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Bois Saint-Martin : 280 hectares d’espaces verts supplémentaires pour les Franciliens

Bois Saint-Martin : 280 hectares d’espaces verts supplémentaires pour les Franciliens

Territoire concerné : Forêt régionale du Maubué

Un nouveau bois pour les Franciliens ! Situé aux portes de Paris sur les communes de Noisy-le-Grand (93),  Villiers-sur-Marne (94) et Le Plessis-Trévise (94), le Bois Saint-Martin) vient d’être acquis par l’Agence des espaces verts (AEV) pour le compte de la Région Île-de-France. Un poumon vert d’envergure accessible en transports en commun (RER E) en  moins de 20 minutes du centre de Paris !

Bois Saint-Martin – Crédit : AEV / A. Lucas

Une avancée déterminante pour l’amélioration du cadre de vie des Franciliens

Cette acquisition est le fruit d’un travail mené depuis plusieurs décennies par l’AEV pour le compte de la Région. Car l’enjeu était de taille : cet élément majeur de la ceinture verte régionale de l’Est parisien constituait, dans la métropole parisienne, le plus grand bois privé fermé au public.

L’ouverture de ce dernier espace de verdure préservé entre le bois de Vincennes et la Ville Nouvelle de Marne-la-Vallée va permettre de réduire significativement la carence en espaces verts en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne.

Une ouverture au public progressive

L’ouverture au public sera progressive, avec l’enjeu de concilier accueil du public et préservation de la biodiversité. Avant de pouvoir y accéder en visite libre au printemps 2021, l’AEV propose des visites découvertes gratuites dès le samedi 19 décembre pour faire découvrir en avant-première ce nouveau poumon vert regorgeant d’une biodiversité exceptionnelle.

Grâce au concours d’associations locales dédiées à la protection de la nature, l’AEV propose près d’une centaine de visites totalement gratuites.

Le but ? Faire découvrir aux Franciliens ce nouveau bois à la faune et à la flore exceptionnelles et leur faire comprendre la nécessité de le protéger.

Pour une échappée belle, inscription obligatoire sur

https://www.aev-iledefrance.fr/animations-nature/

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Andilly : des moutons solognots sur le plateau !

Andilly : des moutons solognots sur le plateau !

Territoire concerné: Plateau d’Andilly

Depuis quelques jours, des moutons solognots ont élu domicile sur l’espace naturel régional du plateau d’Andilly, ancienne carrière d’argile culminant à plus de 200 mètres. Une dizaine de mâles pâturent désormais sur près de 3 hectares pour le plus grand plaisir des promeneurs… mais pas uniquement !

Moutons solognots sur le plateau d’Andilly
©AEV / L. Desmazières

3 nouveaux enclos pour les moutons solognots

En concertation avec la commune, l’Agence des espaces verts a clôturé des parcelles pour créer un pâturage tournant sur le plateau d’Andilly.

C’est un exemple concret de la valorisation, au quotidien, du potentiel écologique, paysager et touristique des espaces naturels régionaux gérés par l’AEV et de son action de soutien de l’agriculture francilienne.

L’éco-pâturage : une dimension à la fois écologique et sociale

Cette pratique, respectueuse de l’environnement, permet de maintenir des espaces ouverts (non boisés), tout en évitant, grâce à la rotation du troupeau, une tonte ou un fauchage mécanique.

Cette gestion, à la fois naturelle et dirigée, devrait également conduire à une diversification de la végétation : prairie herbacée, prairie avec ligneux, fourrés, lisières arbustives… un véritable bonus pour la biodiversité des milieux !

L’éco-pâturage est une solution clé de gestion écologique des sites naturels. Il préserve la faune et la flore du site, en limitant la pollution sonore et chimique, mais aussi le tassement des sols généré par les machines. Les animaux permettent également de faciliter l’entretien des zones difficilement accessibles par des engins mécaniques.

L’éco-pâturage mis en place sur le plateau d’Andilly constitue enfin une opportunité de valoriser la profession d’éleveur et de réintégrer des espèces anciennes, rares en Île-de-France et robustes, telles que la race solognote. De quoi attiser la curiosité des promeneurs et accroître la sensibilisation aux espèces animales et à la biodiversité de façon plus générale !

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Concours « Arbre de l’année 2020 » : le Cèdre bleu de l’Atlas désigné pour représenter l’Île-de-France

Concours « Arbre de l’année 2020 » : le Cèdre bleu de l’Atlas désigné pour représenter l’Île-de-France

Jusqu’au 5 janvier 2021, soutenez le lauréat francilien dans la catégorie « Prix du public » en votant sur www.arbredelannee.com

 Le jury francilien s’est réuni à la rentrée à l’invitation d’Anne Cabrit, Présidente de l’Agence des espaces verts (AEV), pour élire l’arbre qui portera les couleurs de l’Île-de-France au concours national « Arbre de l’année ».

Composé notamment de l’AEV, de Terre Sauvage, de l’ONF et de l’association A.R.B.R.E.S., il a pris en compte, en plus des caractéristiques naturalistes et esthétiques, l’histoire même des arbres, leur importance culturelle, affective ou encore symbolique pour le groupe ou la personne qui les a présentés.

Parmi les 89 candidatures reçues – un record ! – c’est le Cèdre bleu de l’Atlas, situé à Montesson dans les Yvelines, qui a obtenu le plus de suffrages et qui concourra aux côtés des 13 autres arbres sélectionnés dans les régions de métropole et d’Outre-Mer.

Le Cèdre bleu de l’Atlas dans le parc du Centre Hospitalier Théophile Roussel à Montesson (78)
©Emmanuel Boitier

Le Cèdre bleu de l’Atlas de Montesson : un allié essentiel dans la prise en charge des patients du Centre Hospitalier Théophile Roussel

Ayant pris racine dans les prémices de la seconde guerre mondiale au pied de l’École de Préservation Théophile Roussel, ce Cèdre bleu de l’Atlas renferme en son antre les secrets et les espoirs confiés par des générations d’enfants pendant près de 50 ans…

L’école a, depuis, laissé la place au Centre Hospitalier Théophile Roussel pour qui la nature a une place très particulière. Toujours très présente, elle est en effet au centre de diverses thérapies non médicamenteuses, essentielles dans la prise en charge des patients : l’hortithérapie notamment, avec la création de « jardins de soins », entretenus conjointement par les patients et les soignants, ou encore la zoothérapie avec des chiens, des perroquets, mais aussi l’équithérapie, offrant aux patients une pratique hebdomadaire et un contact fort avec le cheval.

Ces moments de soins en lien avec la faune et la flore environnantes permettent aux patients de sortir de l’isolement et participent au développement de leur motricité, de leur estime de soi et constituent des moments privilégiés pour l’expression de leurs émotions.

Le Cèdre bleu de l’Atlas ne pouvait rêver mieux ! Situé au cœur d’un parc arboré de 30 hectares, ce géant de 12 mètres de haut et de 3,5 mètres de circonférence a fière allure. Il offre, par l’ampleur de sa ramure, un abri à presque toute épreuve !

Le Mûrier blanc de Nemours : le prix « Coup de coeur » de cette édition

Le choix fut toutefois si ardu pour le jury francilien qu’un second arbre s’est vu décerner un prix « Coup de cœur » : le Mûrier blanc de Nemours, en Seine-et-Marne, planté en 1770 dans le but de développer l’industrie du ver à soie au nord de la Loire. Son grand âge – 250 ans ! -, son aspect tortueux, conséquence de la tempête de 1999 qui l’a profondément transformé et sa situation centrale en font pour les Nemouriens un « arbre remarquable », auquel le jury n’est pas resté insensible.

En janvier 2021, 3 des 19 lauréats régionaux en lice pour le concours national recevront le « Prix du public », le « Prix du jury » et le « Prix Coup de cœur ».

L’Agence des espaces verts, qui imagine, aménage et protège les espaces naturels de la Région pour le bien-être de plus de 12 millions de Franciliens, est l’opérateur régional du concours « Arbre de l’année ». Depuis 2013, cette opération permet à l’AEV de sensibiliser et de faire découvrir au public la richesse du patrimoine naturel qui les entoure.

N’attendez plus, soutenez le Cèdre Bleu de l’Atlas, lauréat francilien en votant sur www.arbredelannee.com !  

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Faites le plein d’idées pour des vacances 100 % nature en Île-de-France

Faites le plein d’idées pour des vacances 100 % nature en Île-de-France

Et si vous partiez en vacances… en Île-de-France ? Vérité méconnue, les espaces naturels, agricoles et forestiers composent les trois quarts de sa surface ! Ils regorgent de trésors cachés et offrent de nombreuses possibilités d’excursions, de promenades et de balades. De quoi s’évader en pleine nature, à deux pas de la capitale ! Des rives du Danube jusqu’à la Guyane, en passant par les États-Unis, l’AEV vous propose, à l’aube des vacances de la Toussaint, un tour du monde en 10 escales. Embarquement immédiat !

Etang de la Forêt régionale de Bondy – Crédit Photo : AEV / Hellio Van Ingen

1. La Sierra Nevada en Forêt régionale de Ferrières (Seine-et-Marne)

Nul besoin de traverser l’Atlantique pour admirer les séquoias géants du parc du Yosemite dans le Nevada ! À 34 km de Paris, la Forêt régionale de Ferrières (3 157 hectares) abrite l’Allée des Lions : une allée majestueuse de séquoias géants, regroupant sur près d’1 km de long, près de 100 individus centenaires. Vous pourrez ainsi flâner au beau milieu de ces géants de 35 mètres de haut et de près d’un mètre de circonférence. Magique !

2. San Francisco sur la Butte des Châtaigniers (Val-d’Oise)

Une vue à couper le souffle ! Aux portes de Paris, la Butte des Châtaigniers offre du haut de ses 128 mètres non seulement un panorama extraordinaire sur Paris, ses monuments et toute l’Île-de-France, mais aussi une histoire. Au Moyen-Âge, les forêts ont laissé place aux moulins, pâtures, vignes et vergers avant de se transformer en carrières de gypse, abandonnées dans les années 1990. La Butte des Châtaigniers, dont les aménagements réalisés par l’AEV ont été finalisés en septembre 2019, est un véritable balcon végétal, accessible via un sentier en pente douce ou, pour les plus courageux, par un escalier de 365 marches.

3. Le Canada en Forêt régionale de Bondy (Seine-Saint-Denis)

De petits pontons en bois qui parcourent les rives des étangs… Des pêcheurs qui aiment à se retrouver dès l’aube ou sous un ciel orageux pour taquiner le poisson… La Forêt régionale de Bondy affiche de faux airs de Canada ! Ne manquent à l’appel que les saumons et les orignaux. Mais coté faune, la forêt n’est pas en reste pour autant et n’a pas à rougir de son cousin outre-Atlantique. Elle recèle une diversité ornithologique peu commune en Île-de-France : des Martins pêcheurs, des Pics mars, des grands Pics noirs, des Hérons… Ils évoluent dans un cadre enchanteur, mêlant chênes rouvres et pédonculés, érables, frênes, charmes, bouleaux ou encore trembles et robiniers. Un vrai régal pour les yeux si vous revenez à l’automne lorsque les frondaisons s’embrasent…

4. L’Île de Pâques en Forêt régionale de Rougeau-Bréviande (Seine-et-Marne)

Parce que les forêts franciliennes sont aussi naturellement des lieux de patrimoine, la Forêt régionale de Rougeau – Bréviande accueille depuis 2013 Le Gardien, une œuvre de l’artiste Gloria Friedmann, au carrefour de la nature et de l’art contemporain. Ce géant de 10 mètres de haut, qui n’est pas sans rappeler les célèbres moaïs de l’Île de Pâques, perdus en plein Pacifique, nous invite à la contemplation. Par le jeu des proportions, le spectateur lève les yeux et découvre tour à tour, sur cette tête d’homme totémique et irréelle, cinq cerfs à taille réelle, puis le feuillage de chênes majestueux hauts de 25 mètres. Une puissante allégorie du lien entre l’Homme et la Nature !

5. Le Danube sur la Réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux (Seine-et-Marne)

Les grandes étendues d’eau bordées de vastes roselières (l’une des plus grandes d’Île-de-France !), où s’ébattent de multiples espèces d’oiseaux, de libellules et de batraciens rappellent le delta du Danube. Un sentier de découverte composé de platelages en bois invite le promeneur à pénétrer au cœur de cette ancienne sablière devenue un haut-lieu d’observation ornithologique. Les 160 hectares, composés de milieux humides, de prairies et d’espaces boisés au sein desquels une flore exubérante a pris racine, offrent une palette de paysages et de lumières à couper le souffle. Plusieurs observatoires nichés dans la réserve proposent au visiteur une halte pour observer la faune ou tout simplement contempler ces paysages hors du temps.

6. La Suisse à La Roche-Guyon (Yvelines & Val d’Oise)

De nombreux coteaux de 200 mètres de haut jalonnent les méandres de la Seine sur plusieurs kilomètres. Cette couleur blanche, propre au calcaire, et les fleurs qui habillent le pied des falaises rappellent les paysages naturels de la Suisse. Le célèbre château médiéval surplombant la Seine et la Forêt régionale de la Roche-Guyon en contrebas complètent la carte postale.
7. L’Ecosse sur la plaine de l’Ormeteau (Seine-et-Marne)

Ces vaches Highland pour le moins originales en Île-de-France sont originaires de la région éponyme, en Écosse ! Lors d’une promenade le long de la Seine, vous pourrez approcher la dizaine de vaches qui pâturent à l’année sur le site de l’Ormeteau, une ancienne carrière de sables et de graviers abandonnée et sur laquelle la nature a repris ses droits. Ces bêtes curieuses à poils longs sont élégamment habillées d’une robe rousse, grise, blanche ou noire et munies d’une paire de longues cornes dressées en l’air. Rustiques, elles pâturent à l’année les landes et les marécages de la plaine.

8. La Mongolie sur la Réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux (Seine-et-Marne)

Fermez les yeux et écoutez le vent chatouiller les herbes des prairies… Nous y sommes. Les steppes de Mongolie. De vastes prairies sur lesquelles ces arbres pionniers, les bouleaux, ont pris racine là où les conditions de vie sont défavorables aux autres essences. Non loin, le promeneur pourra contempler une centaine de moutons Solognots, rappelant la vie traditionnelle mongole basée sur l’élevage. De race rustique, ils permettent à l’AEV de réaliser une gestion écologique adaptée au site et de conserver les prairies, grâce à un partenariat passé avec une éleveuse locale.

9. La Martinique en Forêt régionale des Vallières (Seine-et-Marne)

Une impression de forêt primaire à seulement 15 km de Clichy-sous-Bois… Les immenses clématites d’une trentaine de mètres de haut s’accrochent aux frênes et aux érables de cette forêt. Ces figures végétales peuvent être confondues avec les lianes qui abondent dans les forêts tropicales. Un chemin en bordure de cette végétation luxuriante est accessible aux promeneurs et aux cyclistes. À noter qu’autour du site, de belles prairies invitent au pique-nique, avec vue imprenable sur les bords de la Marne !

10. La Guyane en Forêt régionale de Verneuil (Yvelines)

L’ «Allée rouge», comme on la surnomme, est une route forestière d’un kilomètre de long séparant les communes des Mureaux et de Verneuil. Sa couleur étonnante rappelle la latérite des pistes lointaines d’Outre-mer, qui se forme par altération des roches sous les climats tropicaux. Mais il s’agit ici de restes de tuiles, vestiges de l’exploitation passée de carrières d’argiles en lisière de la Forêt régionale de Verneuil. Le long de cette allée, chênes, châtaigniers et pins douglas viennent déployer leurs frondaisons et offrent aux curieux une balade ombragée.

Encore envie d’un bol d’air ?

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Premier Festival des Forêts en Île-de-France !

Premier Festival des Forêts en Île-de-France !

Bien que l’Île-de-France soit la région la plus urbanisée du pays, elle n’en demeure pas moins une terre de nature. La forêt recouvre ainsi 24 % du territoire (287 000 hectares) et accueille 100 millions de visiteurs chaque année. Elle joue un rôle essentiel pour la qualité de vie des 12,2 millions de Franciliens, si bien que ses enjeux doivent être mieux connus du grand public, notamment les spécificités des forêts périurbaines. Reconnecter les citadins à la nature et tisser des liens avec les professionnels de la filière, c’est tout le sens du 1er Festival des Forêts en Île-de-France, dont l’AEV est très heureuse d’avoir été partenaire !

Quand la forêt sort du bois

Organisé par FIBois Île-de-France (ex Francîlbois), le Festival des Forêts en Île-de-France a permis de mettre en lumière les forêts et de révéler aux yeux des visiteurs les multiples rôles qu’elles remplissent. Car si leur fonction récréative est spontanément citée, elles ont bien d’autres cordes à leur arc ! Elles assurent des fonctions environnementales avec le stockage de carbone, l’amélioration de la qualité de l’eau, la lutte contre l’érosion des sols, la régulation de la température, ou encore l’accueil de biodiversité. Elles permettent aussi la production de matériaux pour la construction ou l’ameublement et alimentent le secteur des énergies renouvelables. Des fonctions économiques qui ont vocation à alimenter une filière locale non délocalisable, en remplacement d’autres matériaux et énergies plus polluantes. Les forêts franciliennes jouent un rôle clef dans la lutte contre le changement climatique. Mis en péril par une fréquence accrue d’événements extrêmes (sécheresses, attaques de parasites…), leur renouvellement constitue un enjeu majeur. Il est donc extrêmement important de s’intéresser au renouvellement des essences et d’adapter les espaces naturels aux changements actuels et à venir. Gestionnaire de près de 40 forêts régionales (soit 10 000 hectares), l’AEV est bien consciente de l’impérieuse nécessité de préserver ces écosystèmes et d’assurer leur viabilité à long terme. Elle s’est tout naturellement associée au Festival des Forêts pour contribuer, à sa manière, à la valorisation de la filière forêt-bois qui compte de nombreux savoir-faire.

Débat, visites et animations : l’Île-de-France se met au vert

Construit autour de la controverse « Couper des arbres détruit-il la forêt ? », le Tribunal pour les Générations Futures a marqué le coup d’envoi du festival. Un format original pour interroger le monde à venir et créer le débat autour de thématiques qui secouent la société. S’en sont suivies, sous un soleil inespéré, une cinquantaine de visites et d’animations gratuites, partout dans la région. Concert de flûte et voix, balade contée, démonstration d’ébénisterie, randonnée forestière et sylvicole, découverte des métiers de la filière forêt-bois… se sont ainsi succédé toute la journée du samedi 3 octobre et ont fait vibrer les frondaisons d’Île-de-France. Au total, près de 5 000 visiteurs ont participé à cet événement. Un franc succès qui appelle sans doute une seconde édition !

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Portrait agent

3 questions à Stéphanie Joseph-Longuet, gestionnaire

3 questions à Stéphanie Joseph-Longuet, gestionnaire

Francilienne de naissance, Stéphanie participe, depuis plus de 20 ans, à l’aménagement et la gestion des espaces naturels régionaux, en réponse aux nouvelles attentes de la société. Agent d’accueil puis assistante et enfin gestionnaire, elle connaît aujourd’hui l’Agence comme sa poche ! Portrait d’une femme investie, toujours partante pour de nouvelles missions au service de l’intérêt général.

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Je suis parvenue à mon métier actuel au gré des rencontres et des opportunités que j’ai réussi à créer durant mon parcours professionnel.

J’ai quitté le cursus scolaire classique en 3ème, pour rejoindre un enseignement plus adapté à mes attentes de l’époque. Les choix d’orientation n’étaient pas aussi diversifiés qu’aujourd’hui ! J’ai opté pour un B.E.P. Secrétariat et Communication, qui m’a donné l’envie de poursuivre mes études. J’ai obtenu mon bac Sciences et Techniques du Tertiaire, puis entamé des études supérieures avec un BTS « Assistante de gestion » en alternance, car je souhaitais rapidement m’immerger dans le monde du travail.

J’ai toujours été très attirée par le relationnel, mêlant écoute et accompagnement, même si, paradoxalement, j’étais assez introvertie de nature. Je souhaitais également m’investir pour des missions d’intérêt général. La fonction publique répondait à ces deux aspirations et j’ai eu l’opportunité de rejoindre l’AEV pendant la recherche de mon alternance, en tant qu’agent d’accueil, il y a maintenant près de 20 ans.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

À 20 ans, je n’avais jamais entendu parler de l’AEV. Je cherchais simplement à intégrer un organisme public et l’offre est tombée à point nommé ! Native de la région, j’avais déjà un intérêt marqué pour la protection de l’environnement en Île-de-France, qui n’a fait que se renforcer au fil des années.

Dès le départ, l’AEV m’a donné énormément d’autonomie et l’opportunité de proposer de nouvelles choses. Une fois ma courte mission d’accueil terminée, j’ai passé les concours de la fonction publique territoriale pour devenir assistante puis gestionnaire et encadrante, fonction que j’exerce aujourd’hui.

J’ai commencé par assister deux chargés de mission qui géraient de grands projets d’aménagement d’espaces naturels comme les jardins de Villarceaux, le potager de la Roche-Guyon ou encore la Coulée verte du sud parisien. Avec la multiplication des projets, une entité à part entière a été créée en 2004 pour internaliser l’ensemble des missions d’aménagement et de gestion. Intégrer cette mission en tant qu’assistante dès sa création a été une expérience très enrichissante, car tout était à faire ! J’ai très rapidement été rejointe par deux autres consœurs, afin d’accompagner au plus près l’aménagement, la gestion et le suivi des sites de l’AEV. Notre rôle est essentiel pour offrir aux Franciliens des espaces naturels régionaux accueillants et sécurisés.

Soutenue par ma hiérarchie, j’ai ensuite pu enrichir mon poste en devenant non seulement gestionnaire de marchés mais aussi responsable du pôle Assistantes au sein duquel j’avais évolué ces dernières années.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Du fait de ma « double casquette », mes missions sont extrêmement riches et variées. L’échange constant est vraiment la clé sur mon poste et, au-delà, pour la bonne gestion et l’entretien de nos espaces naturels régionaux.

La première partie de mes missions a trait à des tâches administratives. Je rédige et assure le suivi des marchés, en collaboration avec le service en charge de la commande publique, concernant par exemple l’entretien de nos espaces naturels, le mobilier d’accueil, la restauration écologique et le gardiennage équestre. Je traite également les conventions d’occupation du territoire, notamment celles octroyées gratuitement (ruches, potager, pâturage…). Un travail qui ne peut se faire sans l’aide précieuse des agents de terrain et des délégués territoriaux, qui ont la connaissance fine des enjeux du territoire et de l’historique des relations avec nos partenaires. Au total, ce sont une vingtaine de marchés couvrant les 15 000 hectares gérés par l’AEV et environ quarante conventions d’occupation du territoire à titre gracieux qui passent entre mes mains chaque année.

La seconde partie de mon poste consiste à accompagner quotidiennement trois assistantes qui traitent de sujets très divers comme les réponses aux différents courriers, les lettres de consultations, les procès-verbaux de réception des marchés, les demandes d’occupation du territoire dans le cadre de tournages de films, d’événements ou encore les sollicitations des usagers. En relation quotidienne avec les agents de terrain, elles constituent un lien essentiel entre le siège et les antennes locales. Nous nous réunissions très régulièrement pour partager les éventuels points bloquants et échanger.

J’ai enfin la chance d’être consultée et mobilisée par ma direction aussi bien pour les réflexions touchant à l’organisation de mon équipe et ses évolutions, que sur des sujets plus transversaux. C’est ainsi que j’assure la coordination interservices du bilan des collectivités, réalisé tous les ans et retraçant, territoire par territoire, les aménagements et les travaux réalisés durant l’année écoulée, ainsi que les partenariats noués et les actions de communication locales menées.
Un travail de longue haleine mais très valorisant, qui constitue une véritable vitrine de nos actions et de notre savoir-faire auprès des élus et des collectivités territoriales !

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Une coopération territoriale à l’échelle de la Vallée de la Seine

Une coopération territoriale à l’échelle de la Vallée de la Seine

Territoires concernés: MoissonPlaine de Montesson

La Vallée de la Seine : un territoire concentrant des enjeux sociaux, économiques et environnementaux

Recouvrant une partie des régions Normandie (Manche, Calvados, Eure et Seine-Maritime) et Île-de-France (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val d’Oise et Yvelines), la Vallée de la Seine est un territoire aussi vaste que la Belgique et aussi peuplé qu’Istanbul ou Moscou (près de 11 millions d’habitants).

Insufflés par la vallée et l’estuaire du fleuve, de nombreux liens se sont naturellement construits entre ces deux régions, se traduisant aujourd’hui par une complémentarité écologique (écosystèmes interdépendants, riches mais fragiles, la Seine étant une continuité écologique d’échelle nationale), économique (sites de production normands et centres de décision franciliens) et touristique (création de parcours articulés à la Vallée de la Seine et au littoral normand, mobilités routières et ferroviaires).

Pour construire l’avenir de ce territoire aux multiples facettes et accompagner les transitions à l’œuvre tant sur le plan démographique que climatique ou sociétal, les projets d’aménagement sont déterminants.

Crédit photo : AEV / F. Chenel – L’Agence Nature

Un partage d’expériences unique à l’échelle de la Vallée de la Seine

L’École nationale supérieure de paysage de Versailles (ENSP) anime le réseau Paysage du Contrat de plan interrégional État-Régions (CPIER) Vallée de la Seine depuis 2015. Ayant vocation à intégrer les projets et les démarches permettant de développer les synergies entre les acteurs de la Vallée de la Seine, ce contrat vise à tirer le meilleur parti environnemental et économique de ce territoire à enjeux.

En partenariat avec l’agence d’urbanisme de la région du Havre (AURH), l’ENSP a souhaité révéler les multiples acteurs mobilisés depuis le lancement du CPIER et valoriser la place du paysage dans les projets d’aménagement, à toutes les échelles, en leur dédiant un ouvrage.

Au-delà de rassembler les différentes connaissances sur la Vallée de la Seine, l’objectif de cette publication est de donner la parole aux acteurs investis et d’inspirer de nouveaux projets, à travers 40 exemples concrets mettant en avant les bonnes pratiques. L’ouvrage vise ainsi à encourager les décideurs à se projeter dans des aventures vertueuses pour leur territoire, fondées sur une collaboration entre habitants et experts afin de mettre en lumière, aménager ou protéger la Vallée de la Seine et faire évoluer son image.

Des actions exemplaires menées par l’AEV

Parmi les 40 sites mis en exergue dans cet ouvrage figurent la Réserve naturelle régionale de la Boucle de Moisson et la plaine agricole de Montesson, acquises et gérées par l’AEV pour le compte de la Région. Au travers de deux articles, l’AEV partage ainsi son expertise et ses pratiques : protection de la biodiversité, conciliation entre l’accueil du public et la préservation de la biodiversité, production agricole de proximité, dynamisation de l’agriculture périurbaine francilienne…

Coup de projecteur supplémentaire sur la Réserve naturelle régionale de la Boucle de Moisson puisqu’à l’occasion de la Rentrée du réseau Paysage 2020 le vendredi 2 octobre à Rouen, l’ENSP a choisi de mettre à l’honneur ce site lors d’une table ronde de présentation de l’ouvrage sur les paysages séquaniens.

Située dans les Yvelines, à l’intérieur de la dernière boucle de la Seine en Île-de-France, cette ancienne carrière, alimentant autrefois le bassin de Paris en matériaux, s’étend sur plus de 300 hectares sur les communes de Moisson et Mousseaux-sur-Seine. Le paysage, marqué par l’extraction de sables jusqu’à la fin des années 1980, est aujourd’hui préservé de toute urbanisation et représente un patrimoine naturel d’une diversité rare en Île-de-France.

Les terres humides et marécageuses, aux sols remaniés suite à leur passé industriel, abritent une faune exceptionnelle : près de 110 espèces d’oiseaux, dont 16 espèces remarquables à l’échelle francilienne (Alouette lulu, Tarier des prés, Œdicnème criard…) et plus de 200 espèces de papillons (Demi-deuil, Mélitée du Mélampre…) ont été recensées. Côté végétation, landes à callunes, pelouses sablonneuses, de thym et de sedum, exceptionnelles en Île-de-France, abritent un cortège d’espèces floristiques rare à l’échelle du bassin parisien.

L’AEV a pu expliquer en quoi la création de la Réserve naturelle régionale avait profondément transformé le paysage de ce territoire, détaillant les dynamiques de conservation du site pour préserver les écosystèmes en place (observation, restauration, entretien), les actions exemplaires menées et déclinables ailleurs, sans oublier les clés de réussite du projet : les enjeux futurs d’intégration de la réserve au tissu socio-économique et d’appropriation du site par le public.

Un temps précieux de partage d’expériences, au service de la coopération territoriale à l’échelle de la Vallée de la Seine !

Sources :
https://www.vdseine.fr/territoire.html
https://www.vdseine.fr/ressources/reseau-paysage.html
http://www.ecole-paysage.fr/site/publications_fr/publications_ensp_et_actes_sud.htm
http://www.ecole-paysage.fr/site/ensp_fr/Rentree-du-reseau-paysage-2020.htm

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Natur’Box 2021 : proposez vos animations nature

Natur’Box 2021 : proposez vos animations nature

Avis à tous les professionnels de la sensibilisation à l’environnement : l’édition 2021 de la Natur’Box est déjà en préparation et nous lançons aujourd’hui un appel à projets pour cette nouvelle saison.

L’édition précédente ayant été chahutée suite à l’épidémie COVID-19, les projets des partenaires retenus en 2020 par l’AEV, et annulés de façon définitive (date d’animation non reportée), seront prioritairement sélectionnés pour l’édition 2021, si les partenaires les proposent à nouveau dans le cadre de ce nouvel appel à projets.

L’AEV recherche des animations ludiques, pédagogiques et insolites pour faire découvrir aux Franciliens l’incroyable richesse du patrimoine naturel qui les entoure. Une manière de porter un autre regard sur la région et de leur faire découvrir des trésors cachés, souvent situés à deux pas de chez eux.

Proposez vos animations nature jusqu’au 2 novembre 2020

Comment ça marche ? Les nouvelles structures intéressées sont invitées à contacter Angélique Lucas à l’adresse alucas@aev-iledefrance.fr ou par téléphone au 06 80 58 91 58. Une invitation leur sera envoyée par mail afin de contribuer au calendrier animations nature 2020, via le support OpenAgenda. Après sélection finale des animations par la commission technique « Animations nature », l’AEV contactera fin novembre 2020 les porteurs des projets retenus pour valider les éventuels points en suspens et procéder à la commande de ces animations. Une convention de partenariat sera ensuite passée en janvier 2021, entre chaque porteur de projet et l’AEV. Pour en savoir plus sur les modalités de participation à l’appel à projets 2021, cliquez ICI.

Quels critères d’éligibilité ?

Les animations proposées devront obligatoirement se tenir sur une propriété régionale de l’AEV (liste des propriétés régionales), entre le 20 mars et le 12 décembre 2021. Elles devront se dérouler les soirées, nuitées, week-ends ou jours fériés et leur durée ne devra pas être inférieure à 2 heures. Nature, écologie (eau, air, végétaux et écosystèmes, etc.), paysages, gestion des espaces naturels, mobilité (balade découverte en vélo par exemple), bien-être, culture (photographie, théâtre, création artistique, etc.)… le contenu des animations n’est pas restrictif !

Qui peut participer ?

Toute structure morale de droit public ou de droit privé à but non lucratif, souhaitant proposer des animations nature pour faire connaître nos propriétés régionales et sensibiliser le grand public aux richesses qui s’y trouvent, est libre de candidater. Nous n’attendons plus que vous… Soyez créatifs et faites découvrir aux Franciliens leur région… grandeur Nature!

Appel à projets Natur’Box 2021 téléchargeable ICI

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Participez au 1er Festival des Forêts en Île-de-France !

Participez au 1er Festival des Forêts en Île-de-France !

Organisé par FIBois Île-de-France (ex Francîlbois), le Festival des Forêts en Île-de-France, dont l’AEV est l’heureux partenaire, a pour vocation de tisser des liens entre le grand public et les acteurs de la filière forêt-bois en Île-de-France.

Propriétaire et gestionnaire de près de 40 forêts régionales (soit 10 000 hectares), l’AEV s’est tout naturellement associée à cet événement unique en Île-de-France pour contribuer à mettre en lumière cette filière empreinte de savoir-faire.

Débat, visites et animations : la région francilienne se met au vert

Le Festival des Forêts d’Île-de-France invite donc le grand public à découvrir la face cachée de la forêt à travers un débat, des visites et des animations le vendredi 2 et le samedi 3 octobre à travers toute la région !

  • Vendredi 2 octobre 2020 à 18h : participez au Tribunal pour les Générations Futures

Un grand débat théâtralisé participatif marquera le coup d’envoi du Festival. Le public participera ainsi au “Tribunal pour les Générations Futures”, autour de la controverse “Couper des arbres détruit-il la forêt ?”. Des experts de la filière et de l’environnement échangeront le temps d’une soirée afin d’apporter des éléments de réponses aux questions récurrentes: abattre un arbre est-il un acte anti-écologique ? L’utilisation du bois, produits écologique par excellence, que ce soit en matériaux ou énergie, justifie-t-elle d’abattre des arbres ?

Pour en savoir plus et s’inscrire au Tribunal pour les Générations Futures

  • Samedi 3 octobre 2020 : animations en forêts franciliennes

Le grand public est invité à découvrir d’un autre œil les forêts franciliennes et à échanger autour des rôles essentiels qu’elles jouent au quotidien :
– Visites et découvertes de l’écosystème forestier, avec les gestionnaires forestiers. Ces visites permettront de mieux cerner les enjeux de la gestion sylvicole et le rôle des écosystèmes forestiers, notamment dans la lutte contre le changement climatique.
– Présentation des savoir-faire et des métiers de la filière forêt-bois, avec des visites d’ateliers de transformation du bois et des rencontres avec des charpentiers, sculpteurs et autres professionnels. Ces visites permettront de découvrir ces métiers de passion mais aussi de faire le lien entre la gestion durable des forêts et la production de biens respectueux de l’environnement.
– Animations culturelles et artistiques à travers des ateliers qui permettront aux visiteurs de s’évader et d’expérimenter des sorties en forêt d’un nouveau genre, en faisant notamment appel à leurs sens.

Pour rechercher et s’inscrire à une animation