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Eco-pâturage : arrivée de 3 ânes en Forêt régionale de Saint-Vrain !

Eco-pâturage : arrivée de 3 ânes en Forêt régionale de Saint-Vrain !

Trois ânes gris viennent de s’installer en Forêt régionale de Saint-Vrain (91) ! Leur mission ? Pâturer. Jusqu’à la fin de l’été, vous pourrez les observer brouter l’herbe située sous les lignes électriques Haute Tension traversant la forêt. Le but ? Réaliser, en partenariat avec éleveur local, un entretien écologique du site en évitant le recours aux engins mécaniques et préserver ainsi la biodiversité du site.

! Attention ! Pour le plaisir de tous, les propriétaires de chiens sont invités à garder leurs animaux en laisse, afin d’éviter toute attaque ou stress des ânes.

Crédit photo : AEV / S. Nicolas

Un moyen écologique d’entretenir la végétation

La Forêt régionale de Saint-Vrain est traversée par des lignes électriques Haute Tension gérées par le Réseau de Transport de l’Electricité en France (RTE).

Sous ces ouvrages, RTE intervient régulièrement pour entretenir la végétation située sous ces lignes électriques et prévenir tout risque d’accident (endommagement des ouvrages, court-circuit, chutes des câbles, etc.).

Eleveur local – RTE – AEV : un partenariat qui a du sens

La plupart du temps, ce type d’’intervention consiste en un débroussaillage mécanique intensif, à l’aide d’un gyrobroyeur. Mais cette technique n’est pas sans conséquences sur la biodiversité du site : tassement et assèchement du sol, destruction de la faune et de la flore, etc.

Pour limiter cet impact, une alternative a pu être trouvée par l’AEV et RTE sur une parcelle située à l’ouest du massif, à proximité du Bois de la Boucherie, en partenariat avec un éleveur local. Il s’agit de l’éco-pâturage.

Dans le cadre d’une convention tripartite, RTE finance les travaux préalables (broyage des surfaces de pâturage et installation des clôtures) et l’AEV met à disposition de l’éleveur une parcelle de 7,2 hectares à des fins d’entretien par action de pâturage.

Un partenariat qui a du sens.

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Agriculture

Nouvel appel à candidatures : l’AEV poursuit ses actions en faveur de l’agriculture francilienne

Nouvel appel à candidatures : l’AEV poursuit ses actions en faveur de l’agriculture francilienne

L’agriculture en Île-de-France est un secteur économique essentiel de la région, qui doit répondre aux attentes des quelque 12,2 millions de consommateurs franciliens.

Plateau de Montbreau (Seine-et-Marne)

Des actions en faveur d’un système agricole et alimentaire francilien résilient et durable, pourvoyeur d’emplois

Installation d’agriculteurs, renouvellement des générations, circuits de proximité, diversification des productions, agriculture biologique, désenclavement des territoires ruraux, pression foncière… sont autant de défis que la Région Île-de-France ambitionne de relever, notamment à travers son Pacte agricole 2018-2030. L’AEV est, dans ce cadre, un acteur clé mettant en œuvre ces orientations régionales.

Les terres agricoles franciliennes recouvrent près de la moitié de la surface de la région. 47 % exactement. L’Île-de-France, avec les 5 000 exploitations qu’elle abrite, est non seulement un « Grenier à blé » de l’Hexagone, mais aussi le 1er producteur de cresson et de persil, ainsi que la 1ère région du pays en nombre de conversions à l’agriculture biologique [1].

L’AEV gère, pour le compte de la Région, 2 300 hectares de terres agricoles et assure, en partenariat avec la Safer de l’Île-de-France, une veille foncière sur 17 000 hectares agricoles pour contribuer au maintien des espaces agricoles franciliens. À travers des appels à candidatures, elle favorise également l’installation d’agriculteurs en zone périurbaine, dont les projets sont compatibles avec les enjeux du territoire, économiquement viables et cohérents avec l’objectif d’une agriculture durable et diversifiée. À ce jour, 135 agriculteurs occupent des terres agricoles régionales. Plusieurs dispositifs pilotés par l’AEV (portage foncier, baux à long terme…) leur garantissent une stabilité dans leurs projets.

Terres régionales de Rougeau-Bréviande cherchent nouvel agriculteur pour l’automne 2020

Après le site des Seiglats et la Réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux, c’est au tour des terres régionales de Rougeau-Bréviande d’être à la recherche d’agriculteurs. Pour maintenir l’activité agricole, l’AEV met à disposition d’un ou de plusieurs agriculteurs 4,3 hectares de terres à l’automne 2020, via un bail rural de 9 ans. Ces parcelles, situées sur la commune de Savigny-le-Temple et au sein du plateau agricole de Montbréau, étaient cultivées en grandes cultures et en prairie jusqu’au départ à la retraite de la dernière exploitante.

Cet appel à candidatures s’inscrit pleinement dans les objectifs de la commune en matière de préservation des ressources naturelles et de la biodiversité locales et, plus largement, dans ceux du Pacte agricole régional visant le triplement des surfaces en agriculture biologique d’ici 2024. Pour être en cohérence avec les attentes du territoire, l’AEV est donc à la recherche de projets, de préférence en agriculture biologique, et proposant, dans la mesure du possible, une commercialisation d’une partie des productions auprès des cantines scolaires des environs.

Avec ce nouvel appel à candidatures, l’AEV poursuit son action de soutien à une agriculture francilienne durable et diversifiée, à l’écoute des attentes des territoires.

Les candidats ont jusqu’au 30 juin 2020 pour déposer leur projet.

L’AEV notifiera sa décision aux candidats en septembre/octobre 2020.

Pour en savoir plus :

  • Appel à candidatures téléchargeable ICI
  • Formulaire de candidature téléchargeable ICI

[1] depuis 2 ans. Source : https://www.iledefrance.fr/100-ile-de-france-produire-mieux-pour-manger-mieux-lile-de-france-naturellement

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Agriculture Portrait agent

3 questions à Louise Desmazières, chargée de mission agriculture

3 questions à Louise Desmazières, chargée de mission agriculture

Rien ne destinait Louise Desmazières, parisienne de naissance, à se passionner pour l’agriculture. Et pourtant. Aujourd’hui chargée de mission agriculture à l’AEV, elle surfe entre sorties sur le terrain et gestion administrative des projets. Son leitmotiv : préserver l’agriculture en Île-de-France. Ses convictions : renouveler les générations d’agriculteurs et soutenir les circuits courts et de proximité.

Louise Desmazières, chargée de mission agriculture à l’AEV – Crédit : AEV / C. Ciangura

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Je suis née et j’ai grandi à Paris. Je ne connaissais l’agriculture qu’au travers des paysages hors du commun. Rizières, cultures en terrasses… tout cela me fascinait.

Au lycée, je n’avais pas encore trouvé ma voie mais l’envie d’être utile était prégnante. Ma rencontre avec un membre de ma famille fût le déclic. Ancien agronome, il m’a partagé son expérience, puis j’ai sauté le pas. Mon bac en poche, j’ai étudié pendant deux ans en faculté de biologie où j’ai énormément appris sur le monde du vivant. Ces années universitaires m’ont permis de préparer les concours d’entrée aux écoles d’ingénieurs et d’intégrer par la suite Montpellier SupAgro.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Les sujets étudiés durant mes études d’ingénieur étaient techniques ; je me sentais éloignée du terrain. Trop à mon goût ! Accompagner concrètement des projets agricoles me tenait à cœur. Mais les offres d’emploi présentaient une part administrative importante. J’ai donc pris le statut d’autoentrepreneur pendant quelques mois, le temps d’affiner mes recherches tout en débutant une activité professionnelle auprès d’un bureau d’études.

Je suis tombée sur l’offre d’emploi de l’AEV, qui proposait à la fois du suivi de projets sur le terrain et leur gestion administrative. Le tout en Île-de-France.

Je connaissais le potentiel agricole de la région notamment avec les cultures céréalières ; mais je ne soupçonnais pas celui de la ceinture maraichère, ni l’importance de concilier espaces naturels, agricoles et forestiers ! Exploitations en zone péri-urbaine, renouvellement des  générations d’agriculteurs, étalement urbain… de nouveaux enjeux auxquels je souhaitais me confronter.

L’approche de l’AEV, conciliant gestion des forêts régionales, préservation des terres agricoles, aménagement d’espaces paysagers et préservation de la biodiversité, m’a aussi énormément attiré. Développer une telle transversalité au sein d’une même organisation est assez rare !

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Une partie de mon travail se passe sur le terrain. Je définis avec les techniciens de l’AEV les actions à mener sur une propriété régionale  agricole destinée à être louée à un exploitant, telles que l’identification des cultures les plus appropriées aux spécificités du site ou encore la réalisation des travaux d’aménagements.

J’échange régulièrement avec les élus locaux sur les projets agricoles soumis, je recueille leurs avis et je les conseille pour assurer la pérennité du projet.  

Je participe également à la réalisation des appels à candidatures qui permettront d’identifier les projets économiquement viables, en phase avec les spécificités des sites et les attentes locales. Pendant cette phase d’instruction, nous collaborons étroitement avec nos partenaires qui sont la Safer d’Île-de-France, la Chambre régionale d’agriculture d’Île-de-France et les Jeunes Agriculteurs d’Île-de-France.

Dans le cadre de ces appels à projets, j’organise des visites de terrain avec les candidats pour leur présenter le site. Une fois le porteur de projet sélectionné, je travaille avec la mission gestion de l’AEV pour élaborer les baux ruraux.

S’en suit un accompagnement des agriculteurs dans leur installation, notamment pour les démarches administratives et les éventuels aménagements à faire à leur arrivée.

Ce travail est très stimulant, car ces missions s’intègrent dans une approche globale, alliant les enjeux des autres missions de l’AEV (Environnement, Forêts, Paysage…), mais aussi les problématiques du territoire francilien. Un véritable challenge !

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Agriculture Événement

L’AEV au cœur de l’agriculture francilienne !

L’AEV au cœur de l’agriculture francilienne !

Territoire concerné : Espace naturel régional de Rougeau Bréviande

L’Agence des espaces verts a participé pour la 4ème année consécutive au Salon International de l’Agriculture. Avec la Région Île-de-France, le CERVIA Paris Île-de-France et les professionnels du secteur (Chambre régionale d’Agriculture d’Île-de-France et les Jeunes Agriculteurs d’Île-de-France), l’AEV a valorisé,  durant dix jours, l’agriculture francilienne et la nécessité d’accompagner l’installation de nouveaux agriculteurs. Anne Cabrit, Présidente de l’AEV, était présente pour échanger avec le monde agricole sur ces enjeux. Bilan de l’édition 2019.

Domaine des Îles (Espace naturel régional de Rougeau Bréviande
Crédit : AEV – C. Ciangura

Un travail collectif pour une ambition commune : faire reconnaître la place de l’agriculture francilienne dans la vie de notre région et la nécessité de la soutenir

Le Pavillon Île-de-France, en cohérence avec le Pacte agricole régional, a témoigné cette année de la diversité de filières agricoles de la région, de leurs savoir-faire et de la qualité des produits régionaux avec notamment le lancement de la baguette francilienne et de la marque « Nos Bovins d’Île-de-France ».

Au programme : dégustations de produits franciliens préparés par des chefs restaurateurs, valorisation des circuits courts de distribution via Fermes d’Île-de-France.fr et panorama sur les métiers d’avenir du secteur. Par ailleurs, la filière francilienne de matériaux et produits biosourcés, source de création d’emplois et de diversification des revenus agricoles, a été mise à l’honneur.

Pour cette édition 2019, les départements d’Île-de-France ont également répondu à l’appel : l’Essonne, les Hauts-de-Seine, la Seine-et-Marne, le Val d’Oise et les Yvelines ont pu promouvoir leurs actions en faveur de l’agriculture.

Un temps fort du salon : La signature publique de la convention sur le nouveau dispositif de portage foncier pour les futurs agriculteurs par l’AEV et la SAFER de l’Île-de-France

Lundi 25 février 2019, Anne Cabrit, Présidente de l’agence des espaces verts de la Région Île-de-France et Pierre Marcille, Président de la SAFER de l’Île-de-France ont en effet signé publiquement la convention sur le portage foncier « Île-de-France, Terre d’installation agricole ».

En  présence de la Région Île-de-France et des Jeunes Agriculteurs d’Île-de-France, cet événement a réuni les acteurs du développement agricole francilien autour d’une volonté commune : faciliter l’accès au foncier pour les agriculteurs souhaitant s’installer.

Ce dispositif innovant s’inscrit pleinement dans les missions de l’AEV : maintenir une agriculture périurbaine dynamique, en cohérence avec les enjeux de préservation de la biodiversité et d’accueil du public, primordiaux en Île-de-France.

Comment concilier agriculture, biodiversité et accueil du public en Île-de-France ? Cap sur le Domaine des Îles !

Le 11 avril, l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France inaugure au Domaine des Îles, à Seine-Port, l’écopâturage et les aménagements mis en place pour l’accueil du public.

Cette propriété régionale, acquise par l’AEV en 2016, est un site remarquable et classé[1]. Aujourd’hui quelque peu confidentiel, il constitue pourtant un point d’intérêt majeur pour l’attractivité du territoire.

«La mise en place de l’écopâturage et les aménagements réalisés pour l’accueil du public au Domaine des Îles sont la parfaite expression d’une politique régionale, associant accueil du public, préservation de la biodiversité et maintien d’une agriculture périurbaine en Île-de-France. C’est tout le sens de l’action de l’AEV menée avec la Région : concilier ces trois enjeux, particulièrement forts et intimement liés en Île-de-France. »,souligne Anne Cabrit, Présidente de l’Agence des espaces verts (AEV) de la Région Île-de-France.

Les travaux réalisés par l’AEV ont en effet permis de :

  • créer de nouveaux espaces verts accessibles au public pour une meilleure qualité de vie avec la création de chemins pour les promeneurs ;
  • préserver la biodiversité du site, grâce à l’utilisation du pâturage extensif, outil de gestion écologique ayant recours à l’élevage ;
  • développer l’élevage francilien au service de la protection de la biodiversité et des circuits courts de distribution, à travers l’installation d’une dizaine de génisses de race Aubrac sur les 5 hectares mis à disposition par l’AEV.

[1] au titre de la loi de 1930 (Loi paysage)