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Eco-pâturage : arrivée de 3 ânes en Forêt régionale de Saint-Vrain !

Eco-pâturage : arrivée de 3 ânes en Forêt régionale de Saint-Vrain !

Trois ânes gris viennent de s’installer en Forêt régionale de Saint-Vrain (91) ! Leur mission ? Pâturer. Jusqu’à la fin de l’été, vous pourrez les observer brouter l’herbe située sous les lignes électriques Haute Tension traversant la forêt. Le but ? Réaliser, en partenariat avec éleveur local, un entretien écologique du site en évitant le recours aux engins mécaniques et préserver ainsi la biodiversité du site.

! Attention ! Pour le plaisir de tous, les propriétaires de chiens sont invités à garder leurs animaux en laisse, afin d’éviter toute attaque ou stress des ânes.

Crédit photo : AEV / S. Nicolas

Un moyen écologique d’entretenir la végétation

La Forêt régionale de Saint-Vrain est traversée par des lignes électriques Haute Tension gérées par le Réseau de Transport de l’Electricité en France (RTE).

Sous ces ouvrages, RTE intervient régulièrement pour entretenir la végétation située sous ces lignes électriques et prévenir tout risque d’accident (endommagement des ouvrages, court-circuit, chutes des câbles, etc.).

Eleveur local – RTE – AEV : un partenariat qui a du sens

La plupart du temps, ce type d’’intervention consiste en un débroussaillage mécanique intensif, à l’aide d’un gyrobroyeur. Mais cette technique n’est pas sans conséquences sur la biodiversité du site : tassement et assèchement du sol, destruction de la faune et de la flore, etc.

Pour limiter cet impact, une alternative a pu être trouvée par l’AEV et RTE sur une parcelle située à l’ouest du massif, à proximité du Bois de la Boucherie, en partenariat avec un éleveur local. Il s’agit de l’éco-pâturage.

Dans le cadre d’une convention tripartite, RTE finance les travaux préalables (broyage des surfaces de pâturage et installation des clôtures) et l’AEV met à disposition de l’éleveur une parcelle de 7,2 hectares à des fins d’entretien par action de pâturage.

Un partenariat qui a du sens.

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Cet été, les animations nature de l’AEV reprennent du service !

Cet été, les animations nature de l’AEV reprennent du service !

Envie de passer une journée au vert ? Chaussez vos baskets ! L’Agence des espaces verts (AEV) de la Région d’Île-de-France est heureuse de vous annoncer la reprise de ses animations nature. L’amélioration du contexte sanitaire permet, pour notre plus grand bonheur et, nous l’espérons, le vôtre, de remettre au programme plusieurs dizaines de sorties nature, entièrement gratuites et organisées partout en Île-de-France !

Le but ? Vous faire découvrir le patrimoine naturel insoupçonné situé à deux pas de chez vous. Car l’Île-de-France a beau être la région la plus peuplée et la plus urbanisée de l’hexagone, elle n’en demeure pas moins une terre de nature, avec près des trois quarts de sa surface recouverts d’espaces naturels, dont certains joyaux qui regorgent de biodiversité !

Crédit : AEV / L’Agence Nature – F. Chenel

Grâce au concours de plus de 48 partenaires et autant d’animateurs passionnés, les curieux, les aventuriers, les experts ou les novices peuvent à nouveau assouvir leur soif de découverte. Pendant toutes les vacances d’été et même au-delà, une myriade de sorties nature vous est ainsi proposée. Balade naturaliste, jeu de pistes, fabrication de jouets naturels, projection en plein air, découverte de l’argile et de ses usages, promenade archéologique… Il y en a pour tous les âges et pour tous les goûts !

Comment ça marche déjà ?

Pour nous emboîter le pas, rien de plus simple. Ouvertes 30 jours avant le début de chaque animation nature, les inscriptions – obligatoires – se font sur le site internet https://www.aev-iledefrance.fr/animations-nature/ (Page « Animations nature »). Vous y trouverez également toutes les informations pratiques relatives à chaque sortie.

À savoir – L’AEV met tout en place pour respecter les consignes sanitaires édictées par le gouvernement :
– le respect des gestes barrières est obligatoire pendant les animations ;
– une jauge de 15 personnes par animation a par ailleurs été fixée.

Ces modalités pourront évoluer en fonction des annonces gouvernementales.

Bonus – Cet été, avec l’opération « Jardins Ouverts » les espaces naturels régionaux s’animent… pour vous !

L’AEV est heureuse d’accueillir, à partir du 10 juillet, plusieurs manifestations au cœur de ses espaces naturels régionaux. Découvrez le programme !

  • Samedi 10 juillet et dimanche 11 juillet, entre 10h et 18h
    Ouverture au public exceptionnelle des ateliers d’artistes V3M, situés au cœur de la Réserve naturelle régionale des Bruyères de Saint-Assise (77) – Détails et infos pratiques ICI
  • Dimanche 11 juillet à 10h30
    Balade poétique et botanique en Forêt régionale d’Ecouen (95) – Détails et infos pratiques ICI
  • Samedi 24 juillet entre 14h et 17h30 
    Art Land & Body Art – Réalisations éphémères et mise en scène de nos propres corps à l’espace naturel régional de la Butte Pinson – Détails et infos pratiques ICI
  • Jeudi 26 août, entre 10h et 17h30
    Ateliers sportifs (course d’orientation, cours de Pilate, etc.) en Forêt régionale d’Étréchy (91) – Manifestation organisée par la Communauté de communes Entre Juine et Renarde
  • Jusqu’au 29 août, tous les dimanches, de 10h à 12h et de 14h à 18h 
    Découverte du potager participatif de Champrosay et de son cadre enchanteur à l’Espace naturel régional de Bois Chardon (91) – Détails et infos pratiques ICI
  • Dimanche 5 septembre
    Festival organisé par le Comité des Fêtes de Pontcarré en Forêt régionale de Ferrières (77)
  • Dimanche 12  septembre
    10 km forestier de Roissy-en-Brie en Forêt régionale de Ferrières (77) – Manifestation organisée par l’Union Sportive de Roissy en Brie (Section Athlétisme) – Détails et Infos pratiques ICI
  • Dimanche 19 septembre – Départ à 9h
    Course de VTT à la Butte d’Orgemont (95) – Manifestation sportive organisée par Team Absolute VTT – Détails et Infos pratiques ICI
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L’exposition « Voyage dans les espaces naturels d’Île-de-France » pose ses valises dans l’Essonne

L’exposition « Voyage dans les espaces naturels d’Île-de-France » pose ses valises dans l’Essonne

Un tour du monde les pieds en Île-de-France, ça vous tente ? Rendez-vous à Morsang-sur-Orge, en Essonne, qui accueille,  durant tout l’été, l’exposition gratuite « Voyage dans les espaces naturels d’Île-de-France ». Du Japon jusqu’à la Guyane, en passant par les États-Unis, l’AEV vous invite au voyage avec 40 photographies qui révèlent la beauté surprenante des espaces naturels qu’abrite notre région.

Exposition « Voyages dans les espaces naturels d’Île-de-France » à Morsang-sur-Orge (91) – Crédit : C. Coutinho / Mairie de Morsang-sur-Orge

Une exposition itinérante

À travers cette exposition itinérante, l’AEV va une nouvelle fois à la rencontre des Franciliens, et plus particulièrement des Morsaintois, pour leur révéler toute la beauté de cette nature parfois oubliée mais pourtant située aux portes de chez eux.

Après, entre autres, le Parc floral de Vincennes, la Forêt régionale de Bondy, le tout nouveau Conseil régional d’Île-de-France à Saint-Ouen et l’Espace naturel régional de la Butte Pinson, c’est donc au tour de la commune de Morsang-sur-Orge d’accueillir cette exposition, dont le vernissage coïncidait avec l’inauguration officielle de la Maison de l’Environnement par Marianne Duranton, Maire de Morsang-sur-Orge et conseillère régionale, déléguée spéciale au Bio et aux Circuits courts.

Concrètement…

Les promeneurs pourront ainsi découvrir, au gré de leur balade, 40 panneaux répartis sur 2 sites incontournables de la commune :

  • le parc du Château, situé au niveau de la Place des 3 Martyrs ;
  • le parc Pablo Picasso, situé au 45 Allée des Pervenches.

Une exposition ludique et en plein air où chaque paysage d’ici a un goût d’ailleurs : les cerisiers de la Butte de Marsinval (78), chargés de fleurs blanches, nous transportent tout droit sur l’île d’Hokkaido. Le sol rougeoyant de la Forêt régionale de Verneuil (78) n’est pas sans rappeler la latérite des pistes de Guyane. L’allée des Lions de la Forêt régionale de Ferrières (77) fait soudain écho aux séquoias géants de la Sierra Nevada…

De quoi révéler aux yeux de tous que les paysages franciliens n’ont parfois rien à envier à ceux du bout du monde !

Bon voyage…

Découvrir l’exposition en ligne ICI

Informations pratiques

• Entrée libre, 7j/7, 24h/24
• Exposition durant tout l’été 2021

Coup de projecteur sur la Maison de l’Environnement de Morsang-sur-Orge

La nouvelle Maison de l’Environnement a pris place au cœur de l’Orangerie du Château.

Une nouvelle vie pour ce lieu emblématique de Morsang-sur-Orge. Construite au tout début des années 1900 et utilisée par les séminaristes, l’Orangerie du Château était devenue, au fil des ans, envahie par la végétation.

Après 5 années d’études et de travaux de réhabilitation, les lieux sont de nouveaux ouverts au public et accueillent la nouvelle Maison de l’Environnement. Cet espace de sensibilisation, d’information et d’éducation à la nature devient également une adresse pour les balades. Les allées des jardins sont redessinées et entraînent les curieux à la découverte de la fontaine et de son bassin, des ruches, de la bambouseraie ou encore des différents potagers. Des panneaux explicatifs sont installés afin de présenter les nombreuses variétés de végétaux. Les plus chanceux rencontreront peut-être les deux colverts qui ont élu domicile au cœur de cet écrin de verdure. Le rez-de-chaussée de l’Orangerie est également accessible et permettra aux visiteurs de profiter d’expositions ou encore de manifestations organisées par la Maison de l’Environnement.

Maison de l’Environnement : Tél. : 01 78 84 03 46 / Mail : maisenvir@ville-morsang.fr


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! INTEMPÉRIES ! Fermeture jusqu’à nouvel ordre de la Forêt régionale de Célie

! INTEMPÉRIES ! Fermeture jusqu’à nouvel ordre de la Forêt régionale de Célie

Les orages violents du week-end du 19 et 20 juin ont engendré d’importants dégâts sur le Bois Saint-Martin et la Forêt régionale de Célie. Plusieurs chutes d’arbres et de branches ont été constatées et d’autres sont à prévoir : le sol, gorgé d’eau, fragilise l’enracinement des arbres.

Par conséquent, pour la sécurité de tous et jusqu’à nouvel ordre :

  • la Forêt régionale de Célie est fermée au public,
  • les animations nature programmées sur le Bois Saint-Martin (déjà fermé au public) sont suspendues.

L’Agence des espaces verts (AEV) de la Région Île-de-France, aménageur et gestionnaire, mettra à profit cette période de fermeture pour réaliser les travaux de sécurisation nécessaires.

Merci pour votre compréhension et à bientôt dans nos espaces naturels régionaux !

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Festival Branche et Ciné : projection nocturne en Forêt régionale de Bondy

Festival Branche et Ciné : projection nocturne en Forêt régionale de Bondy

Du 18 juin au 17 juillet 2021, l’Office national des forêts (ONF) vous donne rendez-vous dans les forêts des Hauts-de-France, d’Île-de-France et de Normandie pour la 3ème édition du festival Branche & Ciné. La thématique 2021 ? L’Afrique, et la richesse de ses forêts.

Pour la première fois partenaire de cet événement, l’AEV vous donne rendez-vous le samedi 3 juillet 2021 en Forêt régionale de Bondy (Seine-Saint-Denis) pour une projection nocturne, gratuite et en plein air. Une occasion à ne pas manquer pour vivre une expérience unique au cœur de ce poumon vert.

C’est le documentaire animalier Chimpanzés de Disney Nature, tourné dans le parc forestier national de Taï en Côte d’Ivoire, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui vous invitera à un voyage  cinématographique. À travers Oscar, un jeune chimpanzé, vous découvrirez l’apprentissage de la vie au cœur de la forêt tropicale africaine et suivrez avec humour et émotion ses premiers pas dans ce monde.

Les nuits sont fraîches en forêt ! Pour apprécier pleinement ce moment d’évasion, pensez à vous munir de couvertures, de vêtements chauds et couvrants, d’une lampe torche, sans oublier l’anti-moustiques !

Informations pratiques

  • Entrée libre et gratuite
  • 200 transats disponibles
  • Projection du documentaire à 22h à la clairière de l’étoile des 6 routes
  • Stationnement : parking principal de la Forêt régionale de Bondy – 2, rue Jean Jaurès, 93470 Coubron puis suivre le fléchage
  • Documentaire Chimpanzés – Disney Nature – De Mark Linfield et Alastair Fothergill / États-Unis (2012)À partir de 7 ans
  • Durée : 1h18
  • Les chiens, même en laisse, ne sont pas admis durant les projections
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Visites découvertes du Bois Saint-Martin

Visites découvertes du Bois Saint-Martin

À vos bottes, prêts ? Partez ! Venez découvrir les richesses du Bois Saint-Martin en participant gratuitement aux visites guidées organisées chaque week-end à partir du 29 mai par l’AEV.

Crédit photo : AEV / L’Agence Nature – F.Chenel

Situé aux portes de Paris, sur les communes de Noisy-le-Grand, Villiers-sur-Marne et le Plessis-Trévise, ce nouveau poumon vert de 280 hectares a été acquis fin 2020 par l’Agence des espaces verts et la Région Île-de-France pour réduire la carence en espaces verts en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. Depuis, tous les efforts sont faits pour assurer sa mise en sécurité et concilier accueil du public et préservation de la biodiversité.

L’Agence des espaces verts donne rendez-vous à tous les Franciliens chaque week-end, pour leur offrir un premier aperçu de cet espace naturel d’exception d’ici son ouverture plus large au public. A ne manquer sous aucun prétexte !

Informations pratiques :

À savoir !  L’AEV met tout en place pour respecter les consignes sanitaires édictées par le gouvernement. C’est pourquoi les visites découvertes sont proposées, sur inscription préalable, par groupe de 9 personnes maximum. Ces modalités pourront évoluer en fonction des annonces gouvernementales.

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Le Marais de Stors prend des allures d’Ecosse !

Le Marais de Stors prend des allures d’Ecosse !

Elles arborent une jolie robe rousse, mesurent environ 1,30 m au garrot et sont assez peu bavardes… Qui ? Les vaches Highlands de M. Vallée ! Elles viennent d’arriver au Marais de Stors et ont bien prévu d’y prendre leurs quartiers d’été. En préservant la biodiversité tout en limitant la pollution sonore et chimique, ces nouvelles habitantes pour le moins originales permettent de mettre en œuvre une gestion durable et écologique du site.

Crédit photo : AEV / A.Lucas

Un concentré de nature

Situé à environ 30 km au nord de Paris, en bordure de la forêt de l’Isle-Adam et de l’Oise, le Marais de Stors est l’un des seuls bas-marais de la région. Sa superficie relativement réduite ne l’empêche pas d’être classé Réserve naturelle régionale, en raison de la variété exceptionnelle de sa faune et de sa flore. Il abrite près de 70 espèces d’oiseaux parmi lesquelles le Phragmite des joncs, la Rousserole effarvatte, le Bruant des roseaux ou encore le Râle d’eau, nichant toutes dans la roselière. La flore est également d’une incroyable diversité, avec environ 400 espèces végétales identifiées : sur les pelouses calcaires, on peut admirer le Lotier à gousses carrées qui forme de beaux tapis jaunes ou encore la Germandrée des montagnes, très sensible au piétinement. Plus bas, dans le vallon, on peut trouver la Samole de Valérand, rare plante à fleurs des milieux humides et ouverts, ainsi que, dans les boisements alluviaux, la Laîche de Maire et le Mouron délicat, cette dernière présentant un grand intérêt patrimonial.

Un mode de gestion durable et écologique

Pelouses calcicoles, bas-marais alcalin, roselières, ruisselets aux eaux pures, aulnaies marécageuses… C’est pour préserver la véritable mosaïque de milieux sensibles et remarquables offerte par le Marais de Stors que l’AEV s’est lancée dans une démarche de valorisation de cette zone humide par le pâturage. Sans entretien, ces espaces connaîtraient immanquablement un embroussaillement progressif, qui nuirait à leurs qualités paysagères et écologiques. Mais aux machines, l’AEV a préféré… des vaches ! Le pâturage, prévu par le plan de gestion de la Réserve, est particulièrement adapté à la fragilité des milieux. L’intervention de ruminants y est intéressante car ils favorisent le maintien d’habitats naturels devenus rares aujourd’hui. Les animaux ouvrent le milieu en broutant et en piétinant le sol, empêchant ainsi l’installation des ligneux. Un mode de gestion durable et écologique !

Une race rustique particulièrement adaptée

Venues des hautes terres d’Écosse, qui leur ont donné leur nom, les vaches Higlands sont plébiscitées par les gestionnaires d’espaces naturels pour leurs talents de débrousailleuse : elles sont habituées à se satisfaire de certaines espèces végétales peu appétantes (buissons, ronces, roseaux…) plutôt que de prairies bien grasses, qu’elles laissent volontiers à leurs consœurs moins rustiques. Cette race est bien adaptée aux milieux humides, caractéristiques du Marais de Stors, et résiste mieux aux maladies qui ont tendance à se déclarer chez les autres espèces (piétin, douve du foie…). Leur intérêt est également paysager et pédagogique. Ces jolies rouquines au tempérament paisible s’accommodent volontiers du passage de promeneurs respectueux. Mais bien plus qu’une attraction, ces étonnantes locataires redéfinissent l’identité du lieu en profondeur.

Bonne découverte !

Quelques consignes à respecter pour le bien-être des animaux :

  • ne pas pénétrer à l’intérieur des parcs
  • ne pas nourrir les animaux
  • tenir votre chien en laisse
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L’AEV relève le défi du télétravail généralisé

L’AEV relève le défi du télétravail généralisé

Très peu d’agents du secteur public avaient jusque-là sauté le pas : en mars 2018, on comptait 4,65 % d’agents en télétravail pour l’administration territoriale de l’État et en moyenne 3,5 % pour l’administration centrale[1], soit une pratique très limitée. Mais la crise sanitaire actuelle et les préconisations du gouvernement pour endiguer la propagation du virus ont entraîné une généralisation du travail à distance pour les activités qui le permettent.

Crédit photo : Pixabay

L’AEV, précurseur en la matière, n’a pas attendu la crise COVID-19 pour proposer à ses agents ce mode de travail. Soucieuse des équilibres vie professionnelle / vie personnelle et de l’intérêt de limiter certains temps de déplacements, elle a été l’un des tout premiers établissements publics à s’engager dans ce mode d’organisation, qui a été adopté par 25 % du personnel dès l’année de sa mise en place. L’amplification de cette pratique au sein de l’Agence a cependant requis des adaptations, aussi bien sur les volets techniques que managériaux.

Un suivi technique au quotidien pour assurer la continuité d’activité

La multiplication par quatre du nombre de télétravailleurs au sein de l’AEV en un temps très court a nécessité de doubler le nombre de serveurs pour répondre aux nouveaux besoins de connexions à distance. « Pour s’assurer que chaque agent puisse télétravailler dans des conditions optimales, il était indispensable de veiller quotidiennement au bon fonctionnement de solutions telles que Citrix, réunissant l’ensemble des applications et des données au sein d’un espace de travail sûr et unifié » indique Serge Salvi, opérant à l’époque en tant qu’administrateur réseaux au service Systèmes d’information. Sans oublier l’outil informatique permettant de prendre la main à distance sur les PC, qui s’est révélé d’une formidable efficacité pour porter assistance aux agents rencontrant un problème technique sur leurs appareils.

« L’autre sujet clé, pouvant paraître évident mais qui a constitué un vrai défi, a été de mettre des PC portables à disposition des agents uniquement équipés d’un ordinateur fixe », complète-t-il. Un défi en matière d’approvisionnement ! Le télétravail généralisé a par ailleurs nécessité la mise en place de signatures électroniques certifiées, permettant à la direction de viser les différents projets et de les sécuriser juridiquement.

Une fois ces équipements fonctionnels pour tous, l’autre priorité a été de proposer un outil de travail collaboratif. « Quelques jours après le début du premier confinement, un logiciel de visioconférence cohérent avec les outils bureautiques s’est imposé comme une évidence et a été déployé pour l’ensemble des agents en un temps record » se rappelle Serge Salvi. « Il a permis – et permet encore ! – d’optimiser les réunions et les points d’équipe grâce au partage de documents, tout en recréant un peu de convivialité ». La dématérialisation ne doit en effet pas empêcher les moments de rencontres et d’échanges, qui restent indispensables au bon fonctionnement du service.

Garder le lien

Le passage au télétravail à domicile, jusqu’à 5 jours par semaine pour certains métiers, a souligné l’importance des bonnes pratiques : posture adéquate, espace de travail dédié quand le logement le permet, pauses régulières, respect des horaires… Mais, au-delà de ces considérations, l’autre facteur clé de succès est bien sûr le maintien du lien social : « Conserver un rythme de travail journalier tout en gardant un lien avec son équipe à travers des échanges fréquents est fondamental. L’organisation de réunions téléphoniques ou en visioconférence avec les collègues, ou encore des points réguliers avec le chef de service diminue considérablement le risque d’isolement, et nécessite d’adapter sa technique de management, de conduite de réunions, et d’évaluation des objectifs fixés », commente Joël de Sousa, Responsable des Ressources humaines à l’AEV.

Avec le confinement, les postes encadrants ont ainsi développé des liens particuliers avec leurs équipes qui n’auraient sans doute pas vu le jour de cette manière en présentiel. « Cela peut passer par de simples échanges sur l’état de santé de chacun, un partage des éventuelles difficultés rencontrées avant de démarrer une réunion. En somme, une approche intégrant davantage le fait de prendre soin de l’autre », indique Joël de Sousa.

La communication interne s’est également renouvelée pour venir au chevet des personnes assignées à domicile. En période de confinement, des petits clins d’œil humoristiques, envoyés quotidiennement à l’ensemble des agents, visaient à maintenir le collectif de travail et à créer de la cohésion au sein des équipes.

Et après ?

L’enjeu est aujourd’hui de préparer au mieux les phases de retour à des modes de travail plus « normaux ». Au regard de l’expérience acquise et de la publication du décret du 5 mai 2020, l’AEV travaille à une actualisation du cadre du télétravail. « Les pratiques mises en place ont fait la preuve de leur robustesse, mais ont également soulevé des questions de la part des agents et de l’encadrement », ajoute Erwann Le Guern, Directeur des Ressources et des Moyens à l’AEV. « Nous développons collectivement une expérience très riche en matière de télétravail. C’est pourquoi nous avons lancé une démarche fondée sur le volontariat qui aura pour finalités de tirer les enseignements de la période écoulée (organisation du travail, évolution du lien au sein des équipes, adéquation des ressources disponibles…) et d’étudier la transposition du cadre réglementaire (charte du télétravail, processus interne de validation…), afin d’élaborer, ensemble, le futur cadre du télétravail au sein de l’Agence », conclut-il.

À travers cette initiative, l’AEV souhaite prendre en main un enjeu clé pour la qualité de vie au travail au cours des prochaines années.

[1] https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/publications/politiques_emploi_public/bilan-teletravail.pdf

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Forêt régionale de Bondy : bientôt classée forêt de protection ?

Forêt régionale de Bondy : bientôt classée forêt de protection ?

Les forêts de protection bénéficient d’un statut juridique et administratif spécial qui garantit la conservation de ces espaces. Jusqu’au 21 mai 2021 inclus, une enquête publique relative au projet de classement de la Forêt régionale de Bondy (Seine-Saint-Denis) en forêt de protection[1] a été ouverte. Le but ? Partager les observations des riverains et plus largement des Franciliens sur les enjeux de préservation de ce poumon vert emblématique qui attire chaque année près d’un million de visiteurs.

L’attribution de ce statut juridique à la Forêt régionale de Bondy, le plus protecteur du code forestier, constituerait une première pour l’AEV, dont les agents mènent depuis 40 ans une gestion exemplaire et durable des forêts régionales, au service de la conciliation des usages (sociaux, écologiques, économiques.). 

Forêt régionale de Bondy – Crédit : AEV / Hellio Van Ingen

Des brigands du Moyen-Âge aux visiteurs d’aujourd’hui

Avant d’être exploitée massivement au Moyen-Âge pour fournir Paris en matière première et en bois de chauffage, puis morcelée par la mise en culture, la Forêt régionale de Bondy couvrait tout l’est parisien, sur plus de 20 000 hectares ! Les 185 hectares de forêt gérés aujourd’hui par l’AEV sont un vestige de cette célèbre forêt, qui devait sa mauvaise réputation aux nombreux brigands qui la peuplaient. Ils recèlent de multiples richesses naturelles et constituent pour les riverains de Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Coubron mais aussi tous les Franciliens un espace de respiration essentiel, situé dans un secteur très urbanisé. Ils sont près d’un million à la fréquenter chaque année !

« Forêt de protection » : le plus haut statut juridique qu’une forêt peut espérer pour sa préservation

Le classement en forêt de protection constitue l’outil juridique le plus contraignant du code forestier pour la protection de ces espaces. Ce statut interdit tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation ou la protection des boisements (art. L. 412-2 code forestier)[2].

À ce jour, plus de 160 000 hectares sont concernés par ce statut, soit 1 % de la surface forestière métropolitaine[2]. Créé en 1922, il avait pour but initial de lutter contre l’érosion des sols en montagne, les effets des risques naturels (avalanches, glissements de terrain…) ainsi que l’envahissement des eaux et des sables en zone côtière. En 1976, année marquant également la création de l’AEV, il a été élargi aux forêts[3] dont le maintien s’impose aujourd’hui pour des raisons écologiques et/ou pour le bien-être de la population, notamment en zones  périurbaines.

Enquête publique jusqu’au 21 mai 2021 inclus : comment ça marche ?

Il s’agit d’une étape importante du projet visant à recueillir les observations du public.

L’enquête publique est ouverte à tous (sans restriction d’âge ou de nationalité). Le commissaire enquêteur recevra le public en présentiel aux lieux, dates et heures suivantes[4]:

  • Clichy-sous-Bois – 93390 (mairie) – Place du 11 novembre 1918 : jeudi 06 mai 2021, de 15h00 à 17h00
  • Coubron – 93470 (mairie) – 133 rue Jean Jaurès : mercredi 12 mai 2021, de 10h00 à 12h00
  • Montfermeil – 93370 (mairie) – 55 rue du lavoir : jeudi 20 mai 2021, de 14h00 à 17h00

Une permanence dématérialisée est également prévue le mardi 18 mai 2021 de 19h30 à 21h30

Consulter en ligne les éléments du dossier ICI

Plus d’informations sur la Forêt régionale de Bondy


[1] pour cause d’utilité publique au titre de l’article L.141-1 du code forestier par La Direction Régionale et Interdépartementale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt « D.R.I.A.A.F. » d’Île-de-France située au 18 avenue Carnot à CACHAN (94230).

[2] https://agriculture.gouv.fr/foret-bois

[3] par la loi sur la protection de la nature

[4] Enquêtes publiques