la Réserve naturelle régionale des Bruyères de Saint-Assise, lieu de villégiature pour plusieurs espèces remarquables. En somme, un métier riche grâce à la diversité des sites protégés et aménagés, mais aussi la diversité des projets et des interlocuteurs !