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Festival de la Terre : l’AEV au rendez-vous pour célébrer l’agriculture en Île-de-France

Festival de la Terre : l’AEV au rendez-vous pour célébrer l’agriculture en Île-de-France

Avec 47% du territoire francilien et 12 000 emplois directs qui lui sont consacrés, l’agriculture fait depuis toujours battre le cœur de l’Île-de-France. L’Agence des espaces verts était une nouvelle fois présente aux côtés des Jeunes Agriculteurs pour le Festival de la Terre : le rendez-vous immanquable de la rentrée !

Et pour cette 65ème édition, le défi était de taille à Ableiges, dans le Vexin car pour la première fois de son histoire, le Festival de la terre s’est tenu sur deux jours, les 8 et 9 septembre. Des dizaines d’animations, plus de cent exposants dont un vaste marché du terroir particulièrement riche en productions locales, un concours inédit de bovins, un pôle dédié à l’agriculture moderne et innovante… Les Jeunes agriculteurs du Val-d’Oise n’ont pas ménagé leurs efforts pour valoriser leur métier et ses différentes filières auprès du public.

Porter haut les couleurs de l’agriculture francilienne

Durant 2 jours donc, avec un thermomètre propice à une affluence record, l’AEV a pu dire sa fierté de contribuer au dynamisme de l’agriculture francilienne et expliquer le rôle unique qu’elle joue dans l’écosystème des acteurs du monde agricole. Elle qui depuis plusieurs décennies se mobilise pour une agriculture vivante et durable, en lançant régulièrement des appels à candidatures, afin de trouver des locataires pour les 2300 hectares de terres agricoles qu’elle gère pour le compte de la Région.

« Le cru 2018 est bon », s’est enthousiasmé Valentin Morin, Président du comité d’organisation des Jeunes Agriculteurs du Val-d’Oise à la tribune. Et l’AEV se montre plutôt optimiste quant à l’avenir de l’agriculture sur le territoire.

Sécuriser l’activité des agriculteurs

« Si l’installation est une étape importante dans la vie d’un paysan, la pérennisation de son exploitation sur le long terme l’est tout autant », explique Christelle Angeniol, Responsable de la Mission Agriculture à l’AEV. Et avec un taux de maintien de 86 % sur les installations des 10 dernières années, l’AEV fait figure de bonne élève en la matière. Elle travaille actuellement à la consolidation et la pérennisation de deux exploitations, une production de légumes de plein champ et un élevage, situées sur l’espace naturel régional de la Roche-Guyon dans le Val d’Oise, pour permettre de sécuriser leur activité.

Anne Cabrit, Présidente de l’AEV, en compagnie de Gérard Hébert, Président du Cervia, et Frédéric Arnoult, Président des Jeunes Agriculteurs de la Région Île-de-France

Au premier agriculteur sera loué un hangar d’une surface de 407 m², en sus d’une trentaine d’hectares. « Ce bâti agricole présent sur le terrain depuis 1994 lui sera d’une très grande utilité notamment pour le stockage de ses légumes après la récolte », explique Christelle. Le deuxième agriculteur, quant à lui, était déjà installé depuis 2017 sur des terres mais en bail précaire. En signant avec lui un bail rural pour près de 30 hectares, l’AEV lui permet d’envisager avec sérénité l’avenir en lui apportant une garantie sur la pérennité du foncier loué.

Deux exemples concrets qui témoignent de l’engagement constant de l’AEV pour le maintien d’une agriculture périurbaine.

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Le Grand-Voyeux, creuset de la biodiversité

Le Grand-Voyeux, creuset de la biodiversité

« Ce sont des triplés ! Ce sont des triplés ! » Non, nous ne sommes pas dans les couloirs d’une maternité mais bien au cœur de la Réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux. Retour sur un heureux événement survenu au plus chaud de l’été.

6 juillet 2018. Le ciel est bleu et le soleil haut. La saison de nidification a commencé en mars sur la Réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux et s’est fini en septembre. Tout à coup, dans un battement d’ailes, un Busard des roseaux juvénile prend son envol depuis un nid lové dans l’une des plus grandes roselières d’Île-de-France. Suivi quelques jours plus tard par deux frères. Marc Sitter, conservateur de la Réserve, est ravi. Les raisons ? Le Busard des roseaux est l’un des oiseaux les plus menacés d’Île-de-France et l’AEV a mis en place des mesures de gestion adaptées à son maintien. « Ces naissances sont une belle récompense pour nous. C’est une preuve indiscutable de l’efficacité de la gestion écologique opérée sur le site » explique-t-il.

Une Réserve naturelle sous haute surveillance

La Réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux présente une diversité de milieux naturels favorable à l’épanouissement d’une flore et d’une faune particulièrement remarquables. En effet, étangs, roselières et forêts forment une mosaïque d’habitats adaptés à de nombreuses espèces, dont certaines telles que le Busard des Roseaux ou la Gorgebleue à miroir, présentent un intérêt patrimonial à l’échelle régionale.

« Même si nous sommes au Grand-Voyeux, la gestion écologique ne s’intéresse pas qu’à l’habitat des oiseaux, explique Marc. Nous faisons aussi pâturer des moutons sur les plaines autour des étangs afin de permettre aux populations d’insectes comme d’abeilles sauvages de perdurer, et nous coupons régulièrement les arbres qui s’y trouvent pour maintenir les espaces ouverts ». Des efforts qui sont aujourd’hui récompensés, puisque les résultats des études floristiques et faunistiques menées ont démontré l’accroissement du potentiel écologique du site : 225 espèces d’oiseaux ont pu être observées dans la Réserve, ce qui en fait un haut lieu de biodiversité à l’échelle régionale.

L’AEV, un acteur majeur de la biodiversité en Île-de-France

Et les pratiques de gestion écologiques menées au Grand-Voyeux sont loin d’être un cas isolé. L’AEV veille, également, à préserver les milieux remarquables des quatre autres Réserves naturelles régionales dont elle a la charge, sur les douze que compte la région. « Pour la mise en place de nos pratiques de gestion, nous sommes dans du concret. Nous nous confrontons quotidiennement avec la réalité du terrain » renchérit Marc Sitter. Ainsi, ce sont au total près de 700 hectares répartis sur toute l’Île-de-France qui font l’objet d’une attention de chaque instant de la part de l’AEV et qui sont entretenus afin de permettre l’épanouissement de la biodiversité.

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3 questions à Angélique Lucas, chargée de médiation et communication locale

3 questions à Angélique Lucas, chargée de médiation et communication locale

Avec une énergie extraordinaire, Angélique parcourt les espaces naturels régionaux pour mieux répondre aux attentes du public. Rencontre avec une ambassadrice pas comme les autres, au service d’une région grandeur nature !

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

Depuis le début de ma carrière, j’ai toujours été motivée par l’échange, la rencontre et la proximité. Animatrice scientifique pour le Muséum National d’Histoire Naturelle, guide-conférencière pour le Comité départemental du Tourisme du Val-d’Oise, médiatrice culturelle pour le Château de la Roche-Guyon… J’ai tout de suite compris l’importance d’aller à la rencontre du public pour mieux comprendre ses attentes.

Et c’est également cette idée forte qui m’a amenée à venir travailler à l’AEV, au début des années 2000. J’étais alors chargée d’une exposition itinérante, présentant le rôle et les réalisations de l’AEV aux Franciliens. Au fil des années, mes missions ont évolué. Mais mon travail est toujours resté au carrefour entre la médiation, la communication et l’animation, avec un seul mot d’ordre : faire connaître et valoriser les réalisations de l’AEV auprès des riverains.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Lorsque je travaillais au Comité départemental du Tourisme du Val-d’Oise, j’organisais fréquemment des visites « culture et nature » car il me semblait très important de sensibiliser le public à notre patrimoine naturel commun. C’est ainsi que j’ai créé un parcours en forêt régionale de La Roche-Guyon, en lien avec l’histoire du château. Ce fut ma première rencontre avec l’AEV.

J’ai tout de suite été séduite par la richesse de ses missions et leur finalité, qui allaient de pair avec ce que je défendais à mon niveau, dans le domaine du tourisme. Travailler pour l’intérêt général, avec le souci permanent d’améliorer le cadre de vie des Franciliens, c’est une belle mission ! Aussi, dès qu’une opportunité s’est présentée, j’ai postulé.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

L’essentiel de mon travail consiste à communiquer sur les projets d’aménagement locaux. Cela peut passer par la rédaction d’un article sur les chantiers en cours pour un journal local, par l’accompagnement sur le terrain des techniciens forestiers pour échanger avec les usagers ou encore par la programmation d’animations et d’évènements pour faire découvrir un aménagement réalisé par l’AEV.

Un autre pan de mon travail a trait à la médiation avec le public. Par exemple, pour le projet agro-urbain de la Butte Pinson, je me suis occupée de fédérer les usagers autour du montage d’un collectif de jardiniers et de la création d’une association pour gérer un poulailler partagé. Je les accompagne aujourd’hui vers une totale autonomie, tout en restant en support dans l’élaboration de nouveaux projets en lien avec l’agriculture urbaine.

Je souhaite que toutes ces actions fassent prendre conscience aux Franciliens que nous travaillons chaque jour dans leur intérêt, pour l’amélioration de leur cadre de vie.

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Envol réussi pour la Maison de la Réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux !

Envol réussi pour la Maison de la Réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux !

À une heure seulement de Paris, au cœur de la Seine-et-Marne, se niche un site d’exception aux airs de Baie de Somme : la Réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux. Coincés entre un coteau humide et un méandre de la Marne, de grands espaces d’herbe rase et de roselières se perdent à l’infini. Un véritable paradis pour les oiseaux… et les observateurs. Fraîchement inaugurée en présence de Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, Anne Cabrit, Présidente de l’Agence des espaces verts, et Francis Élu, Maire de Congis-sur-Thérouanne, le 9 juin dernier, la Maison de la Réserve est appelée à devenir un nouveau lieu du tourisme de nature pour les riverains et tous les Franciliens. 

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, le Grand-Voyeux était encore une carrière, où les convoyeurs extrayaient sable et graviers. Il aura fallu que l’Agence des espaces verts acquière 160 ha environ de terrain et insuffle l’idée de la protection du site pour que cette carrière en fin de vie sorte enfin de l’oubli et révèle son potentiel écologique, paysager et touristique.

Un ancien site industriel reconverti en Réserve naturelle régionale

En coopération avec l’exploitant, les berges sont remaniées pour être propices à l’épanouissement de la faune et de la flore, les cavités adoucies pour se transformer peu à peu en points d’eau. Et ça marche : rapidement, le site est colonisé par de nombreuses espèces, dont certaines présentent un intérêt patrimonial à l’échelle régionale, telles que le Busard des roseaux ou la Gorgebleue à miroir. Le Grand-Voyeux est alors recensé Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique (ZNIEFF)  avant d’être classé Réserve Naturelle Régionale, attestant de la reconversion possible d’un site industriel en espace protégé, servant de refuge à quelque 225 espèces d’oiseaux.

Animées par la volonté de faire découvrir au grand public ce haut lieu de biodiversité et encourager la préservation de la nature par tous les publics, la Région et l’Agence des espaces verts décident d’y créer un lieu d’accueil atypique. « L’objectif  est de donner à chaque promeneur des clés de lecture et d’observation pour comprendre les richesses écologiques des différents milieux qui s’offrent à lui » détaille Cécile Pruvot, qui a piloté la maîtrise d’ouvrage. Ainsi, en accord avec les scientifiques, 5 hectares de la Réserve naturelle régionale ont été aménagés pour accueillir les visiteurs.

Voir sans être vu

Parfaitement intégré au paysage, l’aménagement proposé crée de nouveaux liens entre le milieu naturel et le visiteur, à travers un jeu sensoriel. « Certains oiseaux redoutent la silhouette humaine qu’ils perçoivent comme une menace. Et tous sont sensibles au dérangement, qui plus est durant les périodes de reproduction, de nidification ou encore d’hivernage », explique Jean-François Antoine, Responsable de la Mission Environnement à l’AEV.

Fort de ce constat, les paysagistes ont imaginé un cheminement, entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite, qui progresse en toute discrétion au cœur de la Réserve. « Dissimulé derrière des panneaux de bois ou de la végétation filtrante, le visiteur observe les oiseaux sans les déranger ». Un parcours de plus d’1 km traverse les ambiances les plus emblématiques : roselière – l’une des plus grandes d’Île-de-France-, roncier, boulaie, pinède, peupleraie, déroulant tantôt des platelages à fleur d’eau, tantôt des chemins balisés, qui laissent au site une grande naturalité. Pour compléter le dispositif, trois observatoires permettent des pauses immersives au niveau des différents plans d’eau.

Un lieu d’accueil du public

Grâce à son architecture atypique et son immense baie vitrée offrant une vue panoramique sur les alentours, la Maison de la Réserve réussit le tour de force de s’imposer comme un lieu de passage incontournable, tout en se fondant dans son environnement. Les matériaux choisis lui ont valu d’être distinguée aux « Trophées Bois Île-de-France », par une mention spéciale « environnement et bois naturel ».

Et demain ? L’AEV poursuit son travail d’enrichissement de la biodiversité en réhabilitant des habitats favorables à de nouvelles espèces. Une chose est sûre : à 60 km de Paris, la Réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux met définitivement la capitale… à vol d’oiseaux !

Pour plus d’informations et profiter de visites gratuites pendant tout l’été : http://maisondugrandvoyeux.fr/

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Mont Guichet, le renouveau d’un territoire agricole

Mont Guichet, le renouveau d’un territoire agricole

Une poche de verdure au-delà du périphérique. Au croisement des communes de Chelles, Gagny et Montfermeil, les coteaux ensoleillés du Mont Guichet, qui culmine à 100 m d’altitude, tombaient à l’abandon. Mais grâce à l’action déterminée de l’Agence des espaces verts, champs et bois bourgeonnent désormais de nouveaux projets, à la suite de l’appel à candidatures lancé fin 2017 pour redynamiser l’agriculture sur ce site.

« Il n’y a pas de territoire sans avenir, il n’y a que des territoires sans projets ». Une formule choc au service d’une ambition régionale claire que Christelle Angeniol, Responsable de la mission « Agriculture » au sein de l’Agence des espaces verts, se plaît à mettre en pratique pour chacun des appels à projets. Et celui concernant la location des terres agricoles de l’espace naturel régional de Mont Guichet ne déroge pas à la règle.

Au printemps, l’AEV a décidé de redonner un avenir au Mont Guichet : Hanane Somi et Kaiping Li, toutes deux maraîchères, Pierric Petit, un viticulteur et Hassan Fere, entrepreneur en éco-pâturage, ont été désignés lauréats pour assurer le renouveau du site et renouer avec son passé agricole. Ces installations auront lieu de manière effective entre l’automne 2018 et le printemps 2019.

Des terres à protéger de l’urbanisation

Très tôt, l’AEV s’intéresse à ces parcelles, remarquables à plusieurs titres : leur situation géographique, tout d’abord, au cœur d’une zone très urbanisée, leurs espaces vallonnés et bocagers ensuite, qui offrent de très belles vues sur la vallée de la Marne, et leur qualité écologique enfin, qui en font un haut lieu de biodiversité.

« Autrefois cultivés, ces coteaux exposés plein sud subissaient de plein fouet la déprise agricole. En effet, plutôt que de les cultiver, les agriculteurs préféraient laisser en jachère ces terres enclavées, entourées par la ville, difficilement accessibles aux encombrantes machines d’exploitation » se souvient Christelle. D’où la nécessité d’une intervention foncière ciblée pour préserver ces terres menacées par l’urbanisation galopante.

Dès 1998, l’AEV a mis en place plusieurs outils pour garantir l’avenir agricole du Mont Guichet. En 2000, la création d’un Périmètre régional d’intervention foncière (PRIF), avec la commune de Chelles et la Région Île-de-France, sauvegarde 85 hectares de l’étalement urbain. S’ensuit un classement en Espace naturel sensible (ENS) par le département, qui accélère la préemption des terres. Puis, en 2012, l’AEV acquiert une grande partie du site.

Un projet de territoire solide

Consciente du besoin d’implanter des systèmes agricoles plus autonomes dans cette zone enclavée, l’AEV, en étroite collaboration avec la SAFER et la ville de Chelles, a lancé fin 2017 un appel à projets. L’objectif ? Mettre les parcelles à disposition d’agriculteurs dans le cadre d’installations à plus petite échelle et pour des activités diversifiées.

« Le métier d’agriculteur ne s’invente pas. Il demande de l’exigence, de la rigueur et bon nombre de connaissances techniques qui ne sont pas à la portée du premier venu. C’est pourquoi nous exigeons plus qu’une simple déclaration d’intentions. Les premières rencontres organisées avec les agriculteurs candidats ont été l’occasion de pointer les projets qui n’étaient pas assez mûrs », explique Christelle.

Résolument tournés vers les circuits courts, l’agriculture biologique et la commercialisation de proximité, les 4 entrepreneurs lauréats ont su convaincre par « la viabilité économique de leurs projets respectifs et leur volonté de travailler en synergie, entre eux et avec les villes à proximité », s’enthousiasme Christelle. La fin d’une longue période d’errance pour certains d’entre eux : « L’accession à la terre est un véritable parcours du combattant sur le territoire francilien. C’est seulement après plusieurs années de recherches que je vais enfin pouvoir poser mes outils sur cette belle plaine de Mont Guichet », lâche Hanane Somi.

Des synergies à faire germer

« Nous souhaitions que les candidats mutualisent leurs efforts afin qu’ils optimisent leurs ressources foncières et financières. C’est pourquoi nous avons organisé sur site une première rencontre entre les agriculteurs retenus, raconte Christelle. Ils ont tout de suite sympathisé, et chacun a fait part de son enthousiasme à faire fructifier la terre qu’ils avaient sous leurs pieds ». Mais c’est aussi à leur gestion mutualisée de l’eau et des bâtiments – besoin commun à chacune des exploitations – que se mesurera la réussite de ce projet de territoire, fondé sur la collaboration.

Et pour parfaire ce cercle vertueux, l’AEV va signer avec chacun des nouveaux locataires un bail rural à long terme, qui permettra d’envisager l’avenir de leurs exploitations avec sérénité. « Je me réjouis de ces nouvelles installations, qui sont un pas de plus pour maintenir l’agriculture près des villes et renouveler le visage de l’agriculture francilienne » se félicite Anne Cabrit, fière d’afficher un taux de maintien de 86 % sur les installés des 10 dernières années.

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3 questions à Guillaume Sandret, gestionnaire de patrimoine

3 questions à Guillaume Sandret, gestionnaire de patrimoine

La tête sur les épaules et le sourire aux lèvres, Guillaume travaille de concert avec l’ensemble des services de l’Agence des espaces verts pour améliorer le cadre de vie des Franciliens. Rencontre avec un agent passionné par la médiation avec les publics.

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

C’est mon service militaire effectué au sein du service social de la mairie de Saint-Ouen l’Aumône qui a été l’élément déclencheur et qui a révélé mon goût du service public. Chaque jour, dans le traitement des dossiers, je m’efforçais d’agir avec équité et justice, en préservant les intérêts de chaque citoyen.

S’en est ensuit une dizaine d’années d’expérience dans différentes collectivités situées en Grande Couronne, où j’ai continué à travailler dans le secteur du logement social, en même temps que je passais un à un les concours de la fonction publique.

J’ai ensuite souhaité élargir mon domaine d’activités. Fort d’une expertise technique acquise lors du montage d’opérations de réhabilitation de bâtiments, je suis devenu adjoint au directeur des services techniques d’une commune du Val d’Oise. Avant d’intégrer le service aménagement et gestion de l’Agence des espaces verts !

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

Lors de mes expériences en mairie, j’avais travaillé à la mise en place dun Contrat régional – outil créé par la Région Île-de-France pour accompagner les collectivités dans leurs projets d’investissement. De cette époque datent mes premiers contacts avec la Région, et la découverte de son fonctionnement, ses rouages internes et ses organismes associés, dont l’Agence des espaces verts. J’ai tout de suite été frappé par son efficacité !

En effet, dans les petites mairies, ce qui est difficile, c’est le manque de moyens humains et matériels qui empêche de réaliser correctement ses missions et qui nous oblige parfois à faire du « bricolage ». À l’AEV, c’est différent : le professionnalisme m’a immédiatement sauté aux yeux. On a la chance de réunir en interne une équipe d’experts qui interviennent aussi bien en amont qu’en aval des projets d’aménagement : l’AEV achète, aménage et entretient les sites. Et en tant que gestionnaire de patrimoine, j’ai pour objectif de préserver le fragile équilibre entre la nature et la ville et de veiller à ce que chaque Francilien ait le droit d’accéder à un espace vert de proximité.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Mon métier consiste à mettre à disposition des acteurs publics ou privés les espaces naturels régionaux que nous gérons pour le compte de la Région Île-de-France, par le biais de conventions gratuites ou payantes. Et bien sûr, à pallier toutes les difficultés pouvant survenir, dans le respect de la loi. Ce sont des missions qui rejoignent mon goût de l’équité et de la justice, et ma vocation à contribuer au bien-vivre de tous.

Et pas de routine ! Mon emploi du temps est extrêmement varié : hier, je m’occupais d’une convention afin de permettre la consolidation du mur d’une piscine voisine d’un espace naturel régional. Aujourd’hui, j’interviens en tant que conseiller pour la mission Agriculture sur les problématiques liées à l’expiration de baux ruraux et aux reprises d’exploitations agricoles. Et demain, je verrai dans quelle mesure il est possible qu’un marchand de glaces puisse installer son commerce ambulatoire sur l’un de nos espaces naturels régionaux.

Je travaille pour l’intérêt général avec le souci permanent d’améliorer le cadre de vie des Franciliens. Un vrai moteur pour moi !

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Nouveau référentiel FSC®: l’Agence des espaces verts reconnue pour l’excellence de sa gestion forestière

Nouveau référentiel FSC®: l’Agence des espaces verts reconnue pour l’excellence de sa gestion forestière

Bonne Journée internationale des forêts ! Le 21 mars, le monde entier célèbre ces espaces naturels essentiels au bien-être de nos sociétés. Mais en Île-de-France, cette journée résonne d’un écho tout particulier…
En effet, l’AEV a choisi cette date symbolique pour annoncer officiellement la reconduction de la certification pour 13 de ses forêts régionales, soit 7 380 hectares, suite à l’audit FSC® réalisé en décembre dernier et basé sur le nouveau référentiel français récemment lancé. Cette annonce sonne comme une récompense pour les équipes et vient saluer la gestion forestière exemplaire de l’AEV sur ses territoires.

Un nouveau référentiel adapté aux forêts françaises

La certification de gestion forestière responsable FSC® se veut particulièrement exigeante et se base sur 10 grands principes qui recouvrent les trois principales fonctions de la forêt : environnementale, sociale et économique. Ces principes, décomposés en critères, doivent être vérifiés quelle que soit la forêt, partout dans le monde. Cependant, les enjeux forestiers varient énormément selon les pays et les écosystèmes.

C’est pourquoi le nouveau référentiel tient désormais compte des spécificités hexagonales en matière de concertation, de biodiversité ou encore de gestion forestière. Ainsi, on y trouvera par exemple une attention accrue portée aux arbres-habitats, des indicateurs chiffrés servant de seuils pour les coupes ou encore des préconisations relatives à la gestion des espèces invasives.

L’AEV pionnière de la certification FSC® en France

Avec plus de 10 000 hectares de forêts ouvertes au public, l’AEV est le deuxième propriétaire forestier public d’Île-de-France après l’État. D’où l’intérêt d’inscrire son action dans une logique d’amélioration continue. C’est en 2011 que l’Agence des espaces verts a entamé les premières démarches de certification FSC® en s’attachant à mettre en conformité ses boisements et ses procédures avec les nombreuses exigences voulues par le référentiel. « La confrontation de nos pratiques de gestion forestière avec les indicateurs FSC® nous pousse vers l’excellence : c’est un facteur de progrès, dont les bénéfices se mesurent tant en interne qu’en externe » explique Anne Cabrit, Présidente de l’AEV.

Un travail de longue haleine aujourd’hui récompensé par la reconduction de la certification FSC® et salué par le rapport du CESER « Pour une politique ambitieuse de la Région Île-de-France en faveur de la filière forêt-bois » qui souligne l’exemplarité de l’AEV et sa capacité à « conduire l’Île-de-France à l’avant-garde du développement durable de ses forêts ».

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Salon de l’Agriculture 2018 : grand succès pour le village francilien

Salon de l’Agriculture 2018 : grand succès pour le village francilien

Crédits photo : CERVIA

Chaque année, le Salon de l’Agriculture est le rendez-vous immanquable du monde agricole. Et au terme de 9 jours intenses, qui ont affiché une fréquentation en hausse de 9% par rapport à 2017, force est de constater que le village francilien a su occuper toute sa place dans la plus grande ferme éphémère de France par la qualité de ses animations et les produits de ses exposants. Retour sur une 55ème édition réussie, laissant derrière elle l’image d’une Région Île-de-France fière de son agriculture et de ses agriculteurs.

« Le pacte que je vous propose est un contrat de long terme entre vous, les Franciliens et une grande Région Métropole qui veut marcher sur ses deux jambes, rurale et urbaine, et avancer d’un bon pas. La région dont je rêve dans 10 ans est une région qui aura su développer son agriculture en même temps que sa croissance ! » Ces mots prononcés par Valérie PÉCRESSE, Présidente de la Région Île-de-France, devant plus de 300 personnes lors de l’inauguration du stand Île-de-France ont d’emblée donné le ton et affiché l’ambition régionale.

Une région agricole… avec 12 millions de consommateurs au bout des champs

Vérité souvent méconnue, l’Île-de-France est une grande région agricole : 48 % de sa surface est couverte par les terres agricoles et elle abrite 5 000 exploitations. Les plaines de Chailly en Bière et de Montesson sont propices au maraîchage ; le plateau de Saclay, la Beauce et une partie de la Seine-et-Marne sont réputés pour leurs grandes cultures et l’élevage reste bien présent dans la Brie laitière comme dans l’ouest de la région. Avec un atout de taille : la proximité immédiate d’un bassin de 12 millions de consommateurs !

C’est ce que l’Agence des espaces verts a contribué à rappeler sur les 350 m2 du stand de la Région, 100 % réalisé en chanvre francilien, aux côtés du CERVIA, de la Chambre d’Agriculture, des Jeunes Agriculteurs et des départements de l’Essonne, des Yvelines et des Hauts-de-Seine, tous réunis sous la bannière régionale. « Notre présence sur le salon s’imposait d’elle-même, pour échanger avec les professionnels du secteur et témoigner de notre position unique au sein de l’écosystème agricole francilien », explique Anne Cabrit, Présidente de l’Agence des espaces verts, également Déléguée spéciale en charge de l’agriculture et de la ruralité au Conseil régional.

L’AEV, facilitateur de l’installation de nouveaux agriculteurs

L’annonce par Valérie Pécresse d’un tout nouveau dispositif de portage foncier innovant, pour permettre aux nouveaux agriculteurs de s’installer tout en repoussant la charge d’acquisition des terres, s’inscrit dans la continuité des actions déjà initiées par l’Agence des espaces verts et va lui permettre de compléter la palette d’outils à sa disposition. L’AEV sera ainsi en mesure de combiner une action en faveur de l’installation à l’échelle de toute l’Île-de-France avec son intervention foncière ciblée dans les zones en forte tension (ex. : Montesson, Saclay…).

En Île-de-France plus qu’ailleurs, l’accession à la terre est en effet un défi majeur. En étroite collaboration avec les acteurs du secteur agricole (JA, SAFER, Chambre d’Agriculture…), l’AEV a fait de l’installation l’un de ses objectifs phares, qu’elle décline à travers plusieurs axes d’intervention : la veille foncière, l’acquisition (quand elle est nécessaire face aux pressions foncières), l’attribution de terres par appels à projets ou encore l’accompagnement.

Evénement « le Défi d’ l’installation en Île-de-France »  organisé par l’AEV sur le stand de la Région.

Et ça marche ! Pour preuve les récentes installations sur des propriétés régionales de Sophie Besnard, avicultrice à Mandres-les-Roses, et Stéphane Disdet, maraîcher à Périgny, qui sont venus grossir les rangs des quelque 120 agriculteurs déjà installés sur près de 2 300 ha de terres régionales. Ils ont bien voulu témoigner du précieux soutien apporté par l’AEV dans leur recherche de terres lors d’un événement relatif au défi de l’installation en Île-de-France, organisé sur le stand.

« Ces installations sont un pas de plus pour maintenir l’agriculture près des villes et faire rayonner la qualité des produits de la région auprès de consommateurs de plus en plus exigeants », se félicite Anne Cabrit, fière d’afficher un taux de maintien de 86 % sur les installés des 10 dernières années.

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3 questions à Claire Nowak, Responsable de la gestion forestière, de la chasse et de la surveillance

3 questions à Claire Nowak, Responsable de la gestion forestière, de la chasse et de la surveillance

Malgré ses nombreux voyages qui l’ont menée de son Grand Est natal à l’Île-de-France, en passant par les États-Unis, Claire a gardé ses racines… en forêt ! Rencontre.

Quelles ont été tes motivations et ton parcours pour faire ce métier ?

La forêt, je suis un peu née dedans… J’ai grandi dans une région rurale et très boisée, dans l’Est de la France, en bordure d’un bois de chênes traversé par les bunkers de la ligne Maginot. C’était un espace assez fascinant, et je pense que j’ai attrapé le virus là-bas.

J’ai longtemps tourné autour du sujet en étudiant la géographie, l’économie territoriale et l’aménagement du territoire à Sciences Po. Puis une rencontre avec les forestiers de l’ONF en Île-de-France a fini de me convaincre de faire de la forêt mon métier. J’ai alors été me former à l’université de Yale, aux États-Unis, pour rapporter en France un regard un peu différent.

Après un an passé dans le Nord-Pas-de-Calais, au Centre Régional de la Propriété Forestière, à conseiller les propriétaires de forêts privées sur la façon dont gérer leurs terrains, je suis revenue en Île-de-France.

Pourquoi avoir choisi l’Agence des espaces verts ?

La forêt est gérée pour satisfaire 3 usages : la préservation de la biodiversité, le développement de la filière bois et l’accueil du public. Aux États-Unis, du fait de l’immensité des territoires, on peut presque réserver une forêt à chaque usage. En Île-de-France, la densité de population est telle qu’il est impossible d’adopter le même système de gestion. Tous les usages se superposent. Il faut obligatoirement équilibrer l’accueil, l’habitat et la production au sein de chacune de nos forêts régionales. C’est ce défi qui rend notre travail fascinant et qui m’a poussée à choisir l’Agence des espaces verts.

Quelles sont tes principales missions au quotidien ?

Il n’y a pas de journée type ! J’ai la chance d’avoir un poste « couteau suisse » : gros projets et petits chantiers alternent tout au long de l’année.

La gestion de chacune de nos forêts est pensée sur le long terme et formalisée par un document d’aménagement forestier, fruit d’un travail en commun avec l’ONF, les élus et les associations locales. 3 à 4 documents de ce type sont réalisés chaque année pour remettre en gestion nos massifs régionaux.

Mais la vie des forêts est aussi rythmée par une série de chantiers plus ponctuels que j’aide à mettre en place. Le dernier en date est une réouverture de landes par abattage et débardage à cheval en forêt régionale de Grosbois, dans le Val-de-Marne. Je m’assure que nos techniciens ont les informations et les budgets nécessaires pour entretenir les sites et j’encadre la surveillance des lieux par l’intermédiaire, notamment, de la brigade équestre.

En complément de tous ces outils de gestion des milieux naturels vient la chasse. Comme nous n’avons plus de grands prédateurs en Île-de-France, l’action de l’Homme est nécessaire pour réguler le gibier. L’AEV la met en place sur ses territoires dans le souci de pratiquer une chasse de régulation respectant les meilleures pratiques, avec ses locataires privés ou lors de chasses internes.

Pour résumer, je joue un rôle d’interface entre tous les acteurs de la gestion des espaces naturels régionaux pour leur permettre de travailler ensemble, en bonne intelligence.