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3 questions à Sylvain Doyen, garde équestre et chef d’écurie

3 questions à Sylvain Doyen, garde équestre et chef d’écurie

Sylvain Doyen, garde équestre et chef d’écurie à l’AEV, s’est découvert un amour pour les chevaux sur le tard. Il aura fallu 18 ans et une rencontre inattendue pour qu’il puisse faire de sa passion son métier. Le tout au grand air et au contact de la nature.

Crédit Photo : AEV  

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

À l’adolescence, je me rendais régulièrement dans les centres équestres où mes cousins et quelques amis pratiquaient l’équitation. Ce sport m’attirait, mais mes parents ne pouvaient malheureusement pas en assumer le coût. J’ai donc laissé cette idée de côté, jusqu’à l’âge de 18 ans où je me suis pris de passion pour les chevaux. Mon cursus scolaire ne m’enchantait guère et j’aspirais à autre chose.

Ma rencontre avec un propriétaire d’équidés fût le déclic. Très occupé, il manquait de temps pour s’occuper de son cheval et a souhaité me le confier. Depuis, je n’ai plus quitté les chevaux. J’ai arrêté l’école du jour au lendemain et j’ai passé mon Brevet d’État d’Éducateur Sportif (1er degré). Ce diplôme m’a ouvert les portes de l’enseignement équin. Pendant 14 ans, j’ai pu accompagner de nombreux élèves dans leur passion au sein de deux écuries de Seine-et-Marne.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des Espaces Verts ?

Enseigner dans le milieu équin impliquait un travail 6 jours sur 7, des concours le week-end et des stages pendant les vacances scolaires. Je cherchais à trouver un meilleur équilibre entre ma vie professionnelle et personnelle et, en parallèle, l’envie d’allier ma passion avec la protection de la nature grandissait.

Je suis tombé sur une offre d’emploi de l’AEV pour un garde-équestre. J’ai été attiré par les actions de prévention et de sensibilisation du grand public, le travail en équipe et le rôle du garde-équestre dans la préservation de la biodiversité.

La brigade équestre de l’AEV doit faire respecter le règlement intérieur des espaces naturels régionaux et patrouille à l’année, 7j/7. Enfin, les gardes-équestres assurent eux-mêmes le dressage des chevaux : une mission très enrichissante !

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Ma journée débute par l’alimentation des chevaux et l’entretien des écuries situées en Forêt régionale de Bondy, en Seine-Saint-Denis, avant d’ouvrir la forêt au public. Démarre ensuite la patrouille à cheval effectuée en binôme.

Nous accueillons le public et veillons à la sécurité de chacun, en intervenant auprès d’usagers ne respectant pas le règlement forestier (chiens en liberté, déchets au sol, cueillette illégale, etc.). Avec plusieurs millions de visiteurs chaque année dans les forêts régionales, notre mission est essentielle ! Nous nous évertuons à faire passer des messages de sensibilisation et de préservation de la nature (biodiversité du site, utilité des coupes d’arbres, etc.). Les chevaux facilitent énormément l’entrée en contact et la communication avec les différents usagers.

La journée se termine par le soin des chevaux aux écuries puis par un travail de bureau. Ma fonction de chef d’écurie m’amène par ailleurs à gérer quotidiennement l’élaboration des plannings de sortie des chevaux. Pour maintenir une brigade en forme, l’attribution des sites change quotidiennement. Cela permet d’équilibrer les temps de transports et les charges de travail des gardes équestres et des chevaux.

La brigade équestre constitue un maillon important dans la gestion, l’entretien et la sécurisation des espaces forestiers sur lesquels nous patrouillons. Grâce à des rapports quotidiens, nous partageons avec les agents et les techniciens de l’AEV rattachés aux sites concernés, les constats réalisés ; dépôts sauvages de déchets, arbre en travers d’un chemin, départs de feu, camping sauvage, circulation de motos… Ces alertes leur permettent d’intervenir plus rapidement sur le terrain et d’accueillir le public de manière optimale.

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L’AEV et le Marché International de Rungis unis pour dynamiser l’agriculture francilienne

L’AEV et le Marché International de Rungis unis pour dynamiser l’agriculture francilienne

L’AEV et le Marché international de Rungis ont signé le mardi 8 octobre dernier une convention de partenariat. Le but ? Développer des convergences entre l’objectif de maintien, de développement et de diversification de l’agriculture francilienne porté par l’AEV et les débouchés proposés par le Marché International de Rungis.

Ce partenariat vise à dynamiser la production et la commercialisation régionale des produits franciliens (notamment fruits, légumes, viandes et produits laitiers), mais aussi permettre l’accès des commerçants, des restaurateurs et des consommateurs à des produits frais, locaux et de qualité.

Comme première illustration des synergies possibles, un agri-dating a marqué le début du partenariat : une matinée d’échanges durant laquelle des agriculteurs locataires de l’AEV et des grossistes ont pu personnellement se rencontrer et établir ensemble de nouvelles pistes de travail, selon le type d’exploitation, les attentes et les besoins de chacun.

« Cet engagement s’inscrit pleinement dans les objectifs du Pacte agricole de la Région Île-de-France. Il est naturel pour l’Agence des Espaces Verts de rechercher des synergies avec des acteurs clés de la commercialisation de produits alimentaires, tels que le Marché International de Rungis. Car nous sommes convaincus que la création de convergences entre le foncier géré par l’AEV et les besoins identifiés par les professionnels du secteur en produits agricoles locaux de qualité constitue un levier pour la pérennisation de l’activité agricole en Île-de-France », précise Anne Cabrit, Présidente de l’Agence des Espaces Verts (AEV) de la Région Île-de-France.

Pilier économique de la Région à part entière, le secteur agricole a pourtant perdu 23 % de ses exploitations en Île-de-France depuis 2000. Aujourd’hui, ce partenariat permet concrètement à l’AEV d’apporter aux agriculteurs locataires des terrains qu’elle gère de nouvelles opportunités de commercialisation de leurs produits, dans une chaîne économique durable et locale.

À travers cette convention et dans le respect de leurs domaines de compétences respectifs, l’AEV et le Marché International de Rungis s’engagent à œuvrer conjointement pour :

  • Maintenir les exploitations agricoles et favoriser l’installation d’agriculteurs sur les sites de l’AEV, notamment des jeunes et prioritairement des projets d’agriculture biologique ;
  • Favoriser l’insertion des producteurs dans une chaîne économique viable et accompagner les agriculteurs dans l’identification de l’ensemble des débouchés et circuits de commercialisation possibles ;
  • Faciliter la commercialisation de la production des agriculteurs en bail avec l’AEV, s’ils le souhaitent, par les opérateurs du Marché International de Rungis ou sur des zones du marché dédiées à la production francilienne ;
  • Promouvoir et faire-valoir le maintien de l’agriculture au niveau régional et l’approvisionnement local, tant auprès des institutionnels, des professionnels, en particulier les opérateurs du Marché International de Rungis, que du grand public ;
  • Faciliter un approvisionnement durable et optimisé en produits locaux de la Région Île-de-France pour les Franciliens, notamment via les commerces de bouche et la restauration.

Pour répondre à ces objectifs, des actions ont été définies par les partenaires, telles que la proposition de débouchés supplémentaires dès le lancement des appels à candidatures de l’AEV visant à installer de nouveaux agriculteurs. Une démarche clé marquant la volonté de l’AEV de renforcer la viabilité économique des projets des candidats.

De gauche à droite : M. Dupuis (agriculteur), M. Rezouki (agriculteur), Stéphane Layani et Anne Cabrit – © AEV / V. Pichot
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Belvédère de la Butte des Châtaigniers : un panorama d’exception sur Paris et toute l’Île-de-France

Belvédère de la Butte des Châtaigniers : un panorama d’exception sur Paris et toute l’Île-de-France

Territoire concerné: Buttes du Parisis

Du haut de ses 126 mètres, cette ancienne carrière de gypse située sur les communes d’Argenteuil et de Sannois est aujourd’hui un espace de respiration essentiel pour les quelque 200 000 habitants résidant à proximité immédiate. Depuis la restructuration de son belvédère, la Butte des Châtaigniers est aussi LE spot majeur pour profiter d’un panorama exceptionnel sur Paris et toute l’Île-de-France.

Acquis par l’AEV dans les années 1990, l’Espace naturel régional des Buttes du Parisis (620 hectares) dont la Butte des Châtaigniers (19 hectares) fait partie, constitue un maillon essentiel de la Ceinture verte francilienne.

Le 21 septembre, Anne Cabrit, Présidente de l’Agence des Espaces Verts (AEV) de la Région Île-de-France, a inauguré les aménagements du belvédère de la Butte des Châtaigniers pour l’accueil du public, en présence de Jean-Philippe Dugoin-Clément, Vice-Président de la Région en charge de l’écologie, du développement durable et de l’aménagement, Bernard Jamet, maire de Sannois et Georges Mothron, maire d’Argenteuil. Des travaux clés de sécurisation, d’équipements, d’accessibilité, et d’amélioration de la biodiversité ont été menés pour permettre aux usagers de profiter pleinement de ce site.

Située sur les communes d’Argenteuil et de Sannois dans le Val d’Oise, particulièrement carencées en espaces verts, la Butte des Châtaigniers répond pleinement aux objectifs du Plan vert de la Région Île-de-France : une offre d’espaces naturels et boisés, accessibles et conciliant différents usages.

Inauguration du belvédère de la Butte des Châtaigniers (Val d’Ose) – © AEV / V. Pichot

Ancienne carrière de gypse transformée par la suite en décharge à ciel ouvert (remblais de démolition, déchets organiques et ménagers), la Butte des Châtaigniers a initialement fait l’objet d’une phase de reconquête impliquant d’importants travaux de dépollution, de modelage et de renaturation.

En 2019, les aménagements ont principalement concerné le sommet de la butte.

Une nouvelle entrée du site depuis la commune de Sannois a été créée. Pour permettre une découverte progressive du panorama francilien, des travaux de nivellement ont été réalisés, ainsi que la création d’un ouvrage en acier Corten conduisant naturellement au belvédère.

Ce dernier répond aux normes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduiteDans une logique d’amélioration de l’accueil du public, bancs, mobilier d’accueil et corbeilles trouvent aujourd’hui leur place sur le sommet de la butte.

La mise en place d’espaces ouverts permettant une visibilité de l’ensemble du belvédère et l’installation de mâts d’éclairage et d’équipements anti-intrusions (bornes, potelets, portail, etc.) assurent par ailleurs la sécurisation du site.

Enfin, une attention particulière a été portée à l’amélioration de la biodiversité à travers la diversification de la palette végétale (plantation de 90 arbres : cèdres, chênes, érables, merisiers, poiriers…), la reprise des prairies et des gazons ainsi que la création d’enclos permettant de minimiser le piétinement et de favoriser le développement d’espaces à haute valeur floristique.

Belvédère de la Butte des Châtaigniers (Val d’Oise) – © AEV / V. Pichot
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Forêt Infos pratiques Nature

Forêts régionales : les réflexes à adopter cet été !

Forêts régionales : les réflexes à adopter cet été !

L’été est une période propice pour profiter pleinement des espaces de verdure, souvent pris d’assaut pour retrouver un peu de fraicheur et pratiquer des activités de plein air. Les 39 forêts régionales, acquises et gérées par l’AEV sont ouvertes au public tous les jours. Elles voient elles aussi leur fréquentation considérablement augmenter durant cette période. Pour profiter pleinement de ces espaces de quiétude et de loisirs, l’Agence des espaces verts partage ici les informations pratiques et les bons réflexes à adopter l’été au sein de ses 10 500 hectares de forêts.

Forêt régionale d’Ecouen
Crédit : AEV / L’Agence Nature -F. Chenel

Pas de quoi s’ennuyer en forêt !

Représentant près de 25% de la surface de l’Île-de-France, les forêts sont de véritables écrins de verdure qui regorgent d’activités, surtout aux beaux jours.

Au quotidien, les aménagements réalisés par l’AEV dans les forêts régionales permettent aux promeneurs et aux sportifs de découvrir et mieux connaître les richesses de la forêt. Mais l’AEV ne s’arrête pas là.

En partenariat avec près de 40 associations franciliennes, l’Agence des espaces verts propose chaque weekend des animations nature gratuites dans toute la région. Et il y en a pour tous les goûts ! L’objectif ? Faire découvrir la richesse du patrimoine naturel francilien situé à deux pas de chez soi.

Réalisée en partenariat avec l’ONF, le Département de la Seine-et-Marne et le Département des Yvelines, l’application mobile Balade Branchée propose gratuitement plus de 70 balades guidées et commentées pour découvrir la nature francilienne. Cette application propose contenus audio, photo ou vidéo se lançant automatiquement à proximité des éléments naturels remarquables. N’hésitez pas à télécharger cette application.

Les bons réflexes à adopter en forêt pour le bien-être et la sécurité de tous

Une cohabitation sereine entre promeneurs, sportifs, faune et flore est possible grâce à quelques réflexes simples à adopter. 

  • Pas de barbecue en dehors des espaces spécialement prévus pour cet usage

Beaux jours et barbecue font généralement bon ménage, mais pas n’importe où. En forêt, il est interdit d’allumer un feu à moins de 200 mètres d’un espace boisé[1].

Des espaces et des aménagements, tels que des aires de pique-nique, peuvent être spécialement prévus à cet effet. C’est par exemple le cas en Forêt régionale de Bréviande (Seine-et-Marne).

  • Ne jetons pas nos déchets en forêt

La forêt est un lieu idéal pour les nique-pique. Lors du départ, repartons avec tous nos déchets, qu’il s’agisse d’emballages ou d’éventuels restes de nourriture. Les laisser peut avoir des conséquences néfastes sur l’équilibre de la forêt. Prenons l’exemple des bouteilles de plastique qui mettent de 10 à 100 ans à retourner à l’état de matière végétale.

De manière générale, les dépôts sauvages sont interdits en forêt : gravats, déchets ménagers, électroménagers, déchets verts… tous polluent les eaux et les sols. Ils sont dangereux pour la faune, la flore et parfois pour l’Homme. Certains contiennent des matériaux nocifs ; d’autres favorisent les plantes invasives telles que la Renouée du Japon, le Laurier cerise ou encore le Buddleïa.

  • Balade avec son chien : prenons certaines précautions

Pour des questions de sécurité, les chiens doivent être sous la surveillance effective de leurs maîtres et situés à moins de 100 mètres d’eux.

Selon la loi, les « chiens de garde et de défense » doivent être muselés et tenus en laisse par une personne majeure. Quant aux chiens classés « chiens d’attaque », leur accès est interdit dans toutes les forêts. Laisser son chien non muselé et/ou non tenu en laisse, ou promener un chien d’attaque en forêt, peut notamment exposer son maître au paiement d’une amende forfaitaire de 150 €[2].

  • Pratiquons les sports motorisés ailleurs qu’en forêt

Très en vogue, la pratique de sports motorisés (quads, motos, mini-motos…) est pourtant interdite en forêt : source de dangers et de nuisances pour les autres usagers, elle dégrade également les espaces naturels. Cette pratique est donc soumise à une réglementation très stricte au sein de ces espaces : les contrevenants s’exposent notamment à des amendes de 1 500 € avec possibilité d’immobilisation du véhicule pour 6 mois.

De plus, la circulation des engins de loisirs motorisés dérange fortement la faune et génère une pollution et des dommages écologiques importants.

Pour trouver un terrain homologué pour la pratique des engins motorisés à des fins de loisirs, contacter la Ligue motocycliste d’Île-de-France, rubrique « Sites de pratiques » : http://www.liguemoto-idf.org/2.5B/index.php

  • Laissons le bois mort, à la fois habitat et garde-manger !

En formant de véritables niches écologiques, les arbres morts, encore debout ou couchés, continuent à jouer un rôle essentiel pour la biodiversité. Leur fonction d’alimentation et d’habitation pour la faune et la flore en font des chaînons majeurs des écosystèmes forestiers.

Vérité souvent méconnue, ils hébergent près d’un quart de la biodiversité de la forêt. Le bois mort est en effet indispensable à la vie de nombreux insectes, gastéropodes, champignons, oiseaux, mousses ou encore mammifères.

C’est pour ces raisons que l’AEV laisse volontairement, dans toutes les forêts régionales dont elle assure la gestion, du bois mort lorsqu’il est éloigné des zones d’accueil du public.


[1]Article L131-1 du code forestier

[2] Article R.215-2 et L.211-14 du code rural et de la pêche maritime et article 131-13 du code pénal

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Agriculture Portrait agent

3 questions à Louise Desmazières, chargée de mission agriculture

3 questions à Louise Desmazières, chargée de mission agriculture

Rien ne destinait Louise Desmazières, parisienne de naissance, à se passionner pour l’agriculture. Et pourtant. Aujourd’hui chargée de mission agriculture à l’AEV, elle surfe entre sorties sur le terrain et gestion administrative des projets. Son leitmotiv : préserver l’agriculture en Île-de-France. Ses convictions : renouveler les générations d’agriculteurs et soutenir les circuits courts et de proximité.

Louise Desmazières, chargée de mission agriculture à l’AEV – Crédit : AEV / C. Ciangura

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Je suis née et j’ai grandi à Paris. Je ne connaissais l’agriculture qu’au travers des paysages hors du commun. Rizières, cultures en terrasses… tout cela me fascinait.

Au lycée, je n’avais pas encore trouvé ma voie mais l’envie d’être utile était prégnante. Ma rencontre avec un membre de ma famille fût le déclic. Ancien agronome, il m’a partagé son expérience, puis j’ai sauté le pas. Mon bac en poche, j’ai étudié pendant deux ans en faculté de biologie où j’ai énormément appris sur le monde du vivant. Ces années universitaires m’ont permis de préparer les concours d’entrée aux écoles d’ingénieurs et d’intégrer par la suite Montpellier SupAgro.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Les sujets étudiés durant mes études d’ingénieur étaient techniques ; je me sentais éloignée du terrain. Trop à mon goût ! Accompagner concrètement des projets agricoles me tenait à cœur. Mais les offres d’emploi présentaient une part administrative importante. J’ai donc pris le statut d’autoentrepreneur pendant quelques mois, le temps d’affiner mes recherches tout en débutant une activité professionnelle auprès d’un bureau d’études.

Je suis tombée sur l’offre d’emploi de l’AEV, qui proposait à la fois du suivi de projets sur le terrain et leur gestion administrative. Le tout en Île-de-France.

Je connaissais le potentiel agricole de la région notamment avec les cultures céréalières ; mais je ne soupçonnais pas celui de la ceinture maraichère, ni l’importance de concilier espaces naturels, agricoles et forestiers ! Exploitations en zone péri-urbaine, renouvellement des  générations d’agriculteurs, étalement urbain… de nouveaux enjeux auxquels je souhaitais me confronter.

L’approche de l’AEV, conciliant gestion des forêts régionales, préservation des terres agricoles, aménagement d’espaces paysagers et préservation de la biodiversité, m’a aussi énormément attiré. Développer une telle transversalité au sein d’une même organisation est assez rare !

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Une partie de mon travail se passe sur le terrain. Je définis avec les techniciens de l’AEV les actions à mener sur une propriété régionale  agricole destinée à être louée à un exploitant, telles que l’identification des cultures les plus appropriées aux spécificités du site ou encore la réalisation des travaux d’aménagements.

J’échange régulièrement avec les élus locaux sur les projets agricoles soumis, je recueille leurs avis et je les conseille pour assurer la pérennité du projet.  

Je participe également à la réalisation des appels à candidatures qui permettront d’identifier les projets économiquement viables, en phase avec les spécificités des sites et les attentes locales. Pendant cette phase d’instruction, nous collaborons étroitement avec nos partenaires qui sont la Safer d’Île-de-France, la Chambre régionale d’agriculture d’Île-de-France et les Jeunes Agriculteurs d’Île-de-France.

Dans le cadre de ces appels à projets, j’organise des visites de terrain avec les candidats pour leur présenter le site. Une fois le porteur de projet sélectionné, je travaille avec la mission gestion de l’AEV pour élaborer les baux ruraux.

S’en suit un accompagnement des agriculteurs dans leur installation, notamment pour les démarches administratives et les éventuels aménagements à faire à leur arrivée.

Ce travail est très stimulant, car ces missions s’intègrent dans une approche globale, alliant les enjeux des autres missions de l’AEV (Environnement, Forêts, Paysage…), mais aussi les problématiques du territoire francilien. Un véritable challenge !

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Biodiversité Événement

Coup de projecteur sur la biodiversité francilienne !

Coup de projecteur sur la biodiversité francilienne !

Les 19, 20 et 21 juin derniers au Palais des congrès Paris-Saclay à Massy, l’AEV a participé aux 9èmes Assises nationales de la Biodiversité, rendez-vous incontournable pour tous les professionnels du secteur. En tant que gestionnaire de sites naturels régionaux, l’AEV a partagé son expertise dédiée à la préservation de biodiversité et ses actions menées au sein de la région la plus peuplée de l’Hexagone !

Crédit photo : AEV / Hellio Van Ingen

Les Assises nationales de la Biodiversité, un évènement placé sous le signe de la mobilisation citoyenne

Ayant pour fil conducteur « Tous concernés, tous responsables », cet événement a fédéré élus, agents des collectivités, techniciens, gestionnaires d’espaces naturels, chercheurs, entrepreneurs, associatifs pour construire, débattre, s’informer, partager et répondre ensemble aux défis de la reconquête de la biodiversité.

Sur le stand de la Région Île-de-France, aux côtés de l’Agence Régionale de la Biodiversité et de l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme d’Île-de-France, l’AEV a pu partager et échanger sur les spécificités franciliennes en matière de protection de la faune et la flore, en mettant en valeur quatre missions clés :

  • Agir en cohérence avec les territoires pour offrir des espaces naturels aux Franciliens ;
  • Préserver les espaces naturels, agricoles et forestiers en Île-de-France ;
  • Connaître et suivre la biodiversité des sites régionaux, restaurer et gérer les milieux ;
  • Faire découvrir la nature ordinaire et remarquable aux Franciliens.

À l’occasion de tables rondes, l’Agence des espaces verts (AEV) est plus particulièrement intervenue sur la relation entre la protection de la biodiversité et la maîtrise foncière, mais aussi sur les Zones de Protection Naturelle Agricole et Forestière (ZPNAF) et les enseignements de cette initiative francilienne.

Pour illustrer son expertise et ses actions sur le terrain, l’AEV a offert la possibilité aux participants des Assises de découvrir le Plateau de Saclay, lieu emblématique de l’agriculture francilienne. Agents de collectivités, scientifiques, particuliers… ils ont été nombreux à répondre à l’appel. Et pour cause : sur ce site comportant des terres agricoles parmi les plus fertiles d’Île-de-France – dont une partie a été acquise par l’AEV pour le compte de la Région -, l’enjeu de ce site est aujourd’hui de concilier développement de la ville et maintien des espaces naturels, agricoles et forestiers. Cette échappée a permis aux visiteurs d’échanger avec plusieurs exploitants du site sur leurs productions, mais aussi leurs engagements pour la ville de demain.

L’AEV au service du vivant et de l’accueil du public

Les Assises nationales de la Biodiversité, organisées pour la première fois en région parisienne, étaient une opportunité à ne pas manquer pour l’Agence des espaces verts. Malgré la densité de population la plus forte du pays, l’Île-de-France regorge de richesses écologiques : près de 1 500 espèces végétales et plus 500 espèces animales sont recensées sur le territoire régional [1] !

En Île-de-France plus qu’ailleurs, les espaces naturels, agricoles et forestiers, véritables réserves de biodiversité, doivent être protégés pour faire face à diverses pressions : l’urbanisation, induisant le grignotage et le morcellement de ces espaces ; la banalisation des milieux naturels ; la propagation d’espèces invasives…

La préservation de ces milieux et des espèces y ayant trouvé refuge est donc devenue un enjeu majeur.  Et parce qu’ils constituent aussi des espaces de respiration essentiels à l’amélioration de la qualité de vie des Franciliens (plus de 4 millions d’entre eux sont carencés en espaces verts), l’AEV concilie chaque jour préservation de la biodiversité et ouverture au public.

Un équilibre juste entre préservation du vivant et accessibilité de ces espaces au plus grand nombre.


[1] http://www.arb-idf.fr/sites/arb-idf/files/document/ressources/chiffres-clefs-la-biodiversite-en-ile-de-france.pdf

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Événement Paysage

BAP! L’AEV à la Biennale d’architecture et de paysage

BAP! L’AEV à la Biennale d’architecture et de paysage

Sous l’impulsion de la Région, l’architecture et le paysage franciliens seront à l’honneur du 3 mai au 13 juillet 2019. À Versailles, mais aussi dans toute l’Île-de-France, l’Agence des espaces verts (AEV) présentera ses sites les plus surprenants à travers une exposition et des visites guidées gratuites sur les espaces naturels régionaux.

« En Île-de-France plus qu’ailleurs, développer et maintenir un équilibre entre la ville et la nature, les connecter et offrir à tous les Franciliens des espaces verts et boisés est primordial. », souligne Anne Cabrit, Présidente de l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France. « C’est pourquoi l’AEV est heureuse de participer à la première Biennale d’architecture et de paysage de la Région Île-de-France. Cet évènement majeur est une formidable vitrine pour porter à la connaissance des Franciliens certaines facettes paysagères de notre région. Aussi insolites que surprenantes, elles sont le fruit d’une gestion et d’une préservation fines et quotidiennes, par les agents de l’AEV. » ajoute-t-elle.

Réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux (77) – Crédit : Jacques Refuveille

Exposition « Échappées belles » à Versailles : une invitation à la promenade dans toute l’Île-de-France

Le Conseil régional d’Île-de-France organise à Versailles la première Biennale d’architecture et de paysage (BAP !). Ayant pour thème « l’Homme, la nature, la ville », cet espace d’expositions et de réflexion permettra de vivre des expériences architecturales et de partager les solutions innovantes pour construire la ville de demain.

À cette occasion, l’Agence des espaces verts, qui imagine, aménage et protège depuis plus de 40 ans les espaces naturels franciliens, présentera l’exposition « Échappées belles » sur les grilles de l’Hôtel de Ville de Versailles.

Imaginés et mis en scène par Nicolas Gilsoul, commissaire de l’exposition, 12 panneaux illustreront des sites insolites franciliens, préservés et gérés par l’AEV pour le compte de la Région. De la Forêt régionale d’Étréchy à la Butte Pinson en passant par la Réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux, ces 12 panoramas surprendront par leur histoire et leur richesse paysagère. Carrières, sablières… ces anciens sites industriels voient aujourd’hui la nature y reprendre ses droits !

Découvrir par soi-même l’exceptionnel patrimoine naturel francilien qui nous entoure : de mai à juin, 7 visites guidées gratuites dans toute l’Île-de-France

À l’occasion de l’exposition « Échappées belles », l’Agence des espaces verts proposera, de mai à juin, 7 visites guidées gratuites en Île-de-France. Animées par des urbanistes, des ornithologues, des paysagistes, des historiens ou encore des écologues, elles permettront aux publics curieux, novices ou avertis de découvrir les richesses paysagères de la région et de comprendre leur histoire.  

Une occasion unique de partir à la rencontre de vastes panoramas franciliens, de réserves naturelles et de leurs habitants surprenants !

Les sites proposés à la visite présentent une nature spontanée et accueillante pour la faune (oiseaux, batraciens, libellules…). Ils sont préservés et gérés avec attention par l’Agence des espaces verts.

Informations pratiques

BAP ! – Exposition « Échappées belles »

Dates : du3 mai au 13 juillet 2019

Lieu : Hôtel de Ville de Versailles

Plus d’informations : www.bap-idf.com

Entrée libre

Visites guidées de l’Agence des espaces verts

Programme définitif, dates & horaires, à venir sur www.bap-idf.com

Inscription obligatoire aux visites guidées via communication@aev-iledefrance.fr

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Agriculture Événement

L’AEV au cœur de l’agriculture francilienne !

L’AEV au cœur de l’agriculture francilienne !

Territoire concerné : Espace naturel régional de Rougeau Bréviande

L’Agence des espaces verts a participé pour la 4ème année consécutive au Salon International de l’Agriculture. Avec la Région Île-de-France, le CERVIA Paris Île-de-France et les professionnels du secteur (Chambre régionale d’Agriculture d’Île-de-France et les Jeunes Agriculteurs d’Île-de-France), l’AEV a valorisé,  durant dix jours, l’agriculture francilienne et la nécessité d’accompagner l’installation de nouveaux agriculteurs. Anne Cabrit, Présidente de l’AEV, était présente pour échanger avec le monde agricole sur ces enjeux. Bilan de l’édition 2019.

Domaine des Îles (Espace naturel régional de Rougeau Bréviande
Crédit : AEV – C. Ciangura

Un travail collectif pour une ambition commune : faire reconnaître la place de l’agriculture francilienne dans la vie de notre région et la nécessité de la soutenir

Le Pavillon Île-de-France, en cohérence avec le Pacte agricole régional, a témoigné cette année de la diversité de filières agricoles de la région, de leurs savoir-faire et de la qualité des produits régionaux avec notamment le lancement de la baguette francilienne et de la marque « Nos Bovins d’Île-de-France ».

Au programme : dégustations de produits franciliens préparés par des chefs restaurateurs, valorisation des circuits courts de distribution via Fermes d’Île-de-France.fr et panorama sur les métiers d’avenir du secteur. Par ailleurs, la filière francilienne de matériaux et produits biosourcés, source de création d’emplois et de diversification des revenus agricoles, a été mise à l’honneur.

Pour cette édition 2019, les départements d’Île-de-France ont également répondu à l’appel : l’Essonne, les Hauts-de-Seine, la Seine-et-Marne, le Val d’Oise et les Yvelines ont pu promouvoir leurs actions en faveur de l’agriculture.

Un temps fort du salon : La signature publique de la convention sur le nouveau dispositif de portage foncier pour les futurs agriculteurs par l’AEV et la SAFER de l’Île-de-France

Lundi 25 février 2019, Anne Cabrit, Présidente de l’agence des espaces verts de la Région Île-de-France et Pierre Marcille, Président de la SAFER de l’Île-de-France ont en effet signé publiquement la convention sur le portage foncier « Île-de-France, Terre d’installation agricole ».

En  présence de la Région Île-de-France et des Jeunes Agriculteurs d’Île-de-France, cet événement a réuni les acteurs du développement agricole francilien autour d’une volonté commune : faciliter l’accès au foncier pour les agriculteurs souhaitant s’installer.

Ce dispositif innovant s’inscrit pleinement dans les missions de l’AEV : maintenir une agriculture périurbaine dynamique, en cohérence avec les enjeux de préservation de la biodiversité et d’accueil du public, primordiaux en Île-de-France.

Comment concilier agriculture, biodiversité et accueil du public en Île-de-France ? Cap sur le Domaine des Îles !

Le 11 avril, l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France inaugure au Domaine des Îles, à Seine-Port, l’écopâturage et les aménagements mis en place pour l’accueil du public.

Cette propriété régionale, acquise par l’AEV en 2016, est un site remarquable et classé[1]. Aujourd’hui quelque peu confidentiel, il constitue pourtant un point d’intérêt majeur pour l’attractivité du territoire.

«La mise en place de l’écopâturage et les aménagements réalisés pour l’accueil du public au Domaine des Îles sont la parfaite expression d’une politique régionale, associant accueil du public, préservation de la biodiversité et maintien d’une agriculture périurbaine en Île-de-France. C’est tout le sens de l’action de l’AEV menée avec la Région : concilier ces trois enjeux, particulièrement forts et intimement liés en Île-de-France. »,souligne Anne Cabrit, Présidente de l’Agence des espaces verts (AEV) de la Région Île-de-France.

Les travaux réalisés par l’AEV ont en effet permis de :

  • créer de nouveaux espaces verts accessibles au public pour une meilleure qualité de vie avec la création de chemins pour les promeneurs ;
  • préserver la biodiversité du site, grâce à l’utilisation du pâturage extensif, outil de gestion écologique ayant recours à l’élevage ;
  • développer l’élevage francilien au service de la protection de la biodiversité et des circuits courts de distribution, à travers l’installation d’une dizaine de génisses de race Aubrac sur les 5 hectares mis à disposition par l’AEV.

[1] au titre de la loi de 1930 (Loi paysage)

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3 questions à Odile Jannin, Technicienne en Aménagement Paysager et Espaces naturels

3 questions à Odile Jannin, Technicienne en Aménagement Paysager et Espaces naturels

Odile Jannin arpente terres agricoles, forêts et Réserves naturelles régionales depuis bientôt 10 ans. Elle connaît le terrain comme sa poche. Cette passionnée de théâtre s’évertue au quotidien à protéger et à aménager ces espaces pour améliorer le cadre de vie des Franciliens. Rencontre avec une experte, au service du public et des espaces naturels.

Odile Janin, Technicienne en Aménagement Paysager et Espaces naturels
Crédit : AEV / C. Ciangura

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Au départ, rien ne me destinait à travailler dans la protection de l’environnement. J’étais passionnée de théâtre et je n’avais qu’une idée en tête : en faire mon métier. Avant de tenter cette aventure, j’ai effectué un DEUG puis une licence de biologie à Angers, ma ville d’origine. Trois années d’études qui ont confirmé mon appétence pour les sciences du vivant !

Après un passage par les cours Florent à Paris, j’ai souhaité reprendre mes études pour finaliser mon cursus universitaire. La notion de « développement durable » faisait alors son entrée. À l’époque mère de famille, transmettre un environnement sain aux générations futures est alors devenu mon cheval de bataille.  

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

J’ai débuté ma carrière à l’Agence des espaces verts. Je n’avais aucune expérience professionnelle, hormis quelques stages effectués pendant mes études. L’AEV m’a fait totalement confiance. Épaulée par les autres agents du terrain et du siège, j’ai appris les ficelles du métier sur le tas. J’ai été séduite par l’énergie émanant de l’AEV, l’investissement de mes collègues mis au service du public et de la protection des espaces naturels. L’Agence des espaces verts est pour moi une structure unique, fédératrice et dynamique.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Forêts et Réserves naturelles régionales, espaces périurbains et agricoles… j’interviens au total sur 1 335 hectares d’espaces naturels franciliens, concentrés dans le sud de la région, principalement en Essonne. Et pas un jour ne se ressemble !

En alternant sorties terrain et travail de bureau, j’identifie et j’élabore, en étroite collaboration avec les agents du siège de l’AEV, les plans d’aménagement des différents projets, qu’ils soient forestiers, agricoles ou dédiés à la préservation de la biodiversité.

Pour mener à bien ces projets, il est essentiel de travailler avec les élus des communes concernées, les agriculteurs, les associations et les riverains !

Une fois ces projets lancés, j’effectue le suivi des chantiers d’aménagement, une mission que j’affectionne particulièrement. Installation de mobilier d’accueil, terrassement, voierie… je veille au bon déroulement des travaux et à leur réalisation dans les règles de l’art.

Dans le cadre de notre mission d’aide à l’installation d’agriculteurs, j’accompagne par ailleurs les futurs porteurs de projets dans la visite des parcelles agricoles qui pourront les accueillir.  

Prochainement, je m’attèlerai à une toute autre mission : l’évaluation de la reprise de la lande dans la Réserve naturelle régionale des Bruyères de Saint-Assise, lieu de villégiature pour plusieurs espèces remarquables. En somme, un métier riche grâce à la diversité des sites protégés et aménagés, mais aussi la diversité des projets et des interlocuteurs !