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Chabrand-Thibault : un petit domaine précieux bientôt ouvert aux plus curieux

Chabrand-Thibault : un petit domaine précieux bientôt ouvert aux plus curieux

C’est le privilège des explorateurs et des archéologues que de découvrir les choses précieuses que le temps ou les gens ont enfoui dans l’oubli. Mais pour le découvreur, passées les fouilles et la trouvaille miraculeuse, vient le moment de partager le secret bien gardé. C’est ce que s’apprêtent à faire l’Agence des espaces verts et la Région Île-de-France en aménageant le domaine Chabrand-Thibault, en prévision de son ouverture au public. Propriété close de 10 hectares à peine, ce petit domaine regorge de vestiges romantiques dans un cadre faisant la part belle à la nature et à la biodiversité. Telle une pièce de musée bien soignée, le domaine Chabrand-Thibault, jadis privé, s’offrira bientôt à la promenade discrète et respectueuse pour le plaisir des plus curieux.

Une promenade historique et paysagère

Le domaine Chabrand-Thibault est situé sur la commune de Cormeilles-en-Parisis, dans le Val-d’Oise. Il fait partie de l’espace naturel régional des Buttes du Parisis, un maillon essentiel de la Ceinture verte d’Île-de-France géré par l’Agence des espaces verts pour le compte de la Région Île-de-France.

Le parcours en cours d’aménagement s’ouvrira aux abords de l’église Saint-Martin, classée Monument Historique par arrêté du 13 février 1997. En contrebas du domaine, la promenade longera une prairie préservée qui revêt un intérêt à la fois écologique et historique puisque son tracé n’a que très peu évolué au fil des siècles. Sur la gauche, avant que ne vienne au visiteur l’envie de le gravir, le parc forestier prend déjà de la hauteur sur les pentes de la butte. Historiquement rattaché au domaine privé de la Châtaigneraie, fermé au public depuis des décennies, il renferme un boisement présentant de très beaux chênes et châtaigniers, des sous-bois fleuris de muguet et de jacinthes et de nombreuses espèces d’oiseaux comme le Pic épeiche, le Pic vert, la Sittelle torchepot, le Geai des chênes, la Fauvette à tête noire, le Pinson des arbres, ou les Mésanges bleues et charbonnières. Cette partie boisée renferme également les vestiges d’un parc romantique et d’une forêt plus « jardinée ». On y trouve une ancienne mare maçonnée entourée d’essences d’arbres ornementaux du parc datant du XIXe siècle (platanes, pins), les ruines d’un ancien nymphée et des arches blanches dont l’origine reste inexpliquée et pleine de mystère.

Pris en étau entre le plateau et le coteau sud de la butte, le parc Chabrand-Thibault offre enfin une vue panoramique dégagée sur le centre historique de Cormeilles-en-Parisis et la vallée de la Seine. Une bien belle récompense pour quiconque entreprend son ascension.

Des espaces verts et boisés au service des Franciliens

L’Agence des espaces verts aménage notamment une grande volée d’escaliers, faite de pavés de grès de Fontainebleau : un matériau patrimonial et local, en cohérence avec l’architecture du centre ancien de Cormeilles. Afin de favoriser l’économie circulaire et de limiter l’impact sur l’environnement, le choix de l’Agence s’est porté sur des pavés de réemploi, plutôt que des pavés neufs importés d’Inde. 180 marches au total qui gravissent les 35 mètres de dénivelé du coteau jusqu’au plateau boisé et à l’allée historique bordée de chênes. Un confortable cheminement redessinera quant à lui la lisière boisée et s’intègrera dans la pente du terrain, dont les terrassements ont été limités au strict minimum afin de préserver les arbres existants et de réduire l’impact sur la biodiversité du site. Sans oublier les larges bancs qui permettront de se fondre dans le vaste panorama sur la vallée de la Seine avec toujours l’espoir de pouvoir ralentir le temps pour prolonger les bons moments.

Le projet d’ouverture au public du domaine régional Chabrand-Thibault répond aux impératifs fixés par le Plan vert. Lancé en 2017 par la Région, celui-ci a pour objectif de pallier de manière significative le déficit en espaces verts accessibles en Île-de-France. Pour ce faire, il prévoit la création de 1 000 hectares supplémentaires d’espaces de nature ouverts au public d’ici à 2025. Les travaux d’aménagement en cours du domaine Chabrand-Thibault participent de cette ambition et permettront d’ici le printemps 2023 d’ouvrir au public ce site élégant et discret.

Chabrand-Thibault - Plan des aménagements 2022
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3 questions à Élise PROTHERY, paysagiste

3 questions à Élise PROTHERY, paysagiste

Élise exerce l’un de ces métiers “passion” dont on ne se lasse pas et qui ne connaît pas l’ennui. Nécessairement créative, amoureuse de la nature, elle prend à cœur de modeler l’environnement avec un souci d’équilibre et de parcimonie. Bien qu’elle ait pu faire déplacer 18 000 m3 de terre lorsque cela s’imposait, il lui arrive aussi de sélectionner un à un les 365 cerisiers d’une plantation. Après avoir lancé sa carrière en bureau d’études puis intégré divers établissements publics, c’est avec une vivacité inchangée depuis ses débuts qu’elle évoque son parcours professionnel. Au sein d’une équipe féminine constituée de cinq paysagistes, l’exercice de son métier prend un sens particulier au sein de l’Agence des espaces verts : pouvoir agir, à l’échelle régionale, en faveur de l’amélioration du cadre de vie des Franciliens et suivre sans discontinuer l’évolution des espaces verts et boisés.

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Petite déjà, j’étais intéressée par les formes de vie,  la nature et l’environnement. J’ai commencé mes études en biologie à l’université mais l’abord uniquement scientifique de la biologie ne me convenait pas. Comme beaucoup de jeunes étudiants, il m’a fallu trouver ma vocation à tâtons, avec de l’intuition mais aussi des coups de pouce du destin. J’ai donc ouvert les portes d’une école de paysage, qui m’a apporté toutes les dimensions auxquelles je pouvais aspirer dans ma vie professionnelle : la dimension créative – notamment le dessin-, mais aussi tout un spectre de domaines propres au métier : l’environnement, l’histoire, la géographie, la sociologie des territoires, la science des matériaux ou encore la construction.

Ce que j’aime dans mon métier, c’est d’avoir un rôle pivot entre des enjeux divers, parfois même contradictoires. Un espace naturel à aménager n’est pas une page blanche. Il se trouve dans un environnement préexistant, un tissu urbain, un contexte social. Nous avons à prendre en compte son écosystème, sa topographie, ses contraintes techniques mais aussi les personnes qui le fréquentent, dont il est le cadre de vie. Trouver le bon équilibre dans la réalisation d’un projet entre toutes ces facettes, c’est ce qui fait à la fois la complexité et le sel de ce métier.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Bien avant d’entrer à l’Agence des espaces verts, à l’occasion d’un stage dans le cadre de mes études, j’ai pu partir en Uruguay travailler pour le ministère de l’environnement à la création d’une aire protégée. Cette expérience a été mon premier lien avec un projet d’aménagement opérationnel et concret imbriquant à la fois la protection de la nature, la biodiversité et les besoins humains.

C’est plus tard, en faisant de la maîtrise d’œuvre dans un bureau d’études, que l’opportunité d’un poste à l’Agence des espaces verts s’est présentée. J’ai pressenti l’intérêt d’exercer mon métier dans une structure capable de maîtriser la gestion de ses sites dans la durée et à des échelles d’intervention importantes. Aucun bureau d’études privé n’a ce privilège et cette liberté de mouvement et de création dans l’espace et dans le temps. D’autre part, la confiance que nous accordent notre direction et les élus dans la conduite des projets est vraiment stimulante. Je suis donc arrivée à l’Agence en 2011 et depuis, hormis une parenthèse de deux ans pour occuper un autre poste, je ne l’ai plus quittée ! L’Agence des espaces verts est composée  de professionnels pleinement investis dans leurs missions et qui travaillent, me semble-t-il, avec la conviction d’agir pour le bien commun. Toutes ces conditions nous rassemblent, nous lient, et renforcent nos synergies au quotidien. 

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Les missions d’une paysagiste sont nombreuses et variées. Au quotidien, j’assure le suivi de divers projets d’aménagement, ayant chacun leurs phases de développement propres. Je dirais que trois quarts de mon temps de travail se déroulent au bureau pour un quart du temps sur le terrain. Un équilibre vertueux autant que nécessaire puisque notre relation au territoire et à ses occupants est à la base de tout. C’est même le préalable indispensable au premier trait de crayon sur une esquisse.

La première étape d’un projet d’aménagement consiste à établir un diagnostic. On analyse le site dans sa globalité, en s’appuyant sur le document d’orientation qui en fixe les grands enjeux en matière de maîtrise foncière, de gestion, d’aménagement, d’ouverture au public et de préservation de la biodiversité. Cette phase nous met déjà en lien avec des acteurs nombreux : nos collègues tout d’abord (techniciens, écologues, spécialistes agricoles, délégués territoriaux…) mais aussi les élus locaux et les usagers puisque la notion de concertation avec l’ensemble des parties prenantes est déterminante pour l’Agence des espaces verts. On aboutit alors à un schéma directeur : la colonne vertébrale du projet qui précède d’autres étapes plus fines, précises et détaillées. Le dessin à la main, tout autant que les outils graphiques numériques font partie du métier. Le défi est ensuite de traduire le dessin dans la réalité : la phase travaux, le suivi du chantier font partie intégrante de nos missions et la réalisation des aménagements est un accomplissement. Enfin, il y a la restitution du projet et son ouverture au public. Notre chance est alors de pouvoir continuer à suivre l’évolution des sites, y intervenir au besoin, constater la manière dont les usagers se sont appropriés nos idées. C’est un retour d’expérience en direct et un véritable privilège pour une paysagiste.

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Les jardins partagés de la Butte Pinson renaissent de leurs cendres

Les jardins partagés de la Butte Pinson renaissent de leurs cendres

Il se trouve quelque part en Île-de-France, dans le parc naturel de la Butte Pinson et au plus près des quartiers résidentiels avoisinants, un petit domaine aux allures de ferme et de campagne. Les jardins partagés et familiaux de la Butte Pinson, dotés d’un poulailler et entretenus par des associations locales, jouent un rôle social et environnemental important : ils créent, en plein contexte urbain, des ponts entre la ville, la nature, les bêtes, les femmes, les hommes et les enfants. Suite à un incendie qui avait occasionné la destruction partielle d’un bâtiment, l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France a engagé des travaux de reconstruction de l’aile ouest qui vient d’être restituée aux jardiniers.

De la concertation à la reconstruction

C’est en 2015 que l’Agence des espaces verts aménage, à Montmagny, les jardins partagés et les jardins familiaux de l’Espace naturel régional de la Butte Pinson. Elle y construit un bâtiment accueillant les locaux nécessaires à l’exploitation des jardins et d’un poulailler. “Les jardins partagés sont un espace communautaire accueillant six associations locales et solidaires, explique Monique Leroux, coordinatrice du Collectif des Pinsons. Parmi ces associations Les Poules de la Butte était le premier poulailler collectif d’Île-de-France”. Le bâtiment qui lui est consacré, entièrement en bois, est composé de deux ailes reliées entre elles par une pergola. Mais le bois craint le feu et son aile ouest est malheureusement détruite au cours d’un incendie accidentel en novembre 2018.

A l’issue d’un important travail de concertation avec les membres des associations concernées, usagers de ces espaces, jardiniers et riverains, l’Agence des espaces verts engage, en 2020, le projet de reconstruction d’un bâtiment de 39m² et d’un enclos de 295m² comprenant une volière de 137m². “Il y a eu très vite des temps d’échanges entre les membres des associations et l’Agence des espaces verts pour trouver des solutions, ajoute Monique Leroux. Reconstruire a été l’occasion de redéfinir nos besoins et de mieux adapter nos locaux.

© Les Oiseaux Architectures & Philippe Benoit architecte

Economie circulaire et matériaux biosourcés

L’agence des espaces verts confie la conception du projet aux architectes de l’agence LOA – Les Oiseaux Architectures. Ces derniers nous rappellent quelques principes fondamentaux à la base de leur inspiration : Les oiseaux sont légers, ils transforment le vide en matière (…) Les oiseaux sont des animaux millénaires. Ils sont aussi parmi les premiers architectes (…) Les oiseaux sont libres. Vus par les yeux d’homme, ils sont l’allégorie de la liberté.

Fort de cette inspiration en ces lieux où les jardiniers tiennent à leur parcelle de liberté, les architectes optent pour un projet visant à bâtir des bâtiments solides, pérennes, maximisant le réemploi des matériaux. Ils font appel à l’entreprise Depuis 1920, inscrite dans une logique de construction durable et de réemploi, et à l’entreprise Dewulf, l’une des plus anciennes briqueteries artisanales située dans l’Oise. Démarche volontaire, le chantier optimise donc l’existant et les savoir-faire artisanaux dans une logique écologique d’économie circulaire, d’approvisionnements locaux. La dalle préexistante est réemployée telle quelle afin de ne pas augmenter les surfaces artificialisées. Le bois provient d’une scierie d’Île-de-France près de chantilly, et les briques artisanales d’Allonne près de Beauvais. Enfin, la conception du bâtiment prévoit l’intégration de matériaux de récupération : c’est le cas des fenêtres, des cloisons et d’une partie de la toiture.

Afin d’éviter aux 3 petits cochons que ne soit soufflé une fois de plus leur bâtiment, les murs maçonnés en briques de terre cuite constituent des locaux et abris fonctionnels et pérennes. “Nous avons porté une grande attention à l’attente des usagers, explique l’architecte Baptiste Wullschleger. Pour des raisons pratiques avant tout mais aussi symboliques, il y avait un intérêt évident à réaliser un bâtiment solide, durable. Après le drame que constitue un incendie, je pense spontanément à cette histoire des trois petits cochons. Symboliquement aussi, le choix de la brique renvoie à son emploi courant dans l’urbanisme de Montmagny.”

Du conte à la réalité, il n’y a parfois qu’un pas. Question d’aile ouest, question de poules, malgré un épisode dramatique passé, l’oiseau est décidément de bon augure en ces lieux : comme si les poules avaient convoqué le légendaire phénix capable de renaître de ses cendres, les travaux confiés aux architectes Les Oiseaux ont permis de restituer aux jardiniers, et à leur poules, des équipements à la hauteur de leurs besoins et à l’épreuve du temps.

Bon jardinage à Montmagny !

© Photographie : Nicolas da Silva Lucas

A vos agendas !

Dans le cadre des manifestations de Jardins ouverts, les associations du Collectif des Pinsons proposent aux familles des ateliers créatifs et ludiques.

Au programme (dimanche 3 juillet) :

  • Visite du Poulailler collectif avec ‘Les Poules de la Butte » (De 10h30 à 12h)
  • Fabrication de couronnes de fleurs avec « Escal » (De 14h à 15h)
  • Création participative d’un tableau végétal avec « Art’M » (De 15h à 16h)
  • Installation de végétaux sur structure aérienne avec « Terres et culture » (De 16h à 17h30)

Dès 3 ans – En entrée libre

Lieu de rendez-vous : Jardins partagés de la Butte Pinson – accès via la rue de Pierrefitte, Chemin du Val Richebourg à Bluteau, 95360 Montmagny

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Forêt

Six nouvelles forêts régionales certifiées FSC® en 2022

Six nouvelles forêts régionales certifiées FSC® en 2022

L’Agence des espaces verts a souhaité, voilà plus de 10 ans, faire reconnaître par des organismes certificateurs indépendants sa gestion responsable et durable du patrimoine forestier régional. C’est dans ce cadre qu’elle s’est engagée dans la certification FSC® en véritable pionnière. La démarche, initiée dès 2009, a abouti en 2014. Depuis, c’est à un cahier des charges ambitieux et exigeant, contrôlé chaque année, que se conforment les forces vives de l’AEV. L’objectif ? Garantir le renouvellement de cette certification, mais surtout parvenir à l’étendre à l’ensemble des forêts régionales. L’audit annuel, qui a eu lieu en avril 2022 et dont les résultats viennent d’être dévoilés, a permis l’entrée en certification de six nouvelles forêts régionales.

La certification FSC® : un cahier des charges exigeant

Les exigences deFSC® ne portent pas seulement sur ce qui se passe en forêt : bien au-delà de la gestion des boisements sur le terrain, c’est à un ensemble très large de critères que doit répondre le gestionnaire puisque la certification vise à garantir une gestion responsable sur les plans écologique, social, économique et culturel auprès de tous les acteurs de la filière et tout au long du processus. En effet, la forêt est d’abord un écosystème complexe indispensable à la vie sur terre. Elle est à la fois un espace de loisir et de plaisir que fréquentent les promeneurs, un vivier de ressources pour les professionnels de la filière bois, un formidable réservoir de biodiversité pour la faune et la flore ou encore un lieu d’imaginaire qui inspire les artistes. La certification FSC® implique donc de considérer et de gérer la forêt dans sa globalité. 

La multifonctionnalité des forêts franciliennes

En Île-de-France, la gestion des forêts est à mettre au regard d’un contexte singulier. La région compte 12,2 millions d’habitants (20 % de la population française) répartis sur 12 000 km2,   (soit 2 % de la surface métropolitaine) générant 30% du PIB. Cette  région est ainsi la plus peuplée et la plus urbanisée de l’Hexagone, c’est dire à quel point les enjeux sociaux, culturels, environnementaux, économiques et paysagers s’y trouvent exacerbés.

Pour l’Agence des espaces verts, gestionnaire des forêts régionales d’Île-de-France pour le compte de la Région Île-de-France, tout l’enjeu est de parvenir à rendre compatibles, sur un même territoire, les divers usages de la forêt pouvant parfois être contradictoires. Cela implique, au quotidien, la mise en œuvre d’une gestion multifonctionnelle exemplaire.

Six nouvelles forêts régionales certifiées

Chaque année, l’Agence des espaces verts est auditée par un organisme agréé indépendant. Une semaine durant se succèdent donc, pour les contrôleurs, des vérifications administratives, des visites de terrain finement choisies ou encore la consultation des parties prenantes identifiées dans chaque massif forestier (associations environnementales, élus locaux, riverains, usagers, personnels forestiers, etc.). L’ensemble du personnel de l’Agence est également mobilisé pour pouvoir répondre, si besoin est, aux sollicitations des contrôleurs.

Il y a quelques mois, plus de 68 % des 11 000 hectares de forêts gérés par l’Agence des espaces verts étaient déjà certifiés FSC®.À l’issue de l’audit 2022 dont le rapport vient d’être rendu, six nouvelles forêts dotées d’un plan d’aménagement entrent dans la certification, portant à dix-huit le nombre de forêts certifiées :

Cela représente désormais 8 499 hectares, soit près de 80% de la surface forestière gérée par l’Agence des espaces verts, faisant d’elle l’un des plus importants gestionnaires de forêts FSC® du pays !

Une fierté pour la Région Île-de-France qui ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin. L’Agence des espaces verts poursuit ses efforts pour que la gestion rigoureuse de l’ensemble de son patrimoine forestier puisse être consacrée par la certification FSC®. Une ambition affichée, qui confirme l’engagement de la Région Île-de-France en faveur de la filière bois-forêt et qui conduirait l’Agence des espaces verts à l’avant-garde du développement durable de ses forêts.

Les dix principes FSC® :

  • Principe 1 – Respect des lois : La gestion forestière doit se conformer à toutes les lois en vigueur ainsi qu’à tous les traités internationaux dont ce pays est signataire.
  • Principe 2 – Droits des travailleurs et conditions de travail : L’organisation certifiée doit respecter les conventions fondamentales de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et préserver ou accroître le bien-être social et économique des travailleurs.
  • Principe 3 – Droit des peuples autochtones : L’organisation certifiée doit soutenir les droits des peuples autochtones tels qu’ils sont définis dans la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones (2007) et dans la convention n°169 de l’OIT (1989).
  • Principe 4 – Relations avec les communautés : Les opérations de gestion forestière doivent maintenir ou améliorer le bien-être social et économique, à long terme des communautés locales.
  • Principe 5 – Bénéfices générés par la forêt : Les opérations de gestion forestière doivent encourager l’utilisation efficace des multiples produits et services de la forêt pour en garantir la viabilité économique ainsi qu’une large variété de services environnementaux et sociaux.
  • Principe 6 – Valeurs et impacts environnementaux : La gestion forestière doit maintenir la diversité biologique et les valeurs et services écosystémiques qui y sont associés (ressources hydriques, sols, paysage, espèces et habitats patrimoniaux, etc.)
  • Principe 7 – Planification de la gestion : Un document de gestion doit être rédigé, appliqué et mis à jour. Les objectifs à long terme de la gestion et les moyens d’y parvenir doivent être clairement indiqués. L’élaboration et les révisions de ce document de gestion se font en concertation avec les parties prenantes.
  • Principe 8 – Suivi et évaluation : Un suivi est conduit pour évaluer les pratiques de gestion : qualité et quantité des produits forestiers, maintien des valeurs de conservation (environnementale ou socio-culturelles).
  • Principe 9 – Hautes Valeurs de Conservation : L’organisation certifiée doit identifier, évaluer, préserver et suivre les Hautes Valeurs de Conservation (HVC) présentes dans son unité de gestion. Ces HVC peuvent concerner des espèces ou habitats patrimoniaux, des services écosystémiques critiques, des sites culturels, etc.
  • Principe 10 – Mise en œuvre des activités de gestion : Les valeurs environnementales et sociales de la forêt sont protégées lors des prélèvements de bois ou d’autres produits forestiers, des travaux (plantations, lutte contre les espèces envahissantes, création de routes, etc.) ou de l’utilisation d’intrants (engrais, pesticides réglementés). L’organisation certifiée n’utilise par ailleurs aucun OGM.

FSC® : Licence FSC-C104680

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Forêt Infos pratiques

Feux de forêt : ayons les bons réflexes !

Feux de forêt : ayons les bons réflexes !

Le saviez-vous ? 9 feux de forêt sur 10 sont d’origine humaine ! La sécheresse qui sévit en France aggrave le risque de départ de feu. La moindre étincelle ou le moindre mégot peut être à l’origine d’une catastrophe. Aujourd’hui placé en alerte canicule par Météo France, l’ensemble du territoire est particulièrement vulnérable face au risque d’incendie de végétaux, qu’il s’agisse de forêts, de prairies ou de friches. Ensemble, ayons les bons réflexes pour éviter les départs de feu et protéger nos forêts !

Un épisode caniculaire précoce et intense s’étend sur une grande partie du pays.

Le risque de feux majoritairement d’origine humaine

L’activité humaine est la principale cause de déclenchement d’incendies – 90% des départs de feu – que ce soit du fait d’une activité économique (chantiers de BTP, activités agricoles…) ou bien d’une activité du quotidien (mégots de cigarettes, barbecues ou feux de camps). La moitié de ces feux d’origine anthropique sont dus à des imprudences et à des comportements dangereux, aussi bien de touristes que de riverains. Plus de 50% des départs de feux pourraient être évités en appliquant les bons gestes au quotidien.

Les bons réflexes en forêt :

  • Ne pas fumer ni jeter ses mégots en forêt 
  • Ne pas allumer de feux de camps, ni barbecue
  • Ne pas faire de bivouacs
©Ministère de la Transition écologique

Que faire en cas de départ de feu ?

  • Alerter : témoin d’un début d’incendie, je donne l’alerte en appelant le 112, le 18 ou le 114 (personnes malentendantes) et j’essaie de localiser le feu.
  • Se protéger : je me mets à l’abri dans une habitation en attendant l’intervention des secours. La voiture n’est pas un abri sûr car elle pourrait s’enflammer.
  • S’informer : je reste informé de la situation et me conforme aux consignes des secours et/ou de la mairie.

Plus d’informations : https://www.ecologie.gouv.fr/feux-foret-et-vegetation

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Forêt Infos pratiques Nature

« La tique et la chenille » ou la vertu de prudence

« La tique et la chenille » ou la vertu de prudence

Elles auraient pu être les figures d’une fable de Jean de La Fontaine dont la moralité aurait été de nous inciter à la prudence. L’une est la chenille, dite “processionnaire” ;  l’autre, la tique. Toutes deux sont des insectes qui ne se connaissent pas. Elles ont pourtant en commun d’être très nombreuses dans nos forêts et de présenter quelques désagréments, parfois même un risque pour la santé. Pas question pour autant qu’elles gâchent notre plaisir ! Prenez donc le temps de mieux connaître ces petites bêtes-là pour des balades sereines et averties.

Le réchauffement climatique pourrait expliquer en grande partie que la tique et la chenille processionnaire se propagent, du sud vers le nord, et atteignent des régions encore épargnées il y a quelques années. C’est le cas de l’Île-de-France et même de Paris intra-muros où, fait inédit, des observateurs se sont étonnés de trouver des chenilles dès 2015. L’une comme l’autre sont des espèces envahissantes, et très actives du printemps jusqu’à l’automne. Qui sont-elles exactement ?

Les chenilles processionnaires du chêne

À l’état de chenilles de mars à mi-juillet, les « processionnaires du chêne » forment le papillon de l’espèce Thaumetopoea processionea L. Ces insectes font pleinement partie de l’écosystème forestier en constituant notamment une ressource alimentaire importante pour les oiseaux, les mésanges et certains autres insectes. Cependant, en se multipliant comme les chenilles du pin, elles posent de véritables problèmes d’ordre sanitaire touchant les arbres, les hommes et les animaux. Leurs nids, composés de fils soyeux, se situent sur le tronc et peuvent atteindre plus d’un mètre de long. Après éclosion, les chenilles sont identifiables à leur façon de se déplacer les unes derrière les autres en grandes colonies. Elles se nourrissent de jour comme de nuit du feuillage de leur arbre hôte qu’elles affaiblissent.

Les chenilles sont redoutées de l’homme pour leurs poils urticants très allergènes et volatils qu’elles peuvent libérer dans l’air pouvant provoquer des démangeaisons, des atteintes oculaires ou des difficultés respiratoires. Ces soies urticantes sont disséminées par le vent pendant tout l’été. Les restes de nids, accrochés sur les grosses branches et les troncs, conservent leur potentiel d’urtication même pendant l’hiver.

Les bons réflexes :

  • Évitez d’approcher une colonie de chenilles ou leur nid.
  • Soyez particulièrement attentifs aux enfants et animaux de compagnie.
  • Dans un secteur forestier très impacté, équipez-vous de manches longues, d’un pantalon et de chaussures montantes.
  • Évitez les forêts infestées par forte chaleur et par grand vent

Comment «AGIIR» ?

Vous pouvez informer le gestionnaire de la forêt afin qu’il puisse prendre les mesures qui s’imposent pour lutter contre l’invasion. Pour contribuer à la recherche, il existe également une application simple d’utilisation : « Alerter et Gérer les Insectes Invasifs et/ou Ravageurs » (AGIIR) vous permet d’effectuer une reconnaissance et le signalement des insectes invasifs. Votre contribution à cette application de science participative et de biovigilance permet à la recherche de surveiller à grande échelle la propagation de ces insectes potentiellement à risques.

Pour plus d’informations : AGIIR, une « appli » de science participative

Tactique anti-tique

Les tiques, quant à elles, sont des acariens parasites des animaux, pouvant aussi mordre l’homme. Elles s’accrochent à la peau pour se nourrir de sang. Répandues partout en France, elles vivent dans les zones boisées et humides, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs forestiers ou urbains. Une morsure de tique n’est pas douloureuse, rassurez-vous ! Mais c’est précisément parce qu’elle est discrète qu’il est bon d’être vigilant. En effet, certaines tiques peuvent porter une bactérie responsable de la maladie de Lyme (Borréliose de Lyme). Une tique pouvant rester accrochée de 2 à 7 jours sans que l’on s’en aperçoive, la détecter et la retirer rapidement réduit le risque d’infection.

Les bons réflexes :

  • En pleine nature et en forêt, restez sur les chemins, évitez les broussailles, les fougères et les hautes herbes.
  • Portez de préférence des vêtements longs qui couvrent les bras et les jambes, un chapeau, et rentrez le bas du pantalon dans les chaussettes.
  • Appliquez sur vous un répulsif contre les tiques selon le mode d’emploi et munissez-vous d’un tire-tique (disponible en pharmacie).
  • De retour à la maison, inspectez votre corps (en particulier les aisselles, les plis du coude, derrière les genoux, le cuir chevelu, derrière les oreilles, et les régions génitales). N’hésitez pas à demander de l’aide à un proche pour examiner certaines parties du corps moins accessibles (dos, cheveux). Utilisez un miroir si vous êtes seul(e).
  • En cas de morsure, retirez la tique avec le tire-tique. Toute autre méthode est à proscrire (huile, alcool, éther…). Prenez note de la date et du lieu de la morsure et demandez conseil à votre médecin.
  • Surveillez la zone. Si une plaque rouge et ronde qui s’étend en cercle ou d’autres symptômes (symptômes grippaux, paralysie, etc.) apparaissent dans le mois qui suit la morsure, consultez sans tarder un médecin. Un traitement antibiotique pourra alors être prescrit.

Aidez la recherche, faites un signalement !

Après avoir décroché la tique, ne la jetez pas ! Vous pouvez faire avancer la recherche scientifique en signalant la morsure sur l’application «Signalement TIQUE» (sur l’Homme et sur l’animal).

Plus d’information: Signalement tique

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Mieux connaître la fréquentation des espaces naturels régionaux

Mieux connaître la fréquentation des espaces naturels régionaux

Par le biais d’une étude de fréquentation, l’Agence des espaces verts souhaite mieux connaître celles et ceux qui fréquentent très souvent, régulièrement,  ou plus rarement, les espaces naturels régionaux d’Île-de-France. Un enquête qui permettra, à terme, d’optimiser la gestion des nombreux sites qu’elle a en charge et les aménagements qu’elle entreprend sur ces espaces.

Des personnes en marche dans une forêt régionale d'Île-de-France
Franciliennes et franciliens randonnent dans une forêt régionale d’Île-de-France

Une première étude sur le Bois Saint-Martin

La dernière étude d’envergure datait de 2001 et concernait toutes les forêts publiques. Cette fois-ci, ce sont bien les espaces naturels régionaux gérés par l’Agence des espaces verts pour le compte de la Région qui sont ciblés. Le premier volet de l’étude est lancé dès cette année et portera sur le Bois Saint-Martin, avant de s’élargir à d’autres périmètres régionaux si les résultats s’avèrent convaincants. Véritable réservoir de biodiversité, le Bois Saint-Martin est, dans sa totalité, classé Espace naturel sensible et soumis à un arrêté interpréfectoral de protection des biotopes et des habitats naturels. Son ouverture au public fait donc l’objet d’une attention particulière des élus locaux, du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel et des associations locales de protection de l’environnement. L’enjeu pour l’Agence des espaces verts est de parvenir à concilier l’accueil du public et la protection de ce patrimoine naturel exceptionnel en Île-de-France.

Une enquête à la fois qualitative et quantitative

Qui sont les usagers d’un espace naturel ? Par quel moyen de transport s’y rendent-ils ? Que viennent-ils y chercher ? Quelles sont leurs pratiques et leurs attentes ? Quelle perception ont-ils des paysages, de la biodiversité et des aménagements réalisés sur place ? Autant de questions qui ne manqueront pas d’éclairer l’AEV sur la relation entre les citadins et les espaces naturels qui s’offrent à eux. Cette enquête qualitative sera corrélée à une enquête quantitative, réalisée à l’aide d’éco-compteurs posés en forêts qui recenseront les entrées et sorties des usagers tout au long de l’année. Des résultats attendus, qui permettront d’objectiver la fréquentation d’un espace.

Améliorer le cadre de vie des Franciliens

Depuis plus de 45 ans, l’Agence des espaces verts contribue à l’équilibre entre la ville et la nature pour améliorer la qualité de vie des Franciliens. Par son action, ce sont chaque année des dizaines d’hectares d’espaces naturels qui sont ouverts. Les conclusions de l’enquête apporteront de riches enseignements sur les perceptions et les attentes du public et éclaireront de facto les projets à venir en matière d’acquisition, d’entretien et d’aménagement pour faire de notre région un territoire encore plus vert et respirable.

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Promener son chien en forêt : les bons réflexes

Promener son chien en forêt : les bons réflexes

Le chien est le meilleur ami de l’homme. Mais attention, il est bon de se rappeler que notre animal préféré a, comme tout être vivant, un impact sur son environnement ! Puisqu’il est souvent un fidèle compagnon de nos balades au vert et de nos sorties en forêt, rappelons-nous les bons réflexes à avoir pour prendre soin des espaces naturels régionaux et préserver notre cadre de vie.

Garder son chien sous contrôle

Dans toute la mesure du possible et afin de faciliter la cohabitation de tous les usagers de la forêt, il est recommandé de tenir son chien en laisse. Il évitera ainsi de perturber la faune sauvage et les autres promeneurs. Si vous souhaitez néanmoins le détacher lors de votre promenade, vous devez impérativement rester à proximité. La divagation des chiens non surveillés ou abandonnés est interdite.

Que dit la réglementation ?
Un chien est en état de divagation (article L 211-23 du Code Rural) s’il n’est plus sous la surveillance effective de son maître ou éloigné de plus de 100 mètres, ou abandonné. La divagation des chiens est réglementée par l’arrêté du 16 mars 1955 modifié par l’arrêté du 31 juillet 1989 qui stipule : «Pour prévenir la destruction des oiseaux et de toutes espèces de gibier et pour favoriser leur repeuplement, il est interdit de laisser divaguer les chiens dans les terres cultivées ou non, les prés, les vignes, les vergers, les bois, ainsi que dans les marais et sur le bord des cours d’eau, étangs et lacs».

Tenir son chien en laisse durant la saison de reproduction des espèces sauvages

Du 15 mars au 15 juillet a lieu la période de reproduction de nombreuses espèces animales vivant en forêt. S’ils étaient lâchés, les chiens auraient un impact désastreux sur l’équilibre de la faune locale en dénichant spontanément les jeunes oiseaux ou en détruisant les pontes des amphibiens (crapauds, grenouilles et tritons) lorsqu’ils pataugent dans les étangs. A cette période, la tenue des chiens en laisse n’est donc pas qu’une simple recommandation mais une obligation pour garantir la survie des nouveau-nés.

Que dit la réglementation ?
Le règlement intérieur des forêts régionales le précise : “Du 15 mars au 15 juillet, tous les chiens doivent être tenus en laisse et ne circuler que sur les allées forestières.” Ne pas tenir son chien en laisse en forêt pendant la période de reproduction peut exposer le maître au paiement d’une amende forfaitaire de 135€ (contravention de classe 4). Arrêtés du 16 mars 1955 relatif à l’interdiction de la divagation des chiens et du 31 juillet 1989 relatif à la police de la chasse et du code forestier.

Bonnes balades et… n’oubliez pas la laisse !

Des règles pour les chiens possiblement dangereux
Le règlement intérieur le précise également : les « chiens de garde et de défense » (American Staffordshire, Rottweiler, …) doivent être muselés et tenus en laisse par une personne majeure. Quant aux chiens classés « chiens d’attaque » (Pitbull, Boerboel, Tosa,…), leur accès est tout simplement interdit en forêt régionale.
Pour les propriétaires de chiens susceptibles d’être dangereux, laisser son chien non muselé et/ou non tenu en laisse, ou promener un chien d’attaque en forêt, peut exposer ces personnes au paiement d’une amende forfaitaire de 150 € (contravention de la 2ème classe) et à la confiscation et/ou l’euthanasie de l’animal (article R.215-2 et L.211-14 du code rural et de la pêche maritime et article 131-13 du code pénal).  Loi n° 99-5 du 6 janvier 1999 relative aux animaux dangereux et errants et à la protection des animaux, et à l’arrêté ministériel du 27 avril 1999

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3 questions à Olivier Duval, Technicien en gestion d’espaces naturels et aménagements paysagers

3 questions à Olivier Duval, Technicien en gestion d’espaces naturels et aménagements paysagers

Une passion pour la nature et un sens aigu du devoir. Voilà de quel bois est fait Olivier ! Ornithologue à ses heures perdues, il est un homme de terrain qui a multiplié les expériences durant ses 23 années d’activité professionnelle, avec un fil rouge : le contact avec la nature. Garde équestre, ouvrier puis agent forestier, Olivier est aujourd’hui technicien en gestion d’espaces naturels et aménagements paysagers à l’Agence des espaces verts. Une belle évolution qui lui permet d’œuvrer quotidiennement à la protection de la nature en Île-de-France et plus particulièrement dans le sud de la région, en Essonne, en Seine-et-Marne et dans le Val-de-Marne. Portait d’un agent engagé.

Olivier Duval, Technicien en gestion d’espaces naturels et aménagements paysagers – Crédit photo : AEV / E. Rotrou

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Je suis né en Essonne (91) dans la ville de Brunoy. Je viens d’une famille normande et j’ai passé toute ma jeunesse dehors. Les bois et les champs ont été mon terrain de jeu privilégié. C’est, je pense, ce qui m’a donné très tôt l’envie de travailler avec la nature et de vivre au grand air. Le déclic ? Ma rencontre avec un garde équestre en forêt de Rambouillet, dans les Yvelines (78).  Grâce à lui, j’ai décidé de franchir le pas et je me suis orienté, dès la fin du collège, vers des études en sylviculture et en gestion forestière.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Je dirais, avec une pointe d’ironie, que c’est l’Agence qui m’a choisi ! J’ai en effet débuté ma carrière en tant que stagiaire à l’ONF, au parc forestier de la Poudrerie de Sevran (93). Quand l’AEV a repris la gestion de ce site en 1998, elle a embauché l’ensemble des agents de terrain. C’est ainsi que je suis rentré à l’Agence des espaces verts.

Les missions de protection de la nature et d’aménagement du territoire pour l’amélioration du bien-être des Franciliens sont totalement en phase avec mes convictions et mes attentes, ce qui explique d’ailleurs mon ancienneté au sein de l’Agence des espaces verts !

J’ai eu la chance d’évoluer au fil des années pour tendre vers des missions de plus en plus variées et acquérir de nouvelles compétences. Récemment, je me suis lancé dans un suivi ornithologique qui permet d’alimenter les conservateurs de l’Agence en nouvelles données, propres aux espaces naturels que nous gérons. Une compétence que j’ai acquise grâce aux formations internes. Ne pas être cantonné à une spécialité, c’est ce qui m’a plu !

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

En tant que technicien, je suis responsable de plusieurs espaces naturels, et notamment de leur aménagement et de leur entretien. Je travaille en lien étroit avec les agents forestiers, qui sont mes yeux et mes oreilles sur le terrain. C’est un métier très riche grâce à la diversité des sites, mais aussi des projets et des interlocuteurs. 

Plus concrètement, je suis en charge de commander le mobilier d’accueil (bancs, platelage, poubelles, panneaux…) et de veiller au bon déroulement des travaux du bâti et de la voirie. Je chiffre les coûts des commandes, j’échange avec les entreprises prestataires et surtout j’effectue le suivi des travaux menés par ces dernières. Ces actions sont indispensables pour l’accueil du public (identification des usages et des pratiques), la préservation de la biodiversité ou encore le maintien des certifications FSC® de nos forêts, gage d’une gestion forestière durable et de qualité.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les techniciens forestiers et autres hommes de terrain ne sont pas isolés dans leurs bois. Au contraire, depuis une dizaine d’années, l’Agence des espaces verts cherche à développer le travail en transversalité, donnant à voir à chaque agent, qu’il soit au siège à Pantin ou aux quatre coins des forêts régionales d’Île-de-France,  les avancées globales de l’Agence.