Installation d'un cressonnier à Méréville © AEV / S. Legrand
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L’AEV et Terre de Liens installent un cressonnier à Méréville

18.11.15

La convention de partenariat entre l’Agence des espaces verts et la Fondation Terre de Liens, unis pour soutenir une agriculture durable, se concrétise avec l’acquisition de la ferme Saint Eloi et l’installation d’un cressonnier à Méréville, en Essonne.
À travers l’acquisition de cette ferme et l’installation de ce jeune agriculteur, ils témoignent de leur intérêt commun à protéger un patrimoine paysager et valoriser un produit de terroir typique de la région Île-de-France : le cresson.

Impulsée par le Conseil régional dans le cadre de la « Stratégie régionale pour une agriculture durable et de proximité en Île-de-France », une convention de partenariat a été mise en place entre la Fondation Terre de Liens et l’AEV le 9 juin dernier. L’opportunité est triple : développer une politique d’acquisition foncière sur l’ensemble du territoire francilien, lutter contre la spéculation foncière autour de terrains très convoités et installer de nouveaux agriculteurs en leur donnant un accès pérenne au foncier.

Le tout premier projet émanant de cette convention se concrétise aujourd’hui avec l’acquisition de la ferme Saint Eloi, à Méréville, et l’installation en agriculture biologique de Gatien Barberon, un cressiculteur de 22 ans en situation de handicap, issu d’une famille de producteurs de cresson. Cette acquisition foncière ciblée, menée en collaboration avec la Safer, a permis de lui attribuer 70 ares : une surface cultivable de 40 ares, assortie d’un bâtiment de 30 m² et d’un entrepôt de 50 m². Une subvention de 60 200 € a été accordée par l’Agence des espaces verts, soit 70% du montant total d’acquisition des terres. En parallèle, une opération de financement participatif via une collecte de dons a été lancée par Terre de Liens.

Le cresson de fontaine cultivé, transformé ou non, sera vendu à des magasins bio de la région Île-de-France, à des Amap locales, à des traiteurs, sur des foires et marchés ou encore à Rungis. Soutenu par des restaurateurs et par le Parc régional du Gâtinais français, Gatien Barberon souhaite valoriser les atouts gastronomiques et les bienfaits nutritionnels de sa production. « J’ai envie de faire aimer le cresson au plus grand nombre de personnes, en proposant des produits transformés innovants : du pesto de cresson, de l’alcool de cresson, du pâté végétal… Je voudrais que le cresson retrouve sa place sur la table des Français. » Surmontant son handicap, une surdité de naissance, il devient ainsi chef d’entreprise et ambitionne de faire de la vente directe en ouvrant un petit magasin sur le site même de la cressonnière.

Le saviez-vous ?

  • Plus de 30 % du cresson français est produit dans l’Essonne.
  • Méréville est la « capitale du cresson ».
  • Le cresson se cultive comme le riz, les pieds dans l’eau. 

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