La brigade équestre de l'AEV en forêt régionale de Bondy
La brigade équestre de l'AEV en forêt régionale de Bondy © Hellio - Van Ingen
L'étang du Morillon sur la réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux
L'étang du Morillon sur la réserve naturelle régionale du Grand-Voyeux © Hellio - Van Ingen
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Les séquoias de l'allée des Lions en forêt régionale de Ferrières © Hellio - Van Ingen

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L’AEV partenaire d’Hyper Nature au Luxembourg

23.12.14
Depuis le 20 septembre et jusqu’au 18 janvier, 80 images signées Philippe Martin donnent des airs sauvages aux sages grilles du Jardin du Luxembourg. L’exposition baptisée HyperNature, organisée par Biotope en partenariat avec l’AEV, invite les promeneurs à porter un regard neuf sur la faune et la flore de nos régions et des forêts tropicales humides.

Mais que se passe-t-il sur les grilles du Sénat ? De drôles d’aliens semblent s’être rassemblés à la lisière du jardin du Luxembourg en vue d’envahir la capitale : un inquiétant frelon aux pattes légèrement velues, un cloporte dodu aux allures de char d’assaut, une araignée triangulaire comme arrimée à un deltaplane, un caloptéryx prêt à prendre son envol au-dessus des toits de zinc… À y regarder de plus près, ces visions - étonnantes dans leur contexte urbain - sont des images tout à fait inoffensives. Leur ultra-réalisme les rend cependant captivantes et transforment les sages grilles du « Luco » en autant de fenêtres ouvertes sur un monde fantastique.

Naturaliste et artiste

On doit le trouble ressenti à la contemplation de ces clichés au talent de Philippe Martin. Ce naturaliste-interprète sillonne depuis une vingtaine d’années le globe avec son appareil photo, depuis le pourtour méditerranéen, son domaine de prédilection, jusqu’aux jungles d’Amazonie, de Papouasie et du Congo. Des expéditions qui ont donné de superbes ouvrages, dont certains font aujourd’hui référence. Son engagement en faveur de la biodiversité lui a permis de croiser la route des éditions Biotope, branche de la société du même nom qui croise les métiers de l’ingénierie environnementale, de la conservation et de la gestion de la nature et de l’édition. De cette rencontre sont nés trois livres de macro-photographies, parmi lesquels l’ouvrage « Hyper Nature » dont est tirée l’exposition du Sénat. « Philippe Martin est un passionné de la nature, un puits de science, un conteur d’exception, décrit Jean-Yves Kernel, directeur éditorial de Biotope Editions. Il n’est pas seulement photographe : il a aussi une grande sensibilité artistique. Pour lui, ce qu’on présente sur les grilles du Sénat, ce ne sont pas des photos mais des peintures numériques » ; à l’image de ces tableaux aussi abstraits qu’apaisants qui semblent échappés d’une galerie d’art contemporain alors qu’il s’agit de récifs coralliens on ne peut plus réels, typiques du Panama ; ou encore ce qui, au premier abord, évoque une fontaine contemporaine sortie de l’imaginaire d’un designer et se révèle être un bouquet d’algues acétabulaires.

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L'exposition est visible sur les grilles du Sénat jusqu'au 18 janvier 2014 (© P. MARTIN)

Une technique photographique unique

Pour prendre ces clichés extraordinaires, Philippe Martin a mis au point un procédé photographique, « l’hyper-focus » ou « focus-stacking » qui consiste en un empilement de mises au point qui permet d’obtenir une image à la profondeur de champ unique, nette à tous les plans. Une technique qui se prête particulièrement bien à la photographie naturaliste, en ce qu’elle permet de mettre en lumière les détails les plus fins. A travers ces photos étonnantes, les promeneurs (re-)découvrent les espèces animales et végétales les plus familières comme les plus exotiques, de la Méditerranée à Panama en passant par Madagascar. Ces régions du globe ont un point commun : un important taux d’endémisme de leurs espèces, très souvent menacées par l’activité humaine. « La biodiversité est à la fois un sujet d’émerveillement et d’inquiétude pour l’avenir, résume Jean-Yves Kernel. A travers cette exposition, nous cherchons avant tout à faire adhérer émotionnellement le public à ces clichés ; une façon de les sensibiliser, dans un deuxième temps, à l’avenir de ces espèces ». Chaque photo est accompagnée d’une légende en forme d’anecdote, traduite en trois langues pour ne pas exclure les nombreux touristes de passage à Paris. « On a remarqué que les visiteurs, d’abord accrochés par les images, cherchent ensuite à en savoir davantage, et ça fonctionne particulièrement bien auprès du jeune public », observe Jean-Yves Kernel, qui cite l’anecdote d’un bambin tirant la manche de son papa en lui disant : « Viens voir, si on coupe une patte à un triton, ça repousse ! ».

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Grâce à la technique de l'hyper focus, cette guêpe semble plus vraie que nature ! (© P. MARTIN)

Un partenariat naturel avec l’AEV

L’inauguration de cette exposition, décalée en raison des élections sénatoriales, aura lieu ce jeudi 18 décembre, en présence du président du Sénat, du directeur de Biotope et de l’auteur Philippe Martin. Aux côtés de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, l’Agence des espaces verts d’Ile-de-France figure parmi les partenaires majeurs de l’événement. « Monter une exposition comme cela, c’est une grosse logistique. Nous avons cherché des partenaires pour nous aider à soutenir cette opération sur le plan financier, précise Jean-Yves Kernel. L’AEV nous apparaissait comme un partenaire naturel ; à travers notre agence parisienne, nous travaillons régulièrement avec eux. L’AEV a soutenu financièrement l’exposition, mais a également constitué un relais fort, en terme de visibilité médiatique, tout au long de sa préparation et au-delà ». En échange de ce soutien, Biotope a dédié l’un des panneaux de l’exposition à l’AEV : un cliché du crapaud calamite accompagné d’un QR Code renvoyant vers le nouveau site internet de l’agence. Un panneau qui sera démonté après la fin de l’exposition, programmée le 18 janvier, pour venir décorer les murs de la Cité de l’Environnement à Pantin. « Nous sommes, avec l’AEV, dans une relation qui se construit : de beaux projets emblématiques, comme le guide de randonnées nature en Ile-de-France, que nous préparons avec eux et NATUREPARIF vont bientôt voir le jour », se réjouit Jean-Yves Kernel. Un partenariat décidément… durable.

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