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La Région Île-de-France crée ÎLE-DE-FRANCE NATURE

La Région Île-de-France crée ÎLE-DE-FRANCE NATURE

Depuis 2016, la Région Île-de-France est pleinement engagée dans la lutte contre le changement climatique. Il y a un mois, la Région présentait son « Plan d’adaptation au changement climatique » (PRACC) pour préparer le territoire francilien aux évolutions tendancielles du climat et le protéger des aléas climatiques extrêmes. Un aspect essentiel de cette adaptation passe par une forte stratégie de renaturation du territoire. La création d’Île‑de‑France Nature concrétise cette stratégie et ses objectifs. Île-de-France Nature reprend donc – et de façon renforcée et élargie – toutes les prérogatives de l’Agence des espaces verts (AEV). Ainsi, elle poursuivra le travail mené historiquement par l’AEV dont la mise en œuvre du Plan vert, un outil au cœur des enjeux de renaturation. Afin de commencer le travail opérationnel et faire émerger les projets rapidement, Île-de-France Nature lance dans la foulée de sa création un appel à manifestation d’intérêt.

Le Bois Saint-Martin© Jean-Louis Aubert 2022

ÎLE-DE-FRANCE NATURE, un outil au service de la renaturation

Les impacts du changement climatique sont déjà visibles sur le territoire francilien : problématiques sur la santé des populations lors de chaleurs extrêmes, perturbation du cycle de l’eau avec des évènements plus fréquents et plus intenses de sécheresse et d’inondations, fragilisation des espaces naturels et de la biodiversité, en particulier des forêts…

Les enjeux de renaturation sont au cœur de ces actions :

  • Protéger et requalifier 1 000 ha de friches urbaines d’ici 2025 et le double à l’horizon 2030,
  • Gérer les eaux pluviales à la source et désimperméabiliser 5 000 ha d’ici 2030,
  • Résorber 35 points noirs prioritaires de la trame verte identifiée à l’échelle régionale,
  • Accompagner la plantation et le maintien de 2 millions d’arbres à l’horizon 2030 sur le territoire francilien grâce aux dispositifs régionaux,
  • Soutenir les solutions fondées sur la nature pour lutter contre les îlots de chaleur,
  • Créer un fonds francilien de 1 million d’euros pour soutenir l’adaptation des forêts au changement climatique et leur repeuplement.

L’Agence des espaces verts (AEV) devient ÎLE-DE-FRANCE NATURE

Île-de-France Nature est donc une agence aux moyens renforcés pour agir sur son nouveau périmètre au service de la préservation du patrimoine naturel et du cadre de vie des Franciliens. Cette nouvelle agence doit ainsi devenir l’acteur incontournable des questions de nature à l’échelle de l’Île‑de‑France et pour l’accompagnement des collectivités locales sur l’ingénierie et la réalisation de projets de valorisation d’espaces verts, agricoles naturels et forestiers. Elle travaillera en amont, main dans la main avec l’Agence régionale de la biodiversité (ARB) et l’Institut Paris Region et les services de la Région pour aller au contact des maires, les sensibiliser au potentiel de leur territoire en matière de renaturation et les aider à concevoir et réaliser leurs projets. Pour ce faire, la Commission permanente du 10 novembre 2022 lui a attribué une dotation exceptionnelle de 10 M€ pour accompagner les villes. Dans le cadre du projet européen « Regreen », l’Agence régionale de la biodiversité a établi une carte des zones à enjeu c’est-à-dire carencées en espaces verts, stratégiques pour les continuités écologiques ou encore sujettes au phénomène des îlots de chaleur.

ÎLE-DE-FRANCE NATURE, un outil au service des communes

Grâce à ses moyens renforcés, elle aura la capacité d’aller au contact des maires pour valoriser les potentiels de leur territoire et les aider à structurer leurs projets. Île-de-France Nature leur proposera un accompagnement afin de planifier toutes les étapes nécessaires pour mener à bien leurs projets :

  • Diagnostics et études techniques préalables,
  • Étapes réglementaires,
  • Concertation et communication,
  • Maîtrise d’œuvre de conception,
  • Travaux et gestions de l’aménagement, etc.

Un appel à manifestation d’intérêt

Sans tarder, Île-de-France Nature lance un appel à manifestation d’intérêt permettant aux communes retenues de bénéficier d’un financement de leurs études pré‑opérationnelles et du soutien régional à la réalisation de leurs projets. Il s’agit donc d’identifier dès maintenant les projets prêts à émerger et commencer directement le travail de conception des aménagements à réaliser.
Île-de-France Nature répond à une forte attente des acteurs et des collectivités au regard d’une meilleure coordination des décideurs publics. Longtemps relégué à une ornementation dans les espaces urbains, il est nécessaire de réapprendre à voir dans le vivant, qu’il soit végétal ou animal, un aspect essentiel de la politique de la ville. C’est là tout le cœur de la stratégie de renaturation de la Région Île‑de‑France qui sera mise en œuvre par Île-de-France Nature.

Téléchargez l’appel à manifestation d’intérêt : « Retour de la Nature en Ville »

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Arbres

Concours « Arbre de l’année 2022 » : le plus vieil arbre de Paris représente l’Île-de-France

Concours « Arbre de l’année 2022 » : le plus vieil arbre de Paris représente l’Île-de-France

Parmi les 62 candidatures reçues cette année, c’est le Robinier faux-acacia, voisin de Notre Dame de Paris, qui a eu la préférence du jury francilien réuni en septembre dernier pour sélectionner le candidat régional. Il portera donc les couleurs de l’Île-de-France en concourant aux côtés des 13 autres spécimens exceptionnels de métropole et d’Outre-Mer au « Prix du public » de l’« Arbre de l’année 2022 ». Le vote du public est désormais ouvert. Jusqu’au 4 janvier 2023, soutenez le lauréat francilien en votant sur www.arbredelannee.com

Un grand vieillard appuyé sur sa canne

Situé dans le square Viviani, au cœur de Paris, ce voisin de Notre Dame de Paris aurait été planté il y a plus de 400 ans. Il est connu pour être le plus vieil arbre de la capitale, mais aussi le premier Robinier introduit en France. Du fait d’événements violents, d’incendies et de guerres, l’arbre est un sujet penché, anciennement brûlé. Voué à dépérir par une chute fatale, il a été sauvé grâce aux habitants, lui ayant apposé une poutre de rétention contre le tronc, il y a plus de cent ans.

Aujourd’hui, ce grand vieillard appuyé sur sa canne fleurit tous les printemps et traverse les années sur un rythme de croissance très ralenti, à la manière des bonzaïs. Il ne cesse d’étendre ses branches et émet depuis ses racines de nouveaux individus. Ces jeunes arbres dénommés « drageons » en botanique, sont destinés à prendre sa succession et poursuivre sa vie ! Tout près de Notre Dame de Paris qui elle aussi revient du feu !

Il n’en fallait pas davantage pour séduire le jury francilien réuni pour déterminer son champion régional. Constitué notamment de l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France, de Terre Sauvage, de l’ONF et de l’association A.R.B.R.E.S. , ce jury a tenu compte des caractéristiques naturalistes et esthétiques des arbres candidats, mais aussi de leur histoire, de leur valeur culturelle ou encore symbolique.

Coup de cœur pour un grand chêne

Au vu de la qualité des candidatures présentées cette année, le jury francilien a souhaité décerner un prix « Coup de cœur » au grand chêne pédonculé de Saint-Maur-des-Fossés dans le Val-de-Marne (94). Datant des années 1600, ce vieux chêne est aujourd’hui menacé par un projet de construction immobilière. Associations, citoyens et personnalités sont les gardiens de ce géant et se mobilisent aujourd’hui encore pour qu’il soit préservé. Un prix « Coup de cœur » contribue à le mettre en valeur.

Le grand chêne pédonculé de Saint-Maur-des-Fossés © Denis Laurent

Le prix du public est entre vos mains !

Découvrez les Arbres nominés, votez pour votre arbre préféré.

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Aménagements Biodiversité Forêt Nature Paysage

Découvrir l’Espace naturel régional du Moulin des Marais

Découvrir l’Espace naturel régional du Moulin des Marais

Dans le cadre d’un ambitieux projet de valorisation patrimoniale et d’accueil du public, l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France a aménagé le Bois Nord de l’espace naturel régional du Moulin des Marais. L’objectif ? Permettre l’accès du public à la pépite verte de Mitry-Mory et renforcer le lien et les connexions de cet espace de nature avec la ville et les quartiers résidentiels à proximité. Inaugurés en septembre 2022, ces aménagements sont la première séquence d’un plus vaste projet visant à établir de nouvelles liaisons avec les espaces naturels environnants et ainsi créer des continuités à l’échelle régionale.

Le canal de l’Ourcq © Jean-Louis Aubert 2022

Bienvenue au Moulin des Marais

L’Espace naturel sensible du Moulin des Marais est l’ultime vestige de l’un des plus vastes marécages d’Île-de-France au XVIIIe siècle. Situé au fond du vallon de la Reneuse d’où coule un petit affluent de la Beuvronne, près de la Marne, il est sillonné par le rû des Cerceaux. Au XIXe siècle, la construction du canal de l’Ourcq, qui traverse le site, en transforme profondément le fonctionnement.

Reconnu pour la richesse de ses milieux, abritant de fait une belle diversité d’espèces animales, le Moulin des Marais présente un potentiel biologique important en symbiose avec la présence de l’eau. Il joue un rôle de refuge pour les espèces des milieux humides et des milieux boisés dans un contexte urbain et agricole.

Le périmètre régional d’intervention foncière du Moulin des Marais

Sur cet espace de 280 hectares, classé Espace naturel régional sensible (ENS), l’Agence des espaces verts agit depuis 1992 pour restaurer et valoriser les différents milieux humides, améliorer l’accessibilité du site et établir de nouvelles liaisons avec les espaces naturels environnants.

Traversé par la voie ferrée de la ligne TGV, le site a pour singularité d’être séparé en deux entités distinctes.

  • Au Nord, des boisements typiques des milieux humides, en partie acquis.
  • Au Sud, le long de la berge Nord du canal de l’Ourcq, une ancienne tourbière, en partie plantée de peupliers, fait l’objet d’études et d’interventions ponctuelles qui visent à restaurer le milieu naturel d’origine.
Les premières séquences d’aménagement

Le bois Nord, porte du boisement vers Mitry-Mory

Les aménagements au Nord ont permis l’ouverture au public d’un bois de 3,5 hectares et de renforcer ainsi le lien avec la ville en créant une entrée principale ouverte sur Mitry-Mory et en créant des chemins transversaux permettant de connecter l’espace naturel au tissu urbain avoisinant. Un nouveau portail marque le seuil du bois et une allée centrale est créée pour faire revivre l’axe historique qui servait autrefois d’accès. Le promeneur peut ainsi découvrir, à l’ombre des aubépines, le mystérieux «menhir» et profiter de ce site surprenant, avec ses affleurements d’eau et ses anciens alignements d’arbres.

Les aménagements du Bois Nord

Un espace naturel sensible

L’espace naturel du Moulin des Marais est composé d’un ensemble de milieux enclavés dans des secteurs urbanisés ou agricoles. Le caractère humide de ces espaces en font la richesse mais aussi la vulnérabilité. La pollution des nappes et des rivières est sa principale fragilité. Le site exige aussi de rester vigilant sur son évolution naturelle vers un nombre réduit de végétations diversifiées, les dégradations d’origine anthropique (telles les plantations de peupliers), les effets de l’urbanisation et des infrastructures de transport. Face à ces perturbations, l’Agence des espaces verts œuvre à une stratégie de gestion active tenant compte de tous les enjeux écologiques du site.

Enfin, le réchauffement climatique agit aussi directement sur l’évolution des milieux et des peuplements forestiers. Les arbres, plus vulnérables, subissent les maladies. D’une année sur l’autre, la chalarose du frêne entraîne des interventions d’abattage et de mise en sécurité et par conséquent une modification du peuplement. Pour répondre à ce dépérissement et pour assurer un bon renouvellement des espaces forestiers, l’Agence des espaces verts œuvre, par des mesures compensatoires, à l’enrichissement des parcelles touchées.

L’Arc Boisé Marne Nord

L’Agence des espaces verts travaille à la création de grandes liaisons au niveau régional pour mettre différents espaces naturels en relation. Elle souhaite développer la mise en réseau du site du Moulin des Marais avec le canal de l’Ourcq, la Forêt régionale de Claye-Souilly et la Promenade de la Dhuis afin de faciliter les déplacements doux entre ces sites. Cette ambition implique d’utiliser au mieux le réseau existant, de tenir compte des infrastructures qui fragmentent ces espaces, de permettre le franchissement de celles-ci et et d’envisager à long terme de nouveaux ouvrages. À l’échelle régionale, ces perspectives ouvrent de nouvelles possibilités pour développer des chemins de grandes randonnées dits de gare à gare.

L’Arc boisé Marne Nord

Pour approfondir le sujet : feuilletez la plaquette «Grand projet»

 

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Sophie DESCHIENS, élue Présidente
de l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France

Sophie DESCHIENS, élue Présidente de l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France

Pantin, le 5 octobre 2022 – Lors de son Conseil d’administration du 4 octobre 2022, l’Agence des espaces verts (AEV) de la Région Île-de-France a élu Sophie DESCHIENS comme Présidente.

Sophie Deschiens prend ainsi la suite d’Anne Cabrit à la tête de l’Agence qu’elle connait parfaitement pour y siéger depuis 12 ans. En cette occasion, la nouvelle Présidente de l’AEV a rendu hommage à Anne Cabrit pour tout le travail qu’elle a su mener. En particulier à la lumière des conclusions du rapport de la Chambre régionale des comptes de 2015 pour rationaliser et réorienter les moyens de l’agence.

© Hugues-Marie Duclos

En effet, dans la continuité du travail réalisé par Anne Cabrit, elle entend poursuivre avec la même intensité les missions historiques de l’AEV dont Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, a fait le «bras armé des ambitions foncières de la stratégie agricole» et à qui elle a confié «la réalisation des acquisitions boisées les plus emblématiques du Plan vert.»

La Présidente de la Région Île-de-France souhaite capitaliser sur ces savoir-faire afin d’élargir les missions de l’Agence avec des moyens dédiés pour lui confier la responsabilité d’un des objectifs les plus essentiels et ambitieux de la nouvelle mandature : l’adaptation de la zone dense au changement climatique par le retour de la nature en ville.

«L’Agence des espaces verts est un outil essentiel de la politique de la Région Île-de-France en matière d’environnement et de développement durable. Je fais le voeu qu’elle participe à préparer au mieux notre territoire aux défis imposés par le changement climatique tout en devenant exemplaire en matière d’économie circulaire. Après plus de 45 ans d’actions, nous devons continuer d’évoluer avec la société et nous adapter aux nouveaux enjeux pour imaginer et construire la Région de demain, au service des Franciliens», ambitionne Sophie DESCHIENS, Présidente de l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France.

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Natur’Box 2023 : proposez vos animations nature

Natur’Box 2023 : proposez vos animations nature

Avis à tous les professionnels de la sensibilisation à l’environnement : l’édition 2023 de la Natur’Box est déjà en préparation et nous lançons aujourd’hui un appel à projet pour la nouvelle saison.

Cette année encore, l’Agence des espaces verts est en quête d’animations ludiques, pédagogiques et insolites pour faire découvrir aux Franciliens, de mars à décembre, l’incroyable richesse du patrimoine naturel qui les entoure. Une manière de porter un autre regard sur la région et de leur faire découvrir des trésors cachés, souvent situés à deux pas de chez eux.

Crédit photo : AEV / Hellio – Van Ingen

Comment ça marche ? Les nouvelles structures intéressées sont invitées à proposer leurs animations nature jusqu’au 28 octobre 2022. Les animations proposées devront se tenir sur une propriété régionale ouverte au public, acquise, aménagée et gérée par l’Agence des espaces verts (trouvez ici la liste des propriétés régionales).

Nature, écologie (eau, air, végétaux et écosystèmes, etc.), paysages, gestion des espaces naturels, mobilité (balade découverte en vélo par exemple), bien-être, histoire, culture (photographie, théâtre, création artistique, etc.)… le contenu des animations n’est pas restrictif !

Après sélection finale des animations par la commission technique « Animations nature », l’Agence des espaces verts contactera les porteurs des projets retenus en décembre 2022 . Une convention de partenariat sera ensuite établie entre chaque porteur de projet et l’Agence des espaces verts.

Pour tout connaître des modalités de participation : Natur’box, l’appel à projets 2023.

Nous n’attendons plus que vous… Soyez créatifs et faites découvrir aux Franciliens leur région… grandeur nature !

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Forêt

Tous en forêt : les forestiers vous rencontrent !

Tous en forêt : les forestiers vous rencontrent !

Réchauffement climatique, protection de la biodiversité, coupes d’arbres, conciliation des usages… Face à ces questions très actuelles qui se posent sur les forêts, leur avenir et leur gestion, les forestiers sont sur le terrain et vous ont donné rendez-vous dans de nombreuses forêts franciliennes le mercredi 28 septembre après-midi ! Une opération originale de rencontre avec le public, initiée par l’Office National des Forêts en 2021, et qui connaît un véritable succès.

Une préoccupation environnementale grandissante

Après les événements qui ont durement touché les massifs forestiers cet été, les Français placent les forêts et plus généralement l’impact du changement climatique parmi leurs principales préoccupations. Inquiets pour l’avenir de ces espaces naturels, ils prennent conscience de l’importance de les gérer et les entretenir mais ne comprennent pas toujours certaines interventions, telles les coupes de bois.  

Au cours d’une visite commentée, les équipes de l’Agence des espaces verts auront à cœur de vous faire découvrir quelques-unes des 40 forêts régionales qu’elles gèrent au quotidien pour le compte de la Région Île-de-France et répondront à toutes vos questions. Protection contre les feux de forêt, conséquences du réchauffement climatique, lutte contre les phénomènes de dépérissement et préservation de la biodiversité seront sans doute aussi au menu des discussions.

Nous vous donnons rendez-vous pour la prochaine édition !

Les forêts régionales au rendez-vous de l’édition 2022

Dans le sud francilien

Forêt régionale de Saint-Eutrope ESSONNE (91)
Surface totale : 234 hectares
Rendez-vous : Parking de la Forêt régionale de Saint Eutrope – Rue des petits champs 91700 Fleury-mérogis
Gare la plus proche : RER D Orangis –  Bois de l’Epine

Forêt régionale de Grosbois VAL-DE-MARNE (94), ESSONNE (91)
Surface totale : 611 ha
Rendez-vous : Parking de la Forêt régionale de Grosbois – 146 Rue de Marolles, 94470 Boissy-Saint-Léger 
Gare la plus proche : RER A Boissy Saint Léger 

Forêt régionale de Bréviande SEINE-ET-MARNE (77) ET ESSONNE (91)
Surface totale : 3 640 hectares
Rendez-vous : Forêt régionale de Bréviande (à proximité de la Maison forestière de Bréviande) – Route départementale D346 77240 Vert-Saint-Denis
Gare la plus proche : rer D – Cesson

Forêt régionale d’Étréchy ESSONNE (91)
Surface totale : 158 hectares
Rendez-vous : Parking de la forêt d’Etrechy, accès par la N20 (sortie Fontaineliveau Le Coudray) Rue de Fontaineliveau, 91580 Étréchy
Gare la plus proche : RER Etréchy et RER Etampes

Dans le nord-est francilien

Forêt régionale de Bondy SEINE-SAINT-DENIS (93)
Surface totale : 185 hectares
Rendez-vous : 2 rue Jean Jaurès 93470 Coubron
Gare la plus proche : RER E, Le Raincy-Villemomble

Forêt régionale des Vallières SEINE-ET-MARNE (77)
Surface totale : 865 hectares
Rendez-vous : Parking des Combeaux – 226 rue de claye 77400 Thorigny-sur-Marne
Gare la plus proche : Gare de Thorigny/Lagny

Forêt régionale de Montgé SEINE-ET-MARNE (77)
Surface totale : 960 hectares
Rendez-vous : Parking à proximité du centre équestre – Route du Château de Saint-Thibault 77230 Montgé-en-Goële
Gare la plus proche : Gare de Dammartin-Juilly-St Mard (ligne K)

Forêt régionale de la Vallée de la Marne SEINE-ET-MARNE (77)
Surface totale : 967 hectares
Rendez-vous : Parking au bout de la rue Pierre Mendès France, 77177 Brou-sur-Chantereine
Gare la plus proche : Gare de Vaires / Torcy ; Ligne P

Forêt régionale de Ferrières SEINE-ET-MARNE (77)
Surface totale : 3 157 hectares
Rendez-vous : Parking de Piscop (D471 entre Pontcarré et la Francilienne), accès par la D471 77135 Pontcarré
Gare la plus proche : Bussy St Georges, RER A

Forêt régionale du Maubué – Bois Saint-Martin SEINE-ET-MARNE (77), SEINE-SAINT-DENIS (93) ET VAL-DE-MARNE (94)
Surface totale : 634 hectares
Rendez-vous : Devant le portail du Bois Saint Martin, à proximité de la gare RER Les Yvris, en face du 14 Avenue du Bois Saint Martin 93160 NOISY-LE-GRAND
Gare la plus proche : gare RER les Yvris

Forêt régionale de Claye-Souilly SEINE-ET-MARNE (77)
Surface totale : 442 hectares
Rendez-vous : Allée du Gros bois, à côté de l’Ecole du Bois Fleuri, accès par l’Allée des marguerites 77410 Claye-Souilly
Gare la plus proche : Mitry RER B

Dans le nord-ouest francilien

Forêt régionale de la Roche-Guyon YVELINES (78) ET VAL D’OISE (95)
Surface totale : 1 048 hectares
Rendez-vous : Parking principal de la Forêt régionale de La Roche-Guyon (Parking de l’Arboretum) – Route des crêtes 95780 La Roche Guyon
Gare la plus proche : Bonnières sur Seine

Espace naturel régional de la Butte de Marsinval YVELINES (78)
Surface totale : 952 ha
Rendez-vous : Devant la gare SNCF « Les Clairières de Verneuil » Place de la Résistance, 78480 Verneuil-sur-Seine
Gare la plus proche : Verneuil

Plus d’infos sur l’opération nationale

Pour découvrir toutes les forêts domaniales participant à l’opération, c’est par ici sur le site de l’ONF : Tous en forêt : les forestiers vous rencontrent le 28 septembre !

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Forêt Infos pratiques

Feux de forêt : ayons les bons réflexes !

Feux de forêt : ayons les bons réflexes !

Le saviez-vous ? 9 feux de forêt sur 10 sont d’origine humaine ! La sécheresse qui sévit en France aggrave le risque de départ de feu. La moindre étincelle ou le moindre mégot peut être à l’origine d’une catastrophe. Aujourd’hui placé en alerte canicule par Météo France, l’ensemble du territoire est particulièrement vulnérable face au risque d’incendie de végétaux, qu’il s’agisse de forêts, de prairies ou de friches. Ensemble, ayons les bons réflexes pour éviter les départs de feu et protéger nos forêts !

Le risque de feux majoritairement d’origine humaine

L’activité humaine est la principale cause de déclenchement d’incendies – 90% des départs de feu – que ce soit du fait d’une activité économique (chantiers de BTP, activités agricoles…) ou bien d’une activité du quotidien (mégots de cigarettes, barbecues ou feux de camps). La moitié de ces feux d’origine anthropique sont dus à des imprudences et à des comportements dangereux, aussi bien de touristes que de riverains. Plus de 50% des départs de feux pourraient être évités en appliquant les bons gestes au quotidien.

Les bons réflexes en forêt :

  • Ne pas fumer ni jeter ses mégots en forêt 
  • Ne pas allumer de feux de camps, ni barbecue
  • Ne pas faire de bivouacs
©Ministère de la Transition écologique

Que faire en cas de départ de feu ?

  • Alerter : témoin d’un début d’incendie, je donne l’alerte en appelant le 112, le 18 ou le 114 (personnes malentendantes) et j’essaie de localiser le feu.
  • Se protéger : je me mets à l’abri dans une habitation en attendant l’intervention des secours. La voiture n’est pas un abri sûr car elle pourrait s’enflammer.
  • S’informer : je reste informé de la situation et me conforme aux consignes des secours et/ou de la mairie.

Plus d’informations : https://www.ecologie.gouv.fr/feux-foret-et-vegetation

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Aménagements

Chabrand-Thibault : un petit domaine précieux bientôt ouvert aux plus curieux

Chabrand-Thibault : un petit domaine précieux bientôt ouvert aux plus curieux

C’est le privilège des explorateurs et des archéologues que de découvrir les choses précieuses que le temps ou les gens ont enfoui dans l’oubli. Mais pour le découvreur, passées les fouilles et la trouvaille miraculeuse, vient le moment de partager le secret bien gardé. C’est ce que s’apprêtent à faire l’Agence des espaces verts et la Région Île-de-France en aménageant le domaine Chabrand-Thibault, en prévision de son ouverture au public. Propriété close de 10 hectares à peine, ce petit domaine regorge de vestiges romantiques dans un cadre faisant la part belle à la nature et à la biodiversité. Telle une pièce de musée bien soignée, le domaine Chabrand-Thibault, jadis privé, s’offrira bientôt à la promenade discrète et respectueuse pour le plaisir des plus curieux.

Une promenade historique et paysagère

Le domaine Chabrand-Thibault est situé sur la commune de Cormeilles-en-Parisis, dans le Val-d’Oise. Il fait partie de l’espace naturel régional des Buttes du Parisis, un maillon essentiel de la Ceinture verte d’Île-de-France géré par l’Agence des espaces verts pour le compte de la Région Île-de-France.

Le parcours en cours d’aménagement s’ouvrira aux abords de l’église Saint-Martin, classée Monument Historique par arrêté du 13 février 1997. En contrebas du domaine, la promenade longera une prairie préservée qui revêt un intérêt à la fois écologique et historique puisque son tracé n’a que très peu évolué au fil des siècles. Sur la gauche, avant que ne vienne au visiteur l’envie de le gravir, le parc forestier prend déjà de la hauteur sur les pentes de la butte. Historiquement rattaché au domaine privé de la Châtaigneraie, fermé au public depuis des décennies, il renferme un boisement présentant de très beaux chênes et châtaigniers, des sous-bois fleuris de muguet et de jacinthes et de nombreuses espèces d’oiseaux comme le Pic épeiche, le Pic vert, la Sittelle torchepot, le Geai des chênes, la Fauvette à tête noire, le Pinson des arbres, ou les Mésanges bleues et charbonnières. Cette partie boisée renferme également les vestiges d’un parc romantique et d’une forêt plus « jardinée ». On y trouve une ancienne mare maçonnée entourée d’essences d’arbres ornementaux du parc datant du XIXe siècle (platanes, pins), les ruines d’un ancien nymphée et des arches blanches dont l’origine reste inexpliquée et pleine de mystère.

Pris en étau entre le plateau et le coteau sud de la butte, le parc Chabrand-Thibault offre enfin une vue panoramique dégagée sur le centre historique de Cormeilles-en-Parisis et la vallée de la Seine. Une bien belle récompense pour quiconque entreprend son ascension.

Des espaces verts et boisés au service des Franciliens

L’Agence des espaces verts aménage notamment une grande volée d’escaliers, faite de pavés de grès de Fontainebleau : un matériau patrimonial et local, en cohérence avec l’architecture du centre ancien de Cormeilles. Afin de favoriser l’économie circulaire et de limiter l’impact sur l’environnement, le choix de l’Agence s’est porté sur des pavés de réemploi, plutôt que des pavés neufs importés d’Inde. 180 marches au total qui gravissent les 35 mètres de dénivelé du coteau jusqu’au plateau boisé et à l’allée historique bordée de chênes. Un confortable cheminement redessinera quant à lui la lisière boisée et s’intègrera dans la pente du terrain, dont les terrassements ont été limités au strict minimum afin de préserver les arbres existants et de réduire l’impact sur la biodiversité du site. Sans oublier les larges bancs qui permettront de se fondre dans le vaste panorama sur la vallée de la Seine avec toujours l’espoir de pouvoir ralentir le temps pour prolonger les bons moments.

Le projet d’ouverture au public du domaine régional Chabrand-Thibault répond aux impératifs fixés par le Plan vert. Lancé en 2017 par la Région, celui-ci a pour objectif de pallier de manière significative le déficit en espaces verts accessibles en Île-de-France. Pour ce faire, il prévoit la création de 1 000 hectares supplémentaires d’espaces de nature ouverts au public d’ici à 2025. Les travaux d’aménagement en cours du domaine Chabrand-Thibault participent de cette ambition et permettront d’ici le printemps 2023 d’ouvrir au public ce site élégant et discret.

Chabrand-Thibault - Plan des aménagements 2022
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3 questions à Élise PROTHERY, paysagiste

3 questions à Élise PROTHERY, paysagiste

Élise exerce l’un de ces métiers “passion” dont on ne se lasse pas et qui ne connaît pas l’ennui. Nécessairement créative, amoureuse de la nature, elle prend à cœur de modeler l’environnement avec un souci d’équilibre et de parcimonie. Bien qu’elle ait pu faire déplacer 18 000 m3 de terre lorsque cela s’imposait, il lui arrive aussi de sélectionner un à un les 365 cerisiers d’une plantation. Après avoir lancé sa carrière en bureau d’études puis intégré divers établissements publics, c’est avec une vivacité inchangée depuis ses débuts qu’elle évoque son parcours professionnel. Au sein d’une équipe féminine constituée de cinq paysagistes, l’exercice de son métier prend un sens particulier au sein de l’Agence des espaces verts : pouvoir agir, à l’échelle régionale, en faveur de l’amélioration du cadre de vie des Franciliens et suivre sans discontinuer l’évolution des espaces verts et boisés.

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Petite déjà, j’étais intéressée par les formes de vie,  la nature et l’environnement. J’ai commencé mes études en biologie à l’université mais l’abord uniquement scientifique de la biologie ne me convenait pas. Comme beaucoup de jeunes étudiants, il m’a fallu trouver ma vocation à tâtons, avec de l’intuition mais aussi des coups de pouce du destin. J’ai donc ouvert les portes d’une école de paysage, qui m’a apporté toutes les dimensions auxquelles je pouvais aspirer dans ma vie professionnelle : la dimension créative – notamment le dessin-, mais aussi tout un spectre de domaines propres au métier : l’environnement, l’histoire, la géographie, la sociologie des territoires, la science des matériaux ou encore la construction.

Ce que j’aime dans mon métier, c’est d’avoir un rôle pivot entre des enjeux divers, parfois même contradictoires. Un espace naturel à aménager n’est pas une page blanche. Il se trouve dans un environnement préexistant, un tissu urbain, un contexte social. Nous avons à prendre en compte son écosystème, sa topographie, ses contraintes techniques mais aussi les personnes qui le fréquentent, dont il est le cadre de vie. Trouver le bon équilibre dans la réalisation d’un projet entre toutes ces facettes, c’est ce qui fait à la fois la complexité et le sel de ce métier.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Bien avant d’entrer à l’Agence des espaces verts, à l’occasion d’un stage dans le cadre de mes études, j’ai pu partir en Uruguay travailler pour le ministère de l’environnement à la création d’une aire protégée. Cette expérience a été mon premier lien avec un projet d’aménagement opérationnel et concret imbriquant à la fois la protection de la nature, la biodiversité et les besoins humains.

C’est plus tard, en faisant de la maîtrise d’œuvre dans un bureau d’études, que l’opportunité d’un poste à l’Agence des espaces verts s’est présentée. J’ai pressenti l’intérêt d’exercer mon métier dans une structure capable de maîtriser la gestion de ses sites dans la durée et à des échelles d’intervention importantes. Aucun bureau d’études privé n’a ce privilège et cette liberté de mouvement et de création dans l’espace et dans le temps. D’autre part, la confiance que nous accordent notre direction et les élus dans la conduite des projets est vraiment stimulante. Je suis donc arrivée à l’Agence en 2011 et depuis, hormis une parenthèse de deux ans pour occuper un autre poste, je ne l’ai plus quittée ! L’Agence des espaces verts est composée  de professionnels pleinement investis dans leurs missions et qui travaillent, me semble-t-il, avec la conviction d’agir pour le bien commun. Toutes ces conditions nous rassemblent, nous lient, et renforcent nos synergies au quotidien. 

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Les missions d’une paysagiste sont nombreuses et variées. Au quotidien, j’assure le suivi de divers projets d’aménagement, ayant chacun leurs phases de développement propres. Je dirais que trois quarts de mon temps de travail se déroulent au bureau pour un quart du temps sur le terrain. Un équilibre vertueux autant que nécessaire puisque notre relation au territoire et à ses occupants est à la base de tout. C’est même le préalable indispensable au premier trait de crayon sur une esquisse.

La première étape d’un projet d’aménagement consiste à établir un diagnostic. On analyse le site dans sa globalité, en s’appuyant sur le document d’orientation qui en fixe les grands enjeux en matière de maîtrise foncière, de gestion, d’aménagement, d’ouverture au public et de préservation de la biodiversité. Cette phase nous met déjà en lien avec des acteurs nombreux : nos collègues tout d’abord (techniciens, écologues, spécialistes agricoles, délégués territoriaux…) mais aussi les élus locaux et les usagers puisque la notion de concertation avec l’ensemble des parties prenantes est déterminante pour l’Agence des espaces verts. On aboutit alors à un schéma directeur : la colonne vertébrale du projet qui précède d’autres étapes plus fines, précises et détaillées. Le dessin à la main, tout autant que les outils graphiques numériques font partie du métier. Le défi est ensuite de traduire le dessin dans la réalité : la phase travaux, le suivi du chantier font partie intégrante de nos missions et la réalisation des aménagements est un accomplissement. Enfin, il y a la restitution du projet et son ouverture au public. Notre chance est alors de pouvoir continuer à suivre l’évolution des sites, y intervenir au besoin, constater la manière dont les usagers se sont appropriés nos idées. C’est un retour d’expérience en direct et un véritable privilège pour une paysagiste.