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« La tique et la chenille » ou la vertu de prudence

« La tique et la chenille » ou la vertu de prudence

Elles auraient pu être les figures d’une fable de Jean de La Fontaine dont la moralité aurait été de nous inciter à la prudence. L’une est la chenille, dite “processionnaire” ;  l’autre, la tique. Toutes deux sont des insectes qui ne se connaissent pas. Elles ont pourtant en commun d’être très nombreuses dans nos forêts et de présenter quelques désagréments, parfois même un risque pour la santé. Pas question pour autant qu’elles gâchent notre plaisir ! Prenez donc le temps de mieux connaître ces petites bêtes-là pour des balades sereines et averties.

Le réchauffement climatique pourrait expliquer en grande partie que la tique et la chenille processionnaire se propagent, du sud vers le nord, et atteignent des régions encore épargnées il y a quelques années. C’est le cas de l’Île-de-France et même de Paris intra-muros où, fait inédit, des observateurs se sont étonnés de trouver des chenilles dès 2015. L’une comme l’autre sont des espèces envahissantes, et très actives du printemps jusqu’à l’automne. Qui sont-elles exactement ?

Les chenilles processionnaires du chêne

À l’état de chenilles de mars à mi-juillet, les « processionnaires du chêne » forment le papillon de l’espèce Thaumetopoea processionea L. Ces insectes font pleinement partie de l’écosystème forestier en constituant notamment une ressource alimentaire importante pour les oiseaux, les mésanges et certains autres insectes. Cependant, en se multipliant comme les chenilles du pin, elles posent de véritables problèmes d’ordre sanitaire touchant les arbres, les hommes et les animaux. Leurs nids, composés de fils soyeux, se situent sur le tronc et peuvent atteindre plus d’un mètre de long. Après éclosion, les chenilles sont identifiables à leur façon de se déplacer les unes derrière les autres en grandes colonies. Elles se nourrissent de jour comme de nuit du feuillage de leur arbre hôte qu’elles affaiblissent.

Les chenilles sont redoutées de l’homme pour leurs poils urticants très allergènes et volatils qu’elles peuvent libérer dans l’air pouvant provoquer des démangeaisons, des atteintes oculaires ou des difficultés respiratoires. Ces soies urticantes sont disséminées par le vent pendant tout l’été. Les restes de nids, accrochés sur les grosses branches et les troncs, conservent leur potentiel d’urtication même pendant l’hiver.

Les bons réflexes :

  • Évitez d’approcher une colonie de chenilles ou leur nid.
  • Soyez particulièrement attentifs aux enfants et animaux de compagnie.
  • Dans un secteur forestier très impacté, équipez-vous de manches longues, d’un pantalon et de chaussures montantes.
  • Évitez les forêts infestées par forte chaleur et par grand vent

Comment «AGIIR» ?

Vous pouvez informer le gestionnaire de la forêt afin qu’il puisse prendre les mesures qui s’imposent pour lutter contre l’invasion. Pour contribuer à la recherche, il existe également une application simple d’utilisation : « Alerter et Gérer les Insectes Invasifs et/ou Ravageurs » (AGIIR) vous permet d’effectuer une reconnaissance et le signalement des insectes invasifs. Votre contribution à cette application de science participative et de biovigilance permet à la recherche de surveiller à grande échelle la propagation de ces insectes potentiellement à risques.

Pour plus d’informations : AGIIR, une « appli » de science participative

Tactique anti-tique

Les tiques, quant à elles, sont des acariens parasites des animaux, pouvant aussi mordre l’homme. Elles s’accrochent à la peau pour se nourrir de sang. Répandues partout en France, elles vivent dans les zones boisées et humides, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs forestiers ou urbains. Une morsure de tique n’est pas douloureuse, rassurez-vous ! Mais c’est précisément parce qu’elle est discrète qu’il est bon d’être vigilant. En effet, certaines tiques peuvent porter une bactérie responsable de la maladie de Lyme (Borréliose de Lyme). Une tique pouvant rester accrochée de 2 à 7 jours sans que l’on s’en aperçoive, la détecter et la retirer rapidement réduit le risque d’infection.

Les bons réflexes :

  • En pleine nature et en forêt, restez sur les chemins, évitez les broussailles, les fougères et les hautes herbes.
  • Portez de préférence des vêtements longs qui couvrent les bras et les jambes, un chapeau, et rentrez le bas du pantalon dans les chaussettes.
  • Appliquez sur vous un répulsif contre les tiques selon le mode d’emploi et munissez-vous d’un tire-tique (disponible en pharmacie).
  • De retour à la maison, inspectez votre corps (en particulier les aisselles, les plis du coude, derrière les genoux, le cuir chevelu, derrière les oreilles, et les régions génitales). N’hésitez pas à demander de l’aide à un proche pour examiner certaines parties du corps moins accessibles (dos, cheveux). Utilisez un miroir si vous êtes seul(e).
  • En cas de morsure, retirez la tique avec le tire-tique. Toute autre méthode est à proscrire (huile, alcool, éther…). Prenez note de la date et du lieu de la morsure et demandez conseil à votre médecin.
  • Surveillez la zone. Si une plaque rouge et ronde qui s’étend en cercle ou d’autres symptômes (symptômes grippaux, paralysie, etc.) apparaissent dans le mois qui suit la morsure, consultez sans tarder un médecin. Un traitement antibiotique pourra alors être prescrit.

Aidez la recherche, faites un signalement !

Après avoir décroché la tique, ne la jetez pas ! Vous pouvez faire avancer la recherche scientifique en signalant la morsure sur l’application «Signalement TIQUE» (sur l’Homme et sur l’animal).

Plus d’information: Signalement tique

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Christophe Maillet: nouveau directeur général de l’Agence des espaces verts

Christophe Maillet: nouveau directeur général de l’Agence des espaces verts

Anne Cabrit, Présidente de l’Agence des espaces verts (AEV) de la Région Île-de-France, annonce la nomination de Christophe Maillet en tant que directeur général de l’Agence. Il succède à Philippe Helleisen qui a occupé ce poste ces six dernières années avant de rejoindre l’Association générale des producteurs de blé (AGPB).

Christophe Maillet accompagnera Anne Cabrit, réélue Présidente de l’Agence des espaces verts en septembre 2021, dans l’élaboration et la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route stratégique de l’Agence. Ensemble, ils souhaitent notamment concentrer leurs efforts pour consolider les relations avec l’ensemble des acteurs des espaces naturels d’Île-de-France et contribuer aux équilibres ville/nature pour faire de notre région un territoire plus vert et plus respirable.

« L’Agence des espaces verts est un outil essentiel de la politique de la Région Île-de-France en matière d’environnement et de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers. Le foncier est le préalable à toutes les actions de l’Agence : accueil du public, préservation de la biodiversité, maintien d’une agriculture périurbaine, gestion forestière durable… et je suis ravi de pouvoir mettre mon expérience au service de l’Agence pour améliorer le cadre de vie des 12 millions de Franciliens  »
Christophe Maillet

Christophe Maillet, directeur général de l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France

De formation urbaniste avec une spécialisation en développement agricole, Christophe Maillet a débuté sa carrière en 2003 au sein de la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) d’Auvergne, en tant que conseiller foncier puis ingénieur d’études. Après un détour par le Conseil régional d’Auvergne, il a rejoint la Safer de l’Île-de-France en 2007, comme Chef de service Prospective et Aménagement Territorial, puis Directeur adjoint en charge de l’Action foncière. Ce diplômé de Polytech’Tours et de l’INPG-IEDES a occupé par la suite le poste de Responsable de la valorisation des terres du Grand Paris Express à la Société du Grand Paris. Christophe Maillet était, depuis 2020, Directeur des études à la Fédération Nationale des Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (FNSafer).

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Événement Nature Paysage

Voyage en images dans les paysages d’Île-de-France

Voyage en images dans les paysages d’Île-de-France

Envie de découvrir des paysages d’Île-de-France qui évoquent ceux du bout du monde ? L’Agence des Espaces Verts de la Région Île-de-France fait circuler sur tout le territoire une exposition voyageuse de 35 grandes photographies des paysages naturels qui nous entourent. Après bien des escales comme au Parc floral de Vincennes, dans la Forêt régionale de Bondy ou devant la Maison de l’environnement de Morsang-sur-Orge, l’exposition itinérante pose ses valises à Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne jusqu’au 30 mars.

Intitulée Voyages dans les espaces naturels d’Île-de-France, elle a pour objectif de révéler la diversité et la beauté du paysage francilien, mais aussi de démontrer comment nos paysages les plus proches peuvent ressembler parfois aux plus lointains aux quatre coins du monde. 

On peut le dire, ces clichés n’ont rien à envier à ceux du bout du monde ! 

À travers ses réserves naturelles régionales ou encore ses espaces agricoles et forestiers, les photographies vous invitent à voyager et à laisser parler votre imagination. Et si toutefois, cette exposition vous inspire des échappées du week-end dans les plus beaux espaces naturels préservés d’Île-de-France, l’Agence des espaces vert vous guide : https://www.aev-iledefrance.fr/tous-nos-espaces-naturels-regionaux/

Bon voyage !

Infos pratiques

  • L’exposition s’offre à vous sur les grilles de l’Hôpital Émile-Roux
  • le long de l’avenue de Verdun à Limeil-Brévannes
  • du 1er février au 30 mars 2022.
  • Accès libre, 7j/7, 24h/24
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Biodiversité Nature

Des Œdicnèmes criards équipés de balises GPS

Des Œdicnèmes criards équipés de balises GPS

La France accueille 21% des effectifs européens d’œdicnème criard. L’espèce étant en déclin, un projet national collaboratif, auquel participe l’Agence des espaces verts, vise à initier une campagne de suivi à grande échelle. Pour ce faire, certains oiseaux embarquent sur leur dos de petites balises GPS. Les précieuses données obtenues sont encore à l’étude mais les premières observations sont déjà surprenantes.

Pourquoi suivre l’œdicnème criard ?

L’œdicnème criard est un oiseau migrateur nichant partout en Europe et jusqu’en Asie centrale. C’est un oiseau nocturne, très discret en journée, et donc peu observé et mal connu. Il occupe néanmoins nos espaces agricoles, et comme tous les oiseaux des plaines cultivées, sa population décline fortement. Si la baisse des ressources alimentaires et la réduction de ses habitats peuvent expliquer en partie ce phénomène, nous devons reconnaître ne pas tout savoir. D’un réel intérêt scientifique, le suivi à long-terme de l’espèce profitera autant à préserver l’espèce qu’à valoriser le patrimoine environnemental sur lequel opèrent au quotidien tous les acteurs des espaces naturels.

L’intérêt du GPS

Les oiseaux sont équipés d’un GPS de type « sac à dos » pesant moins de 3% de leur  poids. Cet outil permet de nombreuses mesures telles que les déplacements de l’oiseau, sa vitesse, l’orientation de son corps, son accélération, etc.

Plus concrètement, les mesures GPS permettent d’étudier précisément :

  • Les migrations (dates, trajets, performances, distances parcourues, vitesse).
  • L’occupation des espaces (territoires de reproduction, de repos en journée, d’alimentation, de rassemblements et d’hivernage)
  • La reproduction
  • La détection d’activité et la mortalité
  • Le comportement de l’animal et son rythme au quotidien

De l’Île-de-France au Maroc

A35 est une femelle. Elle est le premier oiseau équipé en 2020 d’un GPS sur le dos. Sa migration est donc mesurée avec précision. Le 7 octobre 2020, elle quitte l’Île-de-France pour un long voyage vers le sud. Elle ne vole que de nuit et trouve à franchir les Pyrénées à 2 500 m d’altitude. Sa vitesse de pointe est mesurée à 124 km/h. En 5 jours et après 2 000 kilomètres parcourus, elle trouve au Maroc son lieu de résidence hivernal qu’elle occupe quatre mois et demi durant. Au printemps suivant, elle remonte selon une trajectoire sensiblement différente mais retrouve très exactement son lieu de nidification initial. Des données extrêmement précises, qui permettent de mieux comprendre  le maillage entre les  différents territoires de l’oiseau,  connectés entre eux (territoires prénuptial, de reproduction , postnuptial, d’hivernage, de regroupement, de nidification, de repos diurne et d’alimentation nocturne).

Une étude au long court pour l’avenir de l’espèce

Un couple d’Œdicnème pourrait-il se maintenir si un seul maillon de son espace vital venait à manquer ? Dans l’intérêt de l’espèce, et pour que l’aménagement du territoire et les pratiques agricoles puissent affiner leur rôle à l’égard de la biodiversité, le Programme se poursuit. Aujourd’hui, treize oiseaux sont bagués et dix sont équipés d’un GPS (en priorité les couples). Cinq émetteurs supplémentaires seront posés en 2022 pour prolonger l’étude et approfondir la connaissance de cette espèce menacée. A35, quant à elle, se prélasse encore  au Maroc. Elle devrait remonter vers l’Île-de-France d’ici deux à trois semaines. A suivre sur les réseaux sociaux !

Pour en savoir plus :
Le programme National de suivi de l’Oedicnème criard Burhinus oedicnemus : https://www.oedicneme-criard.ovh/

Étude initiée par Gérard BAUDOIN et Sophie COSTE-DURIEUX
Avec le centre d’études biologiques de Chizé, l’ Association pour la sauvegarde de l’environnement d’ Épône, Natura 2000, l’Agence des espaces verts, Le Muséum d’histoire naturelle.

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Événement Nature

Nos forêts font leur cinéma !

Nos forêts font leur cinéma !

Alors que l’Agence des espaces verts sort tout juste des rencontres professionnelles du Paris Images Production Forum 2022, la rédaction du média Enlarge your Paris a imaginé les films remarquables de l’histoire du cinéma qui auraient pu être tournés dans le cadre de nos espaces naturels régionaux.

Un véritable casting de nos forêts pour amoureux du 7e art et une occasion de les regarder autrement.

Bravo et merci à Enlarge your Paris pour ce regard très inspiré sur la photogénie de nos espaces naturels. Nous vous souhaitons une très bonne lecture. Puisse-t-elle vous donner l’envie de programmer une balade et un bon film au coin du feu.

Lire l’article complet : Un casting de forêts pour amoureux du 7e art

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L’Agence des espaces verts, actrice reconnue du secteur audiovisuel

L’Agence des espaces verts, actrice reconnue du secteur audiovisuel

Certains décors de cinéma semblent plus vrais que nature. Clips, films, documentaires ou encore spots publicitaires, beaucoup de productions audiovisuelles utilisent la nature pour décor… Mais nul besoin d’aller bien loin. Les décors naturels d’Île-de-France sont pittoresques et l’Agence des espaces verts (AEV) ne manque pas de le rappeler. Les 20 et 21 janvier, à l’occasion de l’édition 2022 du Paris images Production Forum au Parc Floral, l’AEV présentait à tous les professionnels du secteur les écrins de leurs futurs tournages, situés à deux pas de la capitale.

L’Agence des espaces verts, qui acquiert, aménage, gère et protège 15 000 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers pour le compte de la Région Île-de-France, met à la disposition de tous les professionnels du secteur de l’audiovisuel des sites naturels franciliens d’exception. Forêts, coteaux, mares, étangs… L’AEV a ainsi permis, depuis 2011, la réalisation de plus de 70 films, documentaires, clips ou spots publicitaires.

L’AEV contribue ainsi au dynamisme de la filière audiovisuelle et cinématographique francilienne, représentant 19 000 emplois permanents et 113 000 emplois intermittents.

Plus d’informations : https://www.parisimages-productionforum.com/fr

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Forêts régionales : les réflexes à adopter cet été !

Forêts régionales : les réflexes à adopter cet été !

L’été est une période propice pour profiter pleinement des espaces de verdure, souvent pris d’assaut pour retrouver un peu de fraicheur et pratiquer des activités de plein air. Les 40 forêts régionales, acquises et gérées par l’AEV sont ouvertes au public tous les jours. Elles voient elles aussi leur fréquentation considérablement augmenter durant cette période. Pour profiter pleinement de ces espaces de quiétude et de loisirs, l’Agence des espaces verts partage ici les informations pratiques et les bons réflexes à adopter l’été au sein de ses 10 000 hectares de forêts.

Forêt régionale d’Ecouen
Crédit : AEV / L’Agence Nature -F. Chenel

Pas de quoi s’ennuyer en forêt !

Représentant près de 25% de la surface de l’Île-de-France, les forêts sont de véritables écrins de verdure qui regorgent d’activités, surtout aux beaux jours.

Au quotidien, les aménagements réalisés par l’AEV dans les forêts régionales permettent aux promeneurs et aux sportifs de découvrir et mieux connaître les richesses de la forêt. Mais l’AEV ne s’arrête pas là.

En partenariat avec de nombreuses associations franciliennes, l’Agence des espaces verts propose chaque weekend des animations nature gratuites dans toute la région. Et il y en a pour tous les goûts ! L’objectif ? Faire découvrir la richesse du patrimoine naturel francilien situé à deux pas de chez soi.

Réalisée en partenariat avec l’ONF, le Département de la Seine-et-Marne et le Département des Yvelines, l’application mobile Balade Branchée propose gratuitement plus de 70 balades guidées et commentées pour découvrir la nature francilienne. Cette application propose contenus audio, photo ou vidéo se lançant automatiquement à proximité des éléments naturels remarquables. N’hésitez pas à télécharger cette application.

Les bons réflexes à adopter en forêt pour le bien-être et la sécurité de tous

Une cohabitation sereine entre promeneurs, sportifs, faune et flore est possible grâce à quelques réflexes simples à adopter. 

  • Pas de barbecue en dehors des espaces spécialement prévus pour cet usage

Beaux jours et barbecue font généralement bon ménage, mais pas n’importe où. En forêt, il est interdit d’allumer un feu à moins de 200 mètres d’un espace boisé[1].

  • Ne jetons pas nos déchets en forêt

La forêt est un lieu idéal pour les nique-pique. Lors du départ, repartons avec tous nos déchets, qu’il s’agisse d’emballages ou d’éventuels restes de nourriture. Les laisser peut avoir des conséquences néfastes sur l’équilibre de la forêt. Prenons l’exemple des bouteilles de plastique qui mettent de 10 à 100 ans à retourner à l’état de matière végétale.

De manière générale, les dépôts sauvages sont interdits en forêt : gravats, déchets ménagers, électroménagers, déchets verts… tous polluent les eaux et les sols. Ils sont dangereux pour la faune, la flore et parfois pour l’Homme. Certains contiennent des matériaux nocifs ; d’autres favorisent les plantes invasives telles que la Renouée du Japon, le Laurier cerise ou encore le Buddleïa.

  • Balade avec son chien : prenons certaines précautions

Pour des questions de sécurité, les chiens doivent être sous la surveillance effective de leurs maîtres et situés à moins de 100 mètres d’eux.

Selon la loi, les « chiens de garde et de défense » doivent être muselés et tenus en laisse par une personne majeure. Quant aux chiens classés « chiens d’attaque », leur accès est interdit dans toutes les forêts. Laisser son chien non muselé et/ou non tenu en laisse, ou promener un chien d’attaque en forêt, peut notamment exposer son maître au paiement d’une amende forfaitaire de 150 €[2].

  • Pratiquons les sports motorisés ailleurs qu’en forêt

Très en vogue, la pratique de sports motorisés (quads, motos, mini-motos…) est pourtant interdite en forêt : source de dangers et de nuisances pour les autres usagers, elle dégrade également les espaces naturels. Cette pratique est donc soumise à une réglementation très stricte au sein de ces espaces : les contrevenants s’exposent notamment à des amendes de 1 500 € avec possibilité d’immobilisation du véhicule pour 6 mois.

De plus, la circulation des engins de loisirs motorisés dérange fortement la faune et génère une pollution et des dommages écologiques importants.

Pour trouver un terrain homologué pour la pratique des engins motorisés à des fins de loisirs, contacter la Ligue motocycliste d’Île-de-France, rubrique « Sites de pratiques » : http://www.liguemoto-idf.org/2.5B/index.php

  • Laissons le bois mort, à la fois habitat et garde-manger !

En formant de véritables niches écologiques, les arbres morts, encore debout ou couchés, continuent à jouer un rôle essentiel pour la biodiversité. Leur fonction d’alimentation et d’habitation pour la faune et la flore en font des chaînons majeurs des écosystèmes forestiers.

Vérité souvent méconnue, ils hébergent près d’un quart de la biodiversité de la forêt. Le bois mort est en effet indispensable à la vie de nombreux insectes, gastéropodes, champignons, oiseaux, mousses ou encore mammifères.

C’est pour ces raisons que l’AEV laisse volontairement, dans toutes les forêts régionales dont elle assure la gestion, du bois mort lorsqu’il est éloigné des zones d’accueil du public.


[1]Article L131-1 du code forestier

[2] Article R.215-2 et L.211-14 du code rural et de la pêche maritime et article 131-13 du code pénal