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La région Île-de-France… tout un monde !

La région Île-de-France… tout un monde !

Territoire concerné: Boissy

1976 -2016 : l’AEV célèbre cet automne quatre décennies de gestion des espaces naturels franciliens. 40 bougies matérialisées par 40 photographies, présentées au public dans le très bel écrin naturel du Parc floral de Paris, pour rappeler que la région ne se résume pas à son agglomération ultra urbanisée mais se distingue aussi par sa richesse en termes de biodiversité et de paysages.

L’exposition est visible au Parc floral jusqu’à la fin de l’année © AEV / V. Pichot

Il existe, à quelques kilomètres de Paris, de merveilleux espaces naturels où il fait bon respirer l’air de la campagne, se laisser enivrer par les parfums d’essences rares, s’émerveiller à la vue d’arbres remarquables ou se laisser charmer par le chant des oiseaux…

L’exposition Voyage dans les espaces naturels d’Île-de-France fait le choix de mettre en lumière quelques-uns des plus beaux sites gérés par l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France. Forêts, Réserves naturelles régionales ou encore espaces agricoles, voici 40 ans que notre établissement public régional cherche le juste équilibre entre ville et nature et aménage le territoire pour permettre à chaque Francilien de vivre dans un meilleur environnement. 40 ans que nos agents aménagent et entretiennent les espaces naturels afin de les rendre accessibles et accueillants aux visiteurs, tout en préservant leur grande richesse.

Les 40 photographies invitent à la rêverie active, inventive, ouverte aux intimations de l’imaginaire, en associant chacun des clichés à un souvenir au goût d’ailleurs. Les cerisiers de la Butte de Marsinval (78), chargés de fleurs blanches, nous transportent tout droit sur l’île d’Hokkaido ; le sol rougeoyant de la forêt régionale de Verneuil (78) n’est pas sans rappeler la latérite des pistes de Guyane ; l’allée des Lions de la forêt régionale de Ferrières (77) fait soudain écho aux séquoias géants de la Sierra Nevada… Le résultat est troublant : l’Île-de-France éclate dans toute sa diversité, ses contrastes, justifiant sa stature de « Région-Capitale ».

Bon voyage !

Les photographies présentées visent à interpeller le visiteur… qui pourrait croire que ce paysage est en Île-de-France ? © AEV / V.Pichot
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L’Agence des espaces verts répond à l’appel à l’aide des maraîchers du Plessis-Bouchard

L’Agence des espaces verts répond à l’appel à l’aide des maraîchers du Plessis-Bouchard

Territoire concerné: Boissy

Propriétaire et aménageur de la Plaine du Plessis-Bouchard (95), l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France (AEV) a pris ses responsabilités pour venir en soutien aux agriculteurs, dont les cultures sont détruites par les pigeons et les lapins. L’objectif ? Maintenir une activité agricole périurbaine sur cette zone de maraîchage très fréquentée du public et parvenir à concilier les différents usages de la plaine, tant récréatifs qu’économiques.

Celeri rongé par des nuisibles © AEV / R. Montabord

Le problème n’est pas nouveau, mais il s’est amplifié en 2016 occasionnant des nuisances sans précédent : sur la plaine maraîchère du Plessis-Bouchard, dans le Val-d’Oise, les agriculteurs locataires des terres régionales sont confrontés à une invasion de lapins et pigeons, responsables de la destruction d’une grande partie de leurs récoltes.

Jean-Michel CATTIAUX, maraîcher, affirme avoir perdu jusqu’à « 80% sur les poireaux et 40% sur les navets », soit au total plus de 12 000€ de manque à gagner sur son chiffre d’affaires annuel. Et ses voisins maraîchers de faire le même constat, estimant que  les  dégâts occasionnés par les pigeons et les lapins leur valent un tiers de perte sur leur production.

Face à cette menace pour leur activité, les agriculteurs concernés ont, dans un premier temps, installé clôtures, épouvantails et canons à gaz « effaroucheurs ». Si les bruits sourds, distillés à intervalles réguliers, se sont montrés plutôt efficaces pour protéger les pousses des becs voraces des volatiles, ils ont suscité l’agacement de plusieurs riverains sans pour autant parvenir à éradiquer le fléau.

L’Agence des espaces verts, propriétaire et aménageur du site, s’est alors saisie du problème, dans une volonté de pérennisation de l’activité maraîchère dans cette zone périurbaine. « Nous avons entendu l’appel à l’aide des agriculteurs et demandé une dérogation à la préfecture pour pouvoir intervenir en urgence sur les pigeons, avec des actions de tirdurant toute la période estivale » détaille Rémy MONTABORD, technicien en aménagement à l’AEV.

Grâce à des actions de communication menées auprès des riverains (flyers, articles dans les bulletins municipaux, panneaux pédagogiques…), ces  opérations  de  destruction  de  nuisibles, assurées par  des  gardes  assermentés, ont été bien perçues par le public. Et ont porté leurs fruits ! Les volatiles ont bien été effarouchés et les populations de nuisibles rencontrées sur le site sont désormais beaucoup plus faibles. La pression va être maintenue durant toute la période de chasse habituelle. L’agence des espaces verts travaille  en  parallèle  à  un  plan  expérimental  qui  permettrait  de  réduire  durablement  les  populations  de pigeons et de lapins et ainsi éviter que la problématique ne se repose l’année prochaine.

Le maraîcher exploitant constate les dégâts sur le terrain © AEV / R. Montabord
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Portrait agent

3 questions à : Valentine, paysagiste

3 questions à : Valentine, paysagiste

Sur la Butte des Châtaigniers (95), Valentine contrôle la conformité des essences plantées © AEV / E. Prothery

C’est le cœur de la mission de l’Agence des espaces verts : aménager, pour le bien-être de tous les Franciliens, les sites naturels qu’elle a acquis. C’est notamment le rôle des paysagistes, au nombre de quatre à l’Agence. Valentine, responsable de la mission, nous confie toute la passion qu’elle a pour ce métier.

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Assez jeune, j’ai su que je travaillerai au pied d’un arbre ou que je sèmerai dans les villes… je m’imaginais même garde forestière ! J’ai découvert le métier de paysagiste en seconde, et il faisait alors pleinement écho à mes envies : agir sur le vivant et influencer les usages, tout en permettant de recréer du lien social.
Après l’obtention de mon baccalauréat scientifique, j’ai obliqué vers l’architecture avec l’objectif d’intégrer ensuite une école de paysage. Ce fut un premier pas structurant pour appréhender la cohabitation des enjeux urbains et naturels : j’y ai pris le goût du projet, en particulier grâce à la grande transversalité entre les disciplines. Après ces deux premières années d’études, j’ai décroché en 1996 mon visa pour l’école nationale supérieure de paysage à Versailles.
La formation au métier de paysagiste m’a permis de développer mon regard sensible sur la fragilité des milieux et l’inattendu du vivant. La grande force de ce cursus était la liberté d’expression laissée par les professeurs, qui ne jugeaient pas le parti pris mais la façon de développer un projet.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Je suis arrivée à l’Agence des espaces verts fin 2013, en provenance du monde des agences d’architecture. J’y avais développé de petits pôles de paysage et la métamorphose territoriale qui en découlait m’avait réjouie. Il me manquait toutefois trois dimensions, que l’AEV a pu m’apporter.
La première était le besoin de travailler de concert avec d’autres acteurs du paysage : j’ai été comblée à l’Agence puisque j’y côtoie aussi bien des botanistes que des techniciens du paysage, des ornithologues, des forestiers, des agronomes, des gardes équestres ou même des chasseurs !
La seconde avait trait au suivi des projets. Contrairement aux agences d’architecture, il y a ici une vraie continuité amont et aval : l’AEV achète, aménage et entretient les sites ; il est donc tout à fait gratifiant de voir les sites évoluer et d’y observer des appropriations parfois inattendues.
Enfin, la troisième concernait le territoire. Défendre la valeur de l’espace naturel en Île-de-France est une quête stimulante ! Les sites gérés par l’AEV sont un formidable terrain d’investigation pour un paysagiste, car ils ont souvent une ampleur et un sens à l’échelle géographique, couplés à une forte personnalité : ce sont par exemple des massifs forestiers, des buttes témoins rongées par les carrières, des marais impénétrables, des plaines agricoles, des haltes pour les oiseaux migrateurs…

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

À l’AEV, mes missions touchent essentiellement à trois domaines.
La stratégie, tout d’abord : en tant que responsable de la mission et en lien avec ma supérieure, je gère nos urgences, priorise nos investissements, construis les projets de demain, tisse de la transversalité avec les autres services ainsi qu’avec les collectivités et partenaires du territoire.
L’expertise, ensuite : être expert, c’est partager sa technicité. Le paysage étant un sujet très transversal, chacun le construit à sa façon et j’émets ponctuellement un avis pour accompagner un projet ou une étude menée par une autre mission ou service.
Le pilotage enfin : un projet n’est jamais l’œuvre d’un seul. Nous sommes quatre au sein de la mission paysage et nous conjuguons horizons variés et sensibilités propres.  Tant sur le plan technique que relationnel, je les accompagne au fil des chantiers, en m’efforçant d’anticiper les blocages ou dénouer les nœuds persistants. La notion d’équipe est essentielle pour moi !

Les visites de terrain permettent à Valentine de s’assurer de la cohérence des aménagements imaginés par la Mission Paysage © AEV / E. Prothery
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Sur le chemin de l’école… buissonnière

Sur le chemin de l’école… buissonnière

Comment calculer l’âge d’un arbre ? Quel est le travail du bûcheron ou du garde forestier ? Combien fallait-il de chênes pour construire un grand navire au 17e siècle ? A l’occasion de la rentrée des classes, l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France fait paraître un livre d’activités ludo-pédagogique sur la forêt, destiné aux enfants de 8 à 11 ans. Un ouvrage réalisé en partenariat avec les éditions Gallimard Jeunesse, à partir du programme « Forestiers Juniors » de l’AEV, dont plus de 8 000 enfants bénéficient chaque année sur l’ensemble du territoire régional.

Précurseur en matière d’éducation à l’environnement, l’Agence des espaces verts travaille depuis plus de 20 ans en lien avec l’Éducation nationale pour mieux faire connaître aux écoliers franciliens les espaces naturels. Depuis 1992, elle sème des graines d’avenir en transmettant les bonnes pratiques aux enfants du CP au CM2, via son programme « Forestiers Juniors ». Une action de sensibilisation menée sur le long terme, qui s’inscrit parfaitement dans les objectifs de préservation et de développement d’une politique verte que s’est fixés la Région Île-de-France.              

À l’heure où les « Forestiers Juniors » de l’AEV reprennent le chemin de l’école (et de la forêt !), l’Agence a souhaité rendre accessible au plus grand nombre ses connaissances du milieu forestier et leur transmettre le goût de l’expérience sensible. Parce qu’il n’est pas donné à tous d’avoir grandi près d’une forêt, ce cahier propose plus de 30 jeux d’observation sur des thématiques variées, propices aux émotions (les contes et légendes, les forêts d’Europe, la mare forestière, la forêt au clair de lune, la protection de la forêt…) !

L’ouvrage est disponible en librairie depuis le 1er septembre.

Pour en savoir plus : communication@aev-iledefrance.fr

© AEV / Gallimard Jeunesse

Depuis 1992, les éco-animateurs de l’Agence forment les élèves du CP au CM2 dans le cadre du programme Forestiers Juniors © AEV
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L’Agence des espaces verts réaffirme son soutien aux agriculteurs franciliens

L’Agence des espaces verts réaffirme son soutien aux agriculteurs franciliens

Le 4 septembre dernier, plus de 5000 personnes se sont déplacées à Longnes (Yvelines) à l’occasion du 63e Festival de la Terre et de la ruralité organisé par les Jeunes agriculteurs d’Île-de-France. Même succès la semaine suivante, de l’autre côté de la Seine, pour le 29e Festival de la Terre de Réau, en Seine-et-Marne. Deux événements d’envergure, sur lesquels l’Agence des espaces verts tenait à être présente, pour marquer son soutien et celui de la Région aux Jeunes agriculteurs franciliens.

Animation à Réau © AEV

Si urbains et ruraux ont pu profiter des nombreuses animations proposées par les agriculteurs et leurs partenaires (baptêmes de tracteurs, labyrinthes de paille, démonstrations de moissonneuses batteuses, dégustation de produits issus de l’agriculture francilienne…), l’AEV avait quant à elle décidé d’interpeler le public sur les lieux de provenance de leurs produits d’alimentation quotidienne.  L’objectif ? Promouvoir le « manger local » et faire découvrir au grand public tous les enjeux de maintenir une agriculture périurbaine.

À l’écoute des difficultés que rencontre la profession, notamment après les crues désastreuses de juin, la Présidente de l’Agence des espaces verts, Anne Cabrit, a réaffirmé, à cette occasion, la volonté de l’AEV d’accompagner l’installation des jeunes agriculteurs en Île-de-France, dans le cadre de la nouvelle politique impulsée par le Conseil régional.

À ce jour, l’Agence des espaces verts est garante du maintien de 17 000 hectares d’espaces agricoles en Île-de-France et gère près de 2300 hectares de propriétés agricoles régionales. Des terres bien souvent menacées par la poussée de l’urbanisation, qu’elle loue aujourd’hui à plus de 120 exploitants en leur offrant la possibilité de développer et de pérenniser leur activité grâce à des baux à long terme.

La Présidente de l’AEV, Anne Cabrit, a tenu a réaffirmer aux agriculteurs tout le soutien de l’Agence © AEV
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3 questions à : Philippe, garde équestre

3 questions à : Philippe, garde équestre

Depuis 1999, la brigade équestre de l’Agence des espaces verts accueille, informe et sensibilise les usagers des espaces naturels franciliens. Philippe, responsable de la brigade, nous en dit un peu plus sur le métier de garde-équestre… pour, qui sait, susciter des vocations ?

Photo ci-dessus : Philippe en tournée de surveillance sur son cheval ‘Olalah du Home » © AEV / Hellio – Van Ingen

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Plus qu’un métier, je le considère comme une passion qui m’a permis d’être en contact avec les chevaux et d’évoluer en pleine nature. Ma motivation réside avant tout dans l’aspect relationnel du métier, le contact humain que génèrent nos missions auprès du grand public. Enfin, profondément ancrée en moi, j’ai cette volonté de faire respecter les règlementations en vigueur aux usagers.
Concernant mon parcours, il est purement « équestre ». Et dans cette spécialité, seules technicité et expérience comptent ! J’ai commencé l’équitation dès l’âge de 6 ans, pour ensuite pratiquer le saut d’obstacles en écuries de compétition.
Puis, j’ai intégré le régiment de cavalerie de la Garde républicaine de Paris en tant que gendarme auxiliaire, où je suis resté deux années. J’ai enchaîné sur l’Armée de Terre en tant que cavalier de manège au Centre Sportif d’Équitation Militaire de Fontainebleau, pendant 3 ans, avant de rejoindre l’Agence des espaces verts.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Une structure qui protège et aménage les espaces naturels d’Île-de-France, c’est plutôt louable, non ? Et puis, quoi de mieux qu’un élément naturel – le cheval – dans un milieu naturel ?
Je travaille pour l’intérêt général, avec le souci permanent d’améliorer le cadre de vie des Franciliens. Un vrai moteur au quotidien !
L’Agence des espaces verts m’a également offert des perspectives d’évolution : j’ai d’abord été garde équestre pendant plus de 8 ans avant d’être nommé au poste de responsable de la brigade équestre.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Mes missions portent essentiellement sur la surveillance à cheval des forêts régionales, ainsi que l’accueil du public et la sécurité. Je gère une équipe de six cavaliers permanents  – et autant de chevaux – ainsi que la planification des tournées de surveillance sur nos sites.
Le cheval s’avère être un excellent vecteur de communication : les promeneurs sont attirés par l’animal et viennent facilement engager la conversation. Notre rôle de pédagogues s’en trouve facilité, notamment pour les messages liés à la sensibilisation à l’environnement et la limitation des incivilités. La posture à cheval plutôt « dominante » incite au respect en cas d’intervention plus répressive. Nous disposons d’une brigade VTT qui remplit des missions proches… mais les usagers sont rarement enclins à venir caresser un vélo !En résumé, nous sommes un point de contact privilégié entre l’Agence des espaces verts et les usagers des espaces naturels franciliens. Ceux-ci se sentent en sécurité et rassurés par notre présence !

Philippe entouré de ses fidèles destriers dans les écuries de la forêt régionale de Bondy © AEV / Hellio – Van Ingen