Catégories
Événement Forêt Non classé

Festival Branche et Ciné : projection nocturne en Forêt régionale de Bondy

Festival Branche et Ciné : projection nocturne en Forêt régionale de Bondy

Du 18 juin au 17 juillet 2021, l’Office national des forêts (ONF) vous donne rendez-vous dans les forêts des Hauts-de-France, d’Île-de-France et de Normandie pour la 3ème édition du festival Branche & Ciné. La thématique 2021 ? L’Afrique, et la richesse de ses forêts.

Pour la première fois partenaire de cet événement, l’AEV vous donne rendez-vous le samedi 3 juillet 2021 en Forêt régionale de Bondy (Seine-Saint-Denis) pour une projection nocturne, gratuite et en plein air. Une occasion à ne pas manquer pour vivre une expérience unique au cœur de ce poumon vert.

C’est le documentaire animalier Chimpanzés de Disney Nature, tourné dans le parc forestier national de Taï en Côte d’Ivoire, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui vous invitera à un voyage  cinématographique. À travers Oscar, un jeune chimpanzé, vous découvrirez l’apprentissage de la vie au cœur de la forêt tropicale africaine et suivrez avec humour et émotion ses premiers pas dans ce monde.

Les nuits sont fraîches en forêt ! Pour apprécier pleinement ce moment d’évasion, pensez à vous munir de couvertures, de vêtements chauds et couvrants, d’une lampe torche, sans oublier l’anti-moustiques !

Informations pratiques

  • Entrée libre et gratuite
  • 200 transats disponibles
  • Projection du documentaire à 22h à la clairière de l’étoile des 6 routes
  • Stationnement : parking principal de la Forêt régionale de Bondy – 2, rue Jean Jaurès, 93470 Coubron puis suivre le fléchage
  • Documentaire Chimpanzés – Disney Nature – De Mark Linfield et Alastair Fothergill / États-Unis (2012)À partir de 7 ans
  • Durée : 1h18
  • Les chiens, même en laisse, ne sont pas admis durant les projections
Catégories
Événement Paysage

Sortie de l’ouvrage « Plus grand que la Seine. Acteurs en réseaux, paysages en projet » : le fruit d’une coopération territoriale !

Sortie de l’ouvrage « Plus grand que la Seine. Acteurs en réseaux, paysages en projet » : le fruit d’une coopération territoriale !

Depuis le 3 juin, le livre « Plus grand que la Seine. Acteurs en réseaux, paysages en projet » (éditions Parenthèses) est disponible en librairie ! En consacrant un ouvrage sur la Vallée de la Seine [1], l’École nationale supérieure du paysage (ENSP), en partenariat avec l’agence d’urbanisme de la région du Havre (AURH), révèle la diversité des acteurs mobilisés pour son avenir et valorise la place du paysage dans les projets d’aménagement, à toutes les échelles de ce territoire hors du commun. Le fruit d’un partage d’expériences unique auquel l’AEV a pu contribuer à travers deux articles consacrés à la Réserve naturelle régionale de la Boucle de Moisson et la Plaine de Montesson.

La Vallée de la Seine : un territoire aux multiples facettes

Savez-vous que la Vallée de la Seine est un territoire aussi vaste que la Belgique et aussi peuplé qu’Istanbul ou Moscou ? Il recouvre en effet une partie des régions Normandie (Manche, Calvados, Eure et Seine-Maritime) et Île-de-France (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val d’Oise et Yvelines). Près de 11 millions d’habitants ont élu domicile sur ce territoire aux multiples facettes, où diverses transitions sont à l’œuvre, tant sur le plan démographique que climatique et sociétal. Dans ce cadre, les projets d’aménagement sont déterminants.

Au-delà de rassembler les différentes connaissances sur ce territoire, « Plus grand que la Seine. Acteurs en réseaux, paysages en projet », à travers 40 exemples concrets, donne la parole aux acteurs investis, pour partager les bonnes pratiques et inspirer de nouveaux projets. Le but ? Encourager les décideurs à se projeter dans des aventures vertueuses pour leur territoire, fondées sur une collaboration entre habitants et experts, pour mettre en lumière, aménager ou protéger la Vallée de la Seine, tout en faisant évoluer son image.

Moisson & Montesson : des projets de l’AEV mis à l’honneur

Parmi les sites mis en exergue dans cet ouvrage figurent la Réserve naturelle régionale de la Boucle de Moisson et la plaine agricole de Montesson, acquises et gérées par l’AEV pour le compte de la Région Île-de-France. L’occasion pour l’AEV de partager ainsi son expertise et ses pratiques d’aménagement et de gestion durables : conciliation entre l’accueil du public et la préservation de la biodiversité, production agricole de proximité, dynamisation de l’agriculture périurbaine francilienne…

Informations pratiques sur le livre

  • Sous la direction de : Joséphine Billey, Alexia Fesquet, Agnès Jacquin, Alexis Pernet.
  • Éditeur : Parenthèses
  • Collection : Architectures
  • 304 pages
  • Dimensions : 18 × 26,5 cm
  • ISBN 978-2-86364-373-0
  • PRIX : 34 €

[1] Cet ouvrage s’inscrit dans le cadre du Contrat de plan interrégional État-Régions (CPIER) Vallée de la Seine, dont l’ENSP anime le réseau Paysage depuis 2015. Ayant vocation à intégrer les projets et les démarches permettant de développer les synergies entre les acteurs de la Vallée de la Seine, ce contrat vise à construire l’avenir de ce territoire aux multiples facettes et à accompagner les transitions à l’œuvre tant sur le plan démographique que climatique ou sociétal.

Catégories
Non classé

Visites découvertes du Bois Saint-Martin

Visites découvertes du Bois Saint-Martin

À vos bottes, prêts ? Partez ! Venez découvrir les richesses du Bois Saint-Martin en participant gratuitement aux visites guidées organisées chaque week-end à partir du 29 mai par l’AEV.

Crédit photo : AEV / L’Agence Nature – F.Chenel

Situé aux portes de Paris, sur les communes de Noisy-le-Grand, Villiers-sur-Marne et le Plessis-Trévise, ce nouveau poumon vert de 280 hectares a été acquis fin 2020 par l’Agence des espaces verts et la Région Île-de-France pour réduire la carence en espaces verts en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. Depuis, tous les efforts sont faits pour assurer sa mise en sécurité et concilier accueil du public et préservation de la biodiversité.

L’Agence des espaces verts donne rendez-vous à tous les Franciliens chaque week-end, pour leur offrir un premier aperçu de cet espace naturel d’exception d’ici son ouverture plus large au public. A ne manquer sous aucun prétexte !

Informations pratiques :

À savoir !  L’AEV met tout en place pour respecter les consignes sanitaires édictées par le gouvernement. C’est pourquoi les visites découvertes sont proposées, sur inscription préalable, par groupe de 9 personnes maximum. Ces modalités pourront évoluer en fonction des annonces gouvernementales.

Catégories
Non classé

Le Marais de Stors prend des allures d’Ecosse !

Le Marais de Stors prend des allures d’Ecosse !

Elles arborent une jolie robe rousse, mesurent environ 1,30 m au garrot et sont assez peu bavardes… Qui ? Les vaches Highlands de M. Vallée ! Elles viennent d’arriver au Marais de Stors et ont bien prévu d’y prendre leurs quartiers d’été. En préservant la biodiversité tout en limitant la pollution sonore et chimique, ces nouvelles habitantes pour le moins originales permettent de mettre en œuvre une gestion durable et écologique du site.

Crédit photo : AEV / A.Lucas

Un concentré de nature

Situé à environ 30 km au nord de Paris, en bordure de la forêt de l’Isle-Adam et de l’Oise, le Marais de Stors est l’un des seuls bas-marais de la région. Sa superficie relativement réduite ne l’empêche pas d’être classé Réserve naturelle régionale, en raison de la variété exceptionnelle de sa faune et de sa flore. Il abrite près de 70 espèces d’oiseaux parmi lesquelles le Phragmite des joncs, la Rousserole effarvatte, le Bruant des roseaux ou encore le Râle d’eau, nichant toutes dans la roselière. La flore est également d’une incroyable diversité, avec environ 400 espèces végétales identifiées : sur les pelouses calcaires, on peut admirer le Lotier à gousses carrées qui forme de beaux tapis jaunes ou encore la Germandrée des montagnes, très sensible au piétinement. Plus bas, dans le vallon, on peut trouver la Samole de Valérand, rare plante à fleurs des milieux humides et ouverts, ainsi que, dans les boisements alluviaux, la Laîche de Maire et le Mouron délicat, cette dernière présentant un grand intérêt patrimonial.

Un mode de gestion durable et écologique

Pelouses calcicoles, bas-marais alcalin, roselières, ruisselets aux eaux pures, aulnaies marécageuses… C’est pour préserver la véritable mosaïque de milieux sensibles et remarquables offerte par le Marais de Stors que l’AEV s’est lancée dans une démarche de valorisation de cette zone humide par le pâturage. Sans entretien, ces espaces connaîtraient immanquablement un embroussaillement progressif, qui nuirait à leurs qualités paysagères et écologiques. Mais aux machines, l’AEV a préféré… des vaches ! Le pâturage, prévu par le plan de gestion de la Réserve, est particulièrement adapté à la fragilité des milieux. L’intervention de ruminants y est intéressante car ils favorisent le maintien d’habitats naturels devenus rares aujourd’hui. Les animaux ouvrent le milieu en broutant et en piétinant le sol, empêchant ainsi l’installation des ligneux. Un mode de gestion durable et écologique !

Une race rustique particulièrement adaptée

Venues des hautes terres d’Écosse, qui leur ont donné leur nom, les vaches Higlands sont plébiscitées par les gestionnaires d’espaces naturels pour leurs talents de débrousailleuse : elles sont habituées à se satisfaire de certaines espèces végétales peu appétantes (buissons, ronces, roseaux…) plutôt que de prairies bien grasses, qu’elles laissent volontiers à leurs consœurs moins rustiques. Cette race est bien adaptée aux milieux humides, caractéristiques du Marais de Stors, et résiste mieux aux maladies qui ont tendance à se déclarer chez les autres espèces (piétin, douve du foie…). Leur intérêt est également paysager et pédagogique. Ces jolies rouquines au tempérament paisible s’accommodent volontiers du passage de promeneurs respectueux. Mais bien plus qu’une attraction, ces étonnantes locataires redéfinissent l’identité du lieu en profondeur.

Bonne découverte !

Quelques consignes à respecter pour le bien-être des animaux :

  • ne pas pénétrer à l’intérieur des parcs
  • ne pas nourrir les animaux
  • tenir votre chien en laisse
Catégories
Biodiversité

Oiseaux et amphibiens : le chassé-croisé printanier

Oiseaux et amphibiens : le chassé-croisé printanier

Grenouille verte – Espace naturel régional du Bout du Monde
Crédit photo : AEV / F. Chenel – L’Agence Nature
Gorgebleue à miroir – Crédit : AEV / A. Lambrecht

Le printemps est la saison où tous se croisent : tandis que les hivernants quittent nos contrées pour retrouver celles du Grand Nord, les oiseaux nicheurs reviennent de leurs quartiers d’Afrique…. Et les amphibiens ne sont pas en reste ! Dans un élan inné, grenouilles et crapauds entament leur migration pour retrouver leur lieu de reproduction et pondre. Un voyage requérant beaucoup d’énergie et dont l’unique but est de donner la vie ! Dans ce vaste chassé-croisé printanier, ouvrez l’œil et tendez l’oreille, le spectacle de la nature s’offre à vous !

De l’Île-de-France à l’Afrique ou la Russie,  la valse des oiseaux

Oiseaux des buissons (Fauvettes, Gobemouches et Rossignols…), des forêts (Loriots et Engoulevents), des villes et des villages (Martinets et Hirondelles) ou encore des roselières (Gorgebleues à miroir, Rousserolles…) tous sont de retour ! Après un hiver passé en Espagne, Afrique du Nord ou de l’Ouest, des espèces migratrices sont revenues en France à l’arrivée du printemps pour se reproduire. Parmi eux, l’Œdicnème criard. Facilement reconnaissable à ses grands yeux à l’iris jaune citron, cette espèce vulnérable niche à même le sol ! Dans le cadre de ses actions pour la protection de la faune, l’AEV suit au jour le jour le périple d’un couple équipé d’émetteurs. Après deux voyages distincts, l’un au Maroc, l’autre à Bayonne, ils se sont retrouvés et reprennent déjà leurs habitudes sur leur site de nidification du printemps dernier sur le site Natura 2000 des Boucles de Moisson, Guernes et de la forêt de Rosny.

Les hivernants, quant à eux, prennent leurs quartiers d’hiver dans nos contrées d’octobre à mars. Quittant la Russie ou l’Europe de l’Est avant l’arrivée du froid glacial, de nombreuses espèces de limicoles (bécasses, bécassines et chevaliers), de canards et d’ardéidés, réalisent en ce moment même le grand voyage en sens inverse. Parmi elles, le Butor étoilé, qui trouve refuge pendant la saison hivernale dans les grandes roselières, notamment celle de la Réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux, l’une des plus importantes d’Île-de-France !

Des bois aux mares : une migration pleine de rebondissements pour les grenouilles

Depuis le mois de mars, grenouilles, crapauds et autres amphibiens entament leur migration pour retrouver leur lieu de reproduction et pondre. Bien que moins impressionnante que celle des oiseaux qui parcourent des milliers de kilomètres dans l’unique but de se reproduire, elle n’en demeure pas moins essentielle pour assurer la survie de ces espèces. Aux bords des mares, des fossés et des cours d’eau, ouvrez l’œil ! Vous discernerez peut-être ces chapelets d’œufs si caractéristiques de ces animaux. Les amphibiens ont en effet cette particularité de mener leur existence entre eau (œufs et têtards) et terre (stades juvénile et adulte). Ce caractère amphibie leur impose de disposer de plusieurs types d’habitats pour accomplir leur cycle de vie : habitats de reproduction (mares, étangs…), d’alimentation et d’hivernage (boisements). Qui dit diversité d’habitats, dit déplacements… et donc migration.

Pour rejoindre leurs sites de reproduction, ces animaux doivent quitter leur lieu d’hivernage et braver bien des obstacles pour y parvenir indemnes. Ces déplacements nocturnes, survenant après les pluies, peuvent être périlleux. La cause ? Le morcellement des espaces naturels, traversés notamment par des routes qui font chaque année de nombreuses victimes chez les amphibiens. Une plateforme participative de saisie des sites d’écrasements créée par l’Agence régionale pour la biodiversité en Île-de-France a permis de recenser plusieurs sites sensibles et d’envisager l’installation de crapauducs ou de crapaudromes.

Les suivis des oiseaux et des amphibiens constituent d’excellents indicateurs de la santé de notre environnement. Leur densité et leur diversité fournissent aux naturalistes de précieux renseignements sur l’état des milieux en général, raison pour laquelle l’AEV mène des études régulières sur les sites dont elle a la gestion. Cette connaissance fine de la biodiversité guide les choix d’aménagement, de gestion, de fréquentation et d’usage des espaces naturels, avec un enjeu de préservation des habitats favorisant directement la préservation des espèces elles-mêmes.

Catégories
Non classé

L’AEV relève le défi du télétravail généralisé

L’AEV relève le défi du télétravail généralisé

Très peu d’agents du secteur public avaient jusque-là sauté le pas : en mars 2018, on comptait 4,65 % d’agents en télétravail pour l’administration territoriale de l’État et en moyenne 3,5 % pour l’administration centrale[1], soit une pratique très limitée. Mais la crise sanitaire actuelle et les préconisations du gouvernement pour endiguer la propagation du virus ont entraîné une généralisation du travail à distance pour les activités qui le permettent.

Crédit photo : Pixabay

L’AEV, précurseur en la matière, n’a pas attendu la crise COVID-19 pour proposer à ses agents ce mode de travail. Soucieuse des équilibres vie professionnelle / vie personnelle et de l’intérêt de limiter certains temps de déplacements, elle a été l’un des tout premiers établissements publics à s’engager dans ce mode d’organisation, qui a été adopté par 25 % du personnel dès l’année de sa mise en place. L’amplification de cette pratique au sein de l’Agence a cependant requis des adaptations, aussi bien sur les volets techniques que managériaux.

Un suivi technique au quotidien pour assurer la continuité d’activité

La multiplication par quatre du nombre de télétravailleurs au sein de l’AEV en un temps très court a nécessité de doubler le nombre de serveurs pour répondre aux nouveaux besoins de connexions à distance. « Pour s’assurer que chaque agent puisse télétravailler dans des conditions optimales, il était indispensable de veiller quotidiennement au bon fonctionnement de solutions telles que Citrix, réunissant l’ensemble des applications et des données au sein d’un espace de travail sûr et unifié » indique Serge Salvi, opérant à l’époque en tant qu’administrateur réseaux au service Systèmes d’information. Sans oublier l’outil informatique permettant de prendre la main à distance sur les PC, qui s’est révélé d’une formidable efficacité pour porter assistance aux agents rencontrant un problème technique sur leurs appareils.

« L’autre sujet clé, pouvant paraître évident mais qui a constitué un vrai défi, a été de mettre des PC portables à disposition des agents uniquement équipés d’un ordinateur fixe », complète-t-il. Un défi en matière d’approvisionnement ! Le télétravail généralisé a par ailleurs nécessité la mise en place de signatures électroniques certifiées, permettant à la direction de viser les différents projets et de les sécuriser juridiquement.

Une fois ces équipements fonctionnels pour tous, l’autre priorité a été de proposer un outil de travail collaboratif. « Quelques jours après le début du premier confinement, un logiciel de visioconférence cohérent avec les outils bureautiques s’est imposé comme une évidence et a été déployé pour l’ensemble des agents en un temps record » se rappelle Serge Salvi. « Il a permis – et permet encore ! – d’optimiser les réunions et les points d’équipe grâce au partage de documents, tout en recréant un peu de convivialité ». La dématérialisation ne doit en effet pas empêcher les moments de rencontres et d’échanges, qui restent indispensables au bon fonctionnement du service.

Garder le lien

Le passage au télétravail à domicile, jusqu’à 5 jours par semaine pour certains métiers, a souligné l’importance des bonnes pratiques : posture adéquate, espace de travail dédié quand le logement le permet, pauses régulières, respect des horaires… Mais, au-delà de ces considérations, l’autre facteur clé de succès est bien sûr le maintien du lien social : « Conserver un rythme de travail journalier tout en gardant un lien avec son équipe à travers des échanges fréquents est fondamental. L’organisation de réunions téléphoniques ou en visioconférence avec les collègues, ou encore des points réguliers avec le chef de service diminue considérablement le risque d’isolement, et nécessite d’adapter sa technique de management, de conduite de réunions, et d’évaluation des objectifs fixés », commente Joël de Sousa, Responsable des Ressources humaines à l’AEV.

Avec le confinement, les postes encadrants ont ainsi développé des liens particuliers avec leurs équipes qui n’auraient sans doute pas vu le jour de cette manière en présentiel. « Cela peut passer par de simples échanges sur l’état de santé de chacun, un partage des éventuelles difficultés rencontrées avant de démarrer une réunion. En somme, une approche intégrant davantage le fait de prendre soin de l’autre », indique Joël de Sousa.

La communication interne s’est également renouvelée pour venir au chevet des personnes assignées à domicile. En période de confinement, des petits clins d’œil humoristiques, envoyés quotidiennement à l’ensemble des agents, visaient à maintenir le collectif de travail et à créer de la cohésion au sein des équipes.

Et après ?

L’enjeu est aujourd’hui de préparer au mieux les phases de retour à des modes de travail plus « normaux ». Au regard de l’expérience acquise et de la publication du décret du 5 mai 2020, l’AEV travaille à une actualisation du cadre du télétravail. « Les pratiques mises en place ont fait la preuve de leur robustesse, mais ont également soulevé des questions de la part des agents et de l’encadrement », ajoute Erwann Le Guern, Directeur des Ressources et des Moyens à l’AEV. « Nous développons collectivement une expérience très riche en matière de télétravail. C’est pourquoi nous avons lancé une démarche fondée sur le volontariat qui aura pour finalités de tirer les enseignements de la période écoulée (organisation du travail, évolution du lien au sein des équipes, adéquation des ressources disponibles…) et d’étudier la transposition du cadre réglementaire (charte du télétravail, processus interne de validation…), afin d’élaborer, ensemble, le futur cadre du télétravail au sein de l’Agence », conclut-il.

À travers cette initiative, l’AEV souhaite prendre en main un enjeu clé pour la qualité de vie au travail au cours des prochaines années.

[1] https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/publications/politiques_emploi_public/bilan-teletravail.pdf

Catégories
Forêt Non classé

Forêt régionale de Bondy : bientôt classée forêt de protection ?

Forêt régionale de Bondy : bientôt classée forêt de protection ?

Les forêts de protection bénéficient d’un statut juridique et administratif spécial qui garantit la conservation de ces espaces. Jusqu’au 21 mai 2021 inclus, une enquête publique relative au projet de classement de la Forêt régionale de Bondy (Seine-Saint-Denis) en forêt de protection[1] a été ouverte. Le but ? Partager les observations des riverains et plus largement des Franciliens sur les enjeux de préservation de ce poumon vert emblématique qui attire chaque année près d’un million de visiteurs.

L’attribution de ce statut juridique à la Forêt régionale de Bondy, le plus protecteur du code forestier, constituerait une première pour l’AEV, dont les agents mènent depuis 40 ans une gestion exemplaire et durable des forêts régionales, au service de la conciliation des usages (sociaux, écologiques, économiques.). 

Forêt régionale de Bondy – Crédit : AEV / Hellio Van Ingen

Des brigands du Moyen-Âge aux visiteurs d’aujourd’hui

Avant d’être exploitée massivement au Moyen-Âge pour fournir Paris en matière première et en bois de chauffage, puis morcelée par la mise en culture, la Forêt régionale de Bondy couvrait tout l’est parisien, sur plus de 20 000 hectares ! Les 185 hectares de forêt gérés aujourd’hui par l’AEV sont un vestige de cette célèbre forêt, qui devait sa mauvaise réputation aux nombreux brigands qui la peuplaient. Ils recèlent de multiples richesses naturelles et constituent pour les riverains de Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Coubron mais aussi tous les Franciliens un espace de respiration essentiel, situé dans un secteur très urbanisé. Ils sont près d’un million à la fréquenter chaque année !

« Forêt de protection » : le plus haut statut juridique qu’une forêt peut espérer pour sa préservation

Le classement en forêt de protection constitue l’outil juridique le plus contraignant du code forestier pour la protection de ces espaces. Ce statut interdit tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation ou la protection des boisements (art. L. 412-2 code forestier)[2].

À ce jour, plus de 160 000 hectares sont concernés par ce statut, soit 1 % de la surface forestière métropolitaine[2]. Créé en 1922, il avait pour but initial de lutter contre l’érosion des sols en montagne, les effets des risques naturels (avalanches, glissements de terrain…) ainsi que l’envahissement des eaux et des sables en zone côtière. En 1976, année marquant également la création de l’AEV, il a été élargi aux forêts[3] dont le maintien s’impose aujourd’hui pour des raisons écologiques et/ou pour le bien-être de la population, notamment en zones  périurbaines.

Enquête publique jusqu’au 21 mai 2021 inclus : comment ça marche ?

Il s’agit d’une étape importante du projet visant à recueillir les observations du public.

L’enquête publique est ouverte à tous (sans restriction d’âge ou de nationalité). Le commissaire enquêteur recevra le public en présentiel aux lieux, dates et heures suivantes[4]:

  • Clichy-sous-Bois – 93390 (mairie) – Place du 11 novembre 1918 : jeudi 06 mai 2021, de 15h00 à 17h00
  • Coubron – 93470 (mairie) – 133 rue Jean Jaurès : mercredi 12 mai 2021, de 10h00 à 12h00
  • Montfermeil – 93370 (mairie) – 55 rue du lavoir : jeudi 20 mai 2021, de 14h00 à 17h00

Une permanence dématérialisée est également prévue le mardi 18 mai 2021 de 19h30 à 21h30

Consulter en ligne les éléments du dossier ICI

Plus d’informations sur la Forêt régionale de Bondy


[1] pour cause d’utilité publique au titre de l’article L.141-1 du code forestier par La Direction Régionale et Interdépartementale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt « D.R.I.A.A.F. » d’Île-de-France située au 18 avenue Carnot à CACHAN (94230).

[2] https://agriculture.gouv.fr/foret-bois

[3] par la loi sur la protection de la nature

[4] Enquêtes publiques

Catégories
Événement

Notre-Dame de Paris : le patrimoine naturel au chevet du patrimoine culturel

Notre-Dame de Paris :
le patrimoine naturel au chevet du patrimoine culturel

Deux ans après le terrible incendie qui embrasait Notre-Dame de Paris, la Région Île-de-France et l’Agence des espaces verts (AEV), gestionnaire de plus de 10 000 hectares de forêts régionales, ont souhaité répondre favorablement à l’appel à mobilisation et participer à l’effort collectif pour la reconstruction de l’édifice : 60 chênes de grande qualité ont ainsi été donnés à l’établissement public chargé de sa conservation et de sa restauration. De 70 à 110 centimètres de diamètre et pouvant atteindre jusqu’à 35 mètres de hauteur du pied à la cime, ces sujets exceptionnels – dont certains sont bicentenaires ! – participeront à la restauration de la charpente et de la flèche.

Crédit : AEV / L. Eon

Cette contribution équivaut à 25 % du bois fourni par les collectivités de France et vient compléter l’enveloppe de 10 millions d’euros octroyée par la Région Île-de-France juste après la catastrophe pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris. La mobilisation de ces chênes issus des forêts régionales franciliennes et plus particulièrement de la Forêt régionale de Ferrières, en Seine-et-Marne, permet ainsi d’alimenter en circuit court ce chantier de reconstruction de grande ampleur. Un geste fort, en total accord avec la Stratégie régionale pour la Forêt et le Bois adoptée par le Conseil régional[1].

Le plan d’aménagement de la Forêt régionale de Ferrières intégrait, dès le départ, la mise à terre de chênes, pour permettre une gestion durable et une régénération naturelle des boisements. Ceux-ci vont simplement connaître un avenir peu commun. Avant d’être pris en main par les compagnons charpentiers, ils ont nécessité la coordination de corps de métier et d’artisans à la pointe de leur savoir-faire (marteleurs, éhoupeurs, élagueurs, abatteurs, débardeurs…). Cette opération, menée tambour battant avant la montée de sève, a mis en lumière la qualité des forêts franciliennes gérées par l’AEV, qui s’attache depuis plus de 40 ans à mettre en œuvre une gestion exemplaire et apporter son expertise dans l’articulation des fonctions sociales, écologiques et économiques des forêts péri-urbaines.

« Grâce à la mobilisation des agents de l’AEV et de nos partenaires, le patrimoine naturel vient au chevet du patrimoine culturel. Je suis aujourd’hui fière et honorée que les plus beaux chênes de nos forêts régionales connaissent une destinée exceptionnelle en rejoignant le chantier de restauration de la cathédrale de Notre-Dame de Paris, qui fait partie des joyaux de notre patrimoine » s’est félicitée Anne Cabrit, Présidente de l’Agence des espaces verts.

[1] https://www.iledefrance.fr/strategie-regionale-pour-la-foret-et-le-bois-2018-2021

Catégories
Événement Forêt Non classé

Forêts d’Île-de-France : découvrez nos pépites !

Forêts d’Île-de-France : découvrez nos pépites !

À l’occasion de la Journée internationale des forêts qui se déroulera le 21 mars, l’AEV vous embarque pour une escapade au cœur de ses forêts ! L’occasion de (re)découvrir certaines pépites oubliées ou méconnues, qui vous émerveilleront et vous feront voyager… sans quitter l’Île-de-France.

Forêt régionale de Claye-Souillly (77) – Crédit photo : AEV / Hellio Van Ingen

Forêts d’Île-de-France : les pépites de l’AEV

La Sierra Nevada en Forêt régionale de Ferrières (Seine-et-Marne)

Nul besoin de traverser l’Atlantique pour admirer les séquoias géants du parc du Yosemite dans le Nevada ! À 34 km de Paris, la Forêt régionale de Ferrières (3 157 hectares) abrite l’Allée des Lions : une allée majestueuse de séquoias géants, regroupant sur près d’1 km de long, près de 100 individus centenaires. Vous pourrez ainsi flâner au beau milieu de ces géants de 35 mètres de haut et de près d’un mètre de circonférence. Magique !

> Découvrir la Forêt régionale de Ferrières

Le Canada en Forêt régionale de Bondy (Seine-Saint-Denis)

De petits pontons en bois qui parcourent les rives des étangs… Des pêcheurs qui aiment à se retrouver dès l’aube ou sous un ciel orageux pour taquiner le poisson… La Forêt régionale de Bondy affiche de faux airs de Canada ! Ne manquent à l’appel que les saumons et les orignaux. Mais coté faune, la forêt n’est pas en reste pour autant et n’a pas à rougir de son cousin outre-Atlantique. Elle recèle une diversité ornithologique peu commune en Île-de-France : des Martins pêcheurs, des Pics mars, des grands Pics noirs, des Hérons… Ils évoluent dans un cadre enchanteur, mêlant chênes rouvres et pédonculés, érables, frênes, charmes, bouleaux ou encore trembles et robiniers. Un vrai régal pour les yeux si vous revenez à l’automne lorsque les frondaisons s’embrasent…

> Découvrir la Forêt régionale de Bondy

L’Île de Pâques en Forêt régionale de Rougeau-Bréviande (Seine-et-Marne)

Parce que les forêts franciliennes sont aussi naturellement des lieux de patrimoine, la Forêt régionale de Rougeau – Bréviande accueille depuis 2013 Le Gardien, une œuvre de l’artiste Gloria Friedmann, au carrefour de la nature et de l’art contemporain. Ce géant de 10 mètres de haut, qui n’est pas sans rappeler les célèbres moaïs de l’Île de Pâques, perdus en plein Pacifique, nous invite à la contemplation. Par le jeu des proportions, le spectateur lève les yeux et découvre tour à tour, sur cette tête d’homme totémique et irréelle, cinq cerfs à taille réelle, puis le feuillage de chênes majestueux hauts de 25 mètres. Une puissante allégorie du lien entre l’Homme et la Nature !

> Découvrir la Forêt régionale de Rougeau-Bréviande

La Suisse à La Roche-Guyon (Yvelines & Val d’Oise)

De nombreux coteaux de 200 mètres de haut jalonnent les méandres de la Seine sur plusieurs kilomètres. Cette couleur blanche, propre au calcaire, et les fleurs qui habillent le pied des falaises rappellent les paysages naturels de la Suisse. Le célèbre château médiéval surplombant la Seine et la Forêt régionale de la Roche-Guyon en contrebas complètent la carte postale.

La Martinique en Forêt régionale des Vallières (Seine-et-Marne)

Une impression de forêt primaire à seulement 15 km de Clichy-sous-Bois… Les immenses clématites d’une trentaine de mètres de haut s’accrochent aux frênes et aux érables de cette forêt. Ces figures végétales peuvent être confondues avec les lianes qui abondent dans les forêts tropicales. Un chemin en bordure de cette végétation luxuriante est accessible aux promeneurs et aux cyclistes. À noter qu’autour du site, de belles prairies invitent au pique-nique, avec vue imprenable sur les bords de la Marne !

Balade Branchée : une invitation à se connecter à la nature !

Pour découvrir d’un autre œil les forêts régionales et leurs secrets, l’AEV met à disposition l’application mobile gratuite Balade Branchée.

Pour enrichir sa balade, Balade Branchée propose gratuitement des contenus ludiques (audio, photo, vidéo et jeux) se déclenchant automatiquement à proximité des éléments remarquables. Près de 400 km de parcours à travers toute l’Île-de-France sont accessibles ! 

> Disponible sur iOS et Android

Exposition « Voyage dans les espaces naturels d’Île-de-France » : un concentré de nature aux portes de Paris

Si le temps vous manque pour visiter nos espaces naturels régionaux, l’exposition « Voyage dans les espaces naturels d’Île-de-France » vous offre un concentré de nature ! Après le tout nouveau siège du Conseil régional d’Île-de-France à Saint-Ouen (93), cette exposition ludique et en plein air a posé ses bagages à la Butte Pinson (93-95).

Informations pratiques

Pour aller plus loin

> Découvrez le programme de la Journée internationale des forêts

> Découvrez toutes les forêts régionales

> Pour préparer sa sortie