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L’AEV part à la conquête de nouvelles terres agricoles en Île-de-France

21.02.14
Du plateau de Saclay à la plaine de Cheptainville, près de 35 hectares de terres délaissées ont été arrachés aux broussailles pour être rendus aux cultures. 

C’est une réalité méconnue des Franciliens : chaque année, 1500 hectares de terres agricoles disparaissent de la carte en Île-de-France. Un phénomène contre lequel l’Agence des espaces verts (AEV) lutte depuis plus de vingt ans pour sauvegarder les terres agricoles aux portes de Paris. Afin d’augmenter l’offre d’espaces cultivables à destination des agriculteurs franciliens, l’AEV a lancé depuis 2011 une vaste opération de reconquête d’espaces en friches : du plateau de Saclay à la plaine de Cheptainville, 35 hectares de terres délaissées ont été ainsi rendus au maïs et au blé. Hier couverts de broussailles, ils ont aujourd’hui retrouvé leur vocation agricole, au terme d’un long travail de repérage des friches (à 67% d’origine agricole et à 33% d’origine industrielle comme d’anciennes carrières, des zones de remblais…).


Une activité agricole menacée en Île-de-France

Avec 569 000 hectares de terres cultivées (près de 50 % de la surface francilienne) et 5 000 exploitations réparties sur le territoire, l’Île-de-France est la première région agricole du pays. Toutefois, le grignotage de ces terres par l’urbanisation croissante et la baisse du nombre d’agriculteurs (- 26 % entre 2000 et 2010) menace cette activité en Île-de-France plus qu’ailleurs.

Contrairement aux bois et forêts, les espaces agricoles ne sont pas soumis à un cadre réglementaire les protégeant suffisamment. Ils ont pourtant un rôle essentiel et omniprésent dans nos vies : préservation de la biodiversité, de la ressource en eau et du paysage francilien, création d’emplois, et surtout production d’aliments de proximité. Or, malgré les 12 millions de consommateurs potentiels à proximité immédiate, un important décalage entre production et consommation s’observe en Île-de-France. En effet, plus de 90% de la nourriture consommée en Île-de-France est importée. L’enjeu de la préservation des zones agricoles a donc aussi pour objectif crucial de maintenir une agriculture de proximité.

C’est ce travail de reconnexion de la ville avec l’agriculture qu’ambitionne l’AEV, notamment à travers la reconquête de friches agricoles.


Projet au long cours

L’objectif de ce projet a été d’identifier des espaces d’une surface suffisante pour intéresser un agriculteur : au final, cinq zones ont été choisies sur deux départements d’Île-de-France (Essonne, Seine-et-Marne). Des zones sur lesquelles l’AEV a ensuite lancé d’importants travaux de débroussaillage et/ou de dépollution afin d’assurer leur reconversion agricole.

  • La plus importante d’entre elles (24 hectares) se situe à Magny-les-Hameaux, petit village des Yvelines. Il y a à peine 30 ans s’y étendaient encore les horizons dorés des cultures céréalières donnant sur le domaine de Port-Royal-des-Champs, remarquable monastère au coeur de la vallée de la Chevreuse. Après l’abandon de ce site par une pépinière et sa cession à la Région via la SAFER, le défrichement aura deux vertus : redonner à ces étendues leur vocation nourricière première et retrouver le panorama initial sur la forêt. Les produits du déboisement serviront à l’alimentation d’une chaufferie bois. Et parce que de tels travaux sont toujours traumatisants pour l’écosystème en place, le bail de 18 ans proposé à l’agriculteur comporte des clauses pour le respect de la biodiversité, une autre mission chère à l’AEV (rotation d’au moins deux cultures, maintien de 2 hectares de surfaces enherbées, mise en place d’une haie naturelle avec la reprise d’un alignement déjà présent…).

  • Le plateau de Saclay dans l’Essonne subit lui aussi une forte pression urbaine. La perte programmée de 600 hectares de terres agricoles sur les 2 900 hectares actuels place les 3 hectares, sauvés de l’abandon par l’AEV, au rang de ressource précieuse. Ces terres sont exploitées depuis peu par un céréalier bio.

  • À Cheptainville enfin, en partenariat avec RTE, 5 hectares de friches situés sous des lignes à haute tension ont été nettoyés et loués à un agriculteur, qui y a implanté une prairie. Cette action de l’AEV a permis de conforter une exploitation d’élevage située à proximité. Ce sont par ailleurs 2,5 hectares qui ont été reconquis sur les coteaux de Longpont-sur-Orge, et qui agrandiront bientôt les cultures d’un maraîcher bio du voisinage.

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