Catégories
Aménagements Biodiversité Forêt Nature

La Région Île-de-France crée ÎLE-DE-FRANCE NATURE

La Région Île-de-France crée ÎLE-DE-FRANCE NATURE

Depuis 2016, la Région Île-de-France est pleinement engagée dans la lutte contre le changement climatique. Il y a un mois, la Région présentait son « Plan d’adaptation au changement climatique » (PRACC) pour préparer le territoire francilien aux évolutions tendancielles du climat et le protéger des aléas climatiques extrêmes. Un aspect essentiel de cette adaptation passe par une forte stratégie de renaturation du territoire. La création d’Île‑de‑France Nature concrétise cette stratégie et ses objectifs. Île-de-France Nature reprend donc – et de façon renforcée et élargie – toutes les prérogatives de l’Agence des espaces verts (AEV). Ainsi, elle poursuivra le travail mené historiquement par l’AEV dont la mise en œuvre du Plan vert, un outil au cœur des enjeux de renaturation. Afin de commencer le travail opérationnel et faire émerger les projets rapidement, Île-de-France Nature lance dans la foulée de sa création un appel à manifestation d’intérêt.

Le Bois Saint-Martin© Jean-Louis Aubert 2022

ÎLE-DE-FRANCE NATURE, un outil au service de la renaturation

Les impacts du changement climatique sont déjà visibles sur le territoire francilien : problématiques sur la santé des populations lors de chaleurs extrêmes, perturbation du cycle de l’eau avec des évènements plus fréquents et plus intenses de sécheresse et d’inondations, fragilisation des espaces naturels et de la biodiversité, en particulier des forêts…

Les enjeux de renaturation sont au cœur de ces actions :

  • Protéger et requalifier 1 000 ha de friches urbaines d’ici 2025 et le double à l’horizon 2030,
  • Gérer les eaux pluviales à la source et désimperméabiliser 5 000 ha d’ici 2030,
  • Résorber 35 points noirs prioritaires de la trame verte identifiée à l’échelle régionale,
  • Accompagner la plantation et le maintien de 2 millions d’arbres à l’horizon 2030 sur le territoire francilien grâce aux dispositifs régionaux,
  • Soutenir les solutions fondées sur la nature pour lutter contre les îlots de chaleur,
  • Créer un fonds francilien de 1 million d’euros pour soutenir l’adaptation des forêts au changement climatique et leur repeuplement.

L’Agence des espaces verts (AEV) devient ÎLE-DE-FRANCE NATURE

Île-de-France Nature est donc une agence aux moyens renforcés pour agir sur son nouveau périmètre au service de la préservation du patrimoine naturel et du cadre de vie des Franciliens. Cette nouvelle agence doit ainsi devenir l’acteur incontournable des questions de nature à l’échelle de l’Île‑de‑France et pour l’accompagnement des collectivités locales sur l’ingénierie et la réalisation de projets de valorisation d’espaces verts, agricoles naturels et forestiers. Elle travaillera en amont, main dans la main avec l’Agence régionale de la biodiversité (ARB) et l’Institut Paris Region et les services de la Région pour aller au contact des maires, les sensibiliser au potentiel de leur territoire en matière de renaturation et les aider à concevoir et réaliser leurs projets. Pour ce faire, la Commission permanente du 10 novembre 2022 lui a attribué une dotation exceptionnelle de 10 M€ pour accompagner les villes. Dans le cadre du projet européen « Regreen », l’Agence régionale de la biodiversité a établi une carte des zones à enjeu c’est-à-dire carencées en espaces verts, stratégiques pour les continuités écologiques ou encore sujettes au phénomène des îlots de chaleur.

ÎLE-DE-FRANCE NATURE, un outil au service des communes

Grâce à ses moyens renforcés, elle aura la capacité d’aller au contact des maires pour valoriser les potentiels de leur territoire et les aider à structurer leurs projets. Île-de-France Nature leur proposera un accompagnement afin de planifier toutes les étapes nécessaires pour mener à bien leurs projets :

  • Diagnostics et études techniques préalables,
  • Étapes réglementaires,
  • Concertation et communication,
  • Maîtrise d’œuvre de conception,
  • Travaux et gestions de l’aménagement, etc.

Un appel à manifestation d’intérêt

Sans tarder, Île-de-France Nature lance un appel à manifestation d’intérêt permettant aux communes retenues de bénéficier d’un financement de leurs études pré‑opérationnelles et du soutien régional à la réalisation de leurs projets. Il s’agit donc d’identifier dès maintenant les projets prêts à émerger et commencer directement le travail de conception des aménagements à réaliser.
Île-de-France Nature répond à une forte attente des acteurs et des collectivités au regard d’une meilleure coordination des décideurs publics. Longtemps relégué à une ornementation dans les espaces urbains, il est nécessaire de réapprendre à voir dans le vivant, qu’il soit végétal ou animal, un aspect essentiel de la politique de la ville. C’est là tout le cœur de la stratégie de renaturation de la Région Île‑de‑France qui sera mise en œuvre par Île-de-France Nature.

Téléchargez l’appel à manifestation d’intérêt : « Retour de la Nature en Ville »

Catégories
Aménagements Biodiversité Forêt Nature Paysage

Découvrir l’Espace naturel régional du Moulin des Marais

Découvrir l’Espace naturel régional du Moulin des Marais

Dans le cadre d’un ambitieux projet de valorisation patrimoniale et d’accueil du public, l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France a aménagé le Bois Nord de l’espace naturel régional du Moulin des Marais. L’objectif ? Permettre l’accès du public à la pépite verte de Mitry-Mory et renforcer le lien et les connexions de cet espace de nature avec la ville et les quartiers résidentiels à proximité. Inaugurés en septembre 2022, ces aménagements sont la première séquence d’un plus vaste projet visant à établir de nouvelles liaisons avec les espaces naturels environnants et ainsi créer des continuités à l’échelle régionale.

Le canal de l’Ourcq © Jean-Louis Aubert 2022

Bienvenue au Moulin des Marais

L’Espace naturel sensible du Moulin des Marais est l’ultime vestige de l’un des plus vastes marécages d’Île-de-France au XVIIIe siècle. Situé au fond du vallon de la Reneuse d’où coule un petit affluent de la Beuvronne, près de la Marne, il est sillonné par le rû des Cerceaux. Au XIXe siècle, la construction du canal de l’Ourcq, qui traverse le site, en transforme profondément le fonctionnement.

Reconnu pour la richesse de ses milieux, abritant de fait une belle diversité d’espèces animales, le Moulin des Marais présente un potentiel biologique important en symbiose avec la présence de l’eau. Il joue un rôle de refuge pour les espèces des milieux humides et des milieux boisés dans un contexte urbain et agricole.

Le périmètre régional d’intervention foncière du Moulin des Marais

Sur cet espace de 280 hectares, classé Espace naturel régional sensible (ENS), l’Agence des espaces verts agit depuis 1992 pour restaurer et valoriser les différents milieux humides, améliorer l’accessibilité du site et établir de nouvelles liaisons avec les espaces naturels environnants.

Traversé par la voie ferrée de la ligne TGV, le site a pour singularité d’être séparé en deux entités distinctes.

  • Au Nord, des boisements typiques des milieux humides, en partie acquis.
  • Au Sud, le long de la berge Nord du canal de l’Ourcq, une ancienne tourbière, en partie plantée de peupliers, fait l’objet d’études et d’interventions ponctuelles qui visent à restaurer le milieu naturel d’origine.
Les premières séquences d’aménagement

Le bois Nord, porte du boisement vers Mitry-Mory

Les aménagements au Nord ont permis l’ouverture au public d’un bois de 3,5 hectares et de renforcer ainsi le lien avec la ville en créant une entrée principale ouverte sur Mitry-Mory et en créant des chemins transversaux permettant de connecter l’espace naturel au tissu urbain avoisinant. Un nouveau portail marque le seuil du bois et une allée centrale est créée pour faire revivre l’axe historique qui servait autrefois d’accès. Le promeneur peut ainsi découvrir, à l’ombre des aubépines, le mystérieux «menhir» et profiter de ce site surprenant, avec ses affleurements d’eau et ses anciens alignements d’arbres.

Les aménagements du Bois Nord

Un espace naturel sensible

L’espace naturel du Moulin des Marais est composé d’un ensemble de milieux enclavés dans des secteurs urbanisés ou agricoles. Le caractère humide de ces espaces en font la richesse mais aussi la vulnérabilité. La pollution des nappes et des rivières est sa principale fragilité. Le site exige aussi de rester vigilant sur son évolution naturelle vers un nombre réduit de végétations diversifiées, les dégradations d’origine anthropique (telles les plantations de peupliers), les effets de l’urbanisation et des infrastructures de transport. Face à ces perturbations, l’Agence des espaces verts œuvre à une stratégie de gestion active tenant compte de tous les enjeux écologiques du site.

Enfin, le réchauffement climatique agit aussi directement sur l’évolution des milieux et des peuplements forestiers. Les arbres, plus vulnérables, subissent les maladies. D’une année sur l’autre, la chalarose du frêne entraîne des interventions d’abattage et de mise en sécurité et par conséquent une modification du peuplement. Pour répondre à ce dépérissement et pour assurer un bon renouvellement des espaces forestiers, l’Agence des espaces verts œuvre, par des mesures compensatoires, à l’enrichissement des parcelles touchées.

L’Arc Boisé Marne Nord

L’Agence des espaces verts travaille à la création de grandes liaisons au niveau régional pour mettre différents espaces naturels en relation. Elle souhaite développer la mise en réseau du site du Moulin des Marais avec le canal de l’Ourcq, la Forêt régionale de Claye-Souilly et la Promenade de la Dhuis afin de faciliter les déplacements doux entre ces sites. Cette ambition implique d’utiliser au mieux le réseau existant, de tenir compte des infrastructures qui fragmentent ces espaces, de permettre le franchissement de celles-ci et et d’envisager à long terme de nouveaux ouvrages. À l’échelle régionale, ces perspectives ouvrent de nouvelles possibilités pour développer des chemins de grandes randonnées dits de gare à gare.

L’Arc boisé Marne Nord

Pour approfondir le sujet : feuilletez la plaquette «Grand projet»

 

Catégories
Forêt

Tous en forêt : les forestiers vous rencontrent !

Tous en forêt : les forestiers vous rencontrent !

Réchauffement climatique, protection de la biodiversité, coupes d’arbres, conciliation des usages… Face à ces questions très actuelles qui se posent sur les forêts, leur avenir et leur gestion, les forestiers sont sur le terrain et vous ont donné rendez-vous dans de nombreuses forêts franciliennes le mercredi 28 septembre après-midi ! Une opération originale de rencontre avec le public, initiée par l’Office National des Forêts en 2021, et qui connaît un véritable succès.

Une préoccupation environnementale grandissante

Après les événements qui ont durement touché les massifs forestiers cet été, les Français placent les forêts et plus généralement l’impact du changement climatique parmi leurs principales préoccupations. Inquiets pour l’avenir de ces espaces naturels, ils prennent conscience de l’importance de les gérer et les entretenir mais ne comprennent pas toujours certaines interventions, telles les coupes de bois.  

Au cours d’une visite commentée, les équipes de l’Agence des espaces verts auront à cœur de vous faire découvrir quelques-unes des 40 forêts régionales qu’elles gèrent au quotidien pour le compte de la Région Île-de-France et répondront à toutes vos questions. Protection contre les feux de forêt, conséquences du réchauffement climatique, lutte contre les phénomènes de dépérissement et préservation de la biodiversité seront sans doute aussi au menu des discussions.

Nous vous donnons rendez-vous pour la prochaine édition !

Les forêts régionales au rendez-vous de l’édition 2022

Dans le sud francilien

Forêt régionale de Saint-Eutrope ESSONNE (91)
Surface totale : 234 hectares
Rendez-vous : Parking de la Forêt régionale de Saint Eutrope – Rue des petits champs 91700 Fleury-mérogis
Gare la plus proche : RER D Orangis –  Bois de l’Epine

Forêt régionale de Grosbois VAL-DE-MARNE (94), ESSONNE (91)
Surface totale : 611 ha
Rendez-vous : Parking de la Forêt régionale de Grosbois – 146 Rue de Marolles, 94470 Boissy-Saint-Léger 
Gare la plus proche : RER A Boissy Saint Léger 

Forêt régionale de Bréviande SEINE-ET-MARNE (77) ET ESSONNE (91)
Surface totale : 3 640 hectares
Rendez-vous : Forêt régionale de Bréviande (à proximité de la Maison forestière de Bréviande) – Route départementale D346 77240 Vert-Saint-Denis
Gare la plus proche : rer D – Cesson

Forêt régionale d’Étréchy ESSONNE (91)
Surface totale : 158 hectares
Rendez-vous : Parking de la forêt d’Etrechy, accès par la N20 (sortie Fontaineliveau Le Coudray) Rue de Fontaineliveau, 91580 Étréchy
Gare la plus proche : RER Etréchy et RER Etampes

Dans le nord-est francilien

Forêt régionale de Bondy SEINE-SAINT-DENIS (93)
Surface totale : 185 hectares
Rendez-vous : 2 rue Jean Jaurès 93470 Coubron
Gare la plus proche : RER E, Le Raincy-Villemomble

Forêt régionale des Vallières SEINE-ET-MARNE (77)
Surface totale : 865 hectares
Rendez-vous : Parking des Combeaux – 226 rue de claye 77400 Thorigny-sur-Marne
Gare la plus proche : Gare de Thorigny/Lagny

Forêt régionale de Montgé SEINE-ET-MARNE (77)
Surface totale : 960 hectares
Rendez-vous : Parking à proximité du centre équestre – Route du Château de Saint-Thibault 77230 Montgé-en-Goële
Gare la plus proche : Gare de Dammartin-Juilly-St Mard (ligne K)

Forêt régionale de la Vallée de la Marne SEINE-ET-MARNE (77)
Surface totale : 967 hectares
Rendez-vous : Parking au bout de la rue Pierre Mendès France, 77177 Brou-sur-Chantereine
Gare la plus proche : Gare de Vaires / Torcy ; Ligne P

Forêt régionale de Ferrières SEINE-ET-MARNE (77)
Surface totale : 3 157 hectares
Rendez-vous : Parking de Piscop (D471 entre Pontcarré et la Francilienne), accès par la D471 77135 Pontcarré
Gare la plus proche : Bussy St Georges, RER A

Forêt régionale du Maubué – Bois Saint-Martin SEINE-ET-MARNE (77), SEINE-SAINT-DENIS (93) ET VAL-DE-MARNE (94)
Surface totale : 634 hectares
Rendez-vous : Devant le portail du Bois Saint Martin, à proximité de la gare RER Les Yvris, en face du 14 Avenue du Bois Saint Martin 93160 NOISY-LE-GRAND
Gare la plus proche : gare RER les Yvris

Forêt régionale de Claye-Souilly SEINE-ET-MARNE (77)
Surface totale : 442 hectares
Rendez-vous : Allée du Gros bois, à côté de l’Ecole du Bois Fleuri, accès par l’Allée des marguerites 77410 Claye-Souilly
Gare la plus proche : Mitry RER B

Dans le nord-ouest francilien

Forêt régionale de la Roche-Guyon YVELINES (78) ET VAL D’OISE (95)
Surface totale : 1 048 hectares
Rendez-vous : Parking principal de la Forêt régionale de La Roche-Guyon (Parking de l’Arboretum) – Route des crêtes 95780 La Roche Guyon
Gare la plus proche : Bonnières sur Seine

Espace naturel régional de la Butte de Marsinval YVELINES (78)
Surface totale : 952 ha
Rendez-vous : Devant la gare SNCF « Les Clairières de Verneuil » Place de la Résistance, 78480 Verneuil-sur-Seine
Gare la plus proche : Verneuil

Plus d’infos sur l’opération nationale

Pour découvrir toutes les forêts domaniales participant à l’opération, c’est par ici sur le site de l’ONF : Tous en forêt : les forestiers vous rencontrent le 28 septembre !

Catégories
Forêt Infos pratiques

Feux de forêt : ayons les bons réflexes !

Feux de forêt : ayons les bons réflexes !

Le saviez-vous ? 9 feux de forêt sur 10 sont d’origine humaine ! La sécheresse qui sévit en France aggrave le risque de départ de feu. La moindre étincelle ou le moindre mégot peut être à l’origine d’une catastrophe. Aujourd’hui placé en alerte canicule par Météo France, l’ensemble du territoire est particulièrement vulnérable face au risque d’incendie de végétaux, qu’il s’agisse de forêts, de prairies ou de friches. Ensemble, ayons les bons réflexes pour éviter les départs de feu et protéger nos forêts !

Le risque de feux majoritairement d’origine humaine

L’activité humaine est la principale cause de déclenchement d’incendies – 90% des départs de feu – que ce soit du fait d’une activité économique (chantiers de BTP, activités agricoles…) ou bien d’une activité du quotidien (mégots de cigarettes, barbecues ou feux de camps). La moitié de ces feux d’origine anthropique sont dus à des imprudences et à des comportements dangereux, aussi bien de touristes que de riverains. Plus de 50% des départs de feux pourraient être évités en appliquant les bons gestes au quotidien.

Les bons réflexes en forêt :

  • Ne pas fumer ni jeter ses mégots en forêt 
  • Ne pas allumer de feux de camps, ni barbecue
  • Ne pas faire de bivouacs
©Ministère de la Transition écologique

Que faire en cas de départ de feu ?

  • Alerter : témoin d’un début d’incendie, je donne l’alerte en appelant le 112, le 18 ou le 114 (personnes malentendantes) et j’essaie de localiser le feu.
  • Se protéger : je me mets à l’abri dans une habitation en attendant l’intervention des secours. La voiture n’est pas un abri sûr car elle pourrait s’enflammer.
  • S’informer : je reste informé de la situation et me conforme aux consignes des secours et/ou de la mairie.

Plus d’informations : https://www.ecologie.gouv.fr/feux-foret-et-vegetation

Catégories
Forêt

Six nouvelles forêts régionales certifiées FSC® en 2022

Six nouvelles forêts régionales certifiées FSC® en 2022

L’Agence des espaces verts a souhaité, voilà plus de 10 ans, faire reconnaître par des organismes certificateurs indépendants sa gestion responsable et durable du patrimoine forestier régional. C’est dans ce cadre qu’elle s’est engagée dans la certification FSC® en véritable pionnière. La démarche, initiée dès 2009, a abouti en 2014. Depuis, c’est à un cahier des charges ambitieux et exigeant, contrôlé chaque année, que se conforment les forces vives de l’AEV. L’objectif ? Garantir le renouvellement de cette certification, mais surtout parvenir à l’étendre à l’ensemble des forêts régionales. L’audit annuel, qui a eu lieu en avril 2022 et dont les résultats viennent d’être dévoilés, a permis l’entrée en certification de six nouvelles forêts régionales.

La certification FSC® : un cahier des charges exigeant

Les exigences deFSC® ne portent pas seulement sur ce qui se passe en forêt : bien au-delà de la gestion des boisements sur le terrain, c’est à un ensemble très large de critères que doit répondre le gestionnaire puisque la certification vise à garantir une gestion responsable sur les plans écologique, social, économique et culturel auprès de tous les acteurs de la filière et tout au long du processus. En effet, la forêt est d’abord un écosystème complexe indispensable à la vie sur terre. Elle est à la fois un espace de loisir et de plaisir que fréquentent les promeneurs, un vivier de ressources pour les professionnels de la filière bois, un formidable réservoir de biodiversité pour la faune et la flore ou encore un lieu d’imaginaire qui inspire les artistes. La certification FSC® implique donc de considérer et de gérer la forêt dans sa globalité. 

La multifonctionnalité des forêts franciliennes

En Île-de-France, la gestion des forêts est à mettre au regard d’un contexte singulier. La région compte 12,2 millions d’habitants (20 % de la population française) répartis sur 12 000 km2,   (soit 2 % de la surface métropolitaine) générant 30% du PIB. Cette  région est ainsi la plus peuplée et la plus urbanisée de l’Hexagone, c’est dire à quel point les enjeux sociaux, culturels, environnementaux, économiques et paysagers s’y trouvent exacerbés.

Pour l’Agence des espaces verts, gestionnaire des forêts régionales d’Île-de-France pour le compte de la Région Île-de-France, tout l’enjeu est de parvenir à rendre compatibles, sur un même territoire, les divers usages de la forêt pouvant parfois être contradictoires. Cela implique, au quotidien, la mise en œuvre d’une gestion multifonctionnelle exemplaire.

Six nouvelles forêts régionales certifiées

Chaque année, l’Agence des espaces verts est auditée par un organisme agréé indépendant. Une semaine durant se succèdent donc, pour les contrôleurs, des vérifications administratives, des visites de terrain finement choisies ou encore la consultation des parties prenantes identifiées dans chaque massif forestier (associations environnementales, élus locaux, riverains, usagers, personnels forestiers, etc.). L’ensemble du personnel de l’Agence est également mobilisé pour pouvoir répondre, si besoin est, aux sollicitations des contrôleurs.

Il y a quelques mois, plus de 68 % des 11 000 hectares de forêts gérés par l’Agence des espaces verts étaient déjà certifiés FSC®.À l’issue de l’audit 2022 dont le rapport vient d’être rendu, six nouvelles forêts dotées d’un plan d’aménagement entrent dans la certification, portant à dix-huit le nombre de forêts certifiées :

Cela représente désormais 8 499 hectares, soit près de 80% de la surface forestière gérée par l’Agence des espaces verts, faisant d’elle l’un des plus importants gestionnaires de forêts FSC® du pays !

Une fierté pour la Région Île-de-France qui ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin. L’Agence des espaces verts poursuit ses efforts pour que la gestion rigoureuse de l’ensemble de son patrimoine forestier puisse être consacrée par la certification FSC®. Une ambition affichée, qui confirme l’engagement de la Région Île-de-France en faveur de la filière bois-forêt et qui conduirait l’Agence des espaces verts à l’avant-garde du développement durable de ses forêts.

Les dix principes FSC® :

  • Principe 1 – Respect des lois : La gestion forestière doit se conformer à toutes les lois en vigueur ainsi qu’à tous les traités internationaux dont ce pays est signataire.
  • Principe 2 – Droits des travailleurs et conditions de travail : L’organisation certifiée doit respecter les conventions fondamentales de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et préserver ou accroître le bien-être social et économique des travailleurs.
  • Principe 3 – Droit des peuples autochtones : L’organisation certifiée doit soutenir les droits des peuples autochtones tels qu’ils sont définis dans la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones (2007) et dans la convention n°169 de l’OIT (1989).
  • Principe 4 – Relations avec les communautés : Les opérations de gestion forestière doivent maintenir ou améliorer le bien-être social et économique, à long terme des communautés locales.
  • Principe 5 – Bénéfices générés par la forêt : Les opérations de gestion forestière doivent encourager l’utilisation efficace des multiples produits et services de la forêt pour en garantir la viabilité économique ainsi qu’une large variété de services environnementaux et sociaux.
  • Principe 6 – Valeurs et impacts environnementaux : La gestion forestière doit maintenir la diversité biologique et les valeurs et services écosystémiques qui y sont associés (ressources hydriques, sols, paysage, espèces et habitats patrimoniaux, etc.)
  • Principe 7 – Planification de la gestion : Un document de gestion doit être rédigé, appliqué et mis à jour. Les objectifs à long terme de la gestion et les moyens d’y parvenir doivent être clairement indiqués. L’élaboration et les révisions de ce document de gestion se font en concertation avec les parties prenantes.
  • Principe 8 – Suivi et évaluation : Un suivi est conduit pour évaluer les pratiques de gestion : qualité et quantité des produits forestiers, maintien des valeurs de conservation (environnementale ou socio-culturelles).
  • Principe 9 – Hautes Valeurs de Conservation : L’organisation certifiée doit identifier, évaluer, préserver et suivre les Hautes Valeurs de Conservation (HVC) présentes dans son unité de gestion. Ces HVC peuvent concerner des espèces ou habitats patrimoniaux, des services écosystémiques critiques, des sites culturels, etc.
  • Principe 10 – Mise en œuvre des activités de gestion : Les valeurs environnementales et sociales de la forêt sont protégées lors des prélèvements de bois ou d’autres produits forestiers, des travaux (plantations, lutte contre les espèces envahissantes, création de routes, etc.) ou de l’utilisation d’intrants (engrais, pesticides réglementés). L’organisation certifiée n’utilise par ailleurs aucun OGM.

FSC® : Licence FSC-C104680

Catégories
Forêt Infos pratiques Nature

« La tique et la chenille » ou la vertu de prudence

« La tique et la chenille » ou la vertu de prudence

Elles auraient pu être les figures d’une fable de Jean de La Fontaine dont la moralité aurait été de nous inciter à la prudence. L’une est la chenille, dite “processionnaire” ;  l’autre, la tique. Toutes deux sont des insectes qui ne se connaissent pas. Elles ont pourtant en commun d’être très nombreuses dans nos forêts et de présenter quelques désagréments, parfois même un risque pour la santé. Pas question pour autant qu’elles gâchent notre plaisir ! Prenez donc le temps de mieux connaître ces petites bêtes-là pour des balades sereines et averties.

Le réchauffement climatique pourrait expliquer en grande partie que la tique et la chenille processionnaire se propagent, du sud vers le nord, et atteignent des régions encore épargnées il y a quelques années. C’est le cas de l’Île-de-France et même de Paris intra-muros où, fait inédit, des observateurs se sont étonnés de trouver des chenilles dès 2015. L’une comme l’autre sont des espèces envahissantes, et très actives du printemps jusqu’à l’automne. Qui sont-elles exactement ?

Les chenilles processionnaires du chêne

À l’état de chenilles de mars à mi-juillet, les « processionnaires du chêne » forment le papillon de l’espèce Thaumetopoea processionea L. Ces insectes font pleinement partie de l’écosystème forestier en constituant notamment une ressource alimentaire importante pour les oiseaux, les mésanges et certains autres insectes. Cependant, en se multipliant comme les chenilles du pin, elles posent de véritables problèmes d’ordre sanitaire touchant les arbres, les hommes et les animaux. Leurs nids, composés de fils soyeux, se situent sur le tronc et peuvent atteindre plus d’un mètre de long. Après éclosion, les chenilles sont identifiables à leur façon de se déplacer les unes derrière les autres en grandes colonies. Elles se nourrissent de jour comme de nuit du feuillage de leur arbre hôte qu’elles affaiblissent.

Les chenilles sont redoutées de l’homme pour leurs poils urticants très allergènes et volatils qu’elles peuvent libérer dans l’air pouvant provoquer des démangeaisons, des atteintes oculaires ou des difficultés respiratoires. Ces soies urticantes sont disséminées par le vent pendant tout l’été. Les restes de nids, accrochés sur les grosses branches et les troncs, conservent leur potentiel d’urtication même pendant l’hiver.

Les bons réflexes :

  • Évitez d’approcher une colonie de chenilles ou leur nid.
  • Soyez particulièrement attentifs aux enfants et animaux de compagnie.
  • Dans un secteur forestier très impacté, équipez-vous de manches longues, d’un pantalon et de chaussures montantes.
  • Évitez les forêts infestées par forte chaleur et par grand vent

Comment «AGIIR» ?

Vous pouvez informer le gestionnaire de la forêt afin qu’il puisse prendre les mesures qui s’imposent pour lutter contre l’invasion. Pour contribuer à la recherche, il existe également une application simple d’utilisation : « Alerter et Gérer les Insectes Invasifs et/ou Ravageurs » (AGIIR) vous permet d’effectuer une reconnaissance et le signalement des insectes invasifs. Votre contribution à cette application de science participative et de biovigilance permet à la recherche de surveiller à grande échelle la propagation de ces insectes potentiellement à risques.

Pour plus d’informations : AGIIR, une « appli » de science participative

Tactique anti-tique

Les tiques, quant à elles, sont des acariens parasites des animaux, pouvant aussi mordre l’homme. Elles s’accrochent à la peau pour se nourrir de sang. Répandues partout en France, elles vivent dans les zones boisées et humides, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs forestiers ou urbains. Une morsure de tique n’est pas douloureuse, rassurez-vous ! Mais c’est précisément parce qu’elle est discrète qu’il est bon d’être vigilant. En effet, certaines tiques peuvent porter une bactérie responsable de la maladie de Lyme (Borréliose de Lyme). Une tique pouvant rester accrochée de 2 à 7 jours sans que l’on s’en aperçoive, la détecter et la retirer rapidement réduit le risque d’infection.

Les bons réflexes :

  • En pleine nature et en forêt, restez sur les chemins, évitez les broussailles, les fougères et les hautes herbes.
  • Portez de préférence des vêtements longs qui couvrent les bras et les jambes, un chapeau, et rentrez le bas du pantalon dans les chaussettes.
  • Appliquez sur vous un répulsif contre les tiques selon le mode d’emploi et munissez-vous d’un tire-tique (disponible en pharmacie).
  • De retour à la maison, inspectez votre corps (en particulier les aisselles, les plis du coude, derrière les genoux, le cuir chevelu, derrière les oreilles, et les régions génitales). N’hésitez pas à demander de l’aide à un proche pour examiner certaines parties du corps moins accessibles (dos, cheveux). Utilisez un miroir si vous êtes seul(e).
  • En cas de morsure, retirez la tique avec le tire-tique. Toute autre méthode est à proscrire (huile, alcool, éther…). Prenez note de la date et du lieu de la morsure et demandez conseil à votre médecin.
  • Surveillez la zone. Si une plaque rouge et ronde qui s’étend en cercle ou d’autres symptômes (symptômes grippaux, paralysie, etc.) apparaissent dans le mois qui suit la morsure, consultez sans tarder un médecin. Un traitement antibiotique pourra alors être prescrit.

Aidez la recherche, faites un signalement !

Après avoir décroché la tique, ne la jetez pas ! Vous pouvez faire avancer la recherche scientifique en signalant la morsure sur l’application «Signalement TIQUE» (sur l’Homme et sur l’animal).

Plus d’information: Signalement tique

Catégories
Biodiversité Forêt Infos pratiques

Cueillette printanière : les bonnes pratiques

Cueillette printanière : les bonnes pratiques

Alors que les rayons du soleil réchauffent peu à peu le sol, leurs fleurs en trompette sonnent l’arrivée du printemps et marquent le retour à la vie. Les jonquilles des bois éclosent à l’unisson et leur couleur jaune-soleil colonise les sous-bois. Un spectacle dont on ne se lasse pas ! Si la cueillette fait la joie des promeneurs, il faut garder à l’esprit que la floraison des jonquilles des bois ne dure que 2 mois, entre mars et avril, et que plusieurs milliers de visiteurs fréquentent chaque année les forêts régionales. Pour préserver l’équilibre de ces espaces naturels et que le plaisir des yeux reste intact d’année en année, il est primordial que tous les usagers se passent les bons mots.

Pour une cueillette responsable : 

  • Assurez-vous d’avoir l’autorisation du propriétaire forestier (public comme privé). Sur les espaces naturels régionaux, la cueillette des fleurs non protégées est tolérée mais ne peut excéder ce qu’une main peut contenir ;
  • Identifiez la plante avec certitude pour être certain qu’il ne s’agit pas d’une plante protégée, dont la cueillette est bien sûr strictement interdite ;
  • Cueillez délicatement, sans arracher les racines, et avec parcimonie ! *
  • Ne cueillez jamais dans les parcs et dans les aires protégées ;
  • Évitez la cueillette là où les plantes sont en trop petit nombre ;
  • Protégez vous des tiques en allant en forêt.

N’oubliez pas : les fleurs ont besoin, pour se reproduire, que l’on respecte leur équilibre en nombre dans l’environnement et toutes les plantes, même les plus communes, ont leur importance dans l’écosystème !

Pour le bien-être de tous les usagers de la forêt, nous vous rappelons quelques gestes simples, faciles à adopter : 

  • Tenez votre chien en laisse ;
  • Repartez avec vos déchets ;
  • Restez sur les chemins balisés ;
  • Pratiquez les sports motorisés ailleurs qu’en forêt.

Nous vous souhaitons de belles balades !

* Attention : il faut savoir que la cueillette excessive est sanctionnée par le code forestier

Catégories
Événement Forêt

60 chênes sortis des forêts régionales pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris

60 chênes sortis des forêts régionales pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris

Le mois de septembre dernier fut un grand moment pour le personnel de l’Agence des espaces verts (AEV) et les amoureux de Notre-Dame de Paris. À la veille des Journées européennes du patrimoine, l’AEV, gestionnaire de plus de 10 000 hectares de forêts en Île-de-France, a fait don de 60 chênes de grande qualité, destinés à la reconstruction de ce joyau du patrimoine français. Accompagnée de ses partenaires, elle a procédé à leur enlèvement dans les forêts régionales de Ferrières (77) et de Bondy (93), sous l’œil des caméras de TF1 et de France 2. Une étape clé particulièrement impressionnante, avant que les chênes prennent le chemin des scieries et rejoignent le chantier de restauration du monument.

Anne Cabrit, Présidente de l’AEV en Forêt régionale de Ferrières le 16 septembre 2021
Crédit : AEV / C. Ciangura

Les plans d’aménagement des deux forêts régionales concernées intégraient, dès le départ, la mise à terre de ces chênes pour permettre une gestion durable et une régénération naturelle des boisements. Ces soixante arbres vont simplement connaître une destinée hors du commun, pour permettre la reconstruction de la flèche de la cathédrale.

Les coupes de ces sujets exceptionnels, bicentenaires pour certains et avoisinant les 110 centimètres de diamètre pour 35 mètres de hauteur du pied à la cime, avaient eu lieu au début du printemps, avant la montée de sève. Après un été particulièrement humide, l’opération de débardage aura dû patienter jusqu’en septembre pour profiter d’une fenêtre météorologique favorable. Trois jours de travaux forestiers de haute précision auront été suffisants à l’exploitant forestier pour sortir les bois des parcelles. Tous sont marqués à l’effigie de Notre-Dame de Paris et portent une plaquette permettant leur traçabilité.

Avant d’être pris en main par les compagnons charpentiers, ils auront nécessité la coordination de corps de métier et d’artisans à la pointe de leur savoir-faire (marteleurs, éhoupeurs, élagueurs, abatteurs, débardeurs…). Cette opération met en lumière la qualité des forêts franciliennes gérées par l’AEV qui, depuis plus de 40 ans, mène une gestion exemplaire et apporte son expertise dans l’articulation des fonctions sociales, écologiques et économiques des forêts péri-urbaines.

« Grâce au savoir-faire des agents de l’AEV et de nos partenaires, le patrimoine naturel vient au chevet du patrimoine culturel. Je suis aujourd’hui fière et honorée que les bois issus de nos forêts régionales connaissent une destinée exceptionnelle en rejoignant le chantier de restauration de la cathédrale de Notre-Dame de Paris, un des emblèmes culturels de notre pays », s’est enthousiasmée Anne Cabrit, Présidente de l’AEV.

Cette contribution équivaut à 25 % du bois fourni par les collectivités de France et vient compléter l’enveloppe de 10 millions d’euros accordée par la Région Île-de-France pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris. La mobilisation de ces chênes issus des forêts régionales franciliennes permet ainsi d’alimenter en circuit court ce chantier de reconstruction de grande ampleur. Un geste fort, en total accord avec la Stratégie régionale pour la Forêt et le Bois adoptée par le Conseil régional [1].


[1] https://www.iledefrance.fr/strategie-regionale-pour-la-foret-et-le-bois-2018-2021

Catégories
Forêt Infos pratiques Nature

Forêts régionales : les réflexes à adopter cet été !

Forêts régionales : les réflexes à adopter cet été !

L’été est une période propice pour profiter pleinement des espaces de verdure, souvent pris d’assaut pour retrouver un peu de fraicheur et pratiquer des activités de plein air. Les 40 forêts régionales, acquises et gérées par l’AEV sont ouvertes au public tous les jours. Elles voient elles aussi leur fréquentation considérablement augmenter durant cette période. Pour profiter pleinement de ces espaces de quiétude et de loisirs, l’Agence des espaces verts partage ici les informations pratiques et les bons réflexes à adopter l’été au sein de ses 10 000 hectares de forêts.

Forêt régionale d’Ecouen
Crédit : AEV / L’Agence Nature -F. Chenel

Pas de quoi s’ennuyer en forêt !

Représentant près de 25% de la surface de l’Île-de-France, les forêts sont de véritables écrins de verdure qui regorgent d’activités, surtout aux beaux jours.

Au quotidien, les aménagements réalisés par l’AEV dans les forêts régionales permettent aux promeneurs et aux sportifs de découvrir et mieux connaître les richesses de la forêt. Mais l’AEV ne s’arrête pas là.

En partenariat avec de nombreuses associations franciliennes, l’Agence des espaces verts propose chaque weekend des animations nature gratuites dans toute la région. Et il y en a pour tous les goûts ! L’objectif ? Faire découvrir la richesse du patrimoine naturel francilien situé à deux pas de chez soi.

Réalisée en partenariat avec l’ONF, le Département de la Seine-et-Marne et le Département des Yvelines, l’application mobile Balade Branchée propose gratuitement plus de 70 balades guidées et commentées pour découvrir la nature francilienne. Cette application propose contenus audio, photo ou vidéo se lançant automatiquement à proximité des éléments naturels remarquables. N’hésitez pas à télécharger cette application.

Les bons réflexes à adopter en forêt pour le bien-être et la sécurité de tous

Une cohabitation sereine entre promeneurs, sportifs, faune et flore est possible grâce à quelques réflexes simples à adopter. 

  • Pas de barbecue en dehors des espaces spécialement prévus pour cet usage

Beaux jours et barbecue font généralement bon ménage, mais pas n’importe où. En forêt, il est interdit d’allumer un feu à moins de 200 mètres d’un espace boisé[1].

  • Ne jetons pas nos déchets en forêt

La forêt est un lieu idéal pour les nique-pique. Lors du départ, repartons avec tous nos déchets, qu’il s’agisse d’emballages ou d’éventuels restes de nourriture. Les laisser peut avoir des conséquences néfastes sur l’équilibre de la forêt. Prenons l’exemple des bouteilles de plastique qui mettent de 10 à 100 ans à retourner à l’état de matière végétale.

De manière générale, les dépôts sauvages sont interdits en forêt : gravats, déchets ménagers, électroménagers, déchets verts… tous polluent les eaux et les sols. Ils sont dangereux pour la faune, la flore et parfois pour l’Homme. Certains contiennent des matériaux nocifs ; d’autres favorisent les plantes invasives telles que la Renouée du Japon, le Laurier cerise ou encore le Buddleïa.

  • Balade avec son chien : prenons certaines précautions

Pour des questions de sécurité, les chiens doivent être sous la surveillance effective de leurs maîtres et situés à moins de 100 mètres d’eux.

Selon la loi, les « chiens de garde et de défense » doivent être muselés et tenus en laisse par une personne majeure. Quant aux chiens classés « chiens d’attaque », leur accès est interdit dans toutes les forêts. Laisser son chien non muselé et/ou non tenu en laisse, ou promener un chien d’attaque en forêt, peut notamment exposer son maître au paiement d’une amende forfaitaire de 150 €[2].

  • Pratiquons les sports motorisés ailleurs qu’en forêt

Très en vogue, la pratique de sports motorisés (quads, motos, mini-motos…) est pourtant interdite en forêt : source de dangers et de nuisances pour les autres usagers, elle dégrade également les espaces naturels. Cette pratique est donc soumise à une réglementation très stricte au sein de ces espaces : les contrevenants s’exposent notamment à des amendes de 1 500 € avec possibilité d’immobilisation du véhicule pour 6 mois.

De plus, la circulation des engins de loisirs motorisés dérange fortement la faune et génère une pollution et des dommages écologiques importants.

Pour trouver un terrain homologué pour la pratique des engins motorisés à des fins de loisirs, contacter la Ligue motocycliste d’Île-de-France, rubrique « Sites de pratiques » : http://www.liguemoto-idf.org/2.5B/index.php

  • Laissons le bois mort, à la fois habitat et garde-manger !

En formant de véritables niches écologiques, les arbres morts, encore debout ou couchés, continuent à jouer un rôle essentiel pour la biodiversité. Leur fonction d’alimentation et d’habitation pour la faune et la flore en font des chaînons majeurs des écosystèmes forestiers.

Vérité souvent méconnue, ils hébergent près d’un quart de la biodiversité de la forêt. Le bois mort est en effet indispensable à la vie de nombreux insectes, gastéropodes, champignons, oiseaux, mousses ou encore mammifères.

C’est pour ces raisons que l’AEV laisse volontairement, dans toutes les forêts régionales dont elle assure la gestion, du bois mort lorsqu’il est éloigné des zones d’accueil du public.


[1]Article L131-1 du code forestier

[2] Article R.215-2 et L.211-14 du code rural et de la pêche maritime et article 131-13 du code pénal