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Plébiscité par le public, l’Arbre de l’Année 2021 est francilien !

Plébiscité par le public, l’Arbre de l’Année 2021 est francilien !

Sélectionné en septembre 2021 par un jury présidé par l’Agence des espaces verts, le Châtaignier de La Celle-Saint-Cloud, dans les Yvelines, remporte « haut la branche » l’édition 2021 du concours de l’« Arbre de l’année » organisé par le magazine Terre Sauvage et l’Office national des forêts, en décrochant le Prix du Public. Avec les 7 754 voix des internautes qui l’ont soutenu, il s’est nettement distingué face à une concurrence constituée de specimens remarquables repérés dans la France entière. Méritant, et tout en majesté, ce Châtaignier gagne petit à petit sa reconnaissance publique : il représentera la France très prochainement au concours de l’« Arbre de l’Année Européen ».

Crédit photo : Emmanuel Boitier

Un prince en Île-de-France

Planté sous Louis XIV, le Châtaignier élu est un multi-centenaire coquet et majestueux. Déjà célèbre dans sa ville, il interpelle les passants avec ses irrégularités prenant la forme de cannelures en hélice. On dit de lui qu’il est un “arbre « vissé », son écorce d’un brun foncé formant une magnifique spirale partant du pied jusqu’au houppier. Ses branches maîtresses intactes, les 18 mètres de largeur de sa ramure et sa faible hauteur lui confèrent un port altier et un caractère esthétique tout à fait remarquable.

Une leçon d’Histoire

Il est âgé de près de 330 ans. Depuis des générations, le Châtaignier fait partie intégrante du patrimoine végétal et culturel de La Celle-Saint-Cloud. Issu d’une châtaigneraie aujourd’hui disparue, cet arbre a survécu au gré d’une urbanisation modérée. D’arbre des champs, il est ainsi devenu un arbre de ville, préservé au cœur du carrefour de la place Audran, à laquelle il donne tout son charme et son caractère.

Et un message d’avenir

Cet arbre somptueux est un ambassadeur : il met en lumière le patrimoine naturel exceptionnel de la region et nous rappelle que 25 % de la surface de l’Île-de-France est arborée. Réservoir de biodiversité par nature, l’arbre est un exemple de longévité et de persévérance. Dans les années 1950, ce châtaignier tomba malade et manqua de peu d’être abattu. Elie Boubée, un Cellois passionné, décida de le soigner et parvint à le sauver. Espèce dotée d’une croissance lente, le Châtaignier européen peut atteindre 2 000 ans d’âge et une circonférence de plus de 10 mètres. On se plaît à croire que le Châtaignier de la Celle-Saint-Cloud a donc encore un bel avenir devant lui !

Les autres lauréats de l’édition 2021

Prix du jury : le Châtaignier « La talle à teurtons » à la Celles-sur-belle (Deux-sèvres – Nouvelle-aquitaine).
Prix coup de coeur de la marque l’Arbre Vert : le Frêne de Vence (Alpes-Maritimes – Provence-Alpes-Côte-d’Azur).
Prix d’honneur : Chêne aux deux chapelles à Allouville-bellefosse (Seine-maritime – Normandie), en hommage à ROBERT BOURDU.

À vos agendas :

  • Du 20 janvier au 20 mars : l’exposition photographique des 13 arbres remarquables nominés pour le concours national 2021 se tiendra sur le parvis de la Gare de Lyon (côté Hall 1).
  • 1er février 2022 : le Châtaignier de La Celle-Saint-Cloud, lauréat du Prix du Public, défendra les couleurs de la France à la finale du concours « Arbre de l’Année Européen ». Ouverture des votes le 1er février 2022 sur le site www.treeoftheyear.org/fr
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Événement Nature Non classé

20 & 21 janvier : la nature fait son cinéma !

20 & 21 janvier : la nature fait son cinéma !

Certains décors de cinéma semblent plus vrais que nature. Clips, films, documentaires ou encore spots publicitaires, beaucoup de productions audiovisuelles utilisent la nature pour décor… Mais nul besoin d’aller bien loin. Les 20 et 21 janvier prochains, L’Agence des espaces verts (AEV) de la Région Île-de-France présentera à tous les professionnels du secteur les écrins de leurs futurs tournages, situés à deux pas de la capitale.

Crédit : AEV

L’Agence des espaces verts, qui acquiert, aménage, gère et protège 15 000 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers pour le compte de la Région Île-de-France, met à la disposition de tous les professionnels du secteur des sites naturels franciliens d’exception. Forêts, coteaux, mares, étangs… L’AEV a ainsi permis, depuis 2011, la réalisation de plus de 70 films, documentaires, clips ou spots publicitaires.

L’AEV contribue ainsi au dynamisme de la filière audiovisuelle et cinématographique francilienne, représentant 19 000 emplois permanents et 113 000 emplois intermittents.

Informations pratiques

Agence des espaces verts de la Région Île-de-France

Stand 37

Plus d’informations : https://www.parisimages-productionforum.com/fr

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10 ans d’engagement FSC® pour l’AEV !

10 ans d’engagement FSC® pour l’AEV !

L’Agence des espaces verts (AEV) de la Région Île-de-France, qui protège, gère et aménage près de 11 000 ha de forêts en Île-de-France (2ème propriétaire forestier public de la Région après l’État), célèbre cette année ses 10 ans d’engagement auprès de l’organisme de certification FSC® France.

Depuis 45 ans maintenant, l’AEV a pour objectifs de concilier les différents usages des forêts régionales en Île-de-France pour améliorer le quotidien des Franciliens et préserver les équilibres entre la ville et la nature.

Cette démarche de certification FSC®, lancée en 2011, permet à l’AEV de partager concrètement avec les citoyens, en toute transparence et sur la base d’un référentiel unique pour les forêts françaises, sa démarche et ses actions en réponse à leurs attentes actuelles et à venir : besoin accru de nature, adaptation au changement climatique, consommation responsable, etc.

Aujourd’hui, 68 % de la surface forestière (7 194 ha) gérée par l’AEV sont certifiés FSC®.

Découvrez les témoignages de Philippe Helleisen, Directeur général de l’AEV, et Rémy Fagot, Responsable de la mission Gestion, surveillance, chasse et pêche.

En savoir plus sur la certification FSC®

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Bois Saint-Martin : 280 hectares de nature aux portes de Paris désormais accessibles

Bois Saint-Martin : 280 hectares de nature aux portes de Paris désormais accessibles au public à partir du 20 novembre 2021

Le Bois Saint-Martin ouvrira ses portes le 20 novembre prochain ! Situé dans les départements de Seine-Saint-Denis (Noisy-le-Grand) et du Val-de-Marne (Villiers-sur-Marne, Le Plessis-Trévise), il s’agissait du plus grand bois privé du Grand Paris fermé au public. Pas moins de 280 hectares de surface, soit près du tiers du Bois de Boulogne ou l’équivalent de 400 terrains de foot. Situé à 20 minutes du centre de Paris en transports en commun (RER E – Les Yvris – Noisy-le-Grand), le Bois Saint-Martin est la dernière poche de nature subsistant entre Vincennes et la Ville Nouvelle de Marne-la-Vallée. Un poumon vert au sein duquel les 115 000 habitants résidant à proximité immédiate, et plus généralement les Franciliens, pourront se ressourcer dès le 20 novembre prochain. Une aubaine, pour cette zone d’Île-de-France carencée en espaces verts, rendue possible grâce à son acquisition l’an dernier par l’Agence des espaces verts (AEV) pour le compte de la Région.

Le Bois Saint-Martin : dépaysement garanti aux portes de Paris !

Le Bois Saint-Martin se distingue des autres bois franciliens par une diversité de milieux, comme on en voit rarement en Île-de-France. Parmi eux, on retiendra ses longues allées bordées d’arbres majestueux, centenaires pour certains, ses tapis de fougères verdoyantes l’été et dorées à l’automne, ses nombreuses mares et ses prairies qui s’étendent sur plus de 30 hectares et marquent le cœur de ce bois.

Une palette de milieux offrant aux promeneurs des ambiances variées et autant d’habitats pour la faune et la flore y ayant élu domicile, des espèces les plus communes telles que chevreuils, renards, écureuils roux, aux espèces les plus rares, dont certaines sont protégées à l’échelle nationale : la Bondrée apivore, la Pie-grièche écorcheur, le Pic mar ou le Pic noir (oiseaux), le Triton crêté et la Grenouille agile (amphibiens) et, niveau flore, la Lobélie brûlante, la Laîche allongée ou encore la Queue-de-souris naine.  

Une biodiversité, remarquable en Île-de-France, qui participe au cadre enchanteur du Bois Saint-Martin et qui doit être préservée.

Le Bois Saint-Martin, 280 hectares aux portes de Paris – Crédit : REC’N’DROP

Un équilibre entre accueil du public et préservation de la biodiversité

Véritable « réservoir de biodiversité », le bois est, dans sa totalité, classé « Espace naturel sensible » et soumis à un arrêté interpréfectoral de protection des biotopes et des habitats naturels.

L’enjeu pour l’Agence des espaces verts (AEV) de la Région Île-de-France est aujourd’hui de concilier l’accueil du public avec la protection de ce patrimoine naturel exceptionnel en Île-de-France.

Pour maintenir cet équilibre et conserver, de manière durable, la richesse de cet écosystème, une partie de la surface du Bois Saint-Martin – dont les prairies – sera donc interdite d’accès au public et constituera un espace de tranquillité pour la faune et la flore.

Cela se traduira  notamment par la mise en place d’une signalétique et de panneaux d’information, l’installation de clôtures autour des zones protégées ou encore la pose de protections autour de mares.

Un peu de patience… D’autres aménagements sont en cours

Si la totalité du bois est aujourd’hui sécurisée et les installations orientant les promeneurs vers les chemins autorisés mises en place, certains travaux d’aménagement (réhabilitation des entrées du bois, remplacement des clôtures extérieures, etc.) sont en cours pour offrir, à terme, un accueil optimal.

Ce que l’on pourra faire et ne pas faire au Bois Saint-Martin 

L’arrêté interpréfectoral du 17 août 20211 protège les biotopes et les habitats naturels du Bois-Saint-Martin [1], mais également ceux des bois le jouxtant : les bois régionaux de Célie et du Boulay ainsi que le bois communal de Footel. Cela implique la mise en place d’un règlement intérieur plus strict que dans la plupart des autres espaces naturels régionaux gérés par l’Agence des espaces verts (AEV) de la Région Île-de-France. Il sera par exemple interdit de s’y déplacer à vélo ou encore de s’y promener avec son chien, même tenu en laisse.

Découvrir en détails le règlement intérieur du Bois Saint-Martin


Informations pratiques

Accès

  • En transports en commun : Gare RER E Les Yvris – Noisy-le-Grand
  • En voiture : possibilité de se garer sur le parking de la gare RER Les Yvris – Noisy-le-Grand

Entrées

  • Avenue du Bois Saint-Martin (en face du n°14), 93160 Noisy-le-Grand
  • depuis le GR de la Ceinture verte d’Île-de-France à Émerainville et à Pontault-Combault

Plan accessible ICI

! Pour en apprendre davantage sur le Bois Saint-Martin !

L’AEV organise des animations nature gratuites tous les week-ends.

Informations et inscriptions sur https://www.aev-iledefrance.fr/animations-nature/ 


[1] Arrêté interpréfectoral n°  2021-2217 du 17 août 2021 portant protection des biotopes et des habitats naturels du Bois-Saint-Martin, du bois de Célie et du bois de Footel – Noisy-le-Grand, Émerainville, Noisiel, Pontault-Combault, Le Plessis-Trévise et Villiers-sur-Marne

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Le Châtaignier de La Celle Saint-Cloud (78) élu arbre francilien de l’année 2021 !

Le Châtaignier de La Celle Saint-Cloud (78) élu arbre francilien de l’année 2021 !

Le jury francilien s’est réuni à l’invitation d’Anne Cabrit, Présidente de l’Agence des espaces verts (AEV), pour élire l’arbre qui portera les couleurs de l’Île-de-France au concours national « Arbre de l’année ». Composé notamment de l’AEV, de Terre Sauvage, de l’ONF et de l’association A.R.B.R.E.S., il a pris en compte, en plus des caractéristiques naturalistes et esthétiques, l’histoire même des arbres, leur importance culturelle, affective ou encore symbolique pour le groupe ou les personnes qui les ont présentés. Parmi les 71 candidatures reçues, c’est le Châtaignier commun de La Celle Saint-Cloud, dans les Yvelines, qui a obtenu le plus de suffrages et qui concourra aux côtés des 13 autres arbres sélectionnés dans les régions de métropole et d’Outre-Mer.

Crédit photo : Mairie de la Celle-Saint-Cloud

Un châtaignier commun, pas si commun que ça 

Âgé de 330 ans, ce châtaignier se démarque de ses congénères par son tronc, qui interpelle les passants avec ses irrégularités prenant la forme de cannelures en hélice. Un arbre « vissé », dit-on. Son écorce brun foncé forme alors une magnifique spirale partant du pied jusqu’au houppier. Autre originalité de ce châtaignier : la largeur de sa ramure. 18 mètres, pas moins. Un caractère esthétique d’autant plus accentué par la faible hauteur de cet arbre, coupé en tête à l’époque pour la production de piquets. 

Situé sur une place au cœur d’un quartier résidentiel nommé la Châtaigneraie, il est le plus célèbre de la ville. Ce quartier, autrefois composé de parcelles boisées et de vastes pâtures, a accueilli ses premières constructions dans les années 1920. Une allée traversante a depuis été spécialement conçue pour admirer toute la beauté de cet arbre. Compte-tenu de la qualité des nombreuses candidatures, le jury francilien a souhaité décerner un prix « Coup de cœur » : l’allée de Sequoias de Mennecy, en Essonne.Pas un, mais 134 arbres ! Plantés en 1887 sur 800 mètres de long, ils forment aujourd’hui l’une des allées plantées les plus longues d’Europe. Ce monument végétal a été labellisé « arbres remarquables » par l’association A.R.B.R.E.S en 2001, puis reconnue en 2019 par la Région Île-de-France.

L’AEV, un acteur clé du concours francilien

L’Agence des espaces verts, qui imagine, aménage et protège les espaces naturels de la Région pour le bien-être de plus de 12 millions de Franciliens, est l’opérateur régional du concours « Arbre de l’année ». Depuis 2013, cette opération permet à l’AEV de sensibiliser et de faire découvrir au public la richesse du patrimoine naturel.

Jusqu’au 4 janvier 2022, soutenez le lauréat francilien dans la catégorie « Prix du public » en votant sur www.arbredelannee.com

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Événement Forêt

60 chênes sortis des forêts régionales pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris

60 chênes sortis des forêts régionales pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris

Le mois de septembre dernier fut un grand moment pour le personnel de l’Agence des espaces verts (AEV) et les amoureux de Notre-Dame de Paris. À la veille des Journées européennes du patrimoine, l’AEV, gestionnaire de plus de 10 000 hectares de forêts en Île-de-France, a fait don de 60 chênes de grande qualité, destinés à la reconstruction de ce joyau du patrimoine français. Accompagnée de ses partenaires, elle a procédé à leur enlèvement dans les forêts régionales de Ferrières (77) et de Bondy (93), sous l’œil des caméras de TF1 et de France 2. Une étape clé particulièrement impressionnante, avant que les chênes prennent le chemin des scieries et rejoignent le chantier de restauration du monument.

Anne Cabrit, Présidente de l’AEV en Forêt régionale de Ferrières le 16 septembre 2021
Crédit : AEV / C. Ciangura

Les plans d’aménagement des deux forêts régionales concernées intégraient, dès le départ, la mise à terre de ces chênes pour permettre une gestion durable et une régénération naturelle des boisements. Ces soixante arbres vont simplement connaître une destinée hors du commun, pour permettre la reconstruction de la flèche de la cathédrale.

Les coupes de ces sujets exceptionnels, bicentenaires pour certains et avoisinant les 110 centimètres de diamètre pour 35 mètres de hauteur du pied à la cime, avaient eu lieu au début du printemps, avant la montée de sève. Après un été particulièrement humide, l’opération de débardage aura dû patienter jusqu’en septembre pour profiter d’une fenêtre météorologique favorable. Trois jours de travaux forestiers de haute précision auront été suffisants à l’exploitant forestier pour sortir les bois des parcelles. Tous sont marqués à l’effigie de Notre-Dame de Paris et portent une plaquette permettant leur traçabilité.

Avant d’être pris en main par les compagnons charpentiers, ils auront nécessité la coordination de corps de métier et d’artisans à la pointe de leur savoir-faire (marteleurs, éhoupeurs, élagueurs, abatteurs, débardeurs…). Cette opération met en lumière la qualité des forêts franciliennes gérées par l’AEV qui, depuis plus de 40 ans, mène une gestion exemplaire et apporte son expertise dans l’articulation des fonctions sociales, écologiques et économiques des forêts péri-urbaines.

« Grâce au savoir-faire des agents de l’AEV et de nos partenaires, le patrimoine naturel vient au chevet du patrimoine culturel. Je suis aujourd’hui fière et honorée que les bois issus de nos forêts régionales connaissent une destinée exceptionnelle en rejoignant le chantier de restauration de la cathédrale de Notre-Dame de Paris, un des emblèmes culturels de notre pays », s’est enthousiasmée Anne Cabrit, Présidente de l’AEV.

Cette contribution équivaut à 25 % du bois fourni par les collectivités de France et vient compléter l’enveloppe de 10 millions d’euros accordée par la Région Île-de-France pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris. La mobilisation de ces chênes issus des forêts régionales franciliennes permet ainsi d’alimenter en circuit court ce chantier de reconstruction de grande ampleur. Un geste fort, en total accord avec la Stratégie régionale pour la Forêt et le Bois adoptée par le Conseil régional [1].


[1] https://www.iledefrance.fr/strategie-regionale-pour-la-foret-et-le-bois-2018-2021

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Agriculture Événement Non classé Paysage

L’avenir de la Plaine de Montjean se dessine

L’avenir de la Plaine de Montjean se dessine

La Fête des jardins organisée le mois dernier à Rungis a marqué le coup d’envoi d’un projet partenarial d’envergure destiné à valoriser la plaine agricole de Montjean (94). Bruno Marcillaud, maire de Rungis, Philippe Helleisen, directeur général de l’AEV et Sandy Messaoui, directeur de projet à Grand Paris Aménagement, en charge de l’agroquartier de Montjean, ont ainsi pu présenter en avant-première ce projet au public, lors de visites guidées. Entre pérennisation de l’activité agricole, amélioration du cadre de vie et restauration de la biodiversité, l’AEV, pilote du projet, fait le point sur le devenir de ce lieu d’exception, au carrefour de multiples enjeux.

À 7 km du centre de Paris, à la croisée des communes de Rungis, Fresnes, Wissous et à proximité immédiate du Marché d’intérêt national de Rungis, ces 30 hectares de terres agricoles d’une qualité exceptionnelle en étonnent plus d’un. Bordé d’importantes infrastructures de transports comme l’aéroport d’Orly, l’Orlyval ou encore les autoroutes A86 et A6, l’espace naturel agricole, qui jouxte un tissu urbain dense rassemblant un bassin de plus de 40 000 consommateurs potentiels, est un site hors du commun.

Projection – Plaine de Montjean – Crédit : AEV / Antoine Derrien

Pérenniser et dynamiser l’activité agricole de la plaine

À ce jour, deux maraîchers et arboriculteurs bio sont installés sur la plaine grâce à l’accompagnement de l’AEV et de la mairie de Rungis. À terme, ce seront 3 projets supplémentaires de maraîchage et jusqu’à 3 autres activités agricoles (fleurs coupées, plantes aromatiques, élevage…) qui viendront s’ajouter.

L’AEV, propriétaire majoritaire (22 hectares), et la mairie de Rungis (0,5 hectare et des bâtiments) ont ainsi pour ambition de pérenniser et dynamiser cette activité au sein de la plaine, de la manière la plus vertueuse possible, notamment à travers :

– l’installation d’agriculteurs bio favorisant les circuits courts qui pourraient trouver, au sein même de ce tissu urbain, un bassin de consommateurs adeptes de produits locaux ;

– le recyclage des eaux de pluie, issues essentiellement du centre horticole de la Ville de Paris et de l’agro-quartier actuellement en cours de construction par Grand Paris Aménagement, pour l’irrigation des terres cultivées ;

– la restauration de la biodiversité, à travers la restauration de 2 000 m2 de zones humides et la création d’un réseau de haies entre les parcelles agricoles.

Un nouveau cadre de vie dès 2022

Offrir un meilleur cadre de vie aux riverains de la plaine de Montjean – et au public plus généralement – constitue l’autre cheval de bataille de l’AEV et de la mairie de Rungis. Ce challenge est en passe d’être relevé grâce à de nombreux aménagements, mis en place dans le respect de l’activité agricole et des qualités paysagères du site. Ce sont ainsi près de 4 km de circulations douces mais aussi la plantation de 1 500 arbres et 3 000 arbustes qui viendront habiller cette plaine dès 2022.

Les chemins agricoles, véritables boucles de promenade accessibles aux piétons et aux cyclistes, ponctuées de bancs, de tables de pique-nique, de signalétique et de panneaux d’information, inviteront les promeneurs à s’approprier à leur manière cette plaine agricole, vivier de biodiversité et nouvel espace de respiration.

Un cadre de vie qui devrait être apprécié des nouveaux résidents des 250 logements de l’agro-quartier, situé en lisière de la plaine de Montjean, et constitué d’îlots de petite taille, ouverts sur des allées-prairies et accueillant des jardins familiaux. Cet agro-quartier, piloté par Grand Paris Aménagement (EPA ORSA), sortira de terre en 2023 et conduira à la plaine cultivée.

Le projet de la plaine de Montjean est ainsi une parfaite illustration de la dynamisation de l’agriculture périurbaine francilienne et de l’équilibre entre ville et nature, qui sont au cœur de l’action de l’AEV. Sa concrétisation est rendue possible grâce aux partenariats noués et aux synergies développées avec la mairie de Rungis, Grand Paris Aménagement, le Conseil départemental du Val-de-Marne et la Ville de Paris.

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Portrait agent

3 questions à Cécile Avril, responsable de la mission « Système d’information géographique »

3 questions à Cécile Avril, responsable de la mission « Système d’information géographique »

Si la géographie, le contact humain, les voyages et le sport devaient être combinés en un être, Cécile en serait l’archétype. C’est une décennie d’expérience dans le service public qui lui a confirmé son appétence pour les enjeux environnementaux. Depuis 3 ans maintenant, elle chapeaute la mission Système d’information géographique, « SIG » dans le jargon des professionnels. Démocratiser des données techniques, c’est la tasse de thé de Cécile !

Cécile Avril, responsable de la mission « Système d’information géographique » à l’AEV
Crédit : C. Ciangura / AEV

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

J’ai suivi des études de géographie, spécialité environnement. Pendant mon master en géomatique – ou géographique numérique – j’ai suivi un module Systèmes d’information géographique. C’était vraiment très accrocheur visuellement et le dynamisme de la matière m’a motivée à poursuivre dans cette voie. Ce qui m’a attirée, c’est l’aspect très concret de cette géographie appliquée, en opposition à l’image que l’on peut se faire du sujet. Le traitement des données brutes géographiques vise à démocratiser, sous la forme de cartes les plus lisibles possibles, des informations topographiques à l’origine très abstraites. Le SIG voit de son œil aguerri ce qu’un autre ne saurait discerner dans les masses de données pour le présenter et le mettre en valeur. La communauté est par ailleurs très développée, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce qui favorise énormément le partage d’informations et l’entraide.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Avant de rejoindre l’AEV, je sortais de 10 années d’expérience au service d’un département. Le SIG y était utilisé dans tous les domaines où l’on aborde la question des territoires, notamment les secteurs de l’aménagement, de l’urbanisme et de l’environnement.

J’avais désormais envie de changement et de concilier mon travail avec mes convictions personnelles sur la nécessité de préserver l’environnement. Le bouche-à-oreille m’a amenée jusqu’à l’AEV, qui était à la recherche d’un chef de projet SIG. Lorsque l’AEV m’a ouvert ses portes, c’était un peu l’occasion rêvée ! L’établissement public intervient sur toute l’Île-de-France, un changement d’échelle intéressant pour moi, qui nécessite un système d’information géographique performant et une vraie polyvalence pour répondre à la diversité des besoins.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Je suis en charge, avec l’appui de mon équipe, de l’architecture du SIG et de l’administration technique et fonctionnelle de l’ensemble des outils. Les cartes que nous produisons sont des outils essentiels à l’analyse du territoire. Elles résument sa réalité et clarifient l’essentiel à assimiler pour le destinataire de la carte. Certaines sont destinées à un usage interne uniquement, d’autres sont accessible au grand public depuis le site internet de l’agence.

J’ai aussi à cœur de développer de nouveaux outils, dont l’ergonomie et l’intuitivité facilitent l’accès et l’utilisation de l’information géographique pour tous. J’ai ainsi entamé un projet de refonte du SIG sur les outils bureautique et web. Le portail cartographique mis à disposition en interne permet la consultation de données cadastrales, de données produites par l’agence et de données de référence. Pour compléter le panel d’outils et assister les agents dans leur travail quotidien, des applications web ont aussi été créées, comme récemment pour la saisie d’arbres présentant des défaillances lors des tournées de sécurité en forêts.

Au-delà de cet aspect technique, il y a également un aspect humain très important. En tant que personne ressource, le chef de projet SIG est amené à échanger avec des corps de métiers très variés au sein de l’AEV : techniciens forestiers, chargés d’opérations foncières, délégués territoriaux, chargés de communication… Il doit faire preuve de curiosité intellectuelle et d’une grande capacité d’adaptation pour comprendre leurs projets et traduire leurs besoins en données, cartes ou encore outils. Cela en fait un travail relationnel où l’assistance à la compréhension des outils et des données SIG joue un rôle prédominant. L’animation du réseau des utilisateurs est très importante. Je propose régulièrement des ateliers de démonstration, des guides d’utilisation et des newsletters.

Enfin, la gestion du cycle de vie des données géographiques est essentielle. Leur stockage dans une base de données centralisée, leur mise à jour, leur structuration, l’information qui y est liée et leur mise à disposition constituent le travail quotidien de mon équipe. Mais nous essayons de gommer cet aspect technique prégnant, pour ne laisser transparaître que l’information vulgarisée et facile d’accès pour tous.

Plus que de dessiner des cartes, mon métier consiste à présenter une version stylisée de la réalité pour mettre en évidence les enjeux essentiels d’un territoire. Une nécessité quand il s’agit de veiller aux équilibres entre la ville et la nature !

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Natur’Box 2022 : proposez vos animations nature

Natur’Box 2022 : proposez vos animations nature

Avis à tous les professionnels de la sensibilisation à l’environnement : l’édition 2022 de la Natur’Box est déjà en préparation et nous lançons aujourd’hui un appel à projets pour cette nouvelle saison.

Après deux dernières éditions quelque peu chahutées par l’épidémie COVID-19, l’AEV est heureuse de lancer auprès de professionnels l’édition 2022 qui se présente a priori sous de meilleurs auspices.

Cette année encore, l’AEV est en quête d’animations ludiques, pédagogiques et insolites pour faire découvrir aux Franciliens, de mars à décembre, l’incroyable richesse du patrimoine naturel qui les entoure. Une manière de porter un autre regard sur la région et de leur faire découvrir des trésors cachés, souvent situés à deux pas de chez eux.

Crédit photo : AEV / Hellio – Van Ingen

Proposez vos animations nature jusqu’au 15 novembre 2021 inclus

Comment ça marche ? Les nouvelles structures intéressées sont invitées à contacter Angélique Lucas à l’adresse alucas[a]aev-iledefrance.fr ou par téléphone au 06 80 58 91 58.

Une invitation leur sera envoyée par mail afin de contribuer, jusqu’au 15 novembre 2021 inclus, au calendrier animations nature 2022, via le support OpenAgenda.

Après sélection finale des animations par la commission technique « Animations nature », l’AEV contactera courant décembre 2021 les porteurs des projets retenus pour valider les éventuels points en suspens et procéder à la commande de ces animations. Une convention de partenariat sera ensuite passée en janvier 2022, entre chaque porteur de projet et l’AEV.

Pour en savoir plus sur les modalités de participation à l’appel à projets 2022, cliquez ICI.

Quels critères d’éligibilité ?

Les animations proposées devront obligatoirement se tenir sur une propriété régionale ouverte au public, acquise, aménagée et gérée par l’AEV (liste des propriétés régionales), entre le 20 mars et le 11 décembre 2022. Elles devront se dérouler les soirées, nuitées, week-ends ou jours fériés (et le mercredi durant les vacances scolaires) et leur durée ne devra pas être inférieure à 2 heures.

Nature, écologie (eau, air, végétaux et écosystèmes, etc.), paysages, gestion des espaces naturels, mobilité (balade découverte en vélo par exemple), bien-être, histoire, culture (photographie, théâtre, création artistique, etc.)… le contenu des animations n’est pas restrictif !

Qui peut participer ?

Toute structure morale de droit public ou de droit privé à but non lucratif, souhaitant proposer des animations nature pour faire connaître nos propriétés régionales et sensibiliser le grand public aux richesses qui s’y trouvent, est libre de candidater.

Nous n’attendons plus que vous… Soyez créatifs et faites découvrir aux Franciliens leur région… grandeur nature !

Appel à projets Natur’Box 2022 téléchargeable ICI.